mercredi 30 novembre 2011

Nord Mali : La politique sécuritaire d’ATT a atteint ses limites

Dans une tribune intitulée « Prolifération des mouvements de libération de l’Azawad : Est-ce le réveil des vieux démons », publiée le 25 octobre 2011 sur Maliweb, nous tirions sur la sonnette d’alarme au sujet du péril qui guette le Nord mali.  Mais à son temps, certains medias de la place avaient d’un revers de la main balayé nos appréhensions et nous ont accusés d’oiseau de malheur. Un mois après, les mêmes medias retournent leurs vestes, j’allais dire leurs plumes pour attirer l’attention des autorités sur les dangers d’une reprise de rébellion au Nord. Ces auto proclamés spécialistes du Nord ont-ils finalement perdu le nord ou ont-ils fait exprès pour hiberner l’opinion publique nationale ? En effet, L’un des journaux, Lafia révélateur qui, hier seulement écrivait que ni les mouvements indépendantistes ni les soldats libyens revenus au Mali ne constituent un danger pour le pays, se rétracte tout d’un coup. Le titre de sa parution du 23 novembre 2011 est plus qu’évocateur du virage à 180 degrés. : « Mouvements indépendantistes au nord Mali : Que doit faire l’Etat ? » La conclusion de l’article sonne comme un avertissement aux autorités incapables d’anticiper sur les événements : à savoir la collision entre les mouvements indépendantistes et les combattants de la guerre : « Les mouvements indépendantistes sont apparemment décidés à aller loin. Et c’est pourquoi l’Etat ne doit pas dormir aussi. Au moment où les responsables de ces mouvements sont connus, pourquoi l’Etat ne suit pas et contrôle toutes leurs actions ? Comment ces gens arrivent à faire des recrutements au Mali sans que l’Etat ne se rende compte et les en empêche ? Pourquoi ne pas circonscrire leur seule et unique base ? » Il faut admettre hélas qu’ATT et son gouvernement n’ont rien fait pour empêcher l’arrivée massive de combattants libyens sur le territoire malien. Tout au moins, ATT aurait du faire cantonner ces combattants, c'est-à-dire les désarmer. Gouverner c’est prévoir et le Général Président sait mieux que moi ce que l’art de la guerre enseigne en pareille situation. Comment comprendre que le général président, n’aie pas pu voir venir cette agression contre notre territoire, de soldats libyens d’origine malienne, alors que la guerre faisait rage et que Kadhafi, leur parrain avait déjà perdu tout espoir de conserver son pouvoir. Où étaient nos services de renseignements et que faisaient-ils pendant ce temps ? Ils sont pourtant toujours prompts à traquer ou mettre sur écoute de simples citoyens pacifistes. Des questions qui sonnent comme le glas d’une défaite annoncée, d’un abandon d’une partie du territoire. Quand on analyse tout ce qui se passe dans cette partie nord du Mali, on est en droit de se demander si l’Etat n’était pas absent depuis belle lurette. Depuis la signature du pacte national, l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays est mise à rude épreuve. L’incorrigible Bahanga et les multiples soubresauts de rébellion n’ont laissé aucun répit à des forces de sécurité et de défense sans défense. C’est la seule explication que le citoyen lambda que je suis, peut comprendre pour admettre l’inadmissible, c'est-à-dire la présence de combattants avec un arsenal de guerre sur le territoire malien. Et comme si cela ne suffisait pas, le Gouvernement d’ATT, dans une précipitation débilitante, envoie en guise de bienvenue ses supers ministres avec des sommes sonnantes et trébuchantes et des cadeaux auprès d’eux. Un gouvernement digne de ce nom réfléchirait par deux fois avant de dépenser l'argent des honnêtes citoyens contribuables maliens à des combattants armés qui, jusqu’à preuve de contraire, restent des militaires libyens déserteurs. Pendant qu’ATT supplie ces déserteurs de l’armée libyenne à accepter les cadeaux au nom de la République pour « services rendus », d’autres maliens rentrés de la même Libye sans armes et sans bagages végètent dans la nature quelque part dans l’anonymat total. «Celui qui détient l’arme, détient la vérité !» Le Gouvernement, sans se douter de rien, dans un amateurisme déconcertant, vient de poser un acte grave de conséquence que nos « héros de la guerre de la Libye » utilise à fond pour humilier davantage les autorités maliennes et le Mali tout entier. En effet, malgré toute la sollicitude et la générosité d’ATT et de son Gouvernement, nos braves soldats libyens du Mali refusent toujours de remettre leurs armes. Pourquoi devraient-ils le faire aussi naïvement et facilement? Eux qui sont en position de force pour négocier, ont certainement lu le génie chinois en stratégie militaire, Sun Tzu, qui écrivit, six ans avant Jésus Christ dans son classique « l’art de faire la guerre », je le cite « lorsque l’ennemi vous offre une opportunité, saisissez-en vite l’avantage ». Les mouvements indépendantistes, aussi ont bien compris cela et profitent de l’arrivée des combattants pour occuper le terrain laissé militairement. Pendant ce temps, au sommet de l’Etat, on continue de privilégier les réseaux occultes de négociateurs pour calmer la situation. On ne se préoccupe pas de savoir pourquoi les mêmes causes produisent les mêmes effets. N’est ce pas les mêmes négociateurs qui arpentent depuis toujours les hauteurs de Koulouba et de l’Adrar, pour soit disant ramener à la raison les frères égarés. Le résultat est toujours le même : On se distribue les contenus des mallettes de Koulouba, on accepte de rejoindre pour une énième fois les rangs de l’armée nationale qu’on a intégrée suite aux accords du pacte national ; c’est l’accalmie pour ATT qui peut s’occuper sereinement de ses logements sociaux et de ses amis les tout-petits ; puis tout d’un coup, rebelote... Ré-désertion... et reprise de pourparlers par l’intermédiaire des mêmes négociateurs. Ainsi va la vie dans la partie nord du pays de l’homme du 26 mars. Point besoin d’être dans les secrets de ces négociateurs pour comprendre leur stratagème contre l’Etat : se rendre incontournable pour négocier afin de préserver leurs propres intérêts : s’enrichir sur le dos de ceux avec qui et pour qui ils négocient et rester dans les grâces des pouvoirs successifs de Koulouba. Le cas le plus patent est celui d’Iyad Ag aghaly, l’homme par qui la rébellion de 1990 a débuté. Insaisissable, au centre de toutes les rebellions et de toutes les négociations, il sera encore là pour diriger des négociations avec comme toujours des mallettes remplies de provisions. Avec tout ce qui se tramerait au nord, c’est l’occasion idéale pour nos incontournables négociateurs du Nord » comme Iyag Ag aghaly et autres de reprendre du service. On imagine aisément que Koulouba ne désemplit plus ces derniers jours. Il faut parer au plus pressé, ensuite réfléchir. Toutes les ressources sont mises à profit. Des officiers supérieurs ressortissants du Nord et notabilités se bousculent au portillon de Koulouba pour apporter leur preuve d’allégeance et proposer leurs talents en matière de négociation. Avec la bénédiction du maitre des lieux, nos experts es sécurité occultes chargés de mallettes remplis de cadeaux alléchants se relayeront sur le terrain au point que les incessants va et vient des convois de véhicules tout terrain provoquent dans le désert des embouteillages entre Gao et Kidal. Dans cette cacophonie de marchés de dupes, chacun y va de son imagination. Nos honorables députés qui ont décidé d’aller parlementer sous les rochers de l’Adrar avec leurs « frères » en ont eu pour leur compte. Ils ont été éconduits par des propos d’une rare violence par « leurs freres » qui ont pourtant accepté d’empocher les millions de franc CFA et autres friandises qu’ATT s’était empressé de leur envoyer par ses Ministres. Nos braves parlementaires, le mot n’est point fort dans le cas présent, qui ont confondu leur palais de Bagadadji au temple des combattants n’avaient que leurs oreilles pour rapporter jusqu'à nous ce qu’ils ont entendu : « Nous n’avons rien à nous dire ! Nous sommes le peuple de l’Azawad, vous, vous êtes  le Mali. Nous sommes sur notre territoire, on n’a rien à vous dire. Vous êtes des parlementaires ? Ça c’est l’affaire du Mali. Nous, nous sommes chez nous terminé. Vous dites que nous devons écrire au Président de la République, Votre Président de la république n’est pas notre président." No comment ! Sinon que de faire l’amer constat qui saute aux yeux: l’autorité de l’Etat n’a jamais été aussi bafouée et malmenée. Des Représentants de la République à genoux devant des combattants d’une armée étrangère pour négocier quoi ? Allez savoir. Comment diantre les forces de défense maliennes ont –elle pu laisser entrer sur le territoire des combattants armés ? Incapacité d’anticipation ou insuffisance de moyens mis à leur disposition ? Ils, les chefs militaires se cloitrent dans leur mutisme légendaire pour protéger le secret - défense, mais eux, les soldats qu’on attrape comme des lapins parce que ne disposant pas de moyens suffisants et adéquats finiront par exiger de leurs chefs les moyens pour défendre le territoire national. Pourquoi ne le feraient-ils pas quand d’autres officiers parce que ressortissants du Nord peuvent rompre le sacro saint silence de la grande muette qu’est l’armée, au grand dam de leurs chefs hiérarchiques militaires. En effet, depuis un certain temps, ces officiers du Nord interviennent dans les medias pour expliquer leurs convictions patriotiques et leurs activités de sécurisation sur le terrain. Tous ces manquements sont permis et excusés par la chaine de commandement militaire pourvu que cela apporte un répit au General Président qui vit les pires moments de son dernier mandant. Du cargo air cocaïne, véritable thriller aux odeurs maliennes, en passant par la rocambolesque libération des otages français, au retour des combattants libyens au Mali, que d’incohérences et de tâtonnements dans la gestion sécuritaire du Nord Mali. L’énormité de l’étendue de la zone ne saurait à elle seule être une excuse pour nos autorités. Depuis longtemps, ce n’est un secret pour personne, l’Etat n’était plus présent dans cette partie du pays. La nature ayant horreur du vide, très vite les trafiquants de tous genres, Al-Qaïda et les jeunes désœuvrés ont pris le relais. Aucun nationalisme ne nous aveuglerait à ne pas croire finalement à ce label collé à notre image : «  Le Mali est le maillon faible dans la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo saharienne ». Des pays limitrophes comme la Mauritanie, le Niger, qui ne sont pas mieux lotis militairement que le Mali, traquent sans relâche des hommes armés sur leur territoire et même sur le notre ! La Mauritanie bombarde tout le temps des camps d’AQMI dans la commune d’Ouagadou au Mali.  Récemment, grâce à la vigilance des forces de sécurité nigériennes, auxquelles il faut rendre hommage, des combattants libyens qui se rendaient au Mali ont été neutralisés ? Les langues commencent à se délier au sein même de la majorité présidentielle d’ATT pour dénoncer et fustiger le laxisme du pouvoir. Le député Adema de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Saleh, s’en est vigoureusement pris à Koulouba dans un entretien accordé à jeune afrique.Com publié dans le journal, le républicain du 23 Novembre 2011. Il parle de « Une complicité en haut lieu avec les trafiquants de drogue et Aqmi ». Et comme pour compliquer une situation déjà confuse, nous apprenons la rocambolesque histoire d’un français accompagné par un député de la république, blessé à la sortie de Gao. Qui était, ce français ? Que faisait –il dans ce bled perdu du Nord ? Une zone pourtant fichée sur la liste des zones rouge de son pays la France ? Autant d’interrogations qui ne rassurent pas le citoyen lambda sur la capacité de l’Etat à garantir la sécurité des personnes et des biens. Et comme si cela ne suffisait pas à notre peine, les événements survenus en moins de deux jours d’intervalle à Hombori et Tombouctou, nous rappellent les tristes souvenirs du début de la rébellion de 1990. En effet, l’enlèvement de deux français à Hombori et de trois touristes étrangers à Tombouctou, en plein jour au nez et à la barbe de nos forces de sécurité impuissantes, plongent tout le Nord Mali dans la peur et le désarroi. Le risque est grand de voir de pauvres citoyens pris dans l’engrenage du climat d’insécurité, tout simplement à cause de leur appartenance ethnique. C’est pour éviter les amalgames que nos forces de sécurité et de défense doivent anticiper sur les événements et non faire le sapeur pompier. La tension risque de monter d’un cran les prochains jours dans les trois villes du Nord que sont Gao, Kidal et Tombouctou, où on compte plus les enlèvements de personnes et de leurs biens. L’autorité de l’Etat est dangereusement compromise là-bas au Nord mali. Terrible fin de règne pour l’homme du 26 mars. Pour le grand bâtisseur des Attbougous, routes et ponts, c’en est une. Le général Président a appris certainement de Sun Tzu, l’auteur de « l’art de faire la guerre » qu’il faut savoir saisir les occasions. Le General souhaiterait certainement calmer la situation, faute de n’avoir jamais cherché à la résoudre, le temps pour lui de remettre le « To kalaman» dans les mains de son successeur. Acculé et accusé de toutes parts, le soldat ATT, partisan du concept « Vaincre sans combattre », ne devrait-il pas enfin se rendre compte que sa politique sécuritaire a atteint ses limites ? La seule solution qui vaille est la fermeté dans toute sa rigueur. La fermeté dans la défense du territoire national en traitant les combattants armés qui refusent de déposer leurs armes comme des ennemis armés ; La fermeté dans le respect du règlement militaire pour tous les soldats, car il est grand temps de redonner à l’armée toutes ses lettres de noblesse. La loi militaire doit s’appliquer dans toute sa rigueur aux déserteurs de l’armée qui hélas continuent de faire des va et vient, au gré de leurs humeurs entre l’armée et les groupes rebelles. Et enfin, la fermeté dans toute sa rigueur pour protéger les populations civiles qui sont victimes des représailles de nos forces de sécurité à la place des vrais coupables.  Notre général n’a pas d’autres choix, il doit changer de stratégie, s’il veut tuer dans l’œuf, ce qui à n’en pas douter, ressemble à une énième rébellion sous son règne, car comme écrivait Honoré de Balzac « Un pouvoir impunément bravé touche à sa ruine » Port-Au Prince, le 28 Novembre 2011 Yachim Yacouba MAIGA

