jeudi 29 septembre 2011

LE PROFIL DU NOUVEAU LEADER POUR LE MALI

! Ralph Waldo Emerson avait l’habitude de saluer ses vieux amis qu’il n’avait pas vus depuisLE PLE PROFIL DU NOUVEAU LEADER POUR LE MALI ROFIL DU NOUVEAU LEADER POUR LE MALI quelque temps de la manière suivante : « Qu’est-ce que tu as compris depuis la dernière fois ? » Au cours de mon dernier voyage au Mali je me suis permis de l’imiter en demandant à certains amis et camarades ce qu’ils avaient compris depuis la dernière fois, apparemment pas grande chose car durant tout mon séjour la seule question qu’on m’a posée est la suivante : Toi tu vois qui en 2012 ? Suivi de ce commentaire : cette fois il faut que nous soyons du bon côté c'est-à-dire avec le vainqueur ! Peu importe même s’il ne propose pas de perspective gagnant-gagnant pour le peuple et qu’il prône la continuité totale du système finissant, hors Dieu sait qu’il faut de la rupture même si cela doit se faire dans la continuité. Tous semblent adopter la position stérile du spectateur, or ce qui se joue ici est loin d’être un spectacle, il s’agit de l’avenir et du devenir de notre pays le Mali. Il existe actuellement presque un conformisme intellectuel au sein de notre société plus particulièrement au sein de nos grands partis au lieu d’être des aiguillons intellectuels stimulants de leur impatience généreuse et de leurs coups d’éperons agaçants le débat politique pour pousser le gouvernement à aller à des élections transparentes et crédibles, ils se contentent d’attendre et d’observer comme tout le monde. Aujourd’hui, l’ampleur des défis et le rythme du changement souvent ne semblent pas s’être accompagnés de grandes notions ni de grands hommes pour les mettre en œuvre. Ce qui me fait penser à la lettre adressée en 1790 par Abigail Adams à Thomas Jefferson je cite : « Voici venus les temps difficiles qu’un génie aimerait vivre. Les grandes causes appellent les grands hommes ». S’il y a eu dans l’histoire un moment où une vision stratégique globale du leadership a vraiment manqué dans notre pays c’est maintenant. Le besoin n’a jamais été aussi grand car l’incapacité généralisée de notre gouvernement et de certains leaders de nos organisations à répondre aux attentes de leurs commettants est un facteur inquiétant. Ce vide augure peut-être la venue de nouveaux leaders avec l’émergence de grands hommes et femmes on peut attendre de nouvelles visions passionnantes du pouvoir. Le pouvoir est à la fois l’élément le plus nécessaire et le plus décrié de tout progrès humain, il est l’énergie fondamentale nécessaire pour lancer et soutenir une action ou la capacité de traduire l’intention en réalité et de soutenir l’action. Le leadership est l’usage judicieux de ce pouvoir cela s’appelle le leadership transformatif c'est-à-dire le leader qui motive les autres à agir, qui transforme les exécutants en chefs et qui peut faire des chefs de véritables agents du changement. C’est ce leadership efficace que le Mali aura besoin en 2012 pour lui faire passer de son l’état présent à un état futur en créant des perspectives potentielles pour le peuple, en l’inspirant la volonté de changer et d’instiller de nouvelles philosophies et stratégies de nature à mobiliser et à focaliser l’énergie et les ressources. Pendant dix ans le leadership a brillé par son absence , impuissance face à la crise, impuissance face à la complexité, avec les contradictions et la polarisation de la pensée et de l’action, le pouvoir a été miné et une sorte de désordre s’est installé, les institutions ont été rigides, laxistes ou inconstantes. Des prétendus chefs semblent ignorants et insensibles, bornés et irresponsables. Pis que tout, des solutions ont été échafaudées à la hâte ou tout simplement pas échafaudées du tout. Nos leaders ont manqué d’engagement et de motivation, ils n’ont pas réussi à inculquer vision, compréhension et confiance au peuple. Aujourd’hui nous devons faire du problème de leadership, l’élément central de l’effort de création du progrès, du mode de développement et de survie de nos organisations. Les problèmes actuels ne seront pas résolus sans des organisations performantes et les organisations performantes sans un leadership efficace. Notre pays a besoin d’être dirigé pour combattre sa somnolence et pour l’adapter à l’évolution des circonstances, pour cela il lui faut un leader qui lui confère sa vision et son aptitude à traduire cette vision en réalité. Ce leader sera celui qui parviendra à dominer la confusion actuelle, par opposition à ceux qui se contentent de réagir, baissent les bras, vivent dans un état de choc permanent et d’attendre tranquillement qu’ATT leur renvoie l’ascenseur. Le réveil sera brutal pour eux. Nous avons besoin de leaders d’avant-garde c'est-à-dire des leaders qui ne se contentent pas de pousser plus loin ce que d’autres ont déjà fait, mais des leaders qui créent de nouvelles idées, de nouvelles politiques et de nouvelles méthodologies selon Camus « créent dangereusement » et ne se contentent pas de maîtriser des activités fondamentales. Leur perspective est orientée vers la vision et ne perdent pas leur temps à chercher à savoir « comment il faut faire », mais à savoir « ce qu’il faut faire ». Nos leaders doivent comprendre qu’on ne peut rien accomplir de valable sans détermination, pour diriger il faut savoir où on va soi-même, de ce qu’on a été à ce qu’on souhaite être, malgré les ambigüités, et contre l’adversité inhérente aux idéaux et aux intérêts. Ils doivent comprendre que la confiance est le ciment qui préserve l’intégrité d’une telle entreprise, le lubrifiant qui la permet de fonctionner. La confiance implique la responsabilité, la constance et la fiabilité. Or on ne fait confiance à des gens cohérents et constants, dont on connait les positions et qui s’y tiennent ; les leaders qui bénéficient de la confiance des autres se font connaître et précisent leur position. En politique, la position c'est-à-dire ce qui est juste et nécessaire, la persévérance et la détermination sont des éléments déterminants pour créer un leadership de nature essentiellement humaine. Ce qui n’est pas le cas au Mali, car à quelques mois des élections générales c’est le silence radio du côté de nos leaders à part quelques uns qui ce sont fais connaitre par leur positionnement et leur vision tous les autres sont dans les grandes manœuvres avec la prudence d’un chat de gouttière parcourant un champ de mines, un vrai tandem chef /exécutant, dirigeant/dirigé. Toute chose qui les discrédite et crée dans le pays un climat lourd et suspicieux. Demain ce blanc seing, et cette démission générale face aux questions d’intérêt national certains vont le payer cher car à ce que je sache il n’y a qu’un seul fauteuil de président à Koulouba. A cause de leur mutisme, inconstance et incohérence ces élections qui n’annonçaient comme une fête pour une véritable alternance démocratique au Mali risqueraient d’être un holdup électoral, un véritable passage en force, une nomination à cause de l’état d’impréparation générale (manque de fichier électoral fiable) et des différentes manœuvres (referendum constitutionnel) entreprises pour détourner l’attention du peuple. Déjà la mise en place ratée de la commission électorale nationale indépendante(CENI) qui est par essence et qui a pour vocation d’être le gendarme des joutes électorales, restera une tache noire sur sa crédibilité et entachera la moralité des scrutins à moins que la Section Administrative de la Cour Suprême ne vole à son secours. Face à cette situation le Mali aura besoin d’un leader visionnaire qui lui fait pas perdre son temps et qui sera capable de le rêver Grand selon Walt Disney : « si vous êtes capable de le rêver, vous êtes capable de le faire ». Un leader capable de susciter enthousiasme et engagement chez les autres, de présenter une image convaincante d’une situation recherchée, un leader qui a une identité établie, capable d’engagement, de faire face à la complexité, et d’avoir de la crédibilité. Un vrai Homme d’État doublé d’un diplomate (« le diplomate n’est jamais en position de faiblesse car il a apprécié le rapport de force et qu’il a en tête, alors même qu’il négocie un plan B qui est précisément celui de la guerre. S’il est un stratège, c’est aussi un as des tactiques. Il connaît ses dossiers, perçoit les ruses de son adversaire qui n’a pas vu les siennes, sait ce qu’il peut concéder et ce qui n’est pas négociable. Bref, c’est un professionnel des relations humaines qui maîtrise ses émotions autant que sa partition et sait jouer à merveille son rôle, comme un acteur de l’ombre. Sa devise : ruse et efficacité ! ») Il lui faudra de l’engagement pour se faire un nom après ATT en trouvant des solutions urgentes aux problèmes (corruption, école, santé, insécurité etc.) que ce dernier n’a pas pu régler. Mais aussi gérer les contestations postélectorales. Il lui faudra faire face à la complexité de l’évolution rapide et spasmodique de la situation en générale et plus particulièrement de la question de l’insécurité dans le nord de notre pays surtout avec la nouvelle donne sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. Il lui faudra crédibiliser l’image négative du Mali et qui risque de se dégrader d’avantage après la période électorale auprès de certains de nos partenaires. Cela à cause de 10 ans d’immobilisme, de victimisation et de négociation d’otages. Il doit impérativement réhabiliter l’image du Mali sur la scène internationale à travers une diplomatie active et crédible où notre Oui sera considéré comme un Oui et notre Non comme un Non sans que nous subissions après le coup de la réputation. Le nouveau leader doit réussir à vaincre la résistance au changement en suscitant des visions de l’avenir qui évoquent la confiance dans de nouvelles pratiques ainsi que la maîtrise de celle-ci. Aujourd’hui à cause du problème de leadership nous sommes confrontés à un avenir incertain et instable, mais qui pour autant n’échappe pas à toute vision. La vision est la denrée des leaders, le pouvoir est leur monnaie d’échange. Nous abordons un tournant de l’histoire de notre nation et nous ne pourrons revenir, en tant qu’individus ou en tant que pays, à ce que nous étions il y a dix, cinq ou même un an. L’avenir, c’est maintenant, et c’est à nous de jouer. Je suis sûr que malgré la situation actuelle le peuple malien ne restera pas les bras croisés. Mr. Mariko Bakary. l

