mercredi 26 décembre 2012

Ensemble sauvons le Mali dans l'unité.


Ensemble sauvons le Mali dans l’unité.

Depuis ma tendre enfance jusqu'au début du drame national (problème pompeusement appelé « touareg » par les uns, du Nord par les autres suivant les enjeux propres à chacun) en passant par mon cursus scolaire et universitaire, je m'étais fixé comme objectif de ne pas me laisser divertir par la politique et de m'occuper essentiellement de l'enseignement et de la recherche universitaire de notre grand Mali. Mais la tournure qu'ont pris les évènements à savoir la mise en cause de l'essentiel: l'unité nationale et l'intégrité territoriale, m'impose de m'impliquer, en tant que Malien, d'apporter ma modeste contribution aux tentatives de résolution de ce douloureux problème dans un cadre national respectant la souveraineté du Mali.

J'attire l'attention que ce problème réveilla en moi l'honorable targui qui sommeillait. L'ingérence extérieur m'a poussé à abandonner mes revendications en tant que targui au profit de la défense de l'intégrité et de l'unité nationale.

En prenant les armes en Juin 1990 Iyad Ag Ghaly et ses compagnons n'avaient consulté personne de la société civile malienne (touareg et autres) ; encore moins en 2006 et 2012. Cela va de soi, pourrait-on dire, puisque c'était une rébellion.  Ainsi, quoi qu'il en soit, pour le commun des mortels les premières salves de la rébellion signifiaient le début de la lutte pour la justice, la démocratie et la dignité pour tous .Le Général de corps d'armée Moussa Traoré sentant sa mort politique prochaine signa un accord de paix avec eux, ce qui lui permettait de réprimer la rébellion du mouvement démocratique. Puis par souci de sauver l'unité nationale un pacte national de paix a été signé sous la haute autorité du Général Amadou Toumani Touré avec les dissidents d'Iyad les MFUA. .Il faut reconnaitre que ce pacte contenait contenait tous les ingrédients de la division de menace à l’unité nationale du Mali: minant ainsi le terrain de la troisième République tout en mettant en hibernation l'autorité du premier président démocratiquement élu, Son Excellence Alpha Oumar Konaré. Cette autorité est revenue grâce charisme du Premier Ministre de l'époque Ibrahim Boubacar Keïta. Présentement on a bien peur que le Général Moussa Traoré ait mieux réussi l'unité nationale que ses homologues. Ce qui sera une honte pour les démocrates!

Malgré la signature du pacte national le 11 Avril 1992, les attaques ont continué rendant la vie quotidienne des populations du Nord toujours plus dure et inhumaine. Il faut rendre hommage à l'esprit patriotique des ces populations du Nord qui ont enduré toutes les privations dans l'unique espoir de voir la paix revenir sur la base du Pacte signé au bénéfice de tout le monde. D'autre part la modicité évidente, dès le départ , des moyens de l'Etat et le manque de respect des engagements pris par l'extérieur, ont conduit les gouvernements successifs de la 3ème République à une application partielle, voir mauvaise du pacte. Du coup naquit le mouvement patriotique Ganda Koy exploitant les frustrations quelque part légitimes de nos frères sédentaires songhoïs. Je voudrais dire que l'ex mouvement Ganda Koy a la même légitimité historique que les ex MFUA tendant tous les deux à mettre fin à une injustice prolongée. Ces deux ex mouvements de mon point de vue devraient collaborer pour mettre fin aux martyrs des populations, et de toutes les populations du Nord. Car les dérapages des parties en conflits ont vidé presque le Nord de ses ressortissants nomades aussi bien que sédentaires, toutes les communautés confondues.

Le collectif des Ressortissants du Nord du Mali (COREN) est un regroupement des associations des régions de Tombouctou, Gao et Kidal qui fait aujourd’hui la fierté demeure un cadre de concertation des nordistes tous confondus.

Il n’est un secret pour personne que depuis le 17 Avril  jusqu’à ce jour le COREN n’a qu’un seul et unique objectif : appuyer les actions du Gouvernement dans sa mission de Libération du Nord et l’assistance aux populations déplacées.

Le Forum avorté reporté des 7, 8 et 9 Décembre dénote de la volonté du COREN d’œuvrer pour la cohésion sociale de tous les fils du Nord aux fins d’harmoniser d’abord les points de vue, ensuite de parler à haute et intelligible voix pour se faire entendre par les Partenaires et par l’Etats.

Mais depuis la mise en place du Gouvernement de Monsieur Django SISSOKO, des personnes se sont levées pour chercher à nuire à leur propre région et au COREN sous prétexte qu’elles n’ont pas été prise en compte pour la formation du Gouvernement (du moins que leur Région n’a pas été pris en compte).

Il s’agit bien de la Région de KIDAL.

Chers frères KIDALOIS est ce le moment de montrer un attachement à un intérêt égoïste et sordide ? Est-ce le moment de se laisser aveugler par un soit disant « non considération ?»

Le collectif des ressortissants de la région de Kidal prétend que le COREN ne prend pas suffisamment en charge  leurs préoccupations dans le cadre du regroupement collégial.

A mon avis non l’heure est plutôt à la cohésion, à la maturité et à la mise de l’intérêt supérieure du Nord au dessus de tout même de nos personnes.

Aucun regroupement ne se fait sans heurts, sans disputes ou sans querelles mais le plus important reste la patrie.

Si nous devons mener une lutte c’est contre ceux qui nous ont privés de nos libertés, ceux qui ont envahi nos familles, violant nos sœurs.

Arrêtons de penser gauche, allons droit au but, unissons et convergeons nos efforts pour la libération du Nord plutôt que de nous lancer dans une guéguerre qui n’arranger rien, ni personne.

L’administration  est cousue de poste où chacun pourra trouver son compte sans qu’il n’y ait ni scission, ni fracture.

Félicitations au COREN et à toutes les personnes de bonnes volontés qui œuvrent dans l’obscurité pour apaiser la souffrance des ressortissants du Nord et qui ne cessent de manifester leur soutien pour un retour à la paix dans les cœurs et les esprits des uns et des autres.

Je lance un appel à tous les patriotes sincères, afin qu'ils s'impliquent pour sauver le Mali, la terre de nos ancêtres nomades ou sédentaires.Les partis politiques doivent mettre l'intérêt supérieur de la nation au dessus des querelles politiciennes.Plus que jamais les ex MFUA et l'ex mouvement Ganda Koy doivent se voir et vite pour accélérer et renforcer la paix dans le Nord.L'armée malienne doit répondre à l'esprit du 26 Mars, c'est-à-dire être une armée républicaine, une armée assurant la vie et les biens de tous au Nord.De même la presse doit travailler à développer l'esprit de concorde entre les parties au Nord, développer tout ce qui peut rapprocher les peuples et éviter les nouvelles à sensation frustrante.

Je vous demande aujourd'hui de bouger et de faire bouger tous les maliens pour qu'ils dépassent les innombrables critiques stériles pour faire des propositions concrètes que l'Etat peut honorer et qui doivent être bénéfiques à tous les citoyens. Consolidons l’unité nationale en n’excellant pas dans la stigmatisation communautaire et en faisant preuve d’objectivité et de discernement dans l’intérêt supérieur de la nation.

Ensemble nous devons de concert agir pour vaincre les suspicions, la méfiance et la peur qui portent atteinte à la cohésion nationale. Il nous faut renverser les tendances à la surenchère et à l'auto-justice. Notre devoir est d'œuvrer à l'édification d'un Mali pluriel, uni et solidaire.

Puisse Dieu exaucer nos prières pour la paix, la réconciliation nationale et couronner de succès nos efforts communs, pour bâtir un Mali prospère, convivial et fraternel pour tous.

Oui à une solution malienne! non à une solution importée! Sédentaires et nomades Sonrhays, tamacheq, arabes, peulhs, bambaras, dogons, sont des frères interdépendants et condamnés à vivre ensemble en barrant la route aux adeptes du racisme et de la xénophobie.

N'en déplaise, les nordistes ne sont pas des vers de Guinée à éradiquer!

A bas le terrorisme de quelque direction que ça vienne!

Vive le Mali un et indivisible!

Merci




Dr Aboubacrine ASSADEK.

jeudi 11 octobre 2012

Le sottisier négro francafricain.





Sekou Kyassou Diallo
Le sottisier négro francafricain.

Voici une liste non exhaustive de tous les actes très étranges que nous posons dans nos pays.

1. / Le CFA : des pays qui se disent pauvres, mais qui donnent la moitié de leurs revenus à la France pour la prétendue convertibilité de cette monnaie qui n’est pas reconnue sur le territoire français ni ailleurs dans le monde. Ayant donné la moitié de leurs revenus, ils courent demander de l’aide ensuite.

2. / Des dirigeants qui passent tout le temps à quémander de l’aide pour leurs peuples quitte à se faire humilier publiquement, puis ils détournent cette aide pour placer l’argent dans les banques des mêmes pays qui donnent l’aide.

3. / Des pays qui manquent d’écoles pour donner l’instruction aux enfants, mais qui prolifèrent les médersas et préfèrent investir dans les églises et mosquées.

4. / Des pays qui dorment sur des richesses colossales, mais qui tendent toujours la main aux autres.

5. / Des pays qui ne songent pas à construire des usines et fabriques pour développer la production, mais qui préfèrent être de piètres fournisseurs de matières premières à viles prix.

6. / Des pays qui ont faim et soif, mais qui vendent leurs millions de terres fertiles aux Etrangers qui les obligent de s’y adonner à des cultures industrielles (coton, café, cacao) comme à l’époque de l’esclavage.

7. / Des pays qui financent les campagnes électorales en Europe et sont incapables d’organiser leurs propres élections sans l’aide étrangère.

8. / Des pays qui défendent corps et âme la culture, les valeurs et les langues d’autrui au détriment des leurs.

9. / Des pays qui préfèrent brader leurs richesses naturelles au profit des autres au lieu d’en tirer profit.

10. / Des pays et des leaders qui se trahissent et se dénoncent devant les autres au lieu de s’unir pour relever les défis.

11. / Des pays ou les leaders massacrent le peuple, les citoyens préfèrent se massacrer entre eux, mais n’ont pas le courage d’affronter l’ennemi extérieur.