mardi 22 novembre 2011

A partir du 1er janvier 2012 1 euro= 1000 fcfa ?

C’est une information exclusive. Les pays membres de la zone CFA n’ont pas fini de souffrir. Cette fois, c’est le noir qu’ils vont commencer à broyer. Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans 40 jours, le FCFA sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro=655,59 FCFA, passera à 1 euro=1000FCFA. Selon un diplomate européen, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramne Ouattara a fait le tour de la sous-région la semaine dernière. Il a été mandaté, selon le diplomate, par le président français Nicolas Sarkozy. «En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou Nguesso que la mission a été confiée d’informer ses homologues de la CEMAC mais aussi des Comores», ajoute notre source. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin Bissau-guinéen. Comme on peut s’en douter, cette mesure de dévaluation du FCFA est venue de la grave crise que traverse en ce moment l’Europe de l’euro et que seule, l’Allemagne supporte à travers ses caisses. C’est donc la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui, selon nos sources, a demandé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, de mettre de l’ordre dans les ex-colonies françaises avant qu’il ne soit tard. Mais si l’on regarde bien le schéma, il ne s’agit pas, à travers cette mise en garde de Mme Merkel, de sauver les économies des pays de la zone FCFA. Il s’agit bien d’aider la France à éviter de sombrer, ce qui pourrait plomber la zone euro, l’Allemagne ne pouvant plus à elle seule financer les déficits de cette zone. Mais qu’est-ce que la dévaluation du FCFA peut bien apporter à la France au plan financier et budgétaire ? Beaucoup, beaucoup trop même. Au travers de la guerre militaire qu’elle a menée ouvertement en Côte d’Ivoire pour renverser Laurent Gbagbo, la France a réussi à mettre sous l’éteignoir, tous les nationalistes et autres souverainistes dont le fondement de la politique est de redonner à l’Afrique, toute sa dignité. Laquelle devrait lui permettre de diversifier ses relations commerciales et politiques avec le reste du monde et non plus seulement avec l’ancienne puissance coloniale. Le cas de la Côte d’Ivoire est édifiant à cet égard. Aujourd’hui, tout semble dire que les accords de 1961, lendemain des indépendances, ont été réveillés. Les sociétés françaises ont récupéré tous les marchés. Bouygues est présent partout et il ne serait pas surprenant que, pour acheter désormais sur le marché mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire passe forcément par l’Etat français. En d’autres termes, c’est en France que nous allons désormais acheter tout. Et comme tout cela se fait en devise (euro), nous allons dépenser beaucoup de CFA pour obtenir peu de produits. Ce qui arrangerait vraiment la France si l’on tient compte de l’ensemble des pays de la zone CFA qui vont acheter sur le marché français ou qui vont être obligés de faire transiter leurs marchandises par les ports et aéroports français. Si l’on ajoute à cela l’exploitation honteuse de nos ressources à laquelle se livre en toute impunité la France, on peut dire que le pari est gagné pour Paris de trouver les milliards d’euro qu’elle cherche partout pour combler son déficit. De l’avis d’un expert, les pays africains vont contribuer, avec cette mesure, pour 40% de leurs avoirs, au colmatage du déficit français. Comme en janvier 1994, lors de la première dévaluation, les pays africains qui font la manche recevront encore beaucoup d’argent des pays européens. Puisqu’il leur suffit de dégager 1 million d’euro pour que cela se transforme en 1milliard de FCFA. Parions ! Les hagiographes des différents palais présidentiels chanteront à l’unisson la fameuse chanson qui ne leur réussit pourtant pas : «Pluie de milliards !!!». Oubliant que cet argent est à rembourser non seulement avec des intérêts mais en devise. Conséquence, la dette des pays africains toujours sous la coupole de Paris va accroître de façon vertigineuse. Sacrifiant ainsi les futures générations africaines qui, une fois aux affaires, passeront le clair de leur temps à rembourser des dettes. Depuis que Ouattara est parvenu au pouvoir, les prix des produits alimentaires de première nécessité ne font qu’augmenter à la vitesse grand V. A partir du 1er janvier prochain, ça va être plus grave. La dévaluation ne peut nous servir que si nous exportons beaucoup. Tout le monde le sait. Tous les pays de l’espace francophone importent presque tout : produits manufacturés, riz, bois, poisson etc. A partir du mois de janvier 2012, c’est maintenant 1000 fcfa pour un euro. Au moment de servir le marché intérieur, les commerçants revendeurs devront tenir compte de cette nouvelle parité fixe. Les prix vont donc gonfler et ça va chauffer dans les marmites ! Le prix du carburant va suivre la flèche dans le sens verticale. Et on n’y pourra rien. Malheur aux pauvres populations africaines ! Abdoulaye Villard Sanogo

samedi 19 novembre 2011

"C'est normal, il faut le dire"...made in Mali!