mercredi 28 septembre 2011

Les statistiques sur la corruption au Mali

Lu sur le web pour vous!
«««Chaque parent envoyé dans la sous région ou au maghreb pour des soins équivaut a 50 maliens qui meurent faute de soins. Chaque parent envoyé en france ou aux Etats-unis pour des soins « tue » 150 autres maliens. Chaque copine entretenue jette 50 autres jeunes filles voisines dans la prostitution déguisée ou ouverte pour « être au niveau ». Sachez aussi que: l’épouse d’une autorité politique, administrative ou judiciaire, marraine d’un mariage: pousse 25 femmes a se refuser a leur mari, le soir, au coucher, les 2 nuits suivantes! 50 couples en danger de divorce! 50 autres femmes a vouloir prendre un amant pour de l’argent! 100 jeunes filles a la débauche! Un seul enfant d’une personnalité politique, administrative ou judiciaire corrompue qui passe ses vacances hors d’Afrique pousse: 100 enfants a ne pas reprendre l’école, l’année scolaire suivante, faute de moyens pour leurs parents. 100 élèves ayant obtenu le DEF a ne pas être orientes. Une seule autorité ainsi corrompue, actionnaire ou propriétaire d’une société de la place entraine 1000 familles maliennes dans la pauvreté. Et aujourd’hui, au mali, on estime qu’il y’a au moins: 5 conseillers communaux corrompus par commune rurale! 15 par commune urbaine et la totalité pour le district de Bamako ! 10 autorités administratives corrompues au niveau des directions régionales! 15 au niveau d’une direction nationale ou générale! 20 pour un département ministériel (cabinet, secrétariat général et autres cellules) !!! Retenez aussi que depuis juin 1992: vivent impunément au mali: 5 ministres ou anciens ministres milliardaires avérés!!! 25 ministres ou anciens ministres multimillionnaires!!! 120 ministres ou anciens ministres millionnaires, tous propriétaires d’au moins une maison!!! »»»»

Santé Alimentaire : La pâtisserie Amandine menacée de fermeture

La Pâtisserie Amandine est actuellement au cœur d’une controverse due à la qualité douteuse de ses aliments. Cette controverse est née suite à la découverte dans les mokas et Pâtés du grand pâtissier de microbes nuisibles à la santé des consommateurs. La découverte a été faite par les services du laboratoire de bactériologie alimentaire. En juillet dernier, le laboratoire alimentaire avait effectué une visite inopinée à la pâtisserie Amandine. Le laboratoire depuis fort longtemps avait de sérieux doutes quant à la qualité de des aliments de l’une des plus grandes Pâtisserie de la place. Après analyses au laboratoire il a été constaté que les mokas, fraises et les pâtés contenaient des microbes identifiés scientifiquement comme étant des clostridium sulfito réducteurs, des streptocoques fécaux, l’Escherichia coli, de salmonella SPP entre autres. Il s’avère que les microbes de cette nature proviennent généralement soit des ordures ou de la décomposition de produits alimentaires. A l’époque, nous avions rencontré le PDG de la pâtisserie Amandine M. Bassan Azar qui à l’évidence ne partageait pas les conclusions du laboratoire. Comme pour noyer le poisson dans l’eau il affirmait en réaction de l’examen de ses produits qu’il se préoccupait avant tout de la santé de ses clients et que qu’il ne peut pas se permettre lui de jouer avec la santé des citoyens. La réalité est aujourd’hui beaucoup plus nuancée. Comment en effet comprendre que le laboratoire de bactériologie aboutisse aux conclusions qui sont aujourd’hui connues sur la qualité des produits de Amandine ? Preuve de mauvaise foi vis-à-vis des clients et consommateurs négligence coupable du Patron de la grande restauration ? Amandine accueille tous les soirs du beau monde elle a peut être eu trop peur de perdre soudainement tous ces clients par une mauvaise publicité. Mais à vouloir étouffer par les mauvais moyens le scandale, il finit toujours par arriver et c’est ce qui arrive aujourd’hui à notre Pâtissier. Car il y a longtemps que certains clients assez vigilants ont signalé des anomalies dans certains des produits comme les pâtés, les « mokas » qui pour eux dégageaient parfois une odeur du décomposé. Selon un agent du laboratoire que nous avons rencontré, la pâtisserie Amandine ne doit pas pouvoir continuer à servir ces produits aux clients vu les risques de santé et l’affluence de ceux qui sont friands des plats du restaurateur. Si Amandine ne revoit pas la qualité de ses produits, elle constitue un véritable danger pour ses nombreux clients.. Selon cet agent, il suffit qu’il y ait microbes dangereux pouvant transmettre une maladie contagieuse pour que cette maladie se propage rapidement en fonction de la météo du moment. Nous nous sommes rendus maintes fois chez M. assan Aza, le Patron de la boite qui nous a parfois reçus mais sans vraiment nous convaincre face aux critiques qui n’ont depuis cessé de croître contre la qualité douteuse de ses produits. Il s’est dit engagé à rendre les aliments plus sains, mais visiblement rien n’a été fait dans ce sens depuis le mois de juillet. Au contraire Amandine semble faire peu de cas de la santé des citoyens. Pour une pâtisserie qui existe depuis plusieurs années, la qualité des aliments n’a pas suivi le développement de l’entreprise qui certes apprécie la hausse de ses chiffres d’affaires mais oublie la santé du consommateur. Boubeye Maïga

Système éducatif malien : La culture de la médiocrité.