12. / Des pays ou on n’encourage pas le succès du au travail honnête et à l’intelligence de l’autre, mais on préfère l’abattre par jalousie, colère et égoïsme.

13. / Des pays ou les dirigeants pillent impitoyablement leurs peuples pendant que des femmes meurent en couche et que des enfants meurent de faim et de soif.

14. / Des pays qui donnent la preuve qu’ils n’ont pas l’intelligence de travailler, mais plutôt quémander et compter sur l’aide car cela ne demande aucune intelligence.

15. / Des pays qui excisent leurs femmes pour courir ensuite derrière celles des autres parce qu’elles ne sont pas excisées, donc elles sont plus sensibles sexuellement que les nôtres que nous avons rendues invalides sexuelles.

Ces actes que nous posons sont en flagrante contradiction avec la raison et la logique humaine. Voilà pourquoi le monde entier estime que nous ne sommes pas intelligents, que nous sommes des êtres inferieurs et par conséquent tout le monde se moque de nous.

mercredi 3 octobre 2012

BOLONG POUR LE PROFESSEUR DIALLA KONATE



Lassana Keita
BOLONG POUR LE PROFESSEUR DIALLA KONATE
Professeur émérite de Mathématique, mort au combat pour la patrie, Dialla Mes paroles se mêlent au son héroïque du Bolong, instrument ancestral de célébration des braves
Professeur Dialla, Koro, mon grand frère comme je t’appelais,
Ton sacrifice n’est pas futile et tes idées et ta voix et ton combat fertiliseront A jamais la terre natale que tu as si aimée
Bolong, instrument des Grands Hommes
Lance tes notes épiques pour le Professeur Dialla Konaté
En ce Mali si trouble du 13 septembre 2012
Pour changer et construire le Mali dans la paix, Dialla a prôné
Le forum sur l’éducation
Le forum sur le foncier
Le forum sur la justice
La concertation nationale après le 22 Mars
La coalition patriotique pour le Mali (CPM) qu’il créa et dirigea
Koro (grand frère), je te célèbre pour ton engagement patriotique
Dialla de Bafoulabé
Dialla de Bamako
Dialla de Lyon
Dialla de Paris
Dialla des USA
Dialla des deux Congo
Tu n’oublies pas Denis Sassou Ngesso qui t’a couvert de son Immunité diplomatique de Chercheur à Paris
Dialla de « CAUSERIE SUR LA PAUVRETE ET LE DEVELOPPEMENT » pour résoudre la pauvreté et le chômage au Mali
Dialla, Conseiller scientifique de maints présidents
Dialla des conférences sur les grands sujets
Tu avais bien conscience des risques pour faire le Mali malgré mes inquiétudes
Dialla, tu es mort pour la patrie et ta mort est noble
Qu’importent des funérailles nationales mais le chantre a clamé :
“Faso baara ba maa faa i ma jufa “
“Mourir pour la patrie n’est jamais inutile !”
Dialla, tu as été ôté de la vie mais tu n’as pas perdu le combat
Tu n’as pas perdu l’honneur et la dignité !
Bolong pour toi Dialla
Tu as toujours brandi la force de l’intelligence et non
L’intelligence de la force
Tu as cru à la logique au milieu de gens incrédules violents et cruels
Dialla, je tremblais fort pour toi mais tu as toujours clamé que
L’homme n’est rien s’il ne donne pas un sens à sa vie
Par ton idéal par ton combat, par tes idées et par tes actions
Dialla, tu défiais la mort et les méchants en disant haut tes idées
L’amphi de la Fast (faculté des sciences et techniques de Bamako)
La bibliothèque nationale de Bamako
Le Centre Djoliba de Bamako
Plein d’autres lieux d’ici et d’ailleurs sont peuplés de ta voix d’Homme
Bolong des ancêtres, terrible instrument des braves
Lance tes notes graves pour célébrer le professeur Dialla Konaté
Ils l’ont envoyé à la mort depuis ce fatidique mois de juillet 2012
Où il a vomis tout son sang
Pour arroser la terre natale
Qu’importent les mesures pour sécuriser les Savants
Qu’importent tous les méchants
Ils mourront sans tarder pour fertiliser le combat du professeur Dialla Konaté
Ils mourront de chauds remords
Ils mourront de Honte éternelle
Ils mourront de lâcheté
Ils mourront de traitrise
Ils mourront de bêtise
Ils mourront d’obscurité
La mort du Professeur annonce leur mort si proche
Koro, l’hivernage malien
Les profondes eaux du Niger
L’air du pays
La forte terre du Mali
Les Femmes et les Hommes du Mali
Les Jeunes et les Enfants de la Patrie
Tous les Pauvres et tous les Désespérés
Porteront à jamais tes Idées, ton Idéal, ton Combat, tes Actions et ta Bravoure
Bolong, noble et grave instrument ancestral
Mêle tes notes au combat épique du Professeur Dialla Konaté
Fier fils du Mali, d’Afrique et du Monde
Bolong des intrépides, chante le Douga pour Dialla
Il a ridiculisé la honteuse mort
Il a refusé la petite mort
Il a refusé la lâche mort
Il a refusé la mort obscure
Dialla est Grand et il est mort en Grand
Le mystère de sa mort empoisonnée
Brillera comme le soleil de Mars
Le mystère de sa mort empoisonnée
Grondera dans l’agonie de ses tueurs et commanditaires
Le mystère de la mort empoisonnée du Professeur Dialla Konaté
Soufflera dans les confessions débridées des méchants et des complices
Bolong, noble et grave instrument de musique
Le Champ hippique de Bamako et le ciel pluvieux de Bamako
Ont vibré pour le Professeur Dialla Konaté
En ce Lundi après-midi du 17 septembre 2012
Ils ont témoigné comme sa famille
Ses proches et ses amis
Ses sympathisants
Ses camarades de combat
De son passage à l’autre monde
Bolong des Morts et des Vivants
Porte loin et très loin la renommée du Professeur Dialla Konaté
Porte loin et très loin l’Hôpital-Mali
La Salle et le lit du Professeur qui a choisi de mourir à Bamako
Un Jour, un autre Jour
Son nom resplendira au fronton d’une Université
Bolong des braves ancêtres
Dialla n’est pas mort
Il vit dans les fiers regards de son Epouse
Il vit dans les fiers regards de ses Enfants
Il vit dans les fiers regards de ses parents
Il vit dans les cœurs et les esprits des combattants du Changement
Il vit Partout
Bolong des braves ancêtres
Dialla Konaté n’est pas mort
Dialla Konaté ne mourra jamais

Lassana Namaké Keita, professeur de lettres modernes au lycée Massa Makan Diabaté , Bamako, Mali