C'est normal, il faut le dire...car il l'a lui même dit il y a exactement 20 ans de cela!!! C'est normal, il faut le dire...le Mali fait encore partie des huit pays dans le monde qui comptent plus d’un millions d'enfants qui ne vont toujours pas à l'école! Il y a en même temps chaque année des dizaines d'écoles, d'instituts et d'universités privées à la scolarité annuelle coûtant plus de 500'000 FCFA ! C’est normal, il faut le dire…il y a encore au Mali, plus de 500'000 femmes qui meurent en donnant la vie ! C’est normal il faut le dire…il y a encore dans notre beau et grand pays des dizaines de milliers de personnes qui meurent chaque année, faute de moyens financiers et faute de matériels et d’instruments médicaux disponibles au Point G et Gabriel Touré! C’est mormal, il faut le dire…dans les mines d’or de Kéniéba, plusieurs dizaines d’enfants font encore en 2011 partie intégrante de la force de travail. Ils lavent le précieux métal comme l’ont fait des générations avant eux! C’est normal…il faut le dire…sans défense, des milliers de jeunes Maliens employés dans les plantations ivoiriennes sont traités comme des esclaves. Les enfants retenus prisonniers sont maltraités et travaillent sans salaire. Deux mille, trois mille, cinq mille : personne ne sait exactement combien d'enfants maliens travaillent dans les plantations de café et de cacao ou les champs d'ignames de la région de Bouaflé à quelque 250 km au nord-ouest d'Abidjan. C’est normal, il faut le dire…car nul autre n’est sensé le dire avant nous et à notre propre place ! C’est donc normal, il faut le dire… C'est normal, il faut le dire...si vous n’allez pas voter en 2012, ne venez pas par la suite vous plaindre ! Vous ne pouvez pas faire taire votre devoir de citoyen, et reclamer par la suite votre droit politique! Vous ne pourrez pas vous plaindre de ne pas vous faire entendre ! Vous ne pourrez pas vous plaindre de plus de 100 partis politiques sans programmes politiques ! Vous ne pourrez pas vous plaindre de ceux qui vous dirigent et de la façon dont ils vous dirigent ! C’est normal, il faut le dire... Ce n'est pas parce qu'un c'est un droit que les jeunes maliens doivent aller voter en 2012, c'est surtout et avant tout parce que c'est un devoir de mémoire! Le devoir de rendre hommage à la mémoire de plus de 300 maliens qui ont sacrifié leurs vies pour que nous puissions nous exprimer et décider! Ce jour là, déposer un bulletin de vote dans une urne ne sera pas un simple acte citoyen ou politique, mais bien plus que cela, ce sera un acte d'amour, un geste de reconnaissance, le plus bel hommage que nous puissions rendre à tous ceux qui, il y a 20 ans de cela, ont versé de leur sang, ont sacrifié de leur chair, et ont donné de leur âme, pour que nous puissions jouir de ce privilège! C’est normal, il faut le dire…la grande majorité des maliens ignorant qui sont leurs députés et ce qu’ils font! C’est normal, il faut le dire… le Mali a dorénavant besoin de députés impliqués et conscieux, non ceux qui portent seulement les couleurs de leur pays sur leurs vêtements et qui défilent devant l’ORTM mais ceux qui portent surtout et avant tout le développement de leurs villes et de leurs villages qui manquent de presque tout! C’est normal, il faut le dire…la corruption est aujourd’hui à tous les niveaux de la société, du plus simple citoyen du pays au plus grands responsables de l’Etat ! Tout le monde corrompt et tout le monde est corrompu ! La corruption est aujourd’hui un système si établie, qu’il est quasi impossible de faire la différence entre les corrompus et les corrupteurs, entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux ! C’est normal, il faut le dire…ceux qui ont armes et crient à tout va et en tout temps à la rebellion au nord sont une minorité qui ne représentent pas la grande majorité ! C’est normal, il faut le dire…ils vivent de notre peur, de notre faiblesse politique et de notre incapacité militaire ! C’est normal, il faut le dire…ceux qui s’adonnent au commerce des narcotiques font plus de bien que de mal à ceux qui sont sensés sanctionnés ces traffics ! C’est normal, il faut le dire…à défaut de courage et de volonté, le nord est devenu au fil du temps le « far north » où drogues, armes et rebellions naissent et renaissent sans cesse dans le creuset de la peur et de la misère au bon vouloir et au bon désir de malhonnêtes marchands de drogues, d’armes et de rêves qui n’ont de maliens que la carte d’identité! C’est normal, il faut le dire…les impôts que nous payons à quoi servent-ils ? A construire les routes de nos quartiers ? A soigner les malades sans assurances ? A améliorer nos transports urbains et inter-urbains ? A rendre nos rues plus salubres ? A scolariser et fournir des manuels scolaires aux plus pauvres d’entre nous ? Que nenni !!! C’est normal, il faut le dire…à qui/quoi donc servent nos impôts ? C’est normal, il faut le dire…nous avons enfin la liberté d’expression, nous avons enfin le droit de choisir nos dirigeants, nous avons enfin le multipartisme, nous avons enfin le droit de grève, nous avons enfin aux médias audiovisuels, nous avons enfin la liberté ! Mais c’est normal, il faut le dire…nous n’avons toujours pas l’égalité des chances, nous n’avons toujours pas les mêmes droits, nous n’avons toujours pas tous des emplois, nous n’avons toujours pas également accès à tous les services sociaux de Kayes à Kidal et de Sikasso à Tombouctou ! C’est normal, il faut le dire…aux enseignants, aux élèves, au SNESUP et à l’AEEM! Vous n’êtes pas un moyen politique pour atteindre des fins toutes aussi politiques au bénéfice d’une minorité politique, vous êtes une force sociale pour atteindre des changements sociaux au benefice d’une majorité sociale. Le Mali ne se fera pas par le haut mais par le bas, il se fera par sa force sociale comme il s’est toujours fait! Il n’y aura JAMAIS, je dis bien JAMAIS, de Mali Ba sans Mali bas! Alors oubliez vos forums nationaux sur l’éducation, vos multiples réunions snydicales et associatives, vos conférences interminables sur tel ou tel sujet lié, vos milliers de rapports que personne ne lit, et enseignez et apprenez, et enseignez à apprendre, et apprennez à enseigner! C’est là où vous gagnerez et vous ferez “le Mali qui gagne”! C’est normal, il faut le dire…! C’est normal, il faut le dire…!!! MAO.

jeudi 17 novembre 2011

Réaction de la Mairie de la Commune 4 à l'excellent article de Sekou Kyassou DIALLO sur l'insalubrité de Bamako.

Réaction Votre article Bamako la belle l’insalubre interpelle le maire de la commune IV qui est sauf erreur de notre part le seul MAIRE candidat déclaré aux prochaines élections présidentielle de 2012. Votre papier aurait gagné en crédibilité si dans vos enquêtes vous avez approché les différents acteurs de l’assainissement tels que définis dans le cadre institutionnel qui se caractérise par la multiplicité des acteurs intervenant directement ou indirectement dans le domaine de l’assainissement. Le dispositif d’assainissement précise que les communes du District sont chargées d’acheminer les déchets ménagers vers les dépôts de transit. Ces déchets doivent être transportés de ces dépôts de transit vers une décharge finale sous l’égide de la mairie du District de Bamako qui dispose d’un service à cet effet (la direction des services urbains de voiries et d’assainissement DSUVA). Concernant la commune IV du District De Bamako, c’est au total 26 GIE formels repartis entre des zones qui ramassent les ordures. La commune IV ayant perçu très tôt que l’assainissement est au cœur du développement a entrepris plusieurs initiatives notamment : - L’élaboration d’un plan triennal sur l’assainissement. - la relecture des cahiers de charge entre la collectivité et les GIE ; - l’instauration des brigades de vigilances pour lutter contre les dépôts anarchiques ; - la sensibilisation des populations autour de la gestion des ordures ; - l’appui en carburant du district ; Il faut enfin noter que la collectivité est entrain d’acheter deux camions benne pour évacuer les ordures des dépôts de transit pour résoudre définitivement le problème de nos différents dépôts bien que cette tâche ne relève pas de sa responsabilité. AMADOU AYA CHARGE DE COMMUNICATION DE LA MAIRIE DE LA COMMUNE IV Tel 00 (223) 20 29 64 84 Cell 00 (223 ) 76 41 65 21

La révolution de mars 1991 ou quand au Mali, ventre plein n’a point de mémoire !

Sekou Kyassou Diallo Je ne vote pas l’ADEMA encore moins le PDES en 2012! La révolution de mars 1991 ou quand au Mali, ventre plein n’a point de mémoire !
Dans le journal « Le Matin du 17 novembre 2011, on peut lire la déclaration suivante de Malick Sène : « C’est le Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (Hcnls), Malick Sène qui l’a annoncé : « le Fonds mondial a enregistré directement 150 appels téléphoniques de Maliens pour se plaindre ». Son indignation était grande. Pour lui, au lieu que ces Maliens appellent directement le Fonds mondial à Genève, pour dénonciation, ils auraient dû plutôt contacter le Hcnls. « C’est vraiment frustrant que des personnes accusent et dénoncent la gestion d’une institution de leur propre pays à une institution étrangère. Je ne peux pas comprendre que des Maliens appellent (plus de 150 appels) directement le Fonds mondial, jusqu’à Genève, pour se plaindre et dénoncer la gestion du Hcnls, mettant du coup la crédibilité de leur propre Etat en jeu», a-t-il regretté. (Le Matin, du 17 nov. 2011). Evidemment, Malick Sène ne comprend pas que les Maliens téléphonent à une institution étrangère pour dénoncer la gestion faite dans leur propre pays. Mais ce que Malick Sène ne comprend pas, c’est que nous, Maliens, ne comprenons pas aussi qu’un pays comme le notre, qui vend des tonnes d’or annuellement et qui est classé troisième producteur en Afrique, aille quémander de l’argent dans les institutions étrangères pour soigner ses malades ; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que ces institutions étrangères donnent de l’argent au Mali pour soigner de pauvres malades et que cet argent soit détournée de la façon la plus ignoble pour construire des villas, se procurer des voitures luxueuses et prendre de nouvelles femmes ; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que nous dénonçons ces voleurs en longueur de journée au Mali sans que les coupables soient punis ; que c’est cette raison qui nous pousse alors à les dénoncer aux institutions étrangères qui donnent LEUR ARGENT à des malades et que certains Maliens n’ont pas honte de voler. Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que les autorités ne soient pas capables de maintenir la propreté élémentaire dans les villes maliennes, surtout à Bamako, de faire dégager des villes les ordures qui sont source de beaucoup de maladies infectieuses; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que le rapport du BVG ait épinglé les coupables et que ces derniers soient en liberté et ne répondent de rien comme si voler au Mali est inscrit dans notre Constitution ; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que l’école malienne soit cassée, que 70% des jeunes diplômés soient en chômage, que des Maliens meurent en mer pour tenter de rejoindre l’Europe, que les Maliens instruits préfèrent « l’immigration choisie » de Sarkozy, tandis que 338 milliards de francs (676 millions de dollars US) ont été détournés impuniment au Mali en quelques années ; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que la classe politique malienne (Koulouba, Assemblée nationale, gouvernement) ait tant déçu le peuple malien et que nous aspirons à un changement radical ; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas ce Mali du vol impuni, ce Mali du laisser-aller et du népotisme, que nous n’avons pas fait la révolution de mars 1991 pour voir ce que nous voyons actuellement dans notre pays. Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas qu’après tant de cas de vols signalés au Mali par les Maliens, aucune mesure n’ait été prise pour mettre fin à cette grande corruption et punir les coupables ; et qu’après tout cela, le discours qu’il tient ici nous convainc davantage de la nécessité d’un changement profond au Mali ; Malick Sène ne comprend pas cette majorité écrasante des Maliens qui croupissent dans la misère totale et dans les maladies de toute sorte, qui mangent à peine et qui n’ont autre espoir que dénoncer la gestion au niveau des institutions internationales. Ca, il ne le comprend pas car on ne pense pas de la même manière dans un palais que dans une chaumière ; Malick Sène ne comprend pas que nous, Maliens, ne comprenons pas que des fraudes électorales puissent se produire en 2012 quand nous voudrons choisir les hommes intègres que nous jugeons capables et dignes de diriger le Mali et de relever l’image tant ternie du pays ; Mais Malick Sène comprendra tout en avril 2012 : que nous, Maliens, sommes plus que jamais déterminés à dire AU REVOIR à beaucoup une fois pour de bon. Car nous avons marre de tout ce qui se passe au Mali. Car nous ne voyons aucune différence entre l’UDPM et l’ADEMA, et que le PDES nous fatigue par ses « show » réguliers. Malick Sène comprendra en 2012 que nous n’avons plus confiance à l’ADEMA, encore moins au PDES ; que nous ne voulons d’aucun dauphin à Koulouba. Ca, Malick Sène le comprendra bientôt en avril 2012. Wait and see !

mercredi 16 novembre 2011

Réaction du Front pour le NON à Monsieur Baby.

