mercredi 10 avril 2013

Profession de foi du Docteur ASSADEK Aboubacrine.



Mes chers Maliennes et maliens,
A partir de juillet prochain, les urnes nous permettront de tracer la voie que notre pays empruntera pour les cinq ans à venir Incha Allah. A chaque jour son lot de peines et de difficultés, c’est éprouvant.

Notre pays est confronté à une crise politico sécuritaire, qui le menace dans son existence et sa souveraineté. La crise mondiale, l’effritement du tissu social et économique, l’affaiblissement de l’Etat Mali ont eu des conséquences incalculables, dangereuses, indescriptibles sur les hommes, les femmes, les vieux et les jeunes du Mali. Certains secteurs sont depuis très longtemps sous le coup des politiques d’ajustement structurel. Les braves paysans, pêcheurs, éleveurs, artisans peinent à vivre de leur travail. La grande pauvreté, la crise du Nord, la guerre, l’état de l’école malienne, le chômage chronique, la santé, la justice, l’administration, la corruption, le foncier, etc. sont autant de préoccupations qui coupent le sommeil de l’ensemble des maliennes et des maliens.  Tous les produits ont connu une hausse vertigineuse : les denrées alimentaires, les services sociaux de base, les logements, les transports, l’électricité, l’eau…, Bref tout est devenu cher. Notre brave et dynamique jeunesse est sacrifiée sur l’autel des hommes politiques pour servir leurs propres causes. L’environnement se dégrade de jour en jour. Les retraites ne sont pas financées, les salaires ne suffisent pas. Le pays croule sous une dette abyssale qui a surtout servi à entretenir une gestion d’asservissement du peuple. Une solidarité nationale de mot au détriment de la solidarité dans l’action. Nos us et coutumes, nos valeurs et nos traditions, notre culture et nos repères, ont pris un sévère coup de massue.

Le ou les coupables sont tout d’abord nos dirigeants qui ont tronqué notre confiance en un blanc-seing pour mettre tout le contraire qu’on s’attendait  …
Aux compatriotes qui ont monnayé leur bulletin de vote.
Mon devoir est d’apporter le changement à ce mal vivre des milliers de mes compatriotes.
Un vrai changement. C’est pourquoi, je suis candidat à l’élection présidentielle de 2013, pour redonner confiance aux Maliens et recoudre le tissu social et économique du Mali. 
Ma politique sera basée sur la doctrine : développement économique, justice sociale, le respect de l’environnement.
Le redressement est indispensable, mais il ne sera possible qu’avec votre vote massif et désintéressé.
Je veux redonner confiance en l’avenir et retrouver la promesse républicaine pour que les fils du pays puissent enfin croire à la politique, à la force du changement. 
Nous ferons en sorte que chaque génération vive mieux que la précédente ; que l’État soit impartial et que la morale publique soit respectée. En portant haut les valeurs patriotiques, la dignité, l’honneur, le travail qui caractérisent le malien de tout âge et de tous bord. 
Je me suis préparé à cette mission, tout au long de vie. J’en connais le sacerdoce, j’en résume les contraintes.
Je suis prêt à conduire notre Nation, à redresser le bateau Mali et à rassembler les maliens. 
Je le bâtirai avec vous : les salariés et les entrepreneurs, les élus locaux et les partenaires sociaux, les associations, les organisations de développement local, de défense des personnes démunies et en situation de grande précarité... Je renforcerai le Parlement. Je redonnerai à la justice les moyens d’accomplir son travail, en toute indépendance. J’engagerai un nouvel acte de la décentralisation et ferai confiance aux forces vives du pays. Je les soutiendrai, je les redynamiserai.

Un grand débat inclusif va se dérouler dans le pays sur le développement des régions.
J’ai voulu formuler des propositions précises, que je vous soumettrai plus tard. 
Ce sont là quelques engagements que je veux prendre avec vous pour le redressement du Mali. Avec moi, l’espoir est permis pour les générations futures.

Dans notre programme, une grande place est réservée aux minorités silencieuses, dont la voix ne compte plus. Je ferai en sorte que ces couches soient au centre des débats au même titre que les autres.