A quel malien n’a- t- on pas vanté les mérites du Savoir et de nous instruire sur les vertus salvatrices de la lecture. Les professeurs et parents, nous répètent avec panache et esprit d’émulation les mêmes slogans : la connaissance est la clef de voûte du progrès, le livre le meilleur ami, le savoir donne le pouvoir… Et la presse, bref tous les canaux de communication nationaux et leurs appendices de la presse privée, de rivaliser chaque jour d'obséquiosité en ressassant à qui mieux mieux la même rengaine. L’antienne du livre et de la lecture. Après ce survol de l’artifice de propagande, voyons de près la réalité ! Personne ne peut nier l’importance du savoir et de l’éducation. Mieux, on sait tous que le critère le plus pertinent pour évaluer du niveau d’une Nation est la qualité et l’ampleur d’instruction de ses habitants. Ceci personne ne le dispute. Ce qui est consternant chez nous c’est le contraste entre les slogans et la réalité des faits. Je vais avancer ici un exemple encore frais et indiscutable : les derniers résultats du baccalauréat. Ils sont une béance dans les annales de l’éducation nationale. Un témoignage de la faillite d’un système éducatif qui, qu'on le veuille ou non, est aussi celle d’un système politique. Je ne blâmerais pas les enfants qui sont les victimes d’un système. Non ses faussaires ! Je dirai même que les enfants sont pris en otage par le système éducatif actuel. Quelque chose comme 34 % (je me trompe peut être) de taux de réussite, voila qui doit faire rougir des décideurs politiques !!!!! D’autant plus que ces 34 % doivent forcement inclure le pourcentage de fraudes et de magouilles très élevées ces dernières années a cause du laxisme ambiant et de la démission de l'Etat. Si on fait un calcul de probabilité basique, le chiffre brut et réel sera un décimal commençant par 0, quelque chose ! Oui zéro virgule quelque chose, tel est le pourcentage de réussite de nos bacheliers! Une étude récente sur le baccalauréat malien session de juin 2009, élaboré par les spécialistes de l’éducation (je parle du document de Dougoumalé et autres) illustre ce zéro virgule quelque chose dans tous ses aspects. Quelle honte !!!! Et quelle misère intellectuelle! Et si on regarde du coté des infrastructures de ce pays dont les dirigeants ne rêvent que de cybernétique et nanotechnologie (un ministère des nouvelles technoligies est même créé!), l’effarement est à la mesure des rêveries ! Autant dire immense! Ce pays où on vante les mérites du Net n’a au jour d’aujourd’hui aucune école supérieure digne de son nom qui produise des diplômés irréprochables ni aucune condition réunie à cet effet : ni les infrastructures adéquates ; ni formateurs compétant, très mauvaise qualité du circuit électrique dans des institutions d'enseignement technique tel que la FAST bien que l'EDM existe et peut bien faire ce travail... Même le programme de la nouvelle université ne prévoient pas cette formation.! Pis ses maitrisards en Droit ou en Economie n’ont pas la possibilité de poursuivre chez eux des études doctorales car aucune faculté n’y dispose d’un troisième cycle ! (Même les ébauches de structures de formation doctorale qui ont permis de former certains de nos ainés docteurs vers les années 1970 et que l'ISFRA essaye bon gré malgré de suivre les traces, ont aussi disparues au lieu d'être consolidées. Notons que l'ISFRA essaye de former les docteurs et les DEA avec en s'appuyant sur certaines facultés et grandes écoles, ou même avec l'aide des partenaires de l'extérieur mais souvent sur une durée de 5 ans pour les DEA (au lieu de 2) ou dix ans pour les docteurs (au lieu de 3). Tout ceci après plus de 49 ans d’indépendance [j'aurai préféré "après presque 50 ans d'indépendance" car cinquante sonne mieux] et plus de combien d’années de slogans et vanité stridente! Il n’y pas un meilleur terme pour cerner l’ampleur de cette déconnexion par rapport à la réalité qui caractérise la mentalité de nos dirigeants et perpétue notre mélodrame que celui de «entrefremduung» de Bertold Brecht. S’y condensent, en effet, les notions d'étrangeté et de distanciation par rapport au réel. Au vécu quotidien. Quand il s’agit d’expliquer une réalité vécue, c’est vraiment une contrition que de ne pouvoir trouver de terme approprié ailleurs que dans l'emprunt (ou copie) au registre usuel du monde théâtral. C'est triste quand l'expérience de la vie s'apparente à l'univers du théâtre! Nos comédiens politiciens doivent se transformer en travailleurs et non rester artistes!  Un déficit de socialisation identitaire collective On peut dire en paraphrasant Kant que le credo de nos élites, leur impératif catégorique, pourrait s'intituler comme suit: "Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action soit érigée en règle universelle de corruption et de servilité!" Rares parmi elles sont, en effet, ceux qui intègrent aux structures de leurs démarches quotidiennes une éthique de la responsabilité collective ou un sens civique et universel de la probité. Une conscience générale du devoir envers la Patrie et la Nation. Les individus chez nous, fussent- ils des érudits, déterminent encore leurs choix et leurs actions en fonction de critères subjectifs qui entrent en conflit direct avec le concept de socialisation identitaire dont le socle et l'assise de base est la Nation. Les anciens espaces de fidélité rétrograde du système agropastoral traditionnel définissent encore, en dépit de l'affaissement de sa reproduction institutionnelle , pour une grande part nos schémas de représentation identitaire à la fois comme groupes et individus. En effet dans la priorité des allégeances par affinité parentale surclassent encore, et de loin, les notions on ne peut plus civiques de citoyenneté et d'appartenance. La faillite de l'Etat, sous les coups de boutoir conjugués de la mal gouvernance et des mesures d'ajustement «déstructurant», ne fait qu'accentuer le problème. Le rétrécissement des services vitaux que celui- ci était censé procurer jusqu'ici accélère le mouvement de désenchantement des individus... Du coup, le processus historique de formation de la citoyenneté se trouve arrêté. Bamako, le 9 octobre 2009. Monsieur Aboubacrine ASSADEK D.E.R de mathématiques et informatique- FAST de l’université de Bamako-Mali E-mail : assadekab@gmail.com Gsm : +22376434964

