samedi 4 février 2012

ATT doit démissionner ou arrêté par l'armée malienne sur exigence de la rue/



Monsieur le président de la République,

Je tiens par la présente à vous exprimer mon indignation et ma colère face à la situation actuelle que connait mon pays en vous en tenant pour premier responsable et les partis politiques pour complices.
En effet, votre gestion ou votre absence de gestion de la crise du nord (caractérisée par un manque de courage et de fermeté vis-à-vis des agresseurs de la nation )ainsi que votre politique de dialogue et de main tendue ont depuis bien longtemps montré leurs limites et sont entrain à l’heure actuelle de plonger notre pays dans une situation d’instabilité préoccupante pouvant avoir des conséquences sérieuses et réelles sur le moral de nos troupes et sur l’unité de la République .

Monsieur le président,
Le fait d’être le premier responsable d’un pays ne vous donne en aucun cas le droit de prendre en otage son devenir en vous refusant à prendre des décisions responsables et courageuses. Le peuple du Mali vous a fait confiance alors il vous revient de prendre vos responsabilités et toutes vos responsabilités. Aucun pays au monde fut-il le plus faible n’accepte sur son territoire ce qui se passe aujourd’hui au nord du Mali. Même la Mauritanie (un pays de moins de 4 millions d’habitants) auquel vous avez accordé un droit de poursuite sur le territoire malien, arrive à garantir l’intégrité de son territoire alors pourquoi pas le Mali ?

Monsieur le président,
L’évolution de la situation est telle que je ne peux m’empêcher de vous poser un certain nombre de questions sur vos réelles intentions.
-Pour quelle raison est ce que vous laissez la situation s’envenimer ?
-Est-ce que vous espérer prolonger votre mandat en faisant jouer les dispositions constitutionnelles qui prévoient la non tenue des consultations électorales en cas d’occupation d’une partie territoire national ?
-Voulez vous faire passer votre réputation d’homme de dialogue avant l’intérêt supérieur de la nation et continuer à dialoguer alors même que l’ennemi refuse la main tendue ?
Je ne suis pas entrain de dire que la situation du nord est une situation facile à gérer car compte tenu de la porosité des frontières et compte tenu de l’immensité de la zone, le travail est loin d’être facile. .Je sais que la situation exige des moyens que le Mali n’a pas puisque la corruption, ce fléau de la République que vous avez encouragé à travers l’institution de l’impunité est passée par là et a vidé les caisses de l’État.
Aussi, face à cette crise qui dure, vous avez toujours eu recours à des solutions consistant à faire taire les uns et les autres en les soudoyant plutôt que de mettre en avant des solutions pérennes comme si votre objectif était de mettre en veille cette crise le temps de vos mandats oubliant que le Mali est une continuité et qu’après vous La République à vocation à continuer .
Monsieur le président,
Ma désolation et ma colère m’obligent à vous dire que :
Vous avez trahi le serment que vous avez prêté devant dieu et devant les maliens et par lequel vous vous êtes engagé à défendre l’intégrité territoriale de notre pays.
Vous avez failli en offrant la générosité et l’hospitalité à des gens (les revenants de la Libye) qui aujourd’hui font partie de ceux qui massacrent nos soldats.
Vous avez failli en laissant AQMI faire de notre territoire national un sanctuaire.
Vous avez failli en signant les accords d’Alger de 2006 prévoyant le retrait de l’Armée de certaine partie du nord ce qui rend aujourd’hui la situation désavantageuse pour nos forces armées nationales.
Vous avez failli en exposant la vie de nos soldats en les privant des moyens de défense et de riposte nécessaires à l’accomplissement dans les bonnes conditions de la noble mission qui est la leur.
Vous avez failli en refusant de prendre les décisions qu’impose la situation actuelle.
Enfin, je me permets d’évoquer aussi la complicité et ou le silence coupable des partis politiques de « l’opposition  » qui sont aussi comptables de la situation dans la mesure où il est de leur devoir et responsabilité (dans une démocratie) de critiquer cette gestion
calamiteuse de la crise du nord par le pouvoir ATT mais aussi de proposer des solutions de sortie de crise et au lieu de cela ils ont préféré sacrifier le pays en se taisant et en apportant aucune solution de sortie.
Cette attitude inadmissible de l’opposition s’explique à mon avis de la manière suivante : les politiques savent que le prochain président sera élu avec la bénédiction de Amadou Toumani Touré pour ne pas dire nommé par lui et puisqu’ils veulent tous devenir président, du coup personne n’ose décrier la situation avec objectivité ou critiquer la gestion du faiseur de président Amadou Toumani Touré et cela au détriment du pays.