vendredi 28 septembre 2012

DESSOUS DU COMPLOT CONTRE LE MALI UNE ETAPE CRUCIALE DE LA 3ÈME GUERRE MONDIALE QUI A DEJA COMMENCÉ


DESSOUS DU COMPLOT CONTRE LE MALI
UNE ETAPE CRUCIALE DE LA 3ÈME GUERRE MONDIALE QUI A DEJA COMMENCÉ


Si jamais des bombes éclataient un jour à Bamako, sachez, Maliennes et Maliens, Africaines et Africains, ami(e)s du Mali de par le monde, malgré les apparences, les revendications faites en diversion, ou les imputations inévitables aux islamistes, aux rebelles, ou à d’autres zèbres, que c’est bien la France l’instigatrice, à travers ses services et agents, son ambassade, ses nègres et mercenaires, appuyés par les Etats-Unis, leurs alliés européens et américains, leurs obligés arabes et asiatiques, et leurs vassaux et marionnettes africains. Tous ces "amis du Mal" sont à la base des montages, de l’intox et des sales coups, couverts par un réseau de complicité interne que forme des hommes de main et acteurs pervers maliens, qui ont l’indigence mentale de croire que l’opération en cours consiste à les remettre en selle, à garantir leurs fortunes, à les sécuriser contre la vindicte populaire, là où, misérables pièces d’une machination qui les broie, ils collaborent bêtement à créer l’enfer pour eux-mêmes et les leurs, promis à finir un jour, si épargnés, apatrides errants.
Est-ce une affirmation gratuite ? Pas du tout.
Tous ceux qui ont suivi les évènements, depuis l’agression contre la Libye, ont compris qu’en vérité les mercenaires et combattants infiltrés, partis de Benghazi, sont une colonne de pions et espions des puissances occidentales habillés de faux manteaux de révolutionnaires. Kadhafi avait fait savoir que ceux qui le combattent sont des « islamistes liés à Al Qaeda ». Ce n’était pas faux, seulement, c’était aussi taire sciemment qu’Al Qaeda, justement, est un instrument des services secrets de ces mêmes agresseurs occidentaux.
Pour preuve, il a été révélé que le GIA en Algérie et, par la suite, le GSPC, qui y ont fait des centaines de milliers de morts gratuits, massacrant atrocement des villages entiers sans raison (sans pitié, parce que ce n’est pas leur pays, commettant toutes sortes d’horreurs contre des civils innocents, de simples citoyens, des paysans sans obédience, en rien impliqués), étaient de connivence avec les services étrangers, notamment français, qui vont accuser les services algériens ; toute chose dévoilée dans l’enquête sur l’assassinat des sept moines trappistes français dans ce pays. On a vu aussi que les islamistes algériens (FIS et consorts) avaient trouvé refuge aux USA (indexé Satan des intégristes) ; aussi d’autres fondamentalistes incuberont en Grande Bretagne. Le groupe satanique du Salat, avec des agents exilés à Londres et à New York, formés, ou récupérés, dans tous les cas à la solde des basses besognes criminelles des puissances, va tranquillement migrer dans le Sahara, et nicher dans les grottes refuges, du côté, dit-on, du Mali.
Comme l’histoire d’Al Qaeda relève de la supercherie, que l’organisation n’a aucune réalité au départ, si ce n’est les actions subversives des services d’intelligence américains imputées à quelques individus et personnages icônes, vous ne verrez et entendrez que du vent, des sornettes. La nébuleuse, grosse bulle s’il en est, fonctionne avec des noms sortis du néant, balancés par les services de désinformations dans les médias de service. De vrais faux rapports officiels, confidentiels en attrape-nigauds, leur donnent une image, une renommée, une position dans un organigramme imaginaire ; et toutes ces âneries servent à engorger un public de fats simplets, de crédules herbivores, avec des idiots utiles qui finissent par "blanchir" le mythe forgé, avalant ces bêtises à brouter. Les services secrets des puissances utilisent ainsi des condamnés choisis pour le rôle (parfois des repris de justice, ou des malades), exécutés, sacrifiés de vrai, pour faire vrai, à l’instar du cas de l’otage français Michel Germaneau. Le nom de Ben Laden a, ainsi, été utilisé comme une botte à mystère qui explique tout, et qui résume le prétendu réseau.
Comment comprendre, mon cher Jacques, qu’il n’y ait jamais eu de cellules démantelées avec leurs documents d’instruction, codes et moyens de communication saisis ? de groupes en action arrêtés, neutralisés, remis à la justice pour être entendus ? de fonds et passeurs interceptés par les filets de contrôle des transferts ; de missionnaires identifiés ? d’auteurs arrêtés, entendus et jugés comme il se doit ? Rien que des attentats ignobles, des tueries sauvages, des kamikazés (pour kamikazes), des assassinats anonymes, des bombes d’ivresse et de folies, des "bavures" en mises en scène sans excuses, des suspicions manipulatoires, des annonces de coups déjoués, sans personne ni témoin ; et ces arrestations fortuites, transferts secrets et prétendus interrogatoires… à Guantanamo, comme il a été révélé, de simples chauffeurs de taxi, de simples serveurs de restaurant, de simples passants, tous aussi innocents, des prévenus alibis et règlements de compte… à la manière des nazis.
Le Président Obama, menacé par la hiérarchie militaire, a dû renoncer à sa promesse de campagne de fermer cette prison de tous les scandales, négation impudente du flambeau de liberté brandi. Mais, les caciques de l’Armée acquis à la philosophie et aux intérêts de la dynastie Bush et des multinationales conquérantes ont grincé des dents ; et, il dû céder…
La fausse mort d’Oussama Ben Laden scénarisée n’est déclarée qu’au moment où les Etats-Unis ont jugé que leurs objectifs étaient atteints, sanctionné par un voyage coquet médiatisé du Number One. Cependant, les Occidentaux continuent de faire tuer tous les jours en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, au nom de rien, sauf le rêve belliciste d’hégémonie activant l’instinct débile de domination sur la durée. Ces crimes gratuits d’humains innocents par des soldats qui s’amusent, des escadrons de la mort qui sèment la terreur, des bombes au "crétinium", ne resteront jamais impunis. Le Dieu de bonté les fera payer un jour, Inchallah. Qui vivra, verra. Bravo tout de même et chapeau à l’évêque Desmond Tutu, qui a refusé mordicus de s’exprimer sur une même tribune que Tony Blair, le complice de Georges W. Bush, le boucher.
Maintenant, ouvertement, le tour de cette guerre mondiale par fragmentation est à la pauvre Syrie (tout le monde a vu l’invasion venir), abandonnée par des pouvoirs lâches, des organisations soumises, et une ONU dérisoire dans un minable ballet de signes (pour cygnes) diplomatiques insignifiants, où l’on se donne le plaisir malin de commettre des diplomates chevronnés du Sud : le Nègre (Koffi Annan) et l’Arabe (Lakdar Brahimi), spécialement envoyés (spéciaux) à la fournaise pour se discréditer, après leurs brillants parcours international, et impliquant du coup (le deuxième) l’Afrique noire et le monde arabe dans cette chasse à courre de la gazelle du Golan par la meute affamée des ours polaires blancs.