LETTRE OUVERTE À M. JEAN PING, PRÉSIDENT EN EXERCICE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

Jean Ping:Camer.beMonsieur le Président; Je viens par la présente lettre vous exprimer, en tant qu’Africain soucieux du devenir de l’Afrique, mon indignation quant à votre politique au sein de la Commission de l’Union africaine. Cette indignation fait référence à votre gestion des deux crises majeures de ces derniers mois auxquelles votre commission a eu à faire face, la première la crise en Côte d’Ivoire et la seconde, en Libye qui se sont traduites par des assassinats de masse, la déshumanisation des individus africains, de violentes répressions, de graves violations des droit de l’homme ainsi que l’humiliation flagrante d’un chef d’Etat Africain et son épouse, des personnes avec qui vous aviez des relations fortes. Je voudrais avant de porter mes observations sur votre politique, revenir sur mon rêve africain mon rêve pour l’Afrique, mon rêve d’être fier d’être noir comme je suis, dans ma peau et heureux de vivre et souffrir sur mon continent ; ce rêve, depuis votre gestion des crises sus-citées, je le vois brisé. Le lancement de la création de l’Union Africaine à Syrte le 9 septembre 1999 était pour moi le début du rêve africain. Je me suis dit, voila enfin, l’Afrique va se libérer du joug de la colonisation et de l’humiliation inimaginable dont elle fait l’objet par les puissances impérialistes. C’était pour moi aussi, le rêve de la fin du folklore africain auquel donnaient lieu les rencontres de l’OUA animées par les administrateurs africains de la France en Afrique. Je pensais avec mes amis des mouvements de la jeunesse africaine déjà à une organisation décolonisée, forte et propre à réaliser l'union entre les peuples du nord, du sud, de l’est et de l’ouest de l’Afrique pour une ouverture réelle du continent sur le monde, pas par des images pathétiques de la misère, de la disette et des maladies sulfureuses mais par son poids économique et sa bonne gestion des ressources naturelles, pour satisfaire le rêve de toute notre génération, celles qui nous ont précédées et de celles à venir et, faire aussi que nous soyons heureux, contents, fiers d’appartenir à l’Afrique comme nos frères et sœurs d’Europe, du Canada, des Amériques et d’Asie. Je rêvais de voir enfin cesser la mort volontaire de mes frères et sœurs qui tentent à longueur d'année l’aventure de la traversée de la méditerranée pour une vie meilleure en Europe et se donnent en repas aux requins. Je ne suis pas resté à ce stade j’ai œuvré et milité pour la renaissance africaine et l’un de mes combats fut la Charte de la Jeunesse Africaine dont j’ai avec mes amis de la jeunesse africaine jeté les bases à Bamako au Mali en 2005. Cette œuvre de base de la jeunesse africaine traine aujourd’hui dans les administrations africaines sans effets réels, peut-être en document de bibliothèque. Pour être honnête, monsieur le Président, depuis votre arrivée à la tête de l’Union africaine, tous mes amis combattants pour une Afrique unie se sont mis en retrait et ont perdu l’enthousiasme qui les portait avec votre prédécesseur. J’ai résisté, je suis resté sur les lignes à espérer que vous combleriez nos attentes avec votre esprit de grand diplomate, de visionnaire, d’homme à actions lentes mais à grands effets. Aujourd’hui, je rejoins le camp de mes amis qui ont quitté le bateau au même moment que le Président Alpha Omar Konaré. La crise en Côte d’Ivoire et puis en Libye me laissent à penser que votre agenda et celui de l’Afrique sont opposés. Monsieur le Président ; Prouvez à l’Afrique que vous avez des bonnes intentions et que celles-ci sont réelles. Dites-nous que les Etats-Unis d’Afrique c’est pour demain. Dites-nous que nous sommes prêts pour la monnaie unique africaine, pour une armée africaine, un parlement réel africain, pour une identité unique en Afrique, la circulation des personnes et des biens du nord au sud de l’est à l’ouest. Donnez-nous des perspectives. Expliquez-nous pourquoi nos frères et sœurs sont morts en Côte d’Ivoire, dites-nous où sont passés le Président Laurent Gbagbo et son épouse. Parlez aux peuples d’Afrique, évoquez leur leur futur, faites-les rêver, dites-leur où vous entendez aboutir au terme de votre mandat et expliquez-leur pourquoi tous ces morts en Côte d’Ivoire, en Libye et ce que vous faites pour eux. J’ai des soucis immenses, des questions qui m’assaillent et je voudrais que vous me donniez satisfaction et par-là, à toute la jeunesse africaine. Monsieur le Président ;Vous revenez de Paris où vous avez participé au sommet du Groupe de contact sur la Libye aux côtés du Président Sarkozy et tous ceux qui bombardent la Libye, donc l’Afrique. Vous vous êtes déclaré satisfait des résultats de la rencontre et au final, vous avez dressé votre bilan à travers votre communiqué de presse par la voie du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine. Vous êtes désormais heureux de recevoir à Addis-Abeba, les membres du CNT, Conseil National de Transition libyen, siégeant à côté des présidents africains et des dignes fils de l’Afrique comme Robert Mugabe. Vous êtes très satisfait ! La Commission de l’Union africaine est vraiment dans une impasse. Elle ne sait même plus ce qu’elle veut vraiment. Elle n’a même plus d’horizon. Elle semble être à l’image de l’OUA. Au demeurant, le Président de l’Union Africaine a totalement oublié qu’il s’était opposé à se rendre à Paris au mois de Mars 2011 lors de la première réunion de Paris qui a jeté les bases de la destruction de la Libye souveraine. Quelques jours après les pluies de bombes qui se sont abattues du 19 au 22 mars 2011 détruisant tout l’arsenal de défense de la Libye et tuant des centaines d’innocents civils, le Comité ad hoc de Haut niveau de l’Union africaine dont fait partie Monsieur Jean Ping, Président de l’Union africaine, a été interdit de survoler l’espace aérien libyen par ce groupe de contact sur la Libye dirigé par la France, pour rencontrer leur homologue Kadhafi pour discuter de la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union africaine. Les Africains, nos Chefs d’Etat en exercice, sont interdits de survoler leur propre espace aérien, sur leur continent… Quelques semaines après, ce comité ad hoc a reçu l’autorisation minutée du Groupe de contact sur la Libye pour visiter la Libye et présenter sa feuille de route aux deux parties en conflit. Monsieur le Président, souvenez-vous de votre communiqué, vous avez exprimé votre assurance sur la position de la Libye et de votre ami Kadhafi de respecter la feuille de route de l’UA et de se mettre à l’écart de toute discussion et de l’autre côté, vous avez exprimé votre regret. En effet, le regret était le langage diplomatique mais vous n’avez pas exprimé votre colère sur la façon dont vous avez été brutalisés à l’aéroport de Benghazi lorsque les renégats du CNT vous ont traité de nègres et que si vous tardiez sur leur sol, ils devaient en découdre avec vous comme ils l’ont fait dès le début de leur soi-disant révolution en égorgeant en pleine rue des Noirs comme vous. Sur les images des chaines de télévision, nous avons assisté au lynchage de votre véhicule par ces racistes, islamophobes et criminels de Benghazi donc du CNT. Vous vous êtes opposés avec votre commission depuis le mois février 2011 à toute intervention extérieure en Libye. Vous avez martelé à multiples reprises que la Libye était sur le sol africain et que c’était à l’UA de régler la crise libyenne. Les rencontres d’Addis-Abeba du 10 mars 2011, de Malabo du 30 juin 2011 confirment les positions régulières prises par l’UA et tous les Chefs d’Etat africain. Avez-vous été une seule fois, entendu? La supra-organisation africaine a été humiliée par la petite Ligue arabe et c’est sa décision qui a eu gain de cause et la Libye est passée de No Fly Zone, en champ de bataille et de ruines et, aujourd’hui la Libye est orientée dans une guerre durable dont les conséquences peuvent s’étendre dans les mois et années à venir à toute l’Afrique et le cycle infernal de la colonisation va reprendre. Que diriez-vous de votre bilan de passage à l’Union africaine ? Que c’est vous qui avez libéré la Libye ? Au même titre que la Côte d’Ivoire des dictateurs sanguinaires comme le peignent les génocidaires de notre continent que sont la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis d’Amérique qui n’ont pas toujours demandé pardon pour les millions de nos frères et sœurs, de nos grands-parents et aïeux qu’ils ont décimés et contraints à l’exil ? Votre désir actuel de vouloir engager un processus de reconnaissance du CNT au sein de l’UA par les Etats membres de l’Union africaine est un déni de justice pour les victimes libyennes, étrangères et Africaines, immolées sur le sol libyen dans une guerre internationale lancée par les pays impérialistes qui préservent leurs intérêts sur l’Afrique. Une guerre que vous auriez pu éviter en mettant en valeur l’Afrique, votre organisation, en imposant aux Etats membres de l’UA siégeant comme membres non permanent au Conseil de sécurité de s’abstenir de tout vote contre un pays africain quel que soit le sujet comme les pays permanents qui y siègent le font entre eux. Vous voulez ignorer que ces gens du CNT ont ruiné la vie de milliers africains, d'enfants et de femmes qui vivaient en paix en Libye depuis plus de trois décennies, qui n’ont eu pour vrai pays que la Libye et qui du jour au lendemain, se retrouvent sans repères. Voulez-vous ignorer que ces renégats et clowns Libyens affichés par monsieur Sarkozy viennent de commettre un génocide sur nos frères et sœurs libyens, noirs libyens et sub-sahariens que vous avez rencontrés pendant cette crise lors de vos précédents séjours en Libye, à Bab el Aziziya la demeure du Guide libyen en les traitant de mercenaires de Kadhafi. Voulez-vous ignorer que vous devez en tant que premier africain, leur demander des comptes et lancer une enquête sur les disparus libyens et étrangers ? Avez-vous oublié Kadhafi celui que vous disiez être votre ami, que vous consultiez à tout bout de champs sur les questions africaines ? Avez-vous oublié tout le soutien qu’il a apporté à votre candidature à la tête de l’UA ? N'avez-vous point le sentiment de l'avoir poignardé dans le dos comme l’a déjà fait l’un de ses amis président de l’UA… Où est passé le rapport de la Commission d’Enquête conjointe Union africaine et du Parlement africain que j’ai personnellement reçue dans mon bureau à Tripoli ? Sur quelle base l’UA pourrait-elle se fonder pour recevoir le CNT à Addis-Ababa… élu par le peuple libyen ? Une émanation du peuple libyen ? Et la feuille de route de l’Union africaine, où est-elle ? Monsieur le Président, quelle histoire voulez-vous laisser à la postérité africaine ? L’Afrique va très mal. Et la Commission de l’Union africaine semble ignorer qu’elle doit rendre des comptes aux peuples africains sur ses actions. L’Union africaine n’est pas seulement pour les Chefs d’Etat africain, elle appartient à tous les africains, à tous ceux déportés de gré ou de force que vous avez reconnus au sein de la 6ème région d’Afrique. A nous tous, vous devez des comptes. Aussi longtemps que vous nous ignorerez, nous jetterons les bases d’une nouvelle Afrique différente de celle que vous percevez mais conforme à celle que nous, Africains de l’intérieur et de l’extérieur, percevons. Nous voulons la liberté, la décolonisation, le retrait de l’Afrique des organisations internationales qui ne nous honorent pas, qui ne nous reconnaissent pas, qui nous méprisent. Nous refusons toute subvention extérieure et nous voulons l’Afrique pour nous Africains. La jeunesse africaine dont je fais partie vous demande de lancer un forum de discussion sur le site de l’organisation pour donner une tribune libre aux Africains de toutes couches confondues. Nous vous demandons de sortir des arcannes de l’administration pour être plus près de nous. Ne méconnaissez pas notre silence car notre prochaine révolution ne sera pas annoncée. Vous souhaitant bonne réception, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération hautement respectueuse. © Correspondance : Gilbert NKAMTO, Tripoli-

mardi 27 septembre 2011

Lettres ouvertes au Médiateur de la République et au Vérificateur général pour qu'ils fassent pression sur ATT pour abandonner son référendum.