Monsieur le président,
Par conséquent, je vous tiens personnellement responsable de la situation du pays et cela avec la complicité des parties politiques de l’opposition qui n’ont qu’une seule obsession : gravir la colline de Koulouba. Je vous mets en garde et vous fait savoir que vous engagez votre responsabilité vis-à-vis du peuple devant lequel vous répondrez tôt ou tard de vos actes et de votre passivité.

Monsieur le président,
Je me permets de vous faire savoir qu’à l’heure actuelle vous constituez une menace réelle et sérieuse pour la République du fait d’avoir failli aux responsabilités qui sont les vôtres. Ainsi, je vous saurai gré de bien vouloir vous démettre de vos fonctions au profit d’un Conseil de Défense de la République. Il en va de la continuité du Mali en tant que République unitaire.

Vive un Mali unit et Respectable.
Vive la cohésion sociale.

Aboubacar DEMBELE Citoyen Malien
Juriste consultant d’accès au droit.
Paris.
Paris le 03 Février 2012.


jeudi 2 février 2012

Guerre au Nord Mali Oui nous pouvons éviter le pire.

Guerre au Nord Mali
Oui nous pouvons éviter le pire

Des images d’une horreur indescriptible circulent sur les sites d’informations et sur les fora de discussion depuis quelques jours. Ce qu'il faut a tout prix éviter c'est l’amalgame, on n'est pas très loin de qui est arrivé au Rwanda, que dieu nous préserve.
Je confirme que sur la base d'informations vérifiées il y a bel et bien eu morts à Aguelhok de militaires maliens de toutes les couleurs. Dans une fosse on a retrouvé 7 soldats maliens touaregs et trois soldats maliens bambaras mutilés.
Je voudrais par ce message, lancer un appel à tous les patriotes d'ou qu'ils se trouvent de véhiculer le langage de la paix.
Les mosquées, les églises doivent être mises à profit pour véhiculer le langage de l'amour.
Souvenons nous de ce qui est arrive au Rwanda, c'est par la faute de quelques  arrivistes politiciens (dommage que c'est toujours les politiciens). ATT n'a jamais su gérer le problème, à nous de trouver une voie, il n'yen a pas d'autres, la voie de l'action pour la paix.
Nous devrions véhiculer le message selon lequel, à Aguelhok, il n'y a pas eu seulement que des morts de soldats de couleur noire mais aussi des morts de touarègues restés patriotes. Ils ont payé cher de leur amour pour la patrie, rien qu'avec ces images de soldats touarègues morts sur le champ de l'honneur pour la patrie, nous devrions nous sacrifier pour la paix.
Dommage qu'ATT n'aie pas eu à inviter les leaders religieux, politiques à s'investir sans attendre dans la recherche de la paix partout sur le territoire national.

Pour rappel, il existe une légende « surgo nda gabibi » qui veut dire littéralement : « le targui et le songhaï » pour nous dire que nous sommes condamnes à vivre ensemble. J’ai souvent fait référence à cette légende dans mes tribunes sur les questions du Nord. Je l’ai encore utilisée dans mon  film documentaire intitule : flamme de la paix » que j’ai réalisé pour le compte du PNUD Mali c’était en 1997.  Ce film existe encore dans les archives du Fespaco de 1997 et de l’ORTM.
Il est bon qu’on puisse rediffuser le film pour montrer a quel point l’amalgame est a éviter.
Voici donc la légende : « Il était une fois, une jolie Princesse noire, princesse dont la beauté avait mis en concurrence plusieurs princes des contrées environnantes. L’heureux élu fut un prince targui. De l’union naquit un garçon blanc. La légende raconte que cette union fut éphémère et que de son second mariage avec un prince noir, la princesse conçut un garçon noir. A l’âge adulte un conflit de terre opposa les deux frères. Chacun décida de faire appel aux siens et un beau jour, malgré les suppliques de leur mère, l’armée blanche de l’ainé et l’armée noire du cadet, s’apprêtaient à en découdre, lorsque la malédiction divine  tomba comme un couperet. Les deux armées avec en tète les deux frères, furent transformées en pierres.  Ce sont les trois rochers en aval des chutes de Tossaye, au milieu du fleuve Niger. De très loin, les rochers, (la mère, et les deux armées) donnent la terrible image de deux troupes prêtes à en découdre, avec au milieu une femme, le sein droit tendu vers le ciel, réclamant le châtiment suprême.»