Cher Monsieur Baby (si toutefois ce nom n’est pas d’emprunt !), À votre style et à la hauteur de votre ton, aucun Malien engagé des belles années de lutte AEEM ne perdrait du temps à accorder une réaction à ce qui n’est rien d’autre que votre état d’âme ! Mais, puisque cet état d’âme est brodé de confusions de tout genre, d’affirmations sans argumentation et de propos presqu’injurieux, nous prenons la peine de nous réjouir de votre patriotisme et de votre intérêt appuyé pour la construction du Mali. Ainsi, à votre zèle, nous mesurons et louons les avancées de notre démocratie à travers notre Constitution en vigueur consacrant et exaltant la liberté individuelle et ses expressions, en ses articles : - 2 : « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l'origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l'opinion politique est prohibée. » - et 4 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'opinion, d'expression et de création dans le respect de la loi. » Dans ces conditions, pourquoi estimez-vous, Monsieur Baby, que cette liberté individuelle doit servir les uns davantage que les autres ? Depuis quand est-il interdit au Mali «… d’écrire ou d’organiser des manifestations pour dénoncer la situation » ? Situation, qui, au demeurant, semble tellement vous convenir (c’est votre droit indiscutable) qu’elle vous ôte toute aptitude à la retenue et à la distance ; mais passons, c’est le consensus ! En vertu de quel pouvoir, vous croyez-vous permis de qualifier de « … dangers publics, bandes d’apatrides, de démolisseurs … », ceux qui ne pensent pas comme vous et qui l’affirment à visage découvert, puisque vous les reconnaissez si aisément ? Et vous osez poser la question à un camarade de lutte : « Pourquoi vous ne faites pas comme les autres responsables de l’AEEM en acceptant un poste de conseiller à Koulouba ou dans un Ministère pour exploiter votre talent au service du bien ? » Mais, bon sang, c’est simplement parce que la conviction du camarade ne lui permet pas de muer comme ceux qui, à force de retournement de veste, n’ont plus que la peau sur leur gras ! Vous faites allusion furtive au FNC, mais vous feriez plutôt mieux de rapprocher les organisations en résistance à Bamako et ailleurs au Mali, pour vous informer et arrêter de fantasmer. Contactez, par exemple, le collectif « Touche pas à ma Constitution », entre autres, vous serez édifié s’il vous reste encore une possibilité de discernement. Enfin, cher Monsieur Baby, le Mali que nous avons mis en orbite à la suite de notre révolution populaire victorieuse du 26 mars 1991, ne se construit pas simplement en images compilées dans les publi-reportages et autres revues conjoncturelles. Nous aussi sommes les constructeurs de ce pays que nul, y compris ceux qui l’ouvrent béatement tout en commandant aux autres de la fermer, ne peut revendiquer l’exclusivité de la propriété ! Soyez donc rassurez, cher compatriote, que nous ne prétendons pas nous approprier votre part de liberté et d’actions (si vous saviez en faire autres que des images), mais souffrez que nous exprimions les nôtres pleinement d’où que nous nous trouvons, n’en déplaise aux amuseurs de la galerie ! Bien fraternelles salutations. -- ---------------------- " Le Mali ou rien : Nous avons choisi ! "

dimanche 13 novembre 2011

« L’ETAT NATION » D’EL HADJI AMADOU TOUMANI TOURE (ATT) !

En juin dernier, l’un des abonnés à l’applaudimètre d’ATT, nous expliquait dans un brillant exposé que le Mali est un « État Nation », dans lequel il n’y avait pas de place à la pacification. Que ce mot était une marque déposée du bataillon des râleurs, des ronchons et des contestataires. Que son usage était le fait des va-en-guerres et relèverait de la politique politicienne. Mais il y a toujours dans la vie d’une nation comme dans celle d’un homme, un moment où tombe le dernier voile pour laisser crûment apparaitre la vérité. Cette fois, nous sommes au bout du bout ! Les crises inextricables dans lesquelles s’enfonce notre pays, quoi qu’on en dise sont autant de signaux d’urgence qu’il n’est plus possible d’ignorer. Après tant d’années passées à procrastiner, à victimiser et à se payer de mots. Après tant d’échappatoires et de solutions illusoires, de rapetassages et de ravaudages, d’atermoiements, d’hésitations, d’aveuglement volontaire et de surdité collective, il va falloir se résoudre à voir la réalité. Difficile de faire autrement : elle nous a rattrapés. La situation terrible, ne nous racontons pas d’histoire, place les responsables politiques actuels comme ceux qui ambitionnent de le devenir devant une responsabilité historique. Le gouvernement ne pourra plus se contenter indéfiniment de faire courir à notre « État Nation » le risque de composer avec l’incertitude c'est-à-dire les incertitudes qui influencent la vie quotidienne des maliens. Cette situation intenable que « l’homme de la grandeur du Mali et du bonheur des maliens » a en érigé en mode de gouvernement, en lieu et place d’une politique de leadership et de bonne gouvernance. Aujourd’hui il n’y a pas d’autres chemins que d’en finir avec cette dérive pathologique, l’ «État Nation » doit se ressaisir et se relever. Ce qui est paradoxale chez notre classicisme Général cinq étoiles, c’est qu’il a l’expérience nécessaire, la lucidité et le caractère, mais il n’a pas le courage et la capacité de décision pour faire face à la situation. Tout commence chez lui en légende et fini en chansons de gestes. Il n’a jamais su appliquer la « théorie de la contingence » qui est la satisfaction des exigences de l’environnement. Or, aujourd’hui l’évolution des circonstances exige différentes sortes d’actions et de réactions, la souplesse, la capacité d’entreprendre des mesures concrètes deviennent plus importantes que la stricte efficience. Il devient plus important de faire ce qui doit être fait en temps opportun et de façon « convenable » que de bien faire ce qui ne devrait pas être fait, ou de faire trop tard ce qui doit l’être. En effet, sur le plan de la sécurité, en mars dernier le Front Pour le Refus(FPR) avait attiré l’attention de nos autorités dans sa motion adressée au Président de la république, afin qu’elles anticipent la gestion du retour des combattants Touaregs de la Libye dans notre pays. Mais comme toujours le « Généralat » s’est laissé dépasser par les évènements, en laissant des hommes armés pénétrés sur notre territoire tout en les offrant gîtes et couverts. Comme d’habitude ils ont appliqué leur politique d’évitement et d’ajournement des problèmes, mais cela n’est pas surprenant comme disait Jacques Chirac : « les Généraux c’est comme de la porcelaine chinoise, ils aiment les honneurs et les décorations, mais ne résistent pas à l’épreuve du feu ». Si aujourd’hui à cause de l’inaction et de la passivité, certains d’entre eux demandent l’indépendance des régions Nord du pays, c’est parce que nos responsables se sont laissés prendre à des pièges de leur propre fabrication. D’abord ATT s’est laissé prendre au piège du succès de ses médiations antérieures (négociation et libération d’otages) et n’a fait qu’appliquer « la théorie des phénomènes transitionnels et des espaces d’illusions » en se fermant à toutes autres solutions. Ensuite le « Généralat » et ses conseillers se sont laissés piégés par l’effet de groupe, ce qui est le fait d’acquérir sans s’en rendre compte les mêmes illusions et normes de fonctionnement en un mot la perte de l’esprit critique. Les conseillers d’ATT à cause de son charisme et son sentiment d’invulnérabilité ont mis en marche toutes sortes de processus d’auto-affirmation qui les a menés à une pensée commune, dénuée de sens critique. Pour ma part, je ne vois pas d’inconvénients que nos frères du Nord manifestent de façon pacifique pour exprimer leur opinion et leurs revendications, car nous sommes en République. Et la République étant la chose de tous se doit de reposer sur la raison, et la raison c’est l’ordre. Oui la République c’est la liberté mais aussi la participation de tous aux efforts de développements. Qu’ils sachent que nous les Sudistes « y’en a marre » de leurs manipulations, de leurs chantages et de leurs caprices. Que tout le Mali est pareil de Kayes à Kidal en ce qui concerne les problèmes de survies et de développements, mais que chaque région essaye de « Sachons raison garder » ! Pour ne pas créer l’Armée de Libération de BANICO ou de KAYES, afin de maintenir et de préserver la cohésion, la quiétude et la stabilité de notre pays, indispensables à tout développement. Je trouve même très bien qu’il manifeste de façon pacifique car cela va à l’encontre de cette tendance à la léthargie, au refus de l’innovation, à l’obéissance apathique et autres états pathologiques. Elle va créer une atmosphère où l’état d’alerte sera constant et où il sera dangereux de considérer la situation comme allant de soi. De plus elle encouragera des formes d’auto-évaluation défiant la sagesse conventionnelle et les solutions utilisées qui consistent à faire taire les responsables de ceux qui posent les problèmes avec des sacs remplis d’argent sans pour autant régler les problèmes. C’est douloureux mais c’est bénéfique pour tout le monde. Sur le plan politique, la démocratie, c’est notre trésor ceux qui ne l’ont pas se battent pour l’avoir, et ceux qui l’ont la regardent avec désinvolture. Malgré la fixation des différentes dates de nos élections, l’incertitude règne quant à la volonté réelle du gouvernement d’organiser des élections transparentes et crédibles. Tout a commencé avec le décret PRM 2011/569 du 12/09 portant nominations des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). L’opposition parlementaire ayant introduit une requête le 27 septembre 2011, auprès de la Section Administrative de la Cour Suprême aux fins d’annuler ledit décret. Mais elle s’est vu déniée son droit d’être reconnue comme l’unique et la seule représentante légale et légitime de l’opposition au sein de la CENI par le Président de ladite Cour. Monsieur, HAMANE DJIBRIL GOURO, le Yao André malien ….a traité le dossier avec une légèreté déconcertante qui nous a laissé sans voix. Ce haut Magistrat de la République est apparu comme un homme téléguidé, et peu fiable ne métrisant pas du tout son dossier. Quant au comportement du commissaire du gouvernement cela relève de l’indicible, de l’arrogance et du mépris tout court. En plus de ce déni de justice, la goutte d’eau qui fait déborder le vase c’est le couplage du premier tour des élections présidentielles avec le référendum constitutionnel, deux scrutins universels de haute portée et d’enjeux réels pour l’avenir, le devenir et la stabilité de notre pays. A ma connaissance de toute l’histoire démocratique c’est la première fois dans le monde que cela se fasse, en plus sans que cela ne soit d’une nécessité absolue. Sauf l’idée que les propositions de changement doivent être faisables et réalistes réduit inévitablement le changement à des simples modifications du statu-quo. Aujourd’hui, ATT et ses abonnés à l’applaudimètre veulent nous faire avaler la pilule par l’interlude de formalité électorale et d’élections préfabriquées. Qu’ils sachent que les révolutions partent des petites causes mais naissent des grandes. Or, actuellement tous les éléments sont réunis pour faire un grand cocktail Molotov à cause de l’injustice de la justice, de la corruption et du népotisme. Qu’ils sachent aussi que les hommes ont en principe une influence et une possibilité de choix importants sur ce que peut être leur monde. Sans dramatisation excessive, à cause de la négligence coupable, pour paraphraser Winston Churchill ils nous offrent en termes de perspectives que sang, labeur, larmes et sueur. Cette situation nous n’avons pas voulu, mais nous ne saurions désormais y échapper, car ATT a fait de la situation de notre pays un jeu à somme nulle au terme duquel il n’y aura que des gagnants et des perdants, or dans une nation tout le monde doit gagner. Maintenant il nous faut des réponses claires et rassurantes en lieu et place de la censure, des communiqués laconiques et de la dissimulation. Nous osons espérer que le rônier de Koulouba en devenant EL HADJI AMADOU TOUMANI TOURE(ATT) s’est complètement métamorphosé pour devenir réellement « Homme de la grandeur du Mali et du bonheur des maliens ». Mr Mariko Bakary.

mercredi 9 novembre 2011

Soyons indignés par......