Bonjour, Le Président de la République, dans son discours officiel prononcé à l’occasion du 51ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté, a réaffirmé sa volonté de maintien du référendum constitutionnel contre toute attente raisonnable. Le Front du Non à la nouvelle Constitution (FNC) avait, par lettres ouvertes, sollicité de Messieurs Diango CISSOKO et Amadou Ousmane TOURÉ, respectivement Médiateur de la République du Mali et Vérificateur Général de la République du Mali, leur intercession afin que le Président de notre pays renonce à la consultation référendaire jusqu’ici inappropriée et injustifiée. Lettres ouvertes à Messieurs Diango CISSOKO et Amadou Ousmane TOURÉ, respectivement Médiateur de la République du Mali et Vérificateur Général de la République du Mali : Monsieur le Médiateur de la République, Nous avons l’honneur de vous adresser copie de notre "Appel du 26 août" relatif au projet de référendum constitutionnel en cours dans notre pays. Comme vous le savez, l'Assemblée nationale de notre pays a, le 2 août dernier, adopté dans son écrasante majorité un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d'informations persistantes faisant état d'intimidation, de démission ou d’égarement. Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s'envisager sous certaines conditions. Si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu'une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012 ! C’est dans cette attente que nous, Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), nous adressons à vous, faisant "Appel" à votre sens élevé de la justice et de la paix sociales. Notre objectif est d'informer et mobiliser nos compatriotes, convaincre les institutions et la plus haute autorité de notre pays, de l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel ; les convaincre de la nécessité d’examiner les réserves soulevées par certaines dispositions dudit projet encore insuffisamment débattues. Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés afin de nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié ! Veuillez croire, Monsieur le Médiateur de la République, en l’assurance de nos meilleurs sentiments patriotiques. La Coordination F N C – France Monsieur le Vérificateur Général, Nous avons l’honneur de vous adresser copie de notre "Appel du 26 août" relatif au projet de référendum constitutionnel en cours dans notre pays. Comme vous le savez, l'Assemblée nationale de notre pays a, le 2 août dernier, adopté dans son écrasante majorité un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d'informations persistantes faisant état d'intimidation, de démission ou d’égarement. Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s'envisager sous certaines conditions. Si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu'une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012 ! C’est dans cette attente que nous, Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis en France au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), vous adressons copie de notre "Appel», en en appelant à la raison d’être de votre institution : « la défense du Mali à travers son économie et la préservation de l’Homme malien à travers son labeur. » Notre objectif est d'informer et mobiliser nos compatriotes, convaincre les institutions et la plus haute autorité de notre pays, de l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel ; les convaincre de la nécessité d’examiner les réserves soulevées par certaines dispositions encore insuffisamment débattues dudit projet. Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés afin de nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié ! Recevez, Monsieur le Vérificateur Général, l’assurance de nos meilleurs sentiments patriotiques La Coordination F N C – France -- ---------------------- " Le Mali ou rien : Nous avons choisi ! " P / FNC - France La Coordination (00 33) 6 63 92 86 49 et (00 33) 6 59 66 37 44 ______________________________________ Aller au message Précédent | Aller au message Suivant | Retour aux messages | En-têtes complets Répondre Répondre à tous Faire suivre Faire suivre Rechercher un mail BienvenueBoîte de réceptionÉcrireDossiersOptions de Mail

