mardi 31 janvier 2017

PILLAGE DU COMPLEXE MÉDICAL 

ALLAMA A KATI 




Il y a cinq ans jour pour jour le mercredi 01 février 2012 qu’ont eu lieu les émeutes 

anti-touaregs à Kati suite à la reprise de la rébellion dans le septentrion du Mali.

Deux jours avant les pillages du complexe médical il y avait eu des marches avec 

des manifestants qui rodaient autour de la Polyclinique. Nous étions loin d’imaginer 

qu’aucune mesure n’avait été prise pour parer à une telle action, ni avant, ni durant, 

ni des jours, mois et années après.

Ce jour tout à fonctionner sauf l’essentiel : la constitution.



UN BESOIN POLITIQUE DE TOUT BORD :


Toutes les parties prenantes politiques qu’elles soient de la majorité ou de 

l’opposition,et des mouvements armés touaregs semblent s’accommoder de cette 

forfaiture.

Les premiers parce qu’il ne s’agit que de touaregs c’est bien fait pour eux et ils ne 

sont pas des nôtres, c’est la seule réponse immédiate disponible contre l’agresseur.

Les derniers parce qu’ils peuvent capitaliser la généralisation de la cause en 

ldélocalisant vers le sud, créant ainsi la désillusion chez les touaregs 

qu’ils appartiennent à leur pays que leurs institutions les protégeraient.

Le Mali et ses touaregs sont les éternels perdant d’une association de malfaiteurs 

faite des parties politiques qu’elles soient de la majorité, de l’opposition et des 

mouvements armés touaregs. Le peuple n’aura que des yeux pour pleurer.



UNE NÉCESSITÉ NATIONALE CONTRE PRODUCTIVE DE 

RÉPONSEBELLIGÉRANTE ANTI-TOUAREG


Nous refusons d’adhérer ce jour a un manque d’État, car toutes ses 

institutions exécutiveslégislativesadministratives, religieuses vielles de dix ans de 

mandature étaient en place.

Le Dr AG HAMAHADY Elmehdi a belle et bien subi une action punitive sous la 

complicité active de l’État.

Tout ce qu’il mérite c’est d’être touareg et de subir les représailles pour une attaque 

des « siens » à 1.500 km contre la nation dont il a été exclu pour ne pas avoir eu droit 

à la protection en plein cœur des pouvoirs publics et en présence des forces 

publiques.

Nous avons donné tout le temps à l’État pour qu’il sorte du déni et fonctionner dans 

le sens du droit.

UNE ALTÉRATION DIFFICILEMENT RÉVERSIBLE DE L’UNITÉ NATIONALE

Il nous est donné après cinq d’inaction envers les victimes de constater que nous 

sommes en face d’une méthode d’État avec une réelle volonté de nuire et que cet 

événement n’était ni un acte anodin, ni fortuit, ni isolé mais une 

machine institutionnelle pour en découdre avec le peu qui existait de la possibilité 

d’intégration et d’unité nationale.

Comment expliquer une impossible admission de la citoyenneté du Dr AG 

HAMAHADY Elmehdi, malgré son parcours exemplaire, 

sa maîtrise sociale, linguistique et son implication dans le développement de santé 

publique de son pays ?

Comment convaincre les autres touaregs qui ne connaissent de leurs 

administrations que la répression qu’ils peuvent être protégés par 

un ÉTAT après le pillage du complexe médical de KATI?


Durant les cinq ans le dossier n’a été évoqué que pour exproprier le Dr AG 

HAMAHADY Elmehdi des ruines du pillage devant les tribunauxet le débouter de 

tout recoure de justice sous prétexte d’une commission d’indemnisation qui est un 

pseudo-barrage pour que l’État se dérobe de sa responsabilité jusque là non 

assumée.

Le pillage s'est étendu aux domiciles de tous les touaregs de Kati et leurs biens.

Un ex premier ministre  a participé au sabotage du dossier Clinique Allama contre l'Etat et 

une Banque, ce qui est un manque notoire de déontologie


Ce qui s’est passé à Kati est inqualifiable et une honte pour notre pays.

Cette forfaiture ne nous dispense pas de notre disponibilité citoyenne (sauf refus 

institutionnel) de sauver ce qui peux l’être.

Angers, le 31 Janvier 2017.

Dr Aboubacrine Assadek Ag Hamahady.