Chers amis , chers frères et soeurs de sang, chers frères et soeurs de lutte, chers combattants de haute lutte, derniers amis fidèles, soyons simplement indignés, indignés pour refuser, indignés pour agir, indignés pour changer les choses. Soyons indignés par le sort réservé , aux Jeunes qui, après un brillant parcours scolaire et universitaire obtiennent un diplôme pour le chômage, pour l’illusion. Soyons indignés par l’absence chronique de repères pour les Jeunes en quête de visibilité. Soyons indignés par tant de milliards dépensés sans vision et donc sans résultat pour l’avenir des Jeunes. Soyons indignés par ces réformes trop coûteuses et peu voire pas efficaces. Soyons indignés par le sort réservé à nos enseignants qui, après avoir formé les Présidents de la République, les Ministres, les Députés, les Cadres, les Riches, etc., doivent vivre dans la misère, l’ignorance, le mépris. Voilà un métier sans lequel aucun de nous ne serait ce qu’il est, et pourtant ce métier essuie tant d’ingratitudes qui transforment l’enseignant en revendicateur chronique, permanent et durable ; soyons indignés par cette injustice. Soyons indignés par la situation des Journalistes qui veillent sur nos libertés, qui risquent leur vie pour nous informer mais qui doivent vendre leur âme au Diable pour manger, pour vivre. Soyons indignés par la situation de ces journalistes devant se contenter des per-diem de Mille (1.000) Francs CFA pour vivre. Soyons indignés à la vue de cette profession piétinée, ignorée, dénigrée ; soyons indignés. Soyons indignés par la situation de stagnation dans nos entreprises, par la dégradation des relations humaines dans les entreprises ; soyons indignés par le calvaire des chefs d’entreprise qui souffrent faute de ressources humaines qualifiées, soyons indignés par le calvaire des employés qui souffrent de mépris, d’incompréhensions ; soyons indignés par l’hégémonie de la théorie sur la pratique au coeur des entreprises. Soyons indignés par l’absence de ressources suffisantes pour payer et bien payer les ressources humaines, soyons indignés par tant d’opportunités et de potentiels inexplorés, inexploités. Soyons indignés par la mal-gouvernance de nos dirigeants dans le temps et dans l’espace, offrant un boulevard à l’impérialisme glouton des occidentaux. Soyons indignés par l’entourage peu qualifié de nos dirigeants, soyons indignés par l’amateurisme au sommet de l’Etat. Soyons indignés par l’absence chronique de leaders visionnaires Soyons indignés par les dégâts de l’ignorance dans les couples, dans les relations parents-enfants, soyons indignés par le règne de l’ignorance avec ses conséquences dévastatrices. Soyons indignés par les concepts humiliants développés par les Autres pour garder les Uns dans l’esclavage. Soyons indignés par le mépris des Autres pour les Uns. Soyons indignés par notre situation personnelle et communautaire, soyons indignés par nos revenus, soyons indignés par le regard des autres sur nous. Chers amis , chers frères et soeurs de sang, chers frères et soeurs de lutte, chers combattants de haute lutte, derniers amis fidèles, soyons simplement indignés par le sort de notre continent, berceau de l’humanité. Oui, soyons indignés et levons-nous pour le changement, pour agir, hic et nunc pour une Afrique qui gagne la coupe du monde du développement, de la paix, du plein-emploi, du savoir, du bonheur, de la réussite, de l’unité, etc. Levons-nous ensemble pour vaincre la division, vaincre la jalousie, vaincre la mesquinerie, les coups-bas ; levons-nous ensemble pour bâtir l’interdépendance, le partenariat, etc. B. SAMAKE.

mardi 8 novembre 2011

Faut-il avoir peur de l'avenir ? ou simplement avoir peur de ne pas avoir d'avenir ?

Mes cher(e)s ami(e)s, Tous mes voeux pour la fête de l'Aïd el Kébir. Cher(e)s ami(e)s,
Il fut un moment où les humains pensaient à la fin totale des conflits dans le monde, mais très rapidement, les humains se sont rendus compte que désormais, le monde sera fait d'incertitudes. L'homme politique a été très rapidement dépassé, car aucune prévision n'est valable, et donc les crises se sont enchainée. La plus grande erreur de l'humanité a sans doute été de cacher la VERITE pendant les crises, car quoique l'on fasse la vérité finit par réssurgir. Dans notre pays le Mali, le MENSONGE a prit une telle proportion, que dire la VERITE est devenu un crime. Bon nombre de cadres compétents et dignes en ont fait les frais. Que celles et ceux qui veulent être PRESIDENT, commencent par dire la VERITE sur eux même, sur les comptes de l'Etat et sur les échecs du gouvernement sortant, sauf s'il n'y a pas eu d'échecs. L'avenir qui me fait peur c'est celui de voir la génération future sans avenir. Une génération qui sera condamnée à vivre dans un pays soumis, à cause des dettes de l'Etat, une génération qui ne pourra pas vivre en sécurité à cause des mauvavais choix et enfin une génération qui sera désorientée à cause du manque de planification pour l'avenir. Dire que l'heure n'est pas grave au Mali est faux, la promotion des divertissements à travers des émissions de télévision peu éducatives, contribuent à masquer la dure réalité, celle de la souffrance des maliens. Chacun a sa VERITE concernant le Mali, mais personne ne peux dire que les maliens ne souffrent pas, cette souffrance est le résultat de mauvais choix. Le buget du Président actuel est progressivement passé de 11 à 25 puis 37 milliards, la plupart des ministres disposent d'un fond spécial mensuel (environ 38 millions pour le Premier Ministre et 25 millions pour le Président de l'Assemblée Nationale). Ce fond n'est pas le salaire, et ce n'est pas une prime, c'est simplement un fond destiné au gaspillage. Hèrè tè dogo farikolo la, signe extérieur de richesse, une richesse insolente et arrogante, la plupart de nos gouvernants exposent sans aucune gêne cette richesse. Les gouvernants font couler l'argent à flot, les conditions de vie des "excellences" changent, mais celles des citoyens se dégradent. Jacques Chirac disait: "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" Monde est en crise, à l'heure où la solidarité doit s'exprimer, les gouvernants ont décidé simplement de tourner le dos à la solidarité. Aucun prétendant ne parle de rupture avec le système actuel et pourtant chacun sait que la politique c'est d'abord le courage. Nous avons l'obligation de construire un autre Mali, un Mali complètement transformé. Un Mali qui fera le bon choix, un Mali qui sera respecté et respectable. Les prétendants doivent obligatoirement se prononcer sur la réduction des dépenses de l'Etat et l'affectation des recettes vers les investissements et les salaires. La question de la peine de mort doit être réglée, l'Etat malien aurait dû construire au minimum deux grandes prisons de haute sécurité. Sans prison, les criminels, les pédophiles et autres délinquants sont en liberté et ils croisent souvent les chemin de leurs victimes. Le statut du Chef de l'Etat doit être reformé, il doit redevenir un citoyen normal un an après son départ du pouvoir, avec la perte de l'immunité, il doit aussi s'abstenir de faire de la politique partisane pendant l'exercice de son pouvoir. L'engagement à soutenir l'égalité parfaite entre tous les maliens doit être exprimé. La protection de nos espaces écologiques vitaux qoit être une réalité. Aucune personne ne doit acceder au pouvoir sans ce prononcer sur des sujets vitaux, les discours sont creux, sans fond et sans perspectives. Les quelques propositions qui existent sont inspirées des propositions du gouvernement sortant. Mais la continuité ne nous arrange pas pas, s'il s'agit de continuité mieux vaux laisser le Président ATT en place et faire l'économie des élections. Les candidats doivent s'adresser au peuple du Mali et dire au peuple leur plan pour un avenir meilleur pour le Mali. Je voudrai une éducation par la justice, je ne connais pas un seul homme sur terre, qui quand les conditions le permettent, ne profite pas d'une situation de bien-être. L'homme oublie vite et tout homme est vulnérable surtout devant l'argent. Tout le monde parle de corruption mais tout le monde a été corrompu de manière directe ou indirecte car tout ce qui dépasse le simple salaire et les primes officielles peut être considéré comme une chose qui sert à corrompre. Celles et ceux qui vivent avec simplement leur salaires sont des personnes qui n'ont pas d'autres choix, sinon chacun rêve de belles villas, des belles voitures etc... Dons la seule solution c'est une JUSTICE forte indépendante du pouvoir central ! Sinon personne n'est incorruptible. Dans certains cas le silence est corruption. Sans force supérieure, l'homme a du mal à se fixer des limites. Transmettons ! B.S TRAORE.

Sambé, sambé!!!!