Ensemble pour un Mali requinqué, qui fait son retour sur la scène internationale comme un exemple de bonne gouvernance en l’Afrique et dans reste du Monde.

lundi 1 avril 2013

Commission Dialogue et Réconciliation au Mali: une autre farce


 

                Commission Dialogue et Réconciliation au Mali: une autre farce

                 La commission Dialogue et Réconciliation au Mali s’apparente à une véritable fiente de poule, un mouvement de diversion qui est un épiphénomene eu egard aux grands défis qui se posent à ce pauvre pays victime des dépradateurs et des vautours au coeur d’airain, des politiques nullards en manque d’imagination et de vision. Autant que je le sache, il n’y a pas eu de troubles politiques , sociaux ou de luttes intercommunautaires au Mali. De quoi vont-ils parler au nom de la paix et de la reconciliation? Nos chers politiciens vont se faire excuser pour s’être érigé en pros ou cons du coup d’Etat qui a balayé une Camorra malienne qui a judicieusement profité d’un système de corruption institutionnalisée? Vont-ils nous offrir le spectable désolant de leurs embrassades hypocrites?  Cette conversion dilatoire de nos politiques qui veulent se ranger à l’orée d’improbables consultations relève de la tartufferie vise-t-elle à réconcilier le ciel mais point du tout le parterre, pour rependre une expression voltairienne? Un forum où seront invités autour de la table les corrupteurs et les corrompus? Si aujourd’hui les égéries d’une telle plaisanterie de mauvais goût pensent qu’ il y’a un besoin impérieux d’organiser une commission dialogue et reconciliation au Mali qu’ils convient les voleurs à col blancs des systèmes Alpha- ATT acceptant de venir se confesser et rembouser les sommes faramineuses volées au détriment de l’Etat malien, les élus qui ont spolié les pauvres de leurs terrains viennent nous rendre des comptes, que ceux qui ont defendu de mauvaise foi un système politique de mensonge et malhonnêteté dont ATT était l’homme orchestre. Bref , qu'ils viennent confesser leur haute trahison dans l'execice de leur fonction et demander pardon au peuple malien.
                      De qui nos politiques du jour veulent-ils se moquer? Dioncounda Traoré président interimaire a raté une véritable occasion historique d’entrer dans le Panthéon malien des grands hommes. Ils aurait été bien inspiré d’étaler ses propres linges sales, contraindre Sanogo AMADOU  Aya à  apparaître devant une cour martiale, à rembourser les sommes exhorbitantes qu’il est présentement entrain de prendre de nos aspirants au diadème de la colline de Koulouba qui n’ont de cesse de le soudoyer avec de l’argent jadis volé au détriment du contribuable malien.
Ils sont encore parmi nous, ceux là qui ont enfoncé ce pays dans le pétrin, ils tiennent encore le devant de l’actualité politique et aspirent à revenir encore aux devants de la scène politique pour jouer les premiers rôles. Quelle théatralité!  S’il doit avoir une commission Dialogue et Reconciliation, elle doit concerner le peuple malien et ses élus et gouvernants dont l’arrogance et le manque de patriotisme associés à leur incapacité collectives à gérer nos affaires sont inexcusables. Ah, l’exception malienne , quand tu nous tiens!
               Cogito ergo sum: je pense, donc je suis.  J’aurais personnellement aimé qu’on déclassifié  les dossiers de la corruption concoctés par le VEGAL et organiser un grand procès du genre de Nuremberg pour que les sommes volées soient remboursées et puis on parlerait de pardon, de paix , …….de reconciliation.
Comme le Maréchal Pétain,  Alpha Konaré , Amadou Touré et leurs complices d’hier et d’aujourd’hui doivent être traduits devant la justice pour parjure,  collusion avec l’ennemi et haute trahison. Ils sont des justiciables comme tout autre citoyen. Ils nous doivent rendre des comptes pour avoir traîné notre pays et notre fierté de maliens dans la boue de l’ignominie.  Oui! Douloureusement, nous avons porté la croix de l’ignominie et du déshonneur. ( Aux USA quand on me pose la question: where are you from? Je responds sans fierte Mali, et pourtant j’étais jadis fier de clamer ma malianité) Autant les Ephisiens n’ont pas pardonné à Herostratus l’embrasement du temple d’Artémis, autant les maliens ne pardonneront pas  ceux là qui ont foutu notre pays dans le merdier hier et ceux qui s’ingénieront à le pousser à la reculade aujourd’hui. Je ne pourrais pas davantage me bunkeriser dans mon deuil, il va falloir reprendre ma plume que je ne  veux  nullement captive, complaisante ou vénale car le Mali continue d’aller très très mal par l’amateurisme de ses dirigeants. C’est le cri de ma conscience. Je me veux au service de la vérité. Aller de l’avant c’est de stigmatiser des choses inacceptables. En ce début du mois d’Avril, peut être que certains esprits généreux voudraient bien m’attribuer le prix Pulitzer de critique politique ou de la saloperie(laugh out of laugh). Je souffre atrocement de l’absence d’un grand leader politique au Mali. Je n’en veux pas de baudruche à la Magistrature suprême. Est –il concevable que Dioncounda ait passé toute une journée entière avec François Hollande et se voir imposer la date d’un calendrier électoral sur lequel la France ne voudrait pas transiger? S’il était un président au front volontaire il se serait comporté en  primus inter pares avec Hollande et lui dire que le Mali n’était pas prêt pour des élections au mois de Juillet. Les cartes électorales RAVEC et RACE  continuent à être un casus belli, le pays est loin d’être libéré de l’emprise des Jihadistes, le mois de juillet coincide avec l’hivernage et le mois de Ramadan, etc……..j’en ai honte!