« Ne nous reposons pas sur nos acquis, mais efforçons-nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l'esprit de chacun » disait John Kennedy.  « Ne négocions jamais avec nos peurs, mais  n'ayons jamais peur de négocier » disait encore John Kennedy. Le Mali est un grand peuple, un peuple divers et uni dans sa culture et sa géographie. Nous avons les ressources nécessaires d'y parvenir à la paix, seulement il faut mettre le prix.
Yachim MAIGA
Port-Au Prince, le 2 Février 2012

Coup de gueule du Professeur Dialla Konaté par rapport à l'image des militaires maliens égorgés.

 Pr Dialla Konaté

Cheres soeurs, chers freres
Je voudrais partageravec vous ces imageshorribles que j'ai, comme certains d'entre vous, recues de Bamako ce 1er fevrier venant de groupes de jeunes patriotes revoltes par la situation qui prevaut au Nord du Mali. Depuis de longues annees, au cours de nos debats, en particulier a la suite des "Accords d'Alger" beaucoup au sein de notre communaute ont pris une distance avec les decisions du gouvernement dans sa gestion artisanale et personnalisee des problemes du Nord. A present la situation a depasse les hypotheses les plus defavorables que nous avions faites. Ces images de jeunes militaires maliens, desarmes, les mains souvent attachees derriere le dos, emascules pour certains, egorges pour d'autres appellent la revolte de tous contre l'absurde.
L'absurde c'est d'abord de laisser des jeunes maliens, apres les egorges d'Abeibara, sans armement adequant, sans munition, sans protection;
L'absurde c'est de donner l'image au monde de soldats maliens affames, visibles par satellite, abandonnant les populations civiles, fuyant sur les sentiers pour echapper aux egorgeurs plantant leur drapeau au centre de ce que furent les casernes de l'armee malienne;
L'absurde est que nul n'a demisssionne, nul n'a ete sanctionne dans la haute hierarchie militaire ou au gouvernement;
L'absurde est qu'en choeur les hommes politiques et leurs partis pour autant qu'ils en aient, sont muet comme des carpes et , au moins, pour une fois, n'elevent pas une voix unifiee pour demander la demission du gouvernement ou, tout au moins, un premier compte rendu de la part du gouvernement;
L'absurde est que ces honorables femmes et enfants sont sortis 2 jours durant porter la nouvelle du deuil de leurs maris, enfants, freres au president de la republique commandant en chef d'une armee a laquelle il a lui meme ote la culotte n'ont pas ete rejoints par la multitude bruyante qui a tantot battu le pave pour condamner que Kaddafi et ses proches soient pourchasses;
L'absurde est que sans information des personnes en colere se sont attaquee a des compatriotes dont les parents sont originaires du Nord Mali comme Aboubacrine Assadek nous l'a rapporte
Cheres soeurs et chers freres, le comble de l'absurde est que rejoignons les courageux politiciens maliens, les courageux et utiles deputes maliens pour nous taire devant le bilan du regime finissant qui nous legue: (1) une ecole en deconfiture avec l'avenir de notre pays, (2) une justice malienne comparable aux etals du Dabanani ou de nombreux jusges presentent l'acte de juger comme un  vulgaire objets a vendre, (3) un systeme economique a l'electroencephalogramme plat, (4) un pays divises entre groupes professionnels, les enseignants contre les medecins, les juges contre les administrateurs, les administrateurs contre les enseignants, etc..., (5) un pays ou des infirmiers et des medecins , comme nous l'a dit Bagayoko sont capables de s'extasier devant un match de football devant la tele et laisser mourir un jeune chef de famille au cout incalculable, et (6) un pays en lambeaux, une armee demoralisee. Un tel regime est-il competent? Merite t-il de conduire la nation malienne?
Le drame de la "democratie malienne" est que ne pouvons meme pas demander au regime actuel de se demettre puisque cette democratie n'a revele ni personne ni groupe de personnes, visibles, capables de reconstruire la nation.
Cheres soeurs, chers freres, j'ai moi meme l'habitude de dire ici que nous somems tous responsables de la situation dans laquelle se trouve le Mali. Mais cette fois-ci permettez moi de refuser de prendre une part quelconque de responsabilite dans la mort de ces jeunes gens morts en pensant defendre la patrie qui les a abandonnes a etre egorges, a etre emascules. Cette honte je refuse de la porter. Ceux qui portent la responsabilite sont ceux qui ont librement decide de faire de la politique et de prendre en mains les destines de la nation. Etre responsables ne consiste pas uniquement a habiter aux frais des citoyens dans des villas climatisees, de rouler dans des limousines, de voyager et aller faire des discours pompeux a travers le monde. C'est tout simplement etre capable de s'assumer. De gre ou de force, maintenant ou plus tard, les responsabilites de ces massacres devront etre asummes devant le peuple de notre pays.
Cheres soeurs, chers freres a bout de souffle, permettez moi de vous demander de bien vouloir m'oter d'un desespoir en repondant a la question suivante: Pouvez vous me dire, ou le Mali a t-il ete, en vingt ans de "democratie", conduit, sous nos yeux et sans doute, avec notre complicite?
Alors oui, si nous detournons les yeux, fermons la bouche et abandonnons le Mali a des politiciens sans objectifs autres que la recherche de l'interet personnel, nous serons tenus responsables et alors nous ne meriterons meme pas le caillou qui pourrait nous etre lance par les gamins nnon circoncis de nos villages.
Dialla Konate