La fête de tabaski vient de s'achever. En cette circonstance particulièrement “heureuse”, permettez-moi d’adresser à chacune et à chacun de vous, mes vœux les meilleurs. Sambé, sambé à tous ceux qui ont donné de leur vie dans le Nord-Mali! Tous ceux, civils et militaires, qui ont combattu les trafiquants de tous genres, les preneurs d’otages, et sont morts pour que nous puissions vivre…en paix! Que vous soyez encore dans nos mémoires et que votre sang ne se soit pas coulé pour rien! Sambé, sambé aux otages enlevés le 16 septembre 2010 sur le site d’Arlit et encore retenus sur nos terres dans la région de Kidal! Nous pensons à vous et vos familles! Que cette tabaski soit une fête de liberté pour vous! Sambé, sambé à tous ceux qui se sont encore réveillés le matin de cette fête sans emploi, sans assurance-maladie, sans salaire, sans famille, sans…avenir! Que cette tabaski vous apporte de l'emploi, la santé, le succès et le bonheur pour vous! Sambé, sambé à tous les élèves et étudiants, et à tous les enseignants! Nos meilleurs voeux de réussite, de succès, d’études, de non-grèves, de non-AG! Que l'après tabaski soit studieux et diplomant pour les élèves et étudiants, et professionnelle et responsable pour les enseignants! Au fait, en quelle année “scolaire et universitaire” sommes-nous en ce mois de novembre 2011? En 2009? En 2010? En 2009? ☺ Sambé, sambé à tous ceux qui dirigent notre avenir commun avec honnêteté et patriotisme, et à tous ceux qui pillent encore les caisses de l’Etat, ces rats du Trésor Public qui détournent les petits sous des pauvres contribuables! Auriez-vous vous aussi du mal à joindre les deux bouts?! Sambé, sambé à toutes les entreprises étrangères qui font du fric sur notre dos, nous jetant quelques miettes à leur bon vouloir! Bonne fête de tabaski à Malybia et à MaliOrange! Sambé, sambé à tous ceux qui y croient, qui se battent dignement au jour le jour, à tous ceux qui ont encore foi en ce grand pays, à sa capacité à se surpasser, à tous ceux qui ont des dizaines de projets sans un rond pour le réaliser et à tous ceux qui n’ont aucun projet mais des millions à ne pas savoir quoi en faire! Sambé, sambé à ces familles de Niamakoro et à celles de l’Hippodrome! Sambé, sambé aux campements perdus sur les dunes de Taoudenni vivant à 50kms du puits le plus proche et aux villas avec piscine et jardin au bord du fleuve à Bamako! Sambé, sambé aux apprentis de dourounis camés 24/24 avec de la colle forte pour gagner quelques centaines de francs CFA et à tous ceux qui passent leurs études secondaires et supérieures à Montréal, Paris, New York et Harvard! Sambé, sambé aux 52 qui triment jour et nuit pour un salaire de misère et aux femmes bourrées de fric qui les considèrent à peine! Sambé, sambé aux jeunes qui se lèvent tôt le matin pour tenter de changer leur vie et à ceux qui préfèrent glander toute la journée devant leur porte autour d’un thé et de quelques cacahouètes! Sambé, sambé à ceux qui roulent en dourouni coincés entre 17 personnes transpirant à fond la caisse et à ceux qui roulent dans leur 4X4 climatisés avec la stéréo à fond! Sambé, sambé à ceux qui tentent de se faire soigner dans les hopitaux publics à Gabriel Touré et au Point G et ceux qui se font soigner à la clinique Pasteur! Sambé, sambé!! Sambé, sambé à toutes et à tous! tabaski 2012? Encore meilleure? ou plus "stone", comme disait une vieille chanson des années 1980! Quoiqu’il en soit …encore une fois Sambé, sambé où que vous soyez, quoique que vous soyez, quoique vous ayez, et quoique vous pensiez et….Allah ka san were yira an bè la! ;-) Sambé, sambé ASSADEK Aboubacrine.…

lundi 7 novembre 2011

MAIS QUI A TUÉ SAMBALA ?

MAIS QUI A TUÉ SAMBALA ? A la veille des élections municipales, la commune rurale de Niobougou sombre dans un drame : les disparitions d'enfants deviennent monnaie courante. Les jumeaux Oumou et Modibo sont recherchés activement. Quelques jours plus tard, Sambala, maire de cette même localité, est retrouvé pendu au milieu d'un champ de mil. Cette succession de drames crée une véritable psychose dans le pays. L'auteur nous entraîne ici dans une enquête à l'africaine. C'est une histoire qui soulève avec humour et talent les problèmes qui gangrènent et rongent le Mali contemporain à la veille de chaque élection.

samedi 5 novembre 2011

Tensions au Nord du Mali. Tous les Touareg sont-ils des rebelles ? (Deuxième partie)

Sekou Kyassou Diallo Tensions au Nord du Mali. Tous les Touareg sont-ils des rebelles ? (Deuxième partie)
Les causes de la crise sont triples. La première est qu’il existe bien une partie de la population targuie qui s’estime blanche et qui se sent frustrée d’être dirigée par des Noirs. Ceux-ci sont des aventuriers purs et simples qui semblent nostalgiques d’un passé révolu. Que diront alors les Américains ? Au moment ou ce pays qui était des plus esclavagistes accepte d’être dirigé par un Noir, ces groupuscules touareg, il reste à savoir s’ils le sont réellement, risquent de se discréditer eux-mêmes aux yeux du monde qui les taxerait de racistes pour finir enfin par les classer sur la liste noire des organisations terroristes à traquer et à combattre. Certainement, Ils auront ainsi donc l’effet contraire de ce qu’ils souhaitent. Le Mali ne connaît pas ce problème comme en Mauritanie ou les Noirs sont sujets à la discrimination. Il y a des Touareg intègres et aussi patriotes que tous les autres, pour lesquels, sans doute, les Maliens voteraient. L’important, c’est l’homme qui fera notre Mali et non sa couleur. Mais ces opportunistes, qu’on rencontre d’ailleurs chez les autres ethnies maliennes, jettent la méfiance sur toute une population éprise de paix, de justice, de progrès et dont les revendications sont des plus nobles ! Cette population n’est pas composée que de Touareg ! Et pourquoi ce sont eux qu’on indexe tout le temps ? Les Touareg aux bonnes intentions seraient tentés de baisser les bras pour la cause du Mali. A quoi bon de se fatiguer si malgré tout, on est taxé de tous les maux ? La deuxième cause est la majorité écrasante, comme partout au Mali, qui aspire à des conditions de vie meilleures. C’est un droit légitime de tout citoyen de se les souhaiter. Quand votre enfant meurt de faim tandis que celui de l’autre séjourne dans de belles villas construites évidemment avec de l’argent volé au peuple, cela ne peut laisser indifférent aucun parent. Des questions se posent sans que des réponses claires puissent être trouvées. Le sentiment d’être trahi ou abandonné gagne peu a peu. Certains malhonnêtes qui reçoivent des fonds du gouvernement malien et n’en font pas bénéficier les couches sociales concernées, se livrent à la propagande. Ils utilisent cette grande misère à leur fin en poussant de pauvres gens à la révolte sous le couvert de l’Azawad en vue de gagner encore plus d’argent. Alors, une répartition équitable des revenues perçues sur les richesses nationales s’impose d’ores et déjà. Laisser un groupe restreint s’accaparer de tous les biens conduirait le pays dans l’impasse d’où il sortira difficilement. Je doute qu’un Targui aisé, tout comme n’importe qui, suive des rebelles qui préconisent la voie de la destruction. La dernière cause est qu’à la place de l’amorcement d’un développement réel de la zone, les mafieux de Bamako hissés quelque part au sommet l’ont transformée en un lieu de grand banditisme: Le trafic des drogues et des armes y bat son plein. « Air Cocaïne », Français enlevés au Niger et séquestrés dans le désert malien en vue d’obtenir une rançon, des courtiers occultes qui font la navette en se faisant passer pour des négociateurs ; beaucoup tirent profit de cette situation sombre, de l’incapacité ou du manque de volonté de Bamako à vouloir y mettre de l’ordre. Résultat : chute de l’effectif des touristes, source de gains pour les populations et, partant, la hausse du mécontentement général dans la zone. De quel développement, de quels investissements parler dans une région qui n’est pas sécurisée ? Des rares fois, l’armée mauritanienne s’y aventure pour dénicher des bandits recherchés pendant que certains de nos militaires, après s’être bien bourrés, oublient leurs bérets dans les bars chinois de Bamako! Que voulez-vous ? Le fond du problème n’est ni le nord ou le sud, ni l’est ou l’ouest encore moins le centre du Mali. Ce ne sont ni les Touaregs, ni les Songhoïs, ni les Arabes. C’est plutôt le grand vol aux ampleurs effrayantes dans notre pays, de l’argent qui aurait pu être destiné à résoudre des problèmes sociaux et à faire baisser la tension qui monte. C’est la « légalisation » de l’impunité et du laisser- faire que le Mali n’a jamais connu sous aucun autre régime. Malgré les grandes réalisations faites çà et là, la croissance économique maintenue déjà des années durant, la pauvreté n’a pas reculé. Au contraire, l’inégalité est devenue criante et l’injustice est partout au quotidien du citoyen lambda. 70% des jeunes diplômés sont au chômage. Pourquoi s’étonner alors que l’extrémisme progresse au Mali ? Les rebelles savent toujours manipuler la masse misérable. C’est dire que construire un pont est bien, mais on ne vit pas que de briques! Des personnes occultes souhaiteraient l’embrasement du Nord malien, ce qui permettrait constitutionnellement un report des élections et un prolongement du mandat d’ATT. Apparemment, mars 1991 n’a rien appris à d’autres. La situation actuelle rappelle à plus d’un niveau celle qui prévalait à l’époque. S’il s’avère qu’un tel souhait est formulé dans certains milieux, nous aurions donc le témoignage que certains individus seraient prêts à tirer un grand profit même de la déstabilisation du pays. Nous devons en tirer alors les conclusions nécessaires. Il faut noter au passage que lors de la révolution de mars 1991 les Maliens ont tombé l’élément principal du système, c'est-à-dire GMT. Mais le système lui-même est resté sur place et s’est même solidifié au fil des années pour aboutir à ce que nous voyons aujourd’hui. Ayant promptement porté des masques démocratiques, les éléments de ce système que nous pouvons toujours observer sur la scène politique malienne se sont substitués aux braves jeunes. En 20 ans de démocratie, ont été sophistiquées toutes les méthodes possibles de vol et de corruption, de népotisme et d’impunité. Bref, les élèves sont devenus plus doués que le maître de l’UDPM! Au point que les malades de sida, les paludéens, les tuberculeux et ceux qui sont frappés de polio sont restés sans financement de l’extérieur. Eux, même leur maigre argent destiné à l’achat de médicament n’a pas été épargné. Tout est systématiquement raclé. Les coupables sont en liberté et l’honneur du Mali en a été sali. Mais, le sommet du pays a le grand secret de savoir garder curieusement le silence sur les grands maux de notre société! Alors, Touareg, Peuls, Bozo, Senoufos ou Dogons, j’en passe, quelle différence ? L’argent est volé pareillement à tous! « La beauté d’un tapis vient de la diversité de ses couleurs », disait Hampaté Ba. Notre force au Mali réside dans ces mots de notre illustre compatriote. Nous avons le même combat, le même destin et les mêmes aspirations. Notre Mali est un, il est indivisible. Cela doit être clair tous. Notre combat légitime, c’est 2012. Celui qui doit nous préoccuper le plus pour l’instant et duquel nous ne devons pas permettre que nous soyons détournés. Afin que viennent au pouvoir des patriotes capables de relever l’image du Mali, de nous sortir des griffes des rapaces qui rongent le pays. En quelques années, nous avons perdu 338 milliards de francs, argent empochés par des malhonnêtes. Combien d’enfants, Touareg, Bobos, Soninké, aurait-on pu scolariser avec cet argent? Ne cherchons pas alors le diable alors qu’il n’est pas au Nord du Mali, ni dans aucune autre région du pays d’ailleurs! Pour leur barrer le chemin, c'est-à-dire aux personnes de mauvaise intention, commençons par nous inscrire sur les fiches électorales et soyons vigilants pour les cas de fraudes qui se préparent. Votons sur notre conscience et d’après nos convictions pour des projets de sociétés fiables, non pour du thé et des Jakarta. Ce ne sont, croyez-moi, que des voleurs qui les proposent et des ennemis du peuple qui les acceptent. Cessons d’être des complices et mettons-nous plutôt au travail! Vive le Mali! Vive la République! Vote bien 2012 ou tu perds ! N.B. Je remercie le Doyen Mahamane Saliou Cissé pour les conseils apportés

jeudi 3 novembre 2011

Tensions au Nord du Mali. Tous les Touareg sont-ils des rebelles ?