                                Tout le mal du pays est venu des politiques, ces fourbes abominables. Il n’est un secret qu’aujourd’hui qu’il y’a une rupture totale, une crise de confiance entre les politiques, les élus et le peuple. C’est à ce niveau qu’il convient d’en appeler à la tenue d’une commission: vérite, justice et reconciliation. Le choix des mots est d’importance s’il vous plaît. Reconciliation( latin: re et conciliare: ramener à la paix). Les règnes successifs de Konaré et de Touré ont été l’ère de l’excellence du mensonge étatique triomphant, de la corruption institutionalisée, du clanisme, de la franc-maçonnerie, de la conspiration , de l’abjuration, et de la trahison de la nation malienne. Pourrait-on réellement aspirer à la paix des coeurs et des esprits quand les victimes des spéculations foncières continuent à souffrir les affres de l’injustice pendant que l’impunité est triomphante? Chateaubriant disait “ Ce n’était pas les sophistes qu’il fallait reconcilier à la religion, c’était le monde qu’ils égaraient”.  L’heure a sonné pour le Mali de ne plus se complaire dans l’apologie du crime, mais de dénoncer et de revoir toute une conception de la pratique de la politique jadis basée sur l’enrichissement illicite. En Grande Bretagne, tout recemment Chris Huhne , ancien ministre et parlementaire anglais est allé en prison pour avoir simplement menti.  L’intérêt suprême de la grande nation malienne doit être au début et à la fin de toute action politique et électorale. La société malienne s’est tragiquement désintégrée, on ne saurait la reconstruire à coup d’hypocrisies. Peut on parler de reconciliation dans une société malienne fracturée entre deux types de maliens? : ceux jouissant de l’immunité et de l’impunité et d’autres laissés –pour compte à qui la justice et ses textes s’appliquent? Daniel Tessougué vient d’ailleurs  de tirer sur la sonnette d’alarme en ces termes:” il faut criminaliser l’infraction d’enrichissement illicite, et en faire une loi et cela de toute urgence. Par une telle loi, nous arrivons alors à faire de l’exercice d’une mission politique, un vrai service et non une occasion de s’enrichir” .  Je sais le malien  allergique à la vérité surtout quand elle menace ses intéréts. Je pense humblement que si nous aspirons à construire un Mali nouveau après ce tragique épisode, nous nous devons d’inviter la vérité dans le débat.
                           Peut on aujourd’hui parler de dialogue et reconciliation pendant que notre confrère Boucary Daou est embastillé? L’avénément d’une presse et d’une justice forte et independante  participe à l’élaboration de la paix et de la reconciliation dans ce pays. La liberté d’expression individuelle( acceptation des voix dissonnantes et critiques) dans la matrice de la liberté de la presse est un pan de la construction de la paix et de la reconciliation. L’élaboration de la paix et de la démocratie se déclinent et se conjuguent harmonieusement avec l’independence de l’information et de la justice. Le peuple malien a le droit de savoir pour pouvoir se choisir ses élus. Je demande alors à ceux d’entre nous qui ont la propension à être des plumitifs que leur responsabilité est engagée quant à l’avénement d’un Mali nouveau.  Je me proposerais de créer un prix du genre Joseph Pulitzer d’une valeur de $ 10, 000 pour encourager l’excellence journalistique au Mali. Donc à nos plumes!
                            Les plaies sont encore béatement ouvertes, les déceptions sont toujours engoncées telles des arêtes de poisson dans la gorge des maliens revanchards qui n’attendent que l’occasion divine pour punir leurs politiques et élus qui ont été d’une nullité et d’une déception sans nom. Croient-ils naîvement et faussement pouvoir venir rafistoler la confiance à jamais brisée entre eux et l’électorat?  Nos chers aventuriers ont simplement besoin de se reconcilier avec leur conscience de patriotes d’anti-chambre. Ils n’ont jamais porté le Mali dans leurs coeurs assèchés.  Le besoin de recherche stratégique de voix électorales ne saurait dissiper la brouille. Le maître mot est : irréconciliable. Nous appelons de tous nos voeux la création d’un Mali nouveau avec une nouvelle generation de politiques audacieux, temeraires et visionnaires sur le socle d’une justice punitive.
Fatogoma Mohamed ouattara
Orange, new jersey
usa