lundi 26 septembre 2011

Les contours de l'investiture du candidat de l'Urd

Chers sœurs et chers frères suite à un message de mon excellent frère Mamadou Cisse en date du 22 septembre regrettant la molless
e et même l'endormissement dans lequel nos espaces de débat sont tombés. J'ai l'intention depuis un certain temps de partager avec vous des réflexions portant sur la lecture de certains événements courants en fonction de l'esprit de l'indépendance du 22 septembre 1960 mais aussi sur la situation économique internationale. Mais en attendant,  je voudrais ici réagir a l'actualité immédiate au Mali. Les contours de l'investiture du candidat de l'Urd Je prends acte de la candidature à l'élection présidentielle de Soumaila Cisse. Notre frère Soumaila est indiscutablement un acteur constant et de première ligne dans le monde politique malien depuis 20 ans. Notre rôle est de permettre que le débat se tienne qu'il soit informatif et instructif, en un mot qu'il permettre au peuple de se prononcer en toute connaissance de cause. C'est cela l'essence de la démocratie. Il me semble à la lecture de tout ce que j'ai pu lire que le débat consiste déjà à cadrer une partie du débat en disant que Soumaila a été un excellent Commissaire de l'Uemoa. C'est possible, il peut l'avoir été. Mais nous ne devons pas accepter que l'Uemoa devienne un élément décisif du débat politique national. Car en réalité l'Uemoa n'est pas, encore, une réussite. Ceci est, il est vrai, totalement indépendant de la personne de Soumaila Cisse. L'Uemoa n'arrive pas progresser dans ses propres projets d'union régionale dont une étape importante était la création d'une monnaie unique. Cette création est sans cesse reportée et il me semble que sa naissance est désormais hypothétique sinon abandonnée. Les fonctionnaires de l'Uemoa sont nommes par des Etats dont peu sont démocratiques et efficaces. A part le Niger et le Cap Vert je ne vois pas d'autres pays de l'Uemoa avançant de façon assurée dans la démocratie. Des fonctionnaires dont certains étaient déjà si peu efficaces dans leurs pays d'origine, en raison même des règles discrétionnaires de leurs nominations, peuvent-ils être plus efficaces à l'Uemoa? En plus l’Uemoa qui aurait du activer les échanges intra communautaires ne semble pas avoir réussi à empêcher ces echanges de baisser au cours des 20 dernières années. Actuellement il y aurait au moins une dizaine de chauffeurs-camionneurs maliens emprisonnes au Sénégal pour des raisons liées a leurs activités cependant conforment aux objectifs de l'Uemoa. Tous les documents dénotent, mois après moi que tant de comportements des fonctionnaires nationaux s'opposent, localement, directement  aux objectifs d'intégration régionale. En ce sens les gendarmes maliens sont indexes au nombre des plus corrompus sur les routes et les plus opposes aux objectifs de l'Uemoa. La situation sur les routes de l'Uemoa a été décrite de façon réaliste par des journalistes, y compris maliens, qui se sont imposes de connaitre le calvaire des citoyens, en le partageant, pour en rendre compte. Pire, un ivoirien durant des mois pouvait difficilement circuler d'une zone d'Abidjan a une autre. Selon des documents d'Interpol qui a organisé en février 2011 a Dakar une réunion sur le sujet, l'économie de la région est fortement portée par le trafic de drogue dont l'impact est évalué a plus de 38milliards US Dollars. Peut être le double? Le Triple? De nombreux observateurs internationaux ont même établi un indice visuel qui permet d'identifier la criminalisation de l'économie d'un pays de la région. Cet indice, non scientifique et non officiel mais si utile, se révèle dans le bourgeonnement des immeubles impressionnants et la multiplication des véhicules 4x4. Une bonne partie des financements de ces infrastructures ne peuvent être retracée et reliée à des sources propres. Attention cependant: il ne faut pas déduire de cela que tout immeuble en construction ou toute voiture 4x4 procède d'une activité criminelle. En me limitant a ces faits que chacun peut constater, qui peut donc nous dire où est le succès de l'Uemoa qui soit visible au niveau de nos peuples. Je ne dis pas que l'Uemoa n'a rien fait mais j'affirme qu'il ne s'agit en rien d'une success-story. Notre rôle est de clarifier la situation afin que le débat politique national ne soit pris en otage par des hypothèses fausses. Le sens de l'économie Grace à un excellent jeune frère, je viens de lire un article du journal gouvernemental, écrit dans le cadre de la célébration du 22 septembre 2011, glorifiant la privatisation de la BIM.SA en la présentant comme un succès et même comme un cas d'école. Comment peut-on, en septembre 2011 écrire dans un journal national un article vantant la privatisation d'une banque. Alors même que ceux qui nous ont instruit cette privatisation, les Etats Unis, la Grande Bretagne, la France, le FMI, la Banque Mondiale, l'Union Européenne, etc..., sont entrain de nous dire que la phase actuelle de l'économie exige de nationaliser les banques et de faire de l'instrument monétaire un levier central de la politique économique. En image l'attitude de ce journal est comparable à la situation suivante. Votre mère est malade. Un médecin vous apporte un médicament que vous faites prendre à votre mère. Peu après, le médecin fait savoir au monde entier que ce médicament, en réalité, est un poison violent. Et vous, vous choisissez ce moment, avec fierté, pour sortir vous vanter devant ce même public d'avoir administré ce médicament à votre mère..... Cet article est si décalé par rapport a l'actualité économique et financière dramatique que vit le monde depuis 2008 qu'il indique que certains maliens ont volontairement décidé d'ignorer la réalité, d'ignorer les événements, et les enseignements de ceux-ci, qui sont entrain d'ébranler le monde. Il est entrain de naitre un monde nouveau. Ce journal indique au monde que nous avons choisit de prendre un chemin a rebours comme s'il existait un monde propre au Mali. Un monde ou les lois et principes des sciences sociales ne s'appliquent pas. Réveillez vous. Réveillons nous. Au moins, permettons que le débat soit clair. Autrement nous serons complices, en étant spectateurs muets et inertes, des erreurs de choix politiques qui pourraient arriver dans notre pays. Le temps est arrive pour nous de participer activement aux élections à venir. Depuis vingt ans au moins les banques s'abstiennent de financer l'économie de notre pays. Dans nos débats nous avons dit nos désaccords avec cette situation. Nous avons des idées alternatives. Il est légitime pour nous de revendiquer que le peuple nous donne la possibilité de prouver que nous savons faire mieux pour l'économie nationale que ce que font les banques depuis vingt ans. Depuis vingt ans nous ne cessons de dénoncer le fonctionnement de la justice dans notre pays. Depuis vingt ans nous ne cessons de dénoncer que des maliens compétents soient mis de coté au profit de personnes souvent incompétentes, ayant souvent triché en se prévalant de savoirs, d’un savoir-faire, de compétences qu'elles n'ont pas. Il est venu le temps ou nous devons parler au peuple, dire que nous avons de meilleures idées et réclamer de contribuer à l'exercice du pouvoir d'Etat afin de faire du Mali un pays plus juste et plus équitable. Nous en avons même l'obligation morale. Depuis vingt ans nous dénonçons la promotion qui est faite à l'ignorance par le laisser aller qui prévaut dans l'éducation nationale. Ne soyons pas timides. Disons haut et fort que nous avons des idées  qui produiront des résultats meilleurs que ceux que nous connaissons. Je voudrais en profiter pour avertir les hommes politiques aspirant à présider notre pays en leur disant qu'ils caressent un rêve dangereux s'ils espèrent reproduire les mêmes pratiques de gouvernement, les mêmes habitudes, les mêmes comportements, avec les mêmes femmes, les mêmes hommes que les vingt dernières années. S'ils le faisaient, ils auront, alors, eux mêmes, attisé le feu destructeur qui fera exploser la révolution sociale. Ces personnes doivent savoir qu’elles sont souvent à la tête de partis et d'associations faits de femmes et d'hommes dont certains sont notoirement corrompus. Il leur appartient de faire le ménage autour d'eux et dans les appareils de ces structures. Je voudrais ici appeler encore une fois mes frères Dioncouda Traore, Soumaila Cisse, Ibrahim Boubacar Keita, Soumana Sacko, Modibo Sidibé (au cas où il serait candidat) à contribuer a une reconstitution de la vie politique nationale. Il s'agit de tracer un trait. En deca de ce trait on abandonne les femmes, les hommes qui ont pourrit la vie de notre pays avec toute sorte de tricherie en en tirant des avantages personnels visibles vérifiables et souvent exhibes. Au delà de ce trait, en vue du Mali nouveau, il s'agit de mettre ensemble ce que le Mali sait faire de mieux, en mettant ensemble les meilleurs talents des maliens, de promouvoir le savoir, le savoir-faire des maliens. Les patriotes, républicains, démocrates maliens au milieu desquels je me situe ont aujourd'hui la légitime aspiration de participer a la construction de notre pays sur des bases renouvelées et saines. Je vous l'affirme, nous ferons en sorte que le passe malsain qui a prévalu au Mali ces 20 dernières années soit révolu. Bien entendu la terre des hommes ne sera jamais le paradis de Dieu, mais nous nous battrons pour que ceux les pratiques néfastes cessent dans notre pays au lieu de continuer à être la norme. Il n'y aura pas deux présidents à la fois au Mali. Faisons que celui qui sera élu en 2012 le soit au nom d'un projet, pour des idéaux matérialisés par une ligne politique et un projet clairs. Rassemblons nous, loin des ego, rapprochons nous du Mali eternel pour le faire triompher à nouveau  sur la base de la force de l'esprit humain et la solidarité. Chère sœur, cher frère, tu souffres de l'injustice et de la corruption. Si tu ne l'es pas, regardes le visage de ton fils sans emploi malgré son diplôme et sa ténacité il est un homme économiquement mort. Si ton fils et ton ferre ne sont pas en peine, alors regarde le visage de la veuve et de l'orphelin dans le quartier que la faim et la soif surtout de justice rejettent en dehors de la vie économique et sociale. Si tu ne connais pas cette veuve et cet orphelin, alors lèves toi quand même car le savoir que tu portes t'en fais obligation. L'Histoire universelle continue sa marche grâce à la grandeur de l'esprit des plus inventifs des êtres humains. Nous avons fait le choix de marcher cette Histoire car elle va inexorablement vers le bien être des peuples. Nous nous avons choisit. Aux hommes politiques de choisir. Notre choix s'est traduit par la description d'une ligne politique, d'un projet politique et d'un programme de gouvernement. Nous rendrons bientôt publics ces documents pour un large débat. Je dois dire ma satisfaction que des hommes politiques comme Soumana Sacko ont fait un choix qui est en convergence avec le nôtre. Rassemblons-nous. Pour le Mali. A bientôt. Dialla Konaté Blacksburg, 24 septembre 2011