Sekou Kyassou Diallo
« Nous devons tous apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous mourir ensemble comme des idiots » Martin Luther King. On l’avait pressenti dès le départ. Le conflit libyen et la chute du Guide ne pouvaient pas ne pas avoir des répercussions sur la bande saharienne de l’Afrique, en l’occurrence sur le nord de notre pays. Les armes parachutées par la France et celles des dépôts pillés en Libye circulent déjà dans la zone. Même s’ils ont affirmé se mettre à la disposition de la nation, l’arrivée récente d’une forte colonne de combattants sur le territoire malien a fini d’ajouter à la nervosité et à la méfiance. Ils sont Maliens, donc ils sont chez eux. Même si l’on suppose que quelques éléments à l’identité douteuse auraient pu s’infiltrer aussi. La direction du pays les accueillis en grande pompe en dépêchant de hautes personnalités pour leur offrir des cadeaux de bienvenue : des dattes, du riz et 50 millions de francs CFA. Les rapatriés maliens de Libye avaient alors craché leur raz le bol quant à la façon dont ils ont été reçus auparavant à Bamako, se sentant délaissés par les autorités. Les « Salamalecs » sont finis. Et mardi dernier, c’est la surprise générale. Des marches de protestations ont lieu dans les villes: Kidal, Gao, etc. Quelques centaines d’hommes et de femmes demandent l’indépendance de l’Azawad, en brandissant des slogans et des cartes qui laissent voir la partie du territoire malien que les manifestants réclament. Même s’ils n’étaient pas aussi nombreux, 500 à 2000 personnes, cela a suffit pour déclencher sur le Net une vague de réactions de la part des autres Maliens qui ont exprimé leur indignation. Les mots de certains d’entre eux donnent assez de peine à celui qui les lit. Dans l’ensemble, la majeure partie se prononce pour une correction exemplaire militaire. Ils trouvent que les populations du nord s’emploient à intimider le pouvoir pour bénéficier d’une nouvelle tranche financière qu’ils dépensent dans l’armement au lieu de songer au développement de la région. N’empêche, ne serait-on pas face à une tentative préméditée de déstabiliser la situation pour jeter l’ombre sur ceux qui viennent d’arriver de la Libye ? Certes, il n’est pas du tout plaisant de voir une partie des citoyens prendre les armes ou brandir des pancartes séparatistes pour se faire entendre. Cette façon n’a jamais apporté une solution et risque un jour d’aboutir à des conséquences imprévisibles. A l’opposée de bien des pays africains, le Mali a toujours été une terre de paix, surtout de dialogue entre les différentes ethnies qui cohabitent. Le « sinankouya » en est une preuve parmi d’autres. Pour savoir combien les Maliens sont paisibles, regroupez les autour du thé ! Cependant, ceux qui accusent tous les Touaregs de tous les maux le font a tort. Il est inacceptable de confondre quelques éléments égarés à toute une population dont les aspirations à une meilleure vie sont pareilles dans tous les coins et recoins du Mali. Pourquoi tant dramatiser les choses? Les Touaregs sont-ils les seuls habitants de la zone? La marche du premier novembre 2011, même si les photos exposées sur le Net sont assez ridicules, nous met en face d’une situation délicate dont la résolution dépend de toute la nation. Le problème existe et feindre de ne pas le voir ne conduit à aucune sortie. Les éléments égarés qui pensent obtenir gain de cause en brandissant les armes ou des morceaux de drapeaux se leurrent. La force ne pourrait engendrer que la force. Cette situation de menace perpétuelle et d’intimidation finirait par exaspérer l’autre partie de la population qui ne souhaite pourtant de mal à personne. Ceux qui trouvent qu’une solution militaire musclée est déjà nécessaire pour en finir définitivement avec le différend se lancent eux aussi dans des jugements hâtifs. A savoir que des ennemis extérieurs n’attendraient que la brèche ouverte pour se jeter dans le tas. Les armes qui circulent déjà, c’en est un, mais c’est surtout l’argent qui serait livré qui constituerait le nerf réel du conflit. Le chaos qui en résulterait n’apporterait aucun bien tant aux populations de la région qu’au reste du Mali. Le nord de notre pays susciterait la convoitise des USA qui désirent garder un œil sur le Maghreb. Il n’est pas exclu qu’une lutte s’engage entre des pays pour maintenir l’influence. La déstabilisation donnerait ainsi un prétexte à l’occupation réelle de la zone pour une durée indéterminée par la création de bases militaires étrangères, avec tout son lot éventuel d’attentats à la bombe qui ôteraient des vies humaines innocentes. L’Irak et l’Afghanistan sont un exemple vécu au quotidien. Le pétrole annoncé pour 2012, nous entrons déjà dans une phase qui pourrait se compliquer davantage au point que cette richesse tant attendue ne profiterait qu’à nos ennemis!

Zeïdan Ag Sidalamine: Nord Mali : Actes d'Hier , Paroles d'Aujourd'hui.