Nous assistons tous, sans broncher, paralysés, à l’envahissement d’un pays souverain de notre communauté (chacun son tour, de toute façon) par des hordes "islamistes" montées, entretenues et actionnées, au vu et su de tout le monde, par les Occidentaux et quelques misérables dissidents pantins, remorqués au nom de la liberté en statue bétonnée et de la démocratie à Brutus, contre les peuples sans voix, avec l’onction fugitive de dignitaires arabes, encore protégés pendant qu’ils servent à vendre le frère "ennemi". Et après ?
On a vu le cas Kadhafi, après Saddam Hussein. Si la Russie et la Chine continuent leur "bouche cousue", on verra, l’étau impérialiste se resserrer aussi contre l’Iran de Mahmud Ahmadinejad, prochaine cible du sabbat de l’exception nucléaire. Curieusement, tous ces pays et Chefs d’Etat d’Afrique, du Proche et du Moyen Orient sont ceux qui ont été jugés, à un moment ou un autre, par l’État hébreu et ses alliés, comme étant des foyers de "menace contre Israël". L’Egypte est passée par là, contrainte à signer la paix à Camp David (hasard ?), un symbole d’humiliation, faute de solidarité arabe. Kadhafi, reprenant le flambeau du Fatah, s’est trouvé esseulé et, par finir, essoufflé, déçu par la même communauté arabe, dédaigneuse. Alors, à Houari Boumediene, Président d’une Algérie digne et combattante, de dire clairement que si jamais on les pressait « de choisir entre l’africanité et l’arabité, nous choisirons notre devenir africain ». Le guide libyen, à son tour, fera ce retournement sec, en misant sur l’Afrique.
La Syrie, qui avait formé avec l’Egypte la République Arabe Unie (1958-61), a été des guerres arabo-israéliennes. En 1967, elle perd son plateau du Golan, occupé depuis par Israël (guerre des six jours). Hafez-El-Asad, monté au pouvoir, avec le parti Baath, en 1970, bâti un Etat fort, bien armé, qui stabilisera le Liban voisin à l’issue de 15 ans de guerre civile et d’anarchie. Saddam Hussein, autre leader arabe, à la tête du parti Baath iraquien, armé par tout le monde, Russes et Américains, en pleine guerre froide, s’est voulu le nouveau Raïs intraitable du monde arabe. Il tombe dans le piège koweitien tendu par ses "amis" américains. On connaît la suite. Mais, que vient donc faire le Mali dans cette galère Israélo – arabe, cette croisade judéo-chrétienne – mahométane ?
Le Mali, chacun le sait, en plus d’être le foyer emblématique de l’Islam d’Afrique noire, Islam combattu par les tenants actuels de la Croisade à Bush, a le tort d’être celui qui a toujours eu dans le temps une diplomatie intransigeante de solidarité avec les peuples en lutte pour la liberté et l’autodétermination, contre l’oppression, les velléités d’hégémonie des puissances et la domination raciale. Notre pays s’est ainsi retrouvé comme chef de file, en Afrique et dans le tiers-monde, de défense de la cause palestinienne et du boycott d’Israël, qui, pourtant, fut auparavant un important partenaire technique apprécié.
De tous les pays au sud du Sahara, c’est au Mali que la cause palestinienne a eu son titre de noblesse, ce qui fut témoigné par les fréquentes visites de Yasser Arafat, le leader historique assassiné par empoisonnement, et la place honorable de Doyen du Corps diplomatique, revenant à cet Etat qui pose problème, et que nombre d’Arabes n’ont pu avoir le courage de reconnaître. Fidèle à cette option originelle de l’État malien, malgré un silence gêné, disons honteux, du pouvoir, c’est l’opinion malienne en Afrique, avec des personnalités militantes de proue, qui s’est massivement dressée contre l’agression de la Libye par les forces de l’OTAN, entraînées par le trio belligérant : France, Etats-Unis, Grande Bretagne. Pour ce qu’on a entendu dire sur les dessous de ce qui a semblé être un acharnement personnel de Nicholas Sarkozy, le Président français de l’époque, contre ce "banquier" culte et occulte des "bonnes affaires", jouant à cash cash avec les commandes mendiées par les puissants, il leur fallait assassiner "le bédouin" pour ses affronts, humiliations et risques d’indiscrétion de « financement de campagne ».  Mouammar leur en a fait voir, muni de son carnet de chèques qui lui valait à la fois passeport sans frontière, visa sans limite, invitation sans gêne, tapis rouge sans pli, audition à la chambre sans question qui fâche, vous l’aurez compris, les cent coups de canon de la messe d’honneur et du banquet de la tentation de Judas. Désormais, les collaborateurs et témoins du guide sont éliminés, abattus, noyés, extradés ; et son fils qui en sait, Saïf Al Islam, embastillé, encore vivant jusqu’à quand ?
De l’autre côté, la Mauritanie, seul Etat islamique en Afrique, après ses errements derrière la puissante Irak, a retourné sa veste, renouant les relations diplomatiques avec Israël. Lorsque son Président démocratiquement élu a entamé ses réformes, en s’attaquant notamment à la fourmilière esclavagiste et en interrogeant le bien fondé du lien avec l’Etat hébreu, il est aussitôt destitué par un coup d’Etat reconnu et soutenu par la seule France, à la base de ce frein au processus de renouveau, pour réinstaller celui qui avait organisé les élections et passé la main, le Colonel aux ordres, Abdel Aziz. Ainsi, anciennement pris en étau entre le petit Sénégal, le débouché à l’Ouest, et la Côte d’Ivoire, le débouché au Sud, tous deux avec des dirigeants inféodés aux intérêts français contre le Mali souverainiste de Modibo Kéita, notre pays se retrouve aujourd’hui dans la serre avec cette Mauritanie, au nord-ouest, et le Burkina de l’actuel proconsul, Blaise, au sud-est. Est-ce là un hasard ? Ce qui étonne, c’est l’ignominie du pouvoir actuel à Conakry, la Guinée SEKUTUREYA salie par des héritiers qui disent Oui à la place de tous les "Non" de refus du héro africain qu’est le Père Sékou Touré. L’histoire lui donne une fois de plus raison, à lui tout comme au Dr Kwamé Nkrumah et à Modibo Kéita, de vrais hommes, porte-flambeaux de la dignité de l’homme africain.
Revenant au dévolu des prédateurs mondiaux sur le Mali miné par la félonie d’individus de rien, des parvenus de bas étage hissés au sommet par accident de l’histoire, j’affirme que cette thèse alternative d’un autre front de règlement de la question palestinienne et arabe, en filigrane de cette 3ème guerre mondiale camouflée, par programmation et isolement, n’est, certes, pas la seule à expliquer l’actuel complot contre le grand Mali. Elle rejoint en toute logique celles d’autres analystes, telles les révélations de l’éminent Doumby-Fakoli, notamment au sujet des implications souterraines démasquées de la franc-maçonnerie noire, ces assassins du Banconi.
Mais, une chose est claire, le fil conducteur du schéma actif de la déstabilisation mondiale a un radical unique : le racisme. D’aucuns se poseront tout de suite la question de savoir comment se fait-il que Barack Obama, le N°1 américain, « l’homme le plus puissant du monde », puisse se prêter à une telle hérésie démoniaque à l’égard des non-blancs, comme lui, victimes depuis des siècles de cette traîtrise abjecte de « la couleur » ? Ces sceptiques et circonspects n’imaginent pas la puissance de ces groupes et lobbies qui s’imposent à la décision de la Maison Blanche, quel qu’en soit le locataire. Ils ont fait de l’homme – le Nègre de service, car ce qu’a été le monde avec ce mandat qui s’achève est loin de la conviction des démocrates excédés par les barbaries de la Busherie. Pourtant, qu’est-ce qui a véritablement changé ? Il n’a pu ramener le pays à la raison divine de son rang de premier, donc de responsable de la marche de l’humanité vers la vertu, débarrassée des animosités génétiques de notre espèce. Il reste et baigne dans la logique minable de la raison animalière du plus fort qui abuse des faibles, du loup qui n’a cure de l’innocence clamée de l’agneau, dont la tendresse lui est visiblement d’un affront insupportable : « Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère ».
Le complot contre le Mali est indéniable à l’examen des acteurs et des facteurs, des discours et des actes :
Les agresseurs du Mali sont d’abord le MNLA. Curieusement les troupes d’ANÇAR EDDINE, presque une dissidence, les accompagnent dans l’invasion des cités. Puisqu’il était clair que AQMI a pour champ le Maghreb, les services français, qui ont créé de toute pièce le MNLA, mettent une autre figure sur l’échiquier avec l’Afrique noire comme champ et pour adouber ANÇAR EDDINE : le Mujao. Il est chargé par commanditaires, comme son nom l’indique, de semer le désordre en Afrique de l’Ouest. Curieusement sa dénomination est toute française, donc un pur produit français, cela va sans dire, avec un lexique (concept d’unicité) en porte-à-faux avec la culture des hommes mis en avant. Les islamistes, c’est de notoriété publique, prennent les Occidentaux pour des cafres, des chéitanes, ou ennemis de l’Islam. Comment ceux-ci peuvent-ils logiquement baptiser leur organisation usant de la langue des mécréants qu’ils disent combattre ?
Comme tout cela ne vise qu’à rendre le calcul fastidieux pour les Nègres chantant, dansant, riant et se plantant aux colin-maillards puérils, on invite en plus du Boko Haram à se joindre à la foire aux islamistes. Rfi, dans ses frondes à la volée, nous apprend qu’on aurait vu des membres de ce mouvement à Gao. Ils ont dû venir par avion.
Mais, où a-t-on jamais vu une troupe combattante, une armée de libération supposée, occuper un espace de conquête et laisser d’autres forces en armes venir tranquillement se balader, s’installer librement, et patrouiller sur son territoire, en faisant du coup un no man’s land ? Et, dire qu’ils parlaient d’Indépendance. Comment se fait-il que ? Une pure blague. Les officiers du MNLA seraient-ils aussi insensés et maboules pour prendre ce risque à cautionner une auto invitation d’éventuels concurrents ? La preuve, ils se feront avoir par le Mujao, au bout du compte, dans leur « capitale ». Penser que ces jeunes touareg auraient péché d’amateurisme en défense relève du simplisme.
En vérité, tous les autres groupuscules qui les ont suivis, sans forcer de barrages à ce qu’on sache, sont des partenaires circonstanciels mis ensemble par un seul et même mentor, la France (en Mauritanie, en Algérie, au Burkina, au Niger, en Libye, au Tchad, en Côte d’Ivoire), raison pour laquelle ils se sont mutuellement tolérés et ont cohabité en chiens de faïence, jusqu’au jour où le maître à tous a changé ses plans sans aviser, faisant du conflit septentrional une question d’islamistes occupant le Nord du Mali, au dépend de la cause touarègue instrumentalisée. Mais, puisque le maître du jeu est avec tout le monde, il ne lâche pas totalement la carte du MNLA, et la confie aux autorités du Burkina, comme on l’a vu, avec objectif de les remettre en selle, et les convaincre d’abandonner le projet sécessionniste, en acceptant une collaboration avec l’armée malienne, faisant croire que ce sont les islamistes l’ennemi commun. Des experts et officiels français vont conseiller cette voie d’issue, et les vendus de la presse nationale seront mis à contribution. Mais, le petit Qatar, émirat discret sans aucune ambition expansionniste connue, vivant aisément de sa rente pétrolière et de l’investissement financier de ses pétrodollars, sans visée religieuse, très occidentalisé au contraire, amateur de bonnes chairs, allié des Etats-Unis, qui s’est trouvé embarqué aux côtés des assaillants de la Libye, passé partenaire commercial privilégié de la France, s’invite dans la bouillabaisse sahélienne, en soutenant les islamistes, censés pourtant être les ennemis de ses amis.
Qui n’a toujours pas compris que ces islamistes, soi-disant, sont au service des Occidentaux, qui les manipulent directement, ou indirectement, à travers des couvertures ?
Qui n’a pas compris que les récents versements de rançons (des dizaines de millions d’euros) à ces mouvements servaient, exprès, à financer les activités de ces alliés sataniques ?
Qui n’a pas saisi que la stratégie des comploteurs, France et alliés, est de favoriser un profond ancrage des extrémistes dans la société malienne pour pourrir les liens sociaux multiséculaires, donner une réalité matérielle à leur montage séditieux, fragiliser le lien au moyen d’une ligne de fracture exclusive, et rendre possible au finish la scission du pays par d’autres acteurs que la seule minorité touarègue. Raison pour laquelle tout est entrepris par nos ennemis pour que l’Armée nationale, creuset de l’unité nationale, ne soit pas dans son rôle de libérer, seule, les régions occupées, toute chose qui va conforter le sentiment national et l’orgueil patriotique de ce peuple guerrier.
La France, les Etats-Unis et leurs valets travaillent, sans devoir de réserve, à amplifier la défiance entre les ethnies, entre les populations, entre les communautés, entre les sensibilités religieuses, entre les régions, car c’est l’arme qui doit leur faciliter la "somalisation" projetée (le démembrement manigancé du Mali), en faisant dire à quelques ânes savants de nos régions nord que le Sud n’aurait rien fait (malgré tout), que les populations ont été abandonnées par l’Armée et par les autres frères. Puisque faire un Etat touareg sur le dos des Noirs se fait trop gros à défendre, alors, il faudra entraîner quelques bourriques de ces zones à vouloir se désolidariser de leurs semblables, en leur faisant miroiter des gains mirobolants dans un schéma d’autonomisation, où le rapport Blanc – Noir se fera de toute façon à leur détriment, comme en Mauritanie esclavagiste voisine.
Comment comprendre que la France mette ses colonies sans honte à bloquer les armes du pays dans leurs ports, et imposer l’appel à des troupes étrangères à nos autorités dans un dialogue déloyal ?
- Je suis capable de me défendre tout seul si tu me prêtes ton arme en plus du mien.
- Non, je viens avec ma bande si tu veux, sinon pas question.
Les vendus, les traîtres et les apatrides prétendent que nous avons longtemps tergiversé inutilement (?), faisant semblant d’ignorer que nous avons livré une rude bataille contre les auteurs de la trahison prouvée de la Nation, coupables des graves errements politiciens, complices du Général en cavale, qui nous a valu d’avoir une armée laminée, dépouillée, sacrifiée, trahie, massacrée, qui doit nécessairement se remettre, avant tout avec des armes et des munitions, que les comploteurs nous refusent depuis tout ce temps.
La France tente en vain sur la fronde des ondes de Rfi d’humilier les Maliens par des allusions grossières d’incapacité, et de supplication de l’aide. Le bras de fer avec nos autorités sur la venue ou non des troupes de la CEDEAO et tutti quanti prouve à merveille que ce peuple a de la valeur et de la ressource. On ne prouve pas le contraire en armant des bandes de mercenaires et en privant le pays de ses propres moyens de défense, des armes achetées avec la sueur et le sang du peuple pour le servir. C’est cela la lâcheté. Tous les gouvernements voisins qui ont trempé dans cette traîtrise en répondront un jour ou l’autre. Nos voisins savent tous que du temps du Général Moussa Traoré, pas si loin, aucun de ces pays ne pouvaient faire face à une seule de nos régions militaires. Pas besoin de commentaires. On a vu comment, sous ATT, des conseillers militaires français ont démonté les systèmes des têtes de missile (soviétiques) de nos batteries de défense. Aujourd’hui, l’Armée malienne, qui reste digne, malgré les coups bas des politiciens, n’a rien à se reprocher. Et ce n’est pas les insolences et injures de crétins qui vont la démoraliser. C’est elle qui a été à la pointe des interventions victorieuses de la CEDEAO sur d’autres champs, comme en Sierra Leone ; et si ce n’est son assignation à la diète du sous-équipement, malgré les armes sophistiquées données par les Occidentaux à l’ennemi, il aurait été loisible de savoir ce qu’elle vaut. Le Gouvernement doit engager sans délai le service militaire obligatoire, et instruire la défense civile.
Ce qui pose problème, c’est la nullité de nos politiques. En vérité, il nous faut formuler différentes plaintes contre nos agresseurs et leurs alliés, et contre les sous-fifres maliens qui agissent contre les intérêts nationaux, depuis le renversement de leur chef de file. Il est inutile d’attendre un élan de dignité de quelqu’un qui n’en a pas. La rétention indue de nos armes aux ports de pays de transit demande une plainte devant les juridictions internationales. Quel droit applicable autorise cette forfaiture étrangère, là où nous ne sommes sous aucun embargo officiel des Nations Unies ? Il y a manifestement une mise en danger volontaire du peuple malien. Ce serait encore l’Armée malienne qui serait défaillante, si des colonnes profitaient du dénuement pour accaparer d’autres positions ? Soyons sérieux. Les Maliens n’ont aucune raison d’avoir honte devant cette vilénie d’en face.
Et, la campagne mensongère sur Rfi n’ébranle nullement notre détermination patriotique. Les choses se passeront comme les Maliens l’auront voulu et décidé. Si quelqu’un est garçon, qu’il vienne dire le contraire ici, au Mali.
Le temps dit perdu est, en réalité, le temps dont les commanditaires du complot contre le Mali (la France et ses alliés engagés en Syrie) avaient besoin pour se repositionner, empêcher la reconquête malienne du Nord, et permettre à ses mercenaires de bien s’implanter, mettre en place les dispositifs qui doivent aider les combattants "islamistes" à sa solde contre une armée décidée, résolue à reprendre le contrôle de son territoire. En fait, le Mali se fait accuser des retards qui ont été imprimés par les diversions de ses faux amis. La libération des villes envahies ne devaient autant durer ; pour le grand nord, peut-être, mais pas nos capitales régionales.
L’autre élément du plan français, c’est l’excitation du mouvement islamiste dans la capitale, d’abord en faisant croire à certains abrutis et imprudents qu’ils ont la réalité du pouvoir, étant "plus forts" que les acteurs politiques, et en ravivant les rivalités entre Mahmoud Dicko, le Président du Haut Conseil Islamique, et Ousmane Chérif Haïdara, leader du Mouvement international « Ansar Dine », comme l’avait envisagé ATT. La sagesse de ces grands messieurs ne peut les amener à foncer tête baissée dans ce piège grotesque. Mais, ils sont avertis, car l’ennemi a plein de tours pour créer la confrontation, y compris par personnes et communautés interposées. Les mêmes Occidentaux sont entrain de placer un peu partout des pouvoirs islamistes (Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie…), mais pour mieux les mater après, en rallumant par des subterfuges la haine de l’Occident, comme présentement à travers le film satanique décrié et les caricatures en pure provocation de Charlie Hebdo (combien de morts dans les pays musulmans ? combien aux USA ? combien en France ?), pour créer des tensions qui profitent à l’économie militariste, aux affaires d’armement, mais aussi aux vols de nos ressources. Que sont-ils entrain de tramer maintenant dans les champs pétrolifères du pays, débarrassés de tout contrôle ? Car les mercenaires travaillent à créer une situation de blocus de l’Armée et de l’Administration, pendant ce temps d’autres débarquent tout bonnement et profitent de nos richesses. Et, ils veulent visiblement que ça dure, pour soigner sans doute leurs crises avec nos ressources volées. Il faut que les populations maliennes soient avisées du complot.
Voyez le train de leur coup en Syrie. Pour éviter à la Chine et à la Russie de se braquer, on a trouvé un conflit sino-japonais à distraire Pékin, avec un trouble fête taïwanais.
Nous en avons assez des manipulations, des montages, des mensonges, des crimes que les Occidentaux perpétuent chez nous. Après les peuples américains et français, j’en appelle également aux peuples africains, et en premier lieu aux Guinéens, Algériens, Sénégalais, Marocains, Nigériens, Burkinabés, Ivoiriens, Mauritaniens, à manifester leur solidarité avec le Mali, contre ce complot qui implique certains de leurs dirigeants. La fraternité que le Mali a toujours eue pour ces peuples demande aujourd’hui un juste retour de générosité, d’engagement, de soutien.
La coalition des sangsues mondiaux, et les dirigeants corrompus d’Afrique nous empêchent de nous défendre, en voulant nous imposer leurs conditions d’affaires, de marché, de business, et non la main amicale que nous sommes en droit d’attendre de vous. Ne restez pas inactifs, civils et militaires, nous serons tous victimes, si nous acceptons ce chantage à pays souverain en danger, car nous sommes tous à la même enseigne pour les puissances dominatrices et les gouvernants prédateurs. La solidarité entre populations civiles, d’une part, et la fraternité d’armes entre militaires, d’autre part, feront le salut commun, car aujourd’hui c’est le Mali et les Maliens qui souffrent, mais après nous, qu’il soit clair, personne ne sera épargnée. Ensemble, défendons la dignité de chacun de nos peuples, pour ne pas demain nous retrouver esclaves des puissants.