Scission de l'Universite et Discours d'ATT

Bonjour , vous avez suivi le discours du President pour le 22 septembre. Le passage suivant a attire mon attention "Mes chers compatriotes, L’Ecole est le lieu par excellence ...La réforme, qui entrera en vigueur dès la prochaine rentrée universitaire (2011/2012), vise à promouvoir un système d’enseignement supérieur et de recherche scientifique axé sur les besoins de l’économie malienne et contribuant de façon dynamique à l’accès à l’emploi des jeunes diplômés..... L’Université de Bamako sera scindée en quatre universités, avec une mise en œuvre progressive de la réforme, qui sera encore plus prononcée pour l’université de Ségou, qui démarre." Personnellement, je crois que cette scission est une aventure qui n'en vaut pas la peine. Ca ressemble, au mieux, a la distraction. Il semble qu'il y'a une volonte ferme d'enterrer les recommandations du forum sur l'education. On peut bien se demander les raisons de ce changement brusque. C'est incroyable de faire de telles promesses quand on n'est pas capable de donner une date pour la rentree 2011-2012. Ce qui est entrein de se passer au Mali est tout a fait inedit. On ne commencera pas l'annee universitaire le moment qu'il faut parce que c'est le gouvernement qui n'est pas pret. Il est important qu'enseignants, etudiants et parents s'organisent pour exiger que les cours demarrent la premiere semaine d'octobre Si nous ne faisons pas quelque chose, nous serons bien partis pour une deuxieme annee blanche. Esperons que le bon sens revienne. Cordialement. Fad

vendredi 23 septembre 2011

La dernière lettre de Troy Davis

Il était 5 h 8, ce jeudi matin, quand Troy Davis a rendu son dernier souffle. Cet Afro-Américain de 42 ans, devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale, a été exécuté après avoir clamé son innocence jusqu'au bout, mais sans pouvoir remporter son ultime marathon judiciaire. En 2008, à la veille de son exécution - finalement repoussée -, Troy Davis avait fait parvenir une lettre à ses avocats. En voici de larges extraits (traduction Le Point.fr). "Je veux vous remercier tous pour vos efforts et votre dévouement en faveur des droits de l'homme et de la bonté humaine ; lors de ces dernières années, j'ai éprouvé tant d'émotions, de joie, de tristesse... sans jamais perdre la foi. C'est grâce à vous tous que je suis en vie aujourd'hui (...) Ma soeur Martina me dit (...) qu'elle n'arrêtera jamais de se battre pour me sauver la vie et prouver au monde que je suis innocent de ce crime terrible. Je suis ému, quand je découvre des mails du monde entier, venant d'endroits que je n'imaginais même pas connaître un jour, de personnes parlant des langues et exprimant des cultures et des religions que je ne pouvais seulement espérer découvrir un jour (...) Ce n'est pas une affaire qui concerne la peine de mort, ce n'est pas une affaire qui concerne Troy Davis, c'est une affaire qui touche à la justice et à l'esprit humain (...) "Il y a tant d'autres Troy Davis" Je ne peux pas répondre à toutes vos lettres, mais je les lis toutes. Je ne peux pas vous voir tous, mais j'imagine vos visages. Je ne peux pas vous entendre parler, mais vos lettres m'emmènent aux quatre coins du monde. Je ne peux pas vous toucher physiquement, mais je sens votre chaleur tous les jours que j'existe. Donc merci, et souvenez-vous que je suis dans un endroit où l'exécution peut seulement détruire votre état physique, mais grâce à ma foi en Dieu, à ma famille et à vous tous, je suis spirituellement libre depuis longtemps, et peu importe ce qui arrivera dans les jours et les semaines à venir, ce mouvement pour abolir la peine de mort, pour rechercher la vraie justice, pour faire éclater un système qui ne réussit pas à protéger ses innocents, doit être accéléré. Il y a tant d'autres Troy Davis. Ce combat pour abolir la peine de mort ne sera pas gagné ou perdu à travers moi, mais à travers notre force à avancer et à sauver chaque personne innocente emprisonnée à travers le monde. Nous devons démanteler ce système injuste, ville par ville, État par État, et pays par pays. J'ai hâte d'être avec vous, peu importe que ce soit physiquement ou spirituellement, et ce jour-là, j'annoncerai : 'Je suis Troy Davis, et je suis libre !' 'Ne cessez jamais le combat pour la justice, et nous gagnerons !'"

mercredi 21 septembre 2011

Les maliens dorment-ils?

Les maliens dorment-ils? La situation de l'école malienne n'a fait que se dégrader au fil du temps, des politiques, des programmes et des plans d'action pour la sauver. Beaucoup de plans ont consisté à gagner du temps comme les accords avec les syndicats pour une école apaisée et performante, les fora alors même que la situation était entièrement connue, les commissions d'experts qui n'ont fait que proposer au bout de plusieurs mois, les actions à entreprendre, déjà connues et souvent proposées par les structures de base. Pendant qu'on mettait en œuvre ces sauvetages de l'école, nous avons vu les effectifs des élèves au fondamental par classe, même d'examen, passer de 30 à plus de 100 avec double vacation et double division sans broncher; nous avons assisté à la fermeture inopportune des écoles de formation de maîtres sans exprimer une seule protestation ; nous avons assisté à la descente provoquée et irresponsable aux enfers de l'enseignement supérieur et nous assistons actuellement à une mascarade pour sauver l'enseignement supérieur. Les maux actuels de l'enseignement supérieur peuvent se résumer en quelques lignes : insuffisance d'infrastructures (pas assez de classes, d'amphis, de labos, de cités); insuffisance notoire de ressources humaines; formations souvent inadaptées des ressources humaines; insuffisance d'équipements ; absence de bibliothèque centrale; effectifs pléthoriques ; très faible employabilité des formations en général livresques ; non application des textes régissant l'université ; gouvernance d'amateur ; situation explosive à cause des problèmes sociaux (étudiants, enseignants); Les solutions proposées tiennent aussi en quelques lignes : fermeture des établissements pendant 2 mois en envoyant les enseignants en vacances; restauration des cités universitaires ; suppression de l'université de Bamako et création à sa place de 4 autres universités en espérant ainsi résoudre le problème des effectifs ; silence pour les problèmes sociaux. En mettant les problèmes face aux solutions proposées, on se d
emande si l'on ne rêve pas. Enfin qu'on nous explique comment, ce plan peut résoudre ces problèmes ? Mais il faut croire et l'on comprendra que si le plan proposé n'apportait pas une solution satisfaisante, il aurait l'avantage de faire gagner du temps. (on se demande pour quel dessein?) Les problèmes de l'enseignement supérieur et ceux de l'éducation de base sont liés et interagissent. Il est illusoire de vouloir trouver des solutions dans le cadre d'un plan sectoriel de 2 mois ou même de 6 mois. Un plan pluri-annuel impliquant toutes les couches de notre société (enseignants, étudiants, employeurs, parents d'élèves ,élus de la nation, services financiers ...) est nécessaire et plus vite on le mettrai en œuvre mieux ce serait. Tous les maux sont connus, il n'est point nécessaire d'organiser un autre forum, chaque structure sait aujourd’hui mieux que quiconque ce qu'il lui faut pour fonctionner correctement. Il ne manque que la volonté politique Ce qu'on peut actuellement faire de plus salutaire pour l'école c'est : situer les responsabilités là ou il faut et face à une situation, appliquer les textes sans se soucier de ce qu'en penserait un responsable de plus haut niveau dont la responsabilité n'est en aucune manière engagée . Le président de la république, les ministres, les directeurs, les enseignants n'ont de responsabilité que dans le cadre de leurs fonctions et celles-ci sont clairement définies par les lois et règlements de la république. Que chacun remplisse ses fonctions et s'assume par rapport à ses responsabilités en sachant qu'on lui demandera un jour des comptes. Compte tenu de l'urgence des solutions à apporter aux problèmes de l'école, tous les maliens doivent s'impliquer ou se préparer aux conséquences. Pr. Sékou Boukadary Traoré FAST
Bonjour, Depuis quelques semaines, le FNC (Front du Non à la nouvelle Constitution) entreprend de mobiliser, sensibiliser nos concitoyens autour de la question de l’inopportunité du référendum constitutionnel en préparation dans notre pays. Ainsi, le FNC (Front du Non à la nouvelle Constitution) a, après son "Appel du 26 Août", saisi l’Ambassadeur du Mali à Paris, les députés de l’Assemblée nationale, les Forces armées et de sécurité, les organisations féminines (CAFO et APDF), les organisations religieuses (musulmane, catholique, protestante), dont copies des correspondances ci-dessous. Lettres ouvertes à : L'imam Mahmoud DICKO : Président du Haut Conseil Islamique du Mali Monseigneur Jean ZERBO : Archevêque de Bamako Révérend Joseph DEMBÉLÉ : Président de l’Église Évangélique Protestante du Mali Respectable Imam, Nous avons l’honneur de vous adresser copie de notre "Appel du 26 août" relatif au projet de référendum constitutionnel en cours dans notre pays. Nous vous sollicitons afin que vous puissiez intercéder auprès de la plus haute autorité du Mali pour qu’elle s’engage à préserver notre pays d’inutile et couteux "test" d’un fichier électoral, de l’avis d tous les acteurs, non encore existant en terme de crédibilité. L'Assemblée nationale a adopté dans son écrasante majorité, le 2 août dernier, un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d'informations persistantes faisant état d'intimidation, de démission ou d’égarement. Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s'envisager sous certaines conditions. Si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu'une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012 ! C’est dans cette attente que nous, Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), nous adressons à vous, faisant "Appel" à votre sens élevé de la justice et de la paix sociales. Notre objectif est d'informer les Maliens des villes et des campagnes sur l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel et sur les réserves soulevées par certaines de ses dispositions encore insuffisamment débattues. Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés afin de nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié ! Veuillez croire, Respectable Imam, en l’assurance de nos meilleurs sentiments patriotiques. La Coordination F N C – France Excellence, Nous avons l’honneur de vous adresser copie de notre "Appel du 26 août" relatif au projet de référendum constitutionnel en cours dans notre pays. Sachant l’Église catholique du Mali très engagée en faveur des populations laborieuses et pacifiques de notre pays, et particulièrement durant « les journées chaudes de mars 1991 », nous vous saurions infiniment gré d’intercéder auprès de la plus haute autorité du Mali pour qu’elle s’engage à préserver notre pays d’inutile et couteux "test" d’un fichier électoral, selon l’avis général, non encore existant en terme de crédibilité. L'Assemblée nationale a adopté dans son écrasante majorité, le 2 août dernier, un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d'informations persistantes faisant état d'intimidation, de démission ou d’égarement. Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s'envisager sous certaines conditions. Si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu'une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012 ! C’est dans cette attente que nous, Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), nous adressons à vous, faisant "Appel" à votre sens élevé de la justice et de la paix sociales. Notre objectif est d'informer les Maliens des villes et des campagnes sur l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel et sur les réserves soulevées par certaines de ses dispositions encore insuffisamment débattues. Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés afin de nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié ! Veuillez croire, Excellence, en l’assurance de nos meilleurs sentiments patriotiques. La Coordination F N C – France Respectable Révérend, Nous avons l’honneur de vous adresser copie de notre "Appel du 26 août" relatif au projet de référendum constitutionnel en cours dans notre pays. Nous savons l’église protestante du Mali engagée depuis toujours dans l’élévation et le soutien des populations laborieuses et pacifiques de notre pays. À ce titre, nous vous demandons d’intercéder auprès de la plus haute autorité du Mali pour qu’elle s’engage à préserver notre pays d’inutile et couteux "test" d’un fichier électoral, de l’avis de tous, non encore existant en terme de crédibilité. L'Assemblée nationale a adopté dans son écrasante majorité, le 2 août dernier, un projet de nouvelle Constitution dans un contexte politique, social et économique des plus ténébreux sur fonds d'informations persistantes faisant état d'intimidation, de démission ou d’égarement. Sans doute faudra-t-il une révision de la Loi fondamentale de notre pays, une hypothèse qui peut s'envisager sous certaines conditions. Si tel devait être le cas, cela devra se faire dans la transparence démocratique et dans la sérénité, avec notre préférence qu'une telle possibilité relève de la responsabilité du président élu en 2012 ! C’est dans cette attente que nous, Maliennes et Maliens de la diaspora africaine, personnes physiques et émanation d’organisations politiques et de la société civile malienne, réunis au sein du Front du Non à la Nouvelle Constitution (FNC), nous adressons à vous, faisant "Appel" à votre sens élevé de la justice et de la paix sociales. Notre objectif est d'informer les Maliens des villes et des campagnes sur l’inopportunité du projet de référendum constitutionnel et sur les réserves soulevées par certaines de ses dispositions encore insuffisamment débattues. Nous en appelons donc aux débats, à tous les débats qui ont été occultés pour nous imposer un instrument dont le besoin n’est jusqu’ici ni avéré ni justifié ! Veuillez croire, Respectable Révérend, en l’assurance de nos meilleurs sentiments patriotiques. La Coordination F N C – France -- ---------------------- " Le Mali ou rien : Nous avons choisi ! " P / FNC - France La Coordination (00 33) 6 63 92 86 49 et (00 33) 6 59 66 37 44 ______________________________________