Nord Mali : Actes d'Hier , Paroles d'Aujourd'hui Avec des cadres politiques et militaires de la Base de Taikarène dans le Cercle de Menaka ( Région de Gao) , j’ai engagé le Front Populaire de Libération de l’Azawad (FPLA) sur la voie de la négociation et du dialogue politiques avec d’une part les Mouvements et Fronts Unifiés, le Gouvernement malien, les Médiateurs indépendants et le Médiateur officiel à savoir la République Algérienne Démocratique et Populaire, d’autre part. Cet engagement patriotique au service de la Réconciliation intermalienne a amené les Dirigeants politiques et militaires du FPLA : 1* à participer aux réunions préparatoires ayant enfanté le Protocole d’Unification des MFUA à El Goléa (Algérie) et l’Aide-Mémoire de Mopti (Mali) constituant la plate-forme d’entente entre les MFUA et le Gouvernement ; 2* à adhérer au processus de paix à travers la signature du Pacte National malgré l’hostilité d’une partie du FPLA abonnée à la Politique de la Chaise du vide et au refus de la négociation comme solution pacifique et démocratique au Problème du Nord ainsi qu’aux Accords de Bourem de Janvier 1995 ; 3* à devenir membre de la Commission de la Trêve devenue Commission du Suivi du Cessez le Feu (CCF) à Gao à travers ses cadres dont Egless Ag Oufène , Bouna Ag Attayoub , Acheick Ag Ghammar, Assalat Ag Haby , Alhassane Ag Mehdi et Agali Ag Alhouda ; 4* à devenir membre de la Commission du Suivi du Pacte National (CSPN) à travers ses représentants suivants : Hamata Ag Hantafaye, Ousmane Ag Rhissa, Zeid Ag Mohamed et Aghatam Ag Alhassane ; 5*à servir en qualité de Conseiller Technique au Commissariat au Nord à travers ma modeste personne ( à compter de Novembre 1992) ; 6* à diriger le Commissariat au Nord à travers le poste de 1er Adjoint occupé par Aghatam Ag Alhassane ainsi que l’Agence du Bassin du Fleuve Niger, le Ministère de l’Environnement et le Ministère de l’Agriculture ; 7* à être Membre des Equipes Mobiles d’appui au Processus de Paix et de Développement des Régions du Nord par le biais de ses représentants : Moussa Ag Infahi, Ali Farka Maiga, Rhissa Ag Mossa, Adamou Ag Tanfane ; 8* à être Membre du Parem et du Car-Nord à travers ses Experts nationaux : Zeid Ag Mohamed et Elmehdi Ag Rhissa dit Alla ainsi que des cadres notamment Hamadi Ag Hadaya et Souleymane Ag Mehdi puis a bénéficié de la réinsertion spéciale et des projets financés à travers ses combattants et autres personnes ressources : Mossa Jickod, Egless Ag Mossa, Sidi Mohamed Lelé, Bayes Ag Abilal, Doudou Ag Eghmar, Souleymane Ag Mehdi,Foukka Ag Ablil, Sidi Amar Illast, Souleymane Aborakik, Mossa Ag Hamadi, Abdoulatif Wayil, Lalla Mohamed, Nesra Hamana, Almadinat Alhassane, Alhamziyat Attayoub ; 9* à participer aux étapes du Cantonnement et du désarmement des combattants à Kidal (Ahmed Ag Ichmarasnet) , à Bourem ( Guishma Ag Hakailli) , à Ménaka ( Bouna Ag Attayoub et Adyaghmar Ag Alhouséini) et à Léré ( Alhassane Ag Assadeck et Abdallah Ag Hama) ; 10* à participer aux travaux de la Commission Nationale de Réinsertion à travers son représentant Alhassane Ag Assadeck : 11. à participer aux travaux de la Commission Nationale d’intégration à travers ses différents représentants Zeid Ag Mohamed et Zeidan Ag Sidalamine ; 12* à assumer les fonctions de Porte-Parole des MFUA ( Zeidan Ag Sidalamine), de Coordinateur des MFUA ( Zeidan Ag Sidalamine ,Aghatam Ag Alhassane , Rhissa Ag Sidi Mohamed) , de Secrétaire aux Relations Extérieures et de Secrétaire à l’Action Humanitaire des MFUA ( Zeidan Ag Sidalamine), de Secrétaire Permanent du Bureau de Coordination des MFUA ( Alhassane Ag Assadeck) , de Conseillers Techniques chargés du suivi du Pacte National ( Zeidan Ag Sidalamine , Ousmane Ag Rhissa et Rhissa Ag Mossa au compte du Gouvernorat de la Région de Gao) ; 13* à assumer des fonctions de commandement militaire au sein des FAS du Mali à travers des Officiers issus de ses rangs : Assalat Ag Haby, Alhassane Ag Mehdi, Intalla Ag Assayid, Mbareck Ag Akli, Adghaymar Ag Alhousséini, Moussa Ag Infahi, Guishma Ag Hakailli, Yacoub Ag Sidi, Bouna Ag Attayoub, Aljimit Ag Sidi, Hibaka Ag Illad ,Alhassane Ag Assadeck, Akli Manni, Ahmed Ag Ichmarasnet , Alhassane Ag Agali; 14* à servir dans la diplomatie malienne (Abdallah Ag Hamma, Zeidan Ag Sidalamine) en qualité de Conseillers et au niveau des Organisations internationales ( Elmehdi Ag Rhissa, Moussa Ag Infahi) ; 15* à servir à la Présidence de la République en qualité de Conseiller Technique ( Zeidan Ag Sidalamine) et de Chargés de mission ( Rhissa Ag Sidi Mohamed , Sicaye Ag Ecawell ) ; 16* à exercer les fonctions de Conseiller au HCCT (Abdi Ag Mohamed Ibrahim); 17* a béneficié du financement des rencontres communautaires à Tedjarert, Inazzar, Anouzigrène, Amasrakad,Tin Aouker, Djébock, Enakar-Menaka, Adernboukar, Tamalet, Ibiket et des Missions de sensibilisation; 18* a béneficié des exonérations économiques : Almoumine Ag Kiyou, Heralla Ag Hamana. Depuis la Flamme de la Paix de Tombouctou du 27 mars 1996, j’ai pris du recul par rapport à la gestion interne du FPLA suite à la dissolution des MFUA et du MPMGK et n’ai participé qu’aux Rencontres de Tedjarert (06 au 08 Février 1998) et d’Enekar ( 1er au 03 Avril 2000). La Reconnaissance doit être plus grande que l'Ingratitude conseille au genre humain, Allah, SWA. Zeidan AG SIDALAMINE Secrétaire Général ex-FPLA Artisan principal des Accords de Bourem ****************************************************************************** Chamanamass : Pour la Paix et Contre l’Insécurité Aucun acte de désertion supposé ou réel d'Officiers maliens issus des MFUA dissous , aucun retour au Mali d'Officiers libyens d'origine malienne, aucun malentendu politique, aucune précarité économique et sociale, aucune ambition de commandement militaire ou de promotion individuelle contrariées ne peuvent en aucun cas conduire la Communauté Chamanamass et Alliés à rompre avec les Résolutions Générales de sa propre Rencontre tenue à Tedjarert ( Taikarène), les 20,21 et 22 Mars 2006 , ci- jointes à titre de rappel historique et républicain : Résolutions Générales : L’An Deux Mille Six et les 20, 21 et 22 Mars s’est tenue à Tedjarert (Taikarène), Commune d’Alata, Cercle de Ménaka, Région de Gao, une Rencontre de la Communauté Chamanamass et Alliés. Cette Rencontre unique en son genre a enregistré une importante participation de quarante cinq Fractions de la Communauté Chamanamass d’une part et de nombreuses autres Communautés venues des Régions de Gao et de Kidal. Elle a en outre enregistré la participation des Délégations des Communautés venues du Niger et d’Algérie parmi lesquelles se trouvent de nombreuses Personnalités (Elus locaux et Notabilités) ; des Députés de Gao, Kidal et Ménaka ainsi qu’un nombre important de Maires et de Présidents de Conseils de Cercle. La Rencontre dont les travaux ont été ouverts par le Gouverneur de la Région de Gao, accompagné d’une importante Délégation a écouté et enregistré plusieurs Messages de félicitations et d’encouragements attestant de la volonté de l’ensemble des Communautés du Nord Mali de faire de la Paix et du Développement le seul combat qui vaille. Le Gouverneur de la Région de Gao en ouvrant brillamment les Travaux de la Rencontre a mis un accent particulier sur le message d’encouragement d’amitié et de soutien de Son Excellence Monsieur le Président de la République à la Communauté Chamanamass et Alliés. Il a également exprimé tout son soutien aux Résultats qui sortiront de cet important Forum. La Rencontre de Tedjarert a traité des questions portant sur la consolidation de la paix, la sécurité, la stabilité et le développement économique, social et culturel à travers trois commissions de travail qui ont planché sur les thèmes suivants : 1. Quelle contribution communautaire pour la paix, la sécurité et la stabilité? 2. Le dialogue social comme facteur de stabilité 3. Décentralisation et développement comme facteur de stabilité La Rencontre Chamanamass après un examen approfondi des différents thèmes a fait d’importantes Recommandations : *Considérant la nécessité de renforcement de la cohésion et de la solidarité interne de la communauté ; *Considérant la situation sécuritaire marquée par des soubresauts et parfois des conflits inter – communautaires dans le Nord du Mali ; *Considérant la prolifération inquiétante des armes légères et le difficile contrôle des frontières : *Considérant que le Nord du Mali devient le champ d’actions de plusieurs acteurs et aux intérêts parfois divers ; *Considérant l’absence de coordination entre ces acteurs et les programmes de l’Etat et ceux des Collectivités territoriales ; *Considérant le résultat insuffisant de la réinsertion socio-économique des jeunes ex-combattants créateurs d’activités à haute intensité de main d’œuvre dans les régions Nord du Mali ; *Convaincu que la Paix et la Sécurité passent par la création d’emplois, facteurs de stabilisation de la jeunesse ; La Rencontre Chamanamass Décide : *La mise en place d’une Coordination Générale de l’ensemble des 45 fractions composant la Communauté ; *La mise en place d’une Coordination Générale des Jeunes de la Communauté ; *D’organiser les Femmes en vue de leur implication effective dans le processus de gestion des affaires de la Communauté ; La Rencontre Chamanamass recommande : *L’application des principes de justice et d’équité dans la mise en œuvre de la bonne gouvernance par les Autorités de notre pays et des Collectivités décentralisées ; *Le renforcement des moyens humains et matériels pour la sécurité des personnes et des biens ; *L’adoption et la mise en œuvre des programmes de développement pourvoyeurs d’emplois pour les populations du Nord en général et pour les jeunes en particulier ; *D’accorder aux jeunes de la Région l’accès aux emplois générés par les projets de développement installés dans les Régions du Nord ; *L’insertion socio-économique des jeunes à travers leurs propres Associations généralement mieux adaptées à leur milieu ; *L’adoption d’une politique volontariste de recrutement spécial des jeunes du Nord dans les différents corps professionnels (armée, police, gendarmerie, garde, douane, enseignement, santé) ; *L’adaptation des programmes d’intervention aux besoins et intérêts réels des populations du Nord, pour une meilleure prise en charge de leur développement. La Rencontre Chamanamass Souhaite : *Le fonctionnement à temps réel de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) dans les trois Régions du Nord par une dotation substantielle en moyens financiers pour résorber le chômage des jeunes, sources d’insécurité ; *Le démarrage rapide de l’ADN dans l’intérêt effectif des populations du Nord en tirant toutes les leçons du fonctionnement de l’ADIN ; *La coordination des interventions par les Collectivités décentralisées et autres structures compétentes ainsi que le respect des procédures et plans de développement en vigueur dans le pays ; La Rencontre engage : *La Communauté Chamanamass et Alliés à poursuivre activement leurs efforts de consolidation de la paix et de la sécurité dans notre pays ; *A se tourner vers les actions de développement, gage de paix et de stabilité ; *A s’impliquer avec détermination dans le processus démocratique en cours au Mali par le renforcement et la dynamisation du processus de Décentralisation ; *A développer des rapports de cohésion, de solidarité et de bon voisinage avec l’ensemble des autres Communautés ; La Rencontre Chamanamass Suggère : La tenue d’une Rencontre générale des Communautés du Nord sous l’égide des Autorités nationales en vue de l’approfondissement et du partage de la dynamique de paix, de sécurité et de développement. La Rencontre Chamanamass Félicite : Son Excellence Monsieur le Président de la République pour l’intérêt particulier qu’il porte à la stabilité et au développement des Régions du Nord. Remercie : Monsieur le Gouverneur de la Région de Gao pour sa disponibilité constante en faveur de la paix et de la stabilité ; Adresse : Son soutien à Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE. Président de la République, Chef de l’Etat pour sa politique d’édification d’un Mali uni, pluriel, démocratique et prospère. Fait à Tedjarert les 20, 21, 22 Mars 2006 Aller au message Précédent | Aller au message Suivant | Retour aux messages | En-têtes complets Répondre Répondre à tous Faire suivre Faire suivre Rechercher un mail BienvenueBoîte de réceptionÉcrireDossiersOptions de Mail

mardi 1 novembre 2011

Discours de Mamatal Ag Dahmane.

Discours de Mamatal Ag Dahmane
Chers sympathisants, Cher(e)s ami(e)s, Chères soeurs et chers frères, Cher(e)s camarades épris de liberté, C’est avec honneur et privilège que je vais m’adresser à vous aujourd’hui. Et c’est avec un grand plaisir que j’ai répondu sans hésiter une seule seconde à cet appel, à votre appel, à notre appel, à l’appel de tous ceux qui sont convaincus qu’aucun peuple au monde, je dis bien aucun peuple, ne peut se construire, ne peut s’affimer et ne peut progresser sans libertés, sans droits et sans démocratie. Il y a presque quelques mois de cela, dans un pays, qui nous est loin ou proche, selon nos origines, notre histoire, notre localisation géographique, s’est levé un cri de liberté si fort que où que nous soyons, quoi que nous soyons, quoi que nous pensions et quoi que nous fassions, nous ne pouvons, et nous ne devons, en être indifférents, car au délà des frontières, au délà des origines, au délà des couleurs, au délà des statuts sociaux, au délà des histoires et des politiques, nous luttons toutes et tous, au jour le jour, consciemment ou inconsciemment, pour nos grandes et petites libertés individuelles et collectives. Permettez-moi donc d’associer ma voix, celle d’un jeune touareg malien qui aspire et rêve des mêmes droits pour tous les hommes, à la vôtre pour soutenir ce peuple si meurtri, ces dignes femmes, ces braves hommes et ces innocents enfants de Tripoli, de Benghazi, de Brega et d’Ajdabiya, qui bravent au jour le jour le feu de la déraison, les flammes de la dictature, et l’enfer de la tyrannie. Pemettez-moi cher(e)s ami(e)s, cher(e)s frères, cher(e)s camarades, d’élever ma voix aussi haut que possible, et si possible plus haut que les missiles, les fusils, et les canons qui détonnent au moment même où je vous parle sur ces pauvres innocents pris au piège qui ne demandent rien d’autre qu’un peu plus de liberté, de la démocratie et le respect de leurs droits fondamentaux. Permettez-moi d’élever ma voix au dessus des politiques nationales et internationales, au dessus de l’OTAN et de l’ONU, au dessus des Etats et de leurs intérêts, pour ne parler qu’au nom des femmes, des enfants et des hommes qui souffrent en Libye et qui ont aujourd’hui plus que jamais besoin de toutes les voix, celles de la Place Trocadéro et de toutes les places du monde; celles de vos femmes, de vos maris, de vos soeurs, de vos frères, de vos enfants et de vos amis ici et ailleurs. Notre devoir et notre intérêt nous commandent de soutenir chaque peuple meurti, chaque peuple reprimé à travers le monde. Nous devons soutenir la Libye et les libyens en ces moments historiques et difficiles que nous soyons amazigh, arabes, européens, asiatiques, américains ou africains car nous sommes toutes et tous et avant tout des Hommes épris de justice, de paix et de liberté et cela quelque soit nos couleurs et nos appartenances. Enfin, permettez-moi d’oser espérer que nos voix et nos actions, si petites soient-elles, mais réunies ensemble, grandiront jour après jour, et ce jusqu’à ce que plus aucune liberté ne soit baffouée, plus aucune femme, enfant et homme ne soit victime de l’aveuglement des politiques nationales et internationales, et ce jusqu’à ce partout où besoin sera la liberté soit enfin un droit! Je vous remercie!