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Professor Dialla Konate
Department of Mathematics - Virginia Tech
Mcbryde Hall #460
Blacksburg, VA 24060 - USA

Tel: (1) 540 231 5296 - Fax: (1) 540 231 5960
Email: dkonate@vt.edu or dkonate@math.vt.edu
The Bellagio International workshop: http://www.math.vt.edu/bellagio

President de SahelTech - Bamako - Mali
Email: dkonate@stech.edu.ml

ATT doit partir et laisser sa place à un conseil de défense de la République

ATT doit partir et laisser sa place à un conseil de défense de la République


Le discours à la nation Président ATT d’hier soir est un message certes d'apaisement mais un message qui risque d’être arrivé en retard. Espérons seulement qu’il sera entendu et que le pire soit évité da sn nos villes et villages. Prions Dieu à pouvoir surmonter cette ultime épreuve.
Je me retrouve dans le discours du Président, même si nous sommes de ceux qui ont toujours critiqué son laxisme et son manque de vision dans la gestion globale du problème du Nord.
Nous n’avions jamais cessé de le  marteler, l'Etat a failli à ses missions régaliennes de défense du territoire par son manque d'anticipation dans la crise post Kadafi. L'état n'a pas su évaluer à sa juste mesure l'implication de la défaite du guide libyen sur la sécurité de notre pays. Pourquoi c'est le Mali seul qui récolte les armes de Kadhafi? 
On peut continuer à se poser des pourquoi jusqu'a demain, on n'épuisera pas les failles de l'état malien.
Le vin est versé il faut le boire. L'heure n'est plus à la critique qui a raison qui n'a pas raison, l'heure est à la lutte pour la préservation de l'unité nationale du Mali, et pour cela aucun sacrifice n'est vain.
Il nous faut trouver la force pour surmonter nos différences et faire une union sacrée autour des forces armées et de sécurité. Une nouvelle ère s'ouvre sur le mali, malheureusement pas l'ère dont nous rêvons, mais bien l'ère de la résistance pour sauver l'unite nationale.
ATT doit tirer toutes les conséquences de sa mauvaise gestion de la situation et tirer sa révérence. En quoi faisant ?
1: En déclarant l'état d’urgence sur l’ensemble du territoire. Ceci aura comme conséquence immédiate  de mettre en veilleuse toutes les activités  politiques et civiques,

2: En remettant les pleins pouvoirs à un conseil de défense de la République (CDR) qui sera composé de toutes les forces vives de la nation et qui assurera une transition illimitée (jusqu'a l'arrêt des combats et le retour de la paix qui aboutira aux négociations).

3: Les élections seront d'office renvoyées aux calanques grecques, tous les moyens des candidats doivent être mobilisés au service de la nation par le comité de défense de la République

C’est la pilule à avaler si nous voulions préserver l’unite nationale du Mali

Yachim MAIGA
Port –Au Prince, le 2 Février 2012