Mohamed Salikènè
Président du parti SOLIDARITE
Président des Forces de Solidarité Patriotiques

26 septembre 2012

jeudi 20 septembre 2012

Hommage de Moussa Sow à Dialla Konaté.


Hommage à Dialla Konaté 

 
Deux personnes m’ont donné la curiosité et l’envie de connaître Dialla Konaté. Mon oncle, feu Adama Sissoko, qui fût son directeur à l’École Normale Supérieure (ENSUP), l’a présenté comme une «intelligence phénoménale». Mon aîné, l’Ambassadeur Cheick Oumar Diarrah, qui l’a connu, en 1989, à Paris où il avait créé le Laboratoire International de Calcul et d’Intelligence Artificielle (LICIA), a dit de Dialla Konaté qu’il possédait «une intelligence supérieure» et que c’était un «homme d’idées, un fin analyste». L’opinion de ces deux personnes a suscité en moi le désir ardent de rencontrer ce personnage spécial.

J’ai rencontré «virtuellement» Dialla Konaté. Nous avons noué le contact via Internet; puis, nous nous entretenions hebdomadairement et quotidiennement, par téléphone, sur tous les sujets de l’actualité politique nationale et internationale. Ces échanges étaient fructueux et féconds. Ils m’ont donné l’occasion de mesurer toute la densité du savoir du professeur. Je garde en mémoire ces conversations stimulantes qui étaient une véritable délectation de l’esprit.

J’ai découvert en Dialla, un ardent patriote qui était profondément animé du désir de servir son pays. Excellent pédagogue, Dialla a voulu mettre son savoir au service des masses. Pour lui, la jeunesse devait être le fer de lance de la Renaissance du Mali. Mais, une jeunesse éduquée, disciplinée, consciente de ses devoirs, plus que de son droit, et déterminée à préserver la dignité du Peuple malien, et à faire triompher la justice sociale sans laquelle rien n’est possible.

A l’heure actuelle, où le Mali traverse la crise la plus grave de son existence contemporaine (effondrement institutionnel, discrédit irrémédiable de la classe politique, partition de facto du territoire national, affaiblissement diplomatique…), Dialla Konaté est une boussole pour la jeunesse qui doit vaincre l’obscurantisme et le confusionnisme, qui ont été savamment «inoculés» dans le pays par les dirigeants de la Troisième République (et leurs affidés) afin de se maintenir au pouvoir. Comme Ibrahima Ly, Mamadou Lamine Traoré, Dialla fait partie de ces intellectuels qui ont choisi d’être aux côtés du peuple malien. Jeudi 13 septembre 2012, le professeur nous a quitté (Ses analyses pertinentes, ses spéculations cartésiennes sublimes, nous manquent déjà ! )

Selon un adage de chez nous : «la mort peut manger le corps, les os, la chair mais elle ne saurait manger le nom». Le Saint Coran nous enseigne: “Certes, nous sommes à ALLAH et c’est à Lui que nous retournerons”. (Sourate 2: 156).
En ces heures douloureuses, nous devons nous inspirer de l’engagement patriotique de Dialla pour analyser la crise profonde qui secoue notre pays afin de forger les outils de la Renaissance du Mali. Il nous faut absolument réaliser l’unité des forces patriotiques saines de ce pays afin de mettre fin aux souffrances de notre Peuple.

Le Mali dispose de réserves incommensurables. Le Peuple du Mali trouvera en lui-même la force et les ressources indispensables pour sortir du chaos actuel. Le Peuple du Mali se redressera. Et debout, comme un seul homme, il proclamera à la face du Monde que l’histoire de cette contrée d’Afrique n’est pas finie. Bien au contraire, le Peuple du Mali surprendra tous les oiseaux de malheur qui sont présentement à son chevet et qui pensent qu’ils ont gagné! Du chaos actuel, jaillira un Mali nouveau, resplendissant, plus fort que jamais, plus déterminé à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’Afrique et de l’Humanité.
Dors en paix, cher Aîné. Qu’ALLAH, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux t’accorde Sa Grâce et Sa Miséricorde et qu’IL t’accueille en Son Royaume.
Ton frère Moussa Sow, Washington DC USA
Msow59@hotmail.com.
,,,.

lundi 17 septembre 2012

Hommage du groupe PROGRES-ESTM



Le Professeur Dialla KONATE


A la triste occasion du décès de l’émérite professeur Malien, le Professeur Dialla KONATE, le groupe scolaire et Universitaire Progrès-ESTM tient ici à lui  un vibrant hommage : En effet, dire que le Mali a perdu un grand fils c’est peu dire ; dire que l’Afrique a perdu un grand intellectuel c’est toujours peu dire ; mais dire que le monde a perdu un grand cerveau là, c’est tout dire, car le Professeur Dialla KONATE n’était rien moins qu’un cerveau scientifique de premier ordre !

La genèse d’une rencontre

C’est dans les premiers mois de l’année 2011, que le Président de l’Université SAHEL-TECH, le Professeur Dialla KONATE, prend contact avec le groupe PROGRES-ESTM, à la demande du Ministère de l’Education et de l' Alphabétisation. Etant venu proposer à l’Etat malien le projet EDUTECH, un projet d’Education et de Technologie consistant, en gros, en l’installation d’un système technologique de soutien à l’éducation primaire, secondaire, supérieure, technique et professionnelle, il avait rencontré quelques difficultés d’implémentation au niveau de l’enseignement public. Le Ministère lui avait alors fortement suggéré de prendre contact avec l’enseignement privé en l’assurant que « dès que le projet produira ses résultats dans le privé, le public suivra sans aucune réserve et toutes les complications qui semblent se présenter tomberont d’elles-mêmes ». Et le Ministre de lui dire que la personne la mieux indiquée pour conduire ce projet dans le secteur privé était Monsieur Djibril Souleymane N’DIAYES, Président du Groupe PROGRES-ESTM et actuel  Président de l’Association des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (AEPES), qui, en outre, était membre-fondateur ou membre de bureau des autres Associations des promoteurs d’établissements scolaires de niveau secondaire, fondamental et pré-scolaire, du fait que son Groupe abritait tous ces ordres d’enseignement.




Une collaboration fructueuse

Dès les premiers contacts, une parfaite symbiose s’établit presqu’automatiquement non seulement dans la vision des Présidents N’DIAYE et KONATE touchant les perspectives pour l’Ecole malienne, mais également dans l’approche méthodologique entre SAHAL-TECH et l’ESTM. Après quelques réunions et séances de travail à l’ESTM réunissant d’une part le Professeur Dialla KONATE et ses assistants de SAHEL-TECH et d’autre part Monsieur Djibril Souleymane N’DIAYE et ses collaborateurs du Groupe, une feuille de route pour la mise en place et la réalisation progressive du projet fut adoptée. Très rapidement, Monsieur N’DIAYE diligenta ensuite une série de rencontres entre le Professeur KONATE et ses collaborateurs et les responsables des autres associations du monde scolaire et universitaire. C’est ainsi qu’au 15 mai 2011, trois Associations d’établissements scolaires privés, tous ordres d’enseignement confondus, étaient partantes pour le projet.

Fauché en pleine foulée

Après la signature des conventions le 31 juillet 2011, l’exécution du projet commença effectivement, en phase expérimentale. Un des volets du projet concernait la fourniture d’un matériel informatique de pointe aux écoles partenaires, afin de les habiliter à se connecter sans soucis au système dit Moodle, que le Professeur KONATE utilisait pour ses étudiants à l’Université du Massachussetts où il était titulaire de chaire de Mathématiques, un système transversale à toutes les Universités américaines, auquel le Professeur KONATE, à travers SAHEL-TECH, s’apprêtait à connecter tous les établissements partenaires du projet EDUTECH. Plusieurs établissements de Bamako ont effectivement reçu des dizaines d’ordinateurs performants et les techniciens de SAHEL-TECH avaient aussitôt commencé les installations…
Eh, hop ! Voici le Génie fauché en pleine foulée ! Que deviendra le projet EDUTECH ?



Au Professeur Dialla Konaté : Le frère, l’érudit, le précurseur, le patriote…le mortel aussi.

Au Professeur Dialla Konaté : Le frère, l’érudit, le précurseur, le patriote…le mortel aussi.

«  Que ceux qui veulent faire du commerce le fassent et, que ceux qui veulent s’essayer a l’agriculture en soient libre… » Voici l’antienne de l’oraison funèbre sur la dépouille de Soundjata dans le Mali « antique ». Lorsque le timonier s’affaisse, les orphelins sont désemparés, laissés dans la tourmente du vide et de la solitude.                                                                                 Le Mali contemporain ne tarit pas d’Hommes de la trempe de ses bâtisseurs même si, comme peaux de chagrin, ceux-ci se raréfient inexorablement.                                                               Le Professeur émérite des mathématiques des plus prestigieuses Universités du monde, Mr Konaté, Dialla Konaté s’entend, était de ces racés intellectuels, doctes à satiété et doué en  communication interpersonnelle comme nul pareil qui, comme la comète de Haley, n’apparaissent qu’après un éclipse pluri-générationnels. L’incommensurable sachant a tiré sa révérence en ce Jeudi 13 Septembre 2012 sur la glèbe de ses ancêtres pour laquelle il venait de tout sacrifier dans l’espoir de lui donner ce dont il rêvait de bien pour elle. L’honneur, la dignité, et l’espoir. Il parait, comme dit la sagesse sempiternelle : On est suffisamment en âge de mourir dès que l’on nait. 
C’est le cœur meurtri, le moral au talon, la pensée interrogative mais l’esprit philosophe que nous appréhendons cette perte brutale, cette réalité de la mort enfouie dans notre subconscient qui se révèle a nous de façon violente aux instants les plus critiques de notre combat contre l’oubli car, n’est ce pas que la lutte de l’homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l’oubli ? Dialla, comme la petite poignée de patriotes vrais, s’était engagé à porter l’estocade finale aux chevaliers d’industries abusivement appelés ici politiciens. Renonçant progressivement à la vie académique à Virginia Tech aux USA, pour le tumulte de la vie politique du Mali qui rivalise avec les tragédies de la Grèce Antique. Cet iconoclaste avéré  avait il jaugé adéquatement le bouleversement que sa seule personne pouvait représenter sur l’échiquier politique d’un pays ou le mensonge d’état s’est érigé en valeur sociétale ?
Nul n’est prophète chez soi certes, mais, pour savoir qu’un génie est né, on le sait par le nombre d’imbéciles qui se liguent contre lui. Dialla était un esprit assurément. Nous avions souvent eu des divergences d’approches sur des sujets brulants de l’heure mais, comme la vie est la condition de la connaissance, l’erreur est aussi la condition de la vie. Mr Konaté était un humain non exempt d’erreurs. Ses convictions sont restées constantes et consistantes depuis que nous l’avions connu. En fait, en prélude à ses travaux sur la corruption (il eut aussi celui sur l’éducation, sur le problème du Nord…), nous décelâmes un homme d’une haute stature, un érudit de haut vol qui allait nous fasciner par son humilité, par sa disponibilité à partager, par la luminosité et la vivacité de ses idées Dialla forçait le respect. 
Rentrant chez nous un soir, nous écoutions sur notre « answer machine » un message d’une voix très chaleureuse nous invitant à contribuer par nos idées sur un certains nombres de fora et agora virtuels. Retournant l’appel, au bout du fil, nous allons converser avec une personnalité qui finira par nous marquer indélébilement par sa science et par sa persuasion. Nos communications iront agrandissant et s’accroissant. J’eus l’honneur de le faire intervenir par quelques fois sur des chaines de radios ou, après son départ, ce sont des milliers d’auditeurs, qui par emails, qui par sms ou par voix vives de par le monde ne sont restés indifférents a la lecture de notre temps livrée par le rhéteur du jour. 
Personnellement, nous nous réjouissons de la fraternité, de l’amitié et de la considération de ce baobab, nous rendons grâce au Tout-Puissant, Lui qui a oint cette éminence immensément pondéré, qui l’a nanti d’un amour patriotique prononcé d’avoir été en sa proximité un laps de temps et, de nous souvenir comme libellé dans St Jean : « il n’y a pas plus amour que de donner sa vie pour ceux et ce que l’on aime » Dialla s’est éclipsé devant le combat de la mort physique que nul ne peut remporter, celle là qui nous arrache de la matérialité, au palpable éphémère. L’écrit saint ne dit il pas que Tous les Etres gouteront a la mort ? Dialla survivra à l’oubli, à l’indifférence, il survivra par tant d’œuvres immatérielles tels le timbre de sa voix et la résonnance de ses brillantes idées. Ce mordu de la connaissance nous laisse avec une Université (Sahel Tech), des écrits qui finiront par étaler toute la maestria, la virtuosité de ce caïd du monde des intellos. Son legs est essentiellement immatériel, moral et psychologique de quoi lui conférer une place de choix au panthéon des immortels.
Si nul n’est indispensable, la copie conforme d’un tel astre ne court pas sous la voute céleste. Montrez-vous, pour l’amour du ciel, ceux la qui donneront du grain à moudre aux idées reçues qui ont fini par abimer le ressort de ce pays. Dévoilez-vous afin que la flamme de l’espérance ne pâlisse point. Animez les débats, comme lui, ces débats qui forgeront un malien nouveau susceptible d’accepter la critique utile et de ne pas voir en elle un moyen de dénigrement de l’autre.
Dialla s’en est allé. L’animateur public, le fonceur a la pugnacité du boxeur, le communicant a la dextérité langagière raffinée. Le leitmotiv de l’Abbé Pierre était aussi le credo de Mr Konaté à savoir : la responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire. Dialla savait et Dialla disait. Il disait ce que rare sachant de chez nous osait dire, par suffisance peut être ou par insouciance aussi mais, par manque de courage certainement.
Parlons avec la voix de la sagesse du Pr Issa N’DIAYE, ami du défunt, lors du rappel à Dieu d’un autre ami a lui, cet autre savant, Mohamed Lamine Traore : « Comme l’oiseau de Minerve, ton âme d’Initié après s’être désaltérée dans les eaux de l’oubli du Léthé, a déployé ses ailes silencieuses en direction de l’Infini et de l’Eternité… »
Repose en paix dans la paix du Seigneur. Que ton combat ne soit pas vain, que tes cris de cœur retentissent dans l’ouïe de tes détracteurs, que tes plus profonds vœux se réalisent pour ta chère patrie actuellement au creux de la vague, que ta volonté de voir ton Faso et ses fasodéh rayonner comme ton nom. Makan Konaté, dors tranquille. Koulima aleyha fan wa rajhou rabouka zil djalalil wal ikram. Seul le pouvoir de l’Eternel est éternel. Saddak Allahou lahzim. Amen !
Haïdara Cherif

Pr Dialla KONATE: un mort que le Mali Officiel feint d'oublier

Un mort que le Mali officiel feint d'oublier.


                      C'est triste et cynique que le Mali officiel fait délibérément le blackout total sur la mort de l'illustre défunt qu’est le Pr Dialla Konaté. Près de 72 heures après que le doyen(c’est ainsi que je l’appelais affectueusement) eut tiré sa révérence, aucune déclaration officielle n'a été faite à ce propos. Qu'est ce que nos autorités politiques reprochent à cet intellectuel hors pair , ce patriote-fou qui n'a ménagé ni son énergie, ni son temps, ni son savoir encyclopédique, ni sa foi inébranlable en un Mali meilleur en vue d'un changement de statu-quo? Si nos politiques peuvent faire un reproche au défunt Dialla, c’est d’avoir été une encyclopédie vivante, c’est d’avoir eu une passion quasi obsessionnelle pour son pays, c'est d'avoir asséné des vérités qui les dérangeaient, qui menaçaient leurs intérêts sordides et malhonnêtes, c’est d’avoir professé la vérité, la transparence et vilipendé la corruption et les corrupteurs. Tout éveillé, les yeux ouverts, tel un fou et un rêveur solitaire , il a imaginé  la grandeur, la magnificence et la splendeur d’un MALI nouveau. Ses chimères ont eu le mérite d’avoir enfanté l’espoir chez la jeunesse qu’il a magistralement entrenue sur nos différents fora. Oui, il était un véritable maestro!  Les Muses sont jadis descendues du Parnasse pour venir rêver aux bords du Tibre, dit-on, Dialla Konaté, est descendu de son piédestal américain, pour venir aux bords du fleuve Djoliba et tenter de  sauver le Mali en état de déconfiture avancée.  Dialla , dans ses analyses a toujours mis le doigt sur les parties douloureuses du corps d'un Mali malade. Il n’a jamais fait d’attaques personnelles, et pourtant il savait où se trouvait le linge sale de nos chers dirigeants, il savait qu’ils faisaient des vilénies sur le dos du peuple. “Ces  Antisthène, ces Diogène de Synope  de Bamako”  sans être disciples de Socrate et  membres de la secte cynique  ont joué hier la carte du désaveu, de la vindicte, de l’opprobre, de la méchanceté à l'égard de l'homme, dans leur petitesse calculée, s'ingénient par délà  la solennité(la gravité) de la mort à vouloir lui imposer une seconde mort. Quelle monstruosité! Si nous ne prenons garde, l'animalité et la bassesse des politiques maliens ne manqueront pas d'achever de détruire pour de bon ce que notre société avait jadis comme valeur humaine référentielle. La mort de Dialla serait elle différente de celle qui les happerait un jour certain? J’ai bien peur, le Mali se meurt.  Mais nous, les camarades de combat de Dialla, qui avions durement cru à la noblesse, à la pertinence et à la justesse de son combat qu’il avait courageusement mené au grand damn  des déprédateurs de notre pays, ne leur laisserons pas atteindre leur but: Dialla ne saurait subir une deuxième mort.  Un mort qu’on abandonne meurt deux fois. Cher vénéré doyen, dors en paix nous nous battrons bravement pour ton immortalité, nous tiendrons triomphalement et fièrement ce flambeau du combat pour la justice , l’égalité des chances, de l’école malienne du futur, de  la transparence dans la gestion des affaires, ……que tu as allumé. Tu n’as jamais tremblé de peur quand il s’est agi de défendre tes convictions, tu n’as pas non plus tremblé devant la mort. Tel le loup de Musset, tu n'as pas gémis.  Tu es mort en héros. A ceux des tiens qui te parlaient d’empoisonnement pendant que tu étais sur ton lit de malade, tu leur disais stoïquement que c’était la fatigue.  Si nous nous taisons aujourd’hui devant l’inacceptable méchanceté , le nanisme et la bassesse de nos dirigeants politques, nous payerons à coup sûr à ceux qui t’ont combattu hier et même par delà la mort  le vil tribut  de nos lâchetés. Tu es mort en combattant, nous vivrons en suivant les sillons profonds et indélébiles que tu as patriotiquement tracés pour nous et nos enfants. 
                Si la France a sanctifié les D’Alembert, Diderot, et autres philosophes au 18ème siècle, le Mali du 21ème siècle refusant à immortaliser un oiseau rare, un icône du patriotisme, un pictogramme( ah! j’oubliais qu’il était mathématicien) de l’humilité et de la magnanimité,  comme Dialla Konaté, ramerait dans le sens de l’autodestruction culturelle. 
              J’en appelle à travers ces lignes, qui sont  une espèce de” requiem pour le Pr Dialla Konaté”, tous ceux des maliens qui ont encore le sens de l’humain d’aimer leurs frères, non pas que des principes de religion ou de morale l’exigent, mais que la bonté et l’amour sont dans l’homme. Nous sommes tous les enfants de “ Dieu”. Roussseau ne disait-il pas que l’homme nait bon et que c’est la société qui le rend méchant? L’indifférence et le mépris affichés à la morale et la convenance ne sont que le propre de nos hommes politiques, véritable héritiers d’un machiavelisme pur et simple qui réduit ces scélerats à la plus petite expression de la bassesse humaine. 
             “Mourir pour son pays n’est pas un triste sort, c’est s’immortaliser par une belle mort” disait Corneille dans le Cid.  Repose toi bien , mon cher doyen, vous resterez pérenne dans nos mémoires car nous continuerons à porter et à incarner( in carnis) ce rêve fou, la passion effrénée  d’un Mali meilleur, grandiose et splendide que nous avons partagé en commun. A nos cyniques de l’école de Bamako, l' émérite professeur Dialla Konaté du haut de sa cathèdre vous lègue comme ultime cadeau cette docte profession de Corneille :” Allez donc, Achillas, allez avec Septime, Nous immortaliser par cet illustre crime.” 
                    Rest in peace my dear Professor!
Fatogoma mohamed ouattara
Orange, New Jersey
USA
Fouattara2@comcast.net

dimanche 16 septembre 2012

Pr Dialla KONaTE un modèle pour la jeunesse africaine;


Bonjour à toutes et à tous,
merci infiniment à mon frère Diola pour ce temoignage très émouvant. J'ai connu notre Dialla à cette époque à N'Tomikorobougou vous étiez et êtes toujours nos icônes, des exemples que nous suivons. 
Je suis un ami d'enfance de son cousin Tièkoroba Fané (paix à son âme, une amitié qui a duré plus de 33 ans jusqu'a ce que la mort nous separe). Dialla avait passé toute sa jeunesse à étudier, il ne perdait pas son temps dans les discussions inutiles de grin. Il donnait des conseils aux plus jeunes que lui et il lui arrivait de donner des cours bénévoles à ceux qui le sollicitaient.
Il a fini brillamment tout comme mon frère Diola ses études à l'Ecole Normale Supérieure de Bamako. Un de ses promotionnaires m'a dit qu'il était un des rares à poser avec courtoisie et respect les questions les plus pertinentes aux Professeurs au point où il passait au près des esprits tordus comme un perturbateur.
Après l'ENSUP il décrocha avec la mention très honorable son Doctorat d'Etat en mathématiques appliquées, il est auteur de plusieurs publications et il m'a fait honneur de me dédicacer son dernier livre de mathématiques édité chez springer et il m'avait fait l'honneur de me le remettre dans ma modeste demeure à la FAST. Dialla fut un des premiers intervenants du TOKTEN à la FAST où il avait fait don de beaucoup de livres et des centaines de calculatrices scientifiques, il y anima beaucoup de seminaires en mathématiques;
Notre frère Dialla fut un militant du parti socialiste français où il défendait la cause de la diaspora africaine, à l'arrivée des socialistes au pouvoir l'UNESCO lui avait confié la conception et la direction d'un vaste projet d'un centre de calcul scientifique pour le tiers monde. C'est ce projet qui a crée ou renforcé l'enseignement et la recherche des sciences en Afrique. A travers ce projet beaucoup de Présidents de la génération de GMT ont eu à travailler avec lui.
Pour l'avènement de la démocratie et la lutte contre les tares de la troisième République nous devons beaucoup au Grand Guerrier du Mandé qu'était Dialla.
Dors en paix Grand Frère il faut plusieurs livres pour rentrer dans les détails de ta si riche vie où tu ne dormais pas plus de 5 heures sur 24 heures. Toutes mes condoléances à ton épouse qui avait fait l'Ecole fondamentale de N'Tomikorogou avec moi, à tes enfants, tes parents, alliés et amis; incha Allah des milliers de Dialla continueront ta lutte pour un Mali fort et unifié.
Cordialement.

Dr ASSADEK aboubacrine

J'lève mon verre...made in Mali.




J'lève mon verre à ceux qui croient plus en rien
A ceux qui chaque matin s'étirent dans le brouillard
Et piquent du nez dans un café noir
A ces homme rouge rubi
A ces derniers levers de Soleil qui n'ont pas de prix
Et c'parvis napé de groseilles
A ces femmes qui au réveil ne sentent rien sous leurs mains
Ces mômes armés de fusils en treillis qui ne pensent pas à demain
J'lève mon verre à ceux qui dorment sous des tôles par-ci par-là
Et à tous ces morts de luxe qui pourrissent dans des villas
J'lève mon verre à la naissance d'un gosse qui remplit une fosse
A ces crosses qui servent souvent de hochets
Ceux qui endossent la connerie de l'autre et se vautrent sans rechigner
Comme un pigeon résigné pleurant qu'il n'a pas fait exprès
A ces pères qui se crèvent le cul pour que leur fils deale du shit
Et ceux qui ne voient pas leur francs violer les vierges veines de leur fille
A toutes ces ville fantômes tachées de corbeaux
Oeuvre d'un crétin hors norme
Allez, j'lève mon verre à l'homme

J'lève mon verre à ceux qui oscillent sous cagnard blindé
Ceux qui croupissent à l'ombre coincés derrière une porte blindée
A ceux qui savent mais la ferme, ces vérités sans oxigène
Ces libertés bardées de chaînes et ce vent de folie qui se déchaîne
Ces pochtrons au comptoir, le regard, comme leurs jours, terne
Ces sourires en costume qui tuent pour remplir une citerne
Ceux qui ne voient pas la mort autrement qu'au combat
A celui qui croit qu'il s'en sortira, la chance sourit à ceux-là
A tous mes potes présents et à ceux déjà partis
A tous ceux qui n'ont pas voulu jouer par peur de perdre la partie
A ces sacrés souvenirs qu'on garde enfouis au fond de sa tête
Qu'on calme à coup de fummette chaque fois que le relent guette
Ces coeurs touchés, ces corps couchés, ces âmes fauchés
Comme un blé trop vert, maudit soit les moissons de la colère
Mon verre j'le lève aux rumeurs ennivrantes
Qui enroutent l'esprit d'un crétin hors norme
Allez j'lève mon verre à l'homme

A tous ces gouvernements pourris, à tous leurs suicidés
A tous ceux qui sourient bêtement, à toi qui jète les dés
Même si des fois certains s'écrient "ça y est, c'est décidé, cette fois je le fais"
J'lève mon verre à ceux qui n'ont pas le cul béni par les fées
A ceux qui se le bronze au soleil, qui font leur pays des merveilles
Et ceux dont le ciel est remplit d'un désir puissant de faire pareil
A toutes ces mères qui ne savent que trop bien, pour avoir veillé la veille
Que sur notre bonne vieille Terre rien n'est plus cher que l'oseille
A toutes ces balafres au sucre qu'une note salée laisse râler
La mère absence qui exulte n'est qu'une moitié sans rage
J'lève mon verre à ces poches trouées par les doigts
Et celles trouées par le poids des sous, ceux qui ont toujours eu le choix
A toutes ces pensées rances qui n'enfantent que dans la souffrance
A ces immenses crétins qui nous appellent la sous-France
A ceux qui relativisent bien, à ceux qui m'en veulent ouais
Que ceux-là réfléchissent et disent bien
J'lève mon verre à ces troncs tendres, en leurs écorces de pierre et
A ceux qui en prennent plein les dents et malgré tout les serrent
A ces sacs Vuiton pleins, à ces cartons par-terre
A ceux qui partent pour dejame, qui reviennent avec du verre
A ceux qui se croient au paradis et qui ont les poils qui crament abusés
Ce nectar de la vie que la mort c'est quidam vient m'en user
A ce bon vieux bitume d'où nait le flash qui nourrit ma plume et vos yeux
J'lève mon verre à l'homme
Au manque de neurones fils
Et faut pas que ça t'étonne
Mao.

mercredi 29 août 2012

RAPPORT DE SYNTHESE DE LA COALITION POUR LE MALI


RAPPORT DE SYNTHESE DE LA COALITION POUR LE MALI




Bamako, le 27 août 2012
Rappel :
Il y a 150 jours que les principales villes du nord du Mali sont tombées dans les mains de groupes armés.
 Il y a 150 jours que l’armée et l’administration se sont repliées, laissant les populations sans défense, à la merci de groupes dont certains,  notamment à Gao et Tombouctou,  se sont livrés à des actes de violences et de pillages,  à des exactions qui resteront à jamais gravés dans les mémoires.
Il y a 150 jours que les deux tiers du territoire national échappent au contrôle de l’Etat central.
Contexte :
Créée le 26 mai 2012 avec, entre autres, comme objectif de contribuer à la mobilisation des énergies de toute la Nation pour recouvrer l’intégrité du territoire national, la Coalition pour le Mali a envoyé des délégations dans les trois régions occupées, du 17 au 24 août 2012.
Les missions assignées aux délégations :

Témoigner de la solidarité de la Coalition avec les populations des territoires occupés,
Prendre contact avec les acteurs locaux.

Personnalités rencontrées :
Dans les trois capitales régionales, les émissaires de la Coalition ont rencontré deux catégories de personnes :
Les représentants des populations (notables, chefs religieux, élus, leaders de jeunes et de la société civile) qui animent la résistance intérieure dans le cadre des comités de crise ou de cadres de concertation,
Les dirigeants des forces qui occupent et contrôlent les régions du Nord.

Constatations :

Un fort besoin d’Etat :
Cinq mois après le retrait forcé de l’Etat,  de tous les services étatiques,  des ONG et des partenaires, il existe dans les régions occupées un fort besoin d’Etat. Les maîtres des lieux se rendent compte, eux-mêmes, qu’ils ne peuvent pas remplacer l’Etat. Chacun ressent l’impérieuse  nécessité de combler le vide créé et de satisfaire les besoins fondamentaux des populations (Santé, Education, approvisionnement en eau et électricité etc….),

Une forte disponibilité pour le dialogue :
Des échanges avec les principaux responsables d’Ançardine à Kidal et à Tombouctou, avec ceux  du MUJAO à Gao, il est ressorti que les voies du dialogue peuvent et doivent être explorées.
Il est apparu aux émissaires de la Coalition que Iyad Ag Ghali, Chef d’Ançardine, est un des principaux responsables des groupes armés au Nord et, à ce titre, un des principaux interlocuteurs pour toute négociation.
Vers un autre Mali ?
Autant les émissaires de la Coalition ont perçu à tous les niveaux un besoin irrépressible de la patrie malienne, autant ils ont perçu que les populations ne regrettent guère les préfets, les juges, les gendarmes, les policiers et tous ceux qui incarnent les services de l’Etat  tels que les affaires économiques, les impôts, les douanes, les eaux et forêts etc…
La Charia :
S’ils ne remettent pas en cause l’intégrité du territoire national, les interlocuteurs de la Coalition ne font aucun mystère de leur volonté d’instaurer et de faire respecter la « loi de Dieu,  la  Souna du Prophète »(PSL).
Les limites du territoire d’application de la charia varient d’une ville à l’autre : dans les strictes limites de la région à Kidal, sans limite territoriale (pour le MUJAO).
Le porte-parole d’Ançardine à Tombouctou a informé la délégation de la Coalition que son organisation a présenté des excuses à la population pour les exactions commises au nom de la charia. Il a informé nos émissaires que des sanctions avaient été prises à l’encontre des nouveaux membres d’Ançardine qui se sont rendus coupables d’abus.
ALQAEDA :
A aucun moment, dans aucune des capitales régionales, les représentants de la Coalition n’ont eu de contact avec Al Qaeda, même si notre délégation à Tombouctou a été  informée de la présence en ville des émirs Moctar Belmoktar et Abdelhamid. Abouzeïd.
Conclusion : Le chemin est désormais ouvert.
Il ressort de ces visites qu’il est non seulement possible d’aller dans les régions du Nord occupées, mais qu’il est aussi possible et souhaitable d’ouvrir, au plus vite, le dialogue avec les forces qui contrôlent cette partie du territoire national.
Sans attendre, l’Etat doit prendre le relais, en relation avec la société civile (celle qui, sur le terrain, oppose une résistance multiforme à l’occupation), et explorer toutes les possibilités de restaurer la stabilité et la paix, et mettre fin aux souffrances de notre peuple.
Celui-ci attend beaucoup de la solidarité des autres régions du pays, des autres composantes de la Nation. Il attend beaucoup de l’Etat pour restaurer l’intégrité du territoire et la dignité de la Nation.
Recommandations :

Conscients que le retour de l’Etat  au Nord n’est possible et viable que si la sécurité est restaurée, nous soumettons les recommandations ci-après :

Envoyer de nouvelles délégations dans les régions du Nord,
Poursuivre le dialogue ainsi entamé avec les acteurs locaux desdites régions,
Renforcer la société civile des régions occupées,
Prendre un rendez-vous ferme, en un lieu à convenir, avec Iyad Ag Ghaly pour entamer le dialogue, en vue du retour de l’Etat dans les régions du Nord,
Ouvrir, sans délai,  des discussions avec le MNLA,
Rencontrer les responsables des groupes de résistance et d’autodéfense,
Prendre contact avec les organisations humanitaires du Système des Nations Unies, les ONGs, afin d’organiser la reprise de leurs activités d’assistance dans les régions du Nord,
Etudier le retour des services techniques de base de l’Etat, dans le cadre d’un dialogue avec les maîtres des lieux et la société civile,
Prendre des dispositions appropriées pour la remise en état des équipements sociaux de base (eau, électricité, téléphone, services de santé),
Engager une réflexion profonde, impliquant les représentants de toute la Nation, en particulier ceux de toutes les communautés du Nord, sur les conditions du retour de la sécurité, de la stabilité, de la paix et de l’Administration dans les régions du Nord.

Annexe :

Liste des personnalités rencontrées :

Kidal,
Intalla Ag Attaher, Amenokcal des Kel Ifoghas,
Mohamed Ag Intalla, Député de Tin Essako,
Cheick Ag Aoussa, Responsable militaire d’Ançardine,
Alghabass Ag Intalla, député de Kidal, Ançardine,
Ahmada Ag Bibi,  député d’Abeibara, Ançardine
Yacouba Belco Maïga, Président de la communauté Songhoy à Kidal
Intahmadou Ag Albacher, élu à l’Assemblée Régionale
Ousmane Ag Abdollah, Maire de Tessalit

Gao,
Arougaya Ibrahim Touré, Chef de la Communauté Arma, membre du cadre de concertation,
Idrissa Anakokou Maïga, Imam de la mosquée Koweit,
Mohamed Ould Idriss, Président de l’Assemblée Régionale,
Babahamane Touré, Chef, Karabassane,
Abdramane Oumarou Maïga, élu communal, Soni Ali Ber,
Abdel Hakim, Chef MUJAO,
Abou El Walid, Chargé de communication du MUJAO,
Sidi Mohamed, (Almoustarat).
Personnalités rencontrées à Bamako à la veille de la mission
Ali Badi Maïga,
Mohamed Ould Matali,
Mohamed Baye.

Tombouctou,
Membres du Comité de Crise :
Halley Ousmane,
Diadié Hamadoun  Maiga,
Boubacar Toure,
Asoura Albadia,
Drawi Assekou Maiga,
Garba Maiga,
Alidji Marafa,
Ibrahim Ilasse Maiga,
Mahamane Alidji Touré,
Ibrahim Kalil Touré dit « L’enfant »,
Sekou kalil Djitteye,
Sane Chirfi Alpha,
Aboubacrine Cissé,
Mohamed Aklanagnak,
Yehia Tandina,
Alassane Bilal,
Sanda Ould Boumama, Porte-parole d’Ançardine,
Le bureau du Haut Conseil Islamique dirigé par Ben Essayouti, Imam de la grande mosquée (Djingareyber).



Composition des délégations de la Coalition pour le Mali
                         
Kidal

Homeny Belco Maïga,  Président de l’Assemblée Régionale de Kidal, secrétaire à l’action humanitaire de la Coalition ; chef de délégation,
Daouda Maïga,  Directeur de Programme Intégré de Développement Rural de la Région de Kidal PIDRK, secrétaire administratif adjoint de la Coalition,
Mahamane Lamine Hamidou Touré, Secrétaire aux Maliens de l’Extérieur de la Coalition.

Gao

Honorable Abdou A. Sidibé, Député élu à Gao, Chef de la  délégation,
Honorable Abdoul-Malick Diallo, Député élu à Ansongo,
Salerhoum T. Touré, Maire de Bara,
Aliou Ould Dahli, Notable d’Almoustarat (Bourem),
Pr Inamoud Ibny Yattara, Association  Solidarité pour  Ménaka, Coalition,
Mahamar Touré, Notable de Bamba.

Tombouctou

Mohamed Mahmoud El Oumrany, Chef de la délégation
Djibril Barry,
Abderahmane Wangara,
Sidi Mohamed Adjawiakoye,
Oumar Allaye Touré,
Ahmed Ag Amama.
Les personnalités suivantes se sont jointes à la délégation à Tombouctou

Taher Ould El Hadj,
Mohamed Youssouf Ould Elbechir,
Mohamed Aly Ould Ahmed,
Mohamed Lamine Ould Abdel Wadoud,
Cheick Baye,
Oumar Ag Intaha,
Mohamed  Aly Ould Elwali,
San Alpha Saloum Cissé,
Oumar Ould Mohamed.