lundi 19 septembre 2011

AFRIQUE::POINT DE VUE LETTRE OUVERTE AUX JEUNESSES DES PAYS AFRICAINS: LE FIL ROUGE DU PATRIOTISME.

Lettre:Camer.beIl y a un fil rouge qui doit guider la lutte nécessaire contre l’impérialisme, pour la liberté, la démocratie et le développement. Sa trame s’enracine dans le socle que constituent la Nation, le Patriotisme, et la Souveraineté nationale. L’Afrique est-elle perdue pour les Peuples Africains ? La question s’adresse d’abord aux jeunesses des Pays Africains, dont les perspectives d’avenir sont bouchées. L’horizon se rétrécit à chaque génération. C’est d’abord à la jeunesse que la question est posée, parce qu’elle est l’avenir, parce que nul avenir n’est écrit par avance, parce qu’il se construit aujourd’hui et que personne ne dessinera à sa place l’avenir de ses vœux. La question s’adresse ensuite aux élites dirigeantes d’une poignée de Pays Africains qui s’efforcent de composer avec la réalité du monde en marche, au mieux des intérêts de leurs peuples, au mieux, mais sans le degré de courage politique à la hauteur de la légitimité de la souveraineté d’un peuple sur son sol. Elle s’adresse moins aux élites dirigeantes de l’écrasante majorité des Pays Africains, à celles des anciennes Colonies Françaises en particulier : leur choix délibéré, conscient, de placer leur action au service des intérêts étrangers et des leurs propres, contre les besoins et aspirations de leurs peuples, les conduirait plutôt devant les tribunaux pour crimes de « trahison et d’intelligence avec l’ennemi ». Car les Peuples Africains font bien face à un ennemi identifié qui porte un nom, impérialisme, ou néocolonialisme. L’Afrique, en raison de son mode d’insertion actuelle dans le monde en marche, pourrait, bientôt, ouvrir l’ère des générations humaines entières hors sol, sans aucuns moyens propres de production et d’existence, sans racines, sans mémoire, sans âme, sans Histoire. La soumission de la jeunesse à une logique qui produit un tel cours des choses signerait, pour les Peuples Africains, la perte à terme de leur sol, de leur terre, de toute capacité d’exister par eux-mêmes. Les jeunesses des Pays Africains n’ont pas d’autre choix que la résistance et la lutte pour faire échec à l’impérialisme, en suivant un fil rouge, qui, en pareilles circonstances, est l’unique voie responsable : le patriotisme. Le fil rouge du patriotisme dans la lutte contre l’impérialisme. La plus grave menace qui pèse sur l’humanité et toute la biosphère aujourd’hui est la poursuite du processus de la mondialisation, c’est à dire du capitalisme à son stade actuel, « dans un monde (qui est) devenu un ensemble unique d’activités interdépendantes et non entravées par les frontières nationales ».[1] Le défi le plus urgent auquel sont confrontés les Peuples Africains est de faire émerger, dans leurs pays respectifs, des élites dirigeantes patriotiques, c’est à dire des hommes et femmes organisés et déterminés à faire prévaloir des choix au service de leurs Nations respectives. L’urgence est à la hauteur de la brutalité de l’impérialisme en Afrique. Elle croît à mesure que la part de la production sociale mondiale confisquée par l’Occident se réduit, avec l’émergence de nouveaux pôles de développement et de puissance dans le monde. Nous tenons la souveraineté nationale, la non-ingérence, le respect des différences et la coopération pour principes de base autour desquels doivent s’organiser une coexistence responsable sur notre planète. Lutter pour ce mode de coexistence, c’est lutter contre la logique impérialiste, suicidaire pour l’humanité ; c’est prendre part aux luttes d’émancipation humaine qui, sous toutes les latitudes et dans tous les pays, visent à rendre effectives la liberté et la dignité humaine pour tous. Ce manifeste invite les Peuples et Pays Africains à se mobiliser et se donner les moyens d’y prendre activement part. Il importe donc avant tout qu’ils s’organisent dans un but précis : reconstruire des capacités propres d’organisation, dans tous les domaines qui engagent leur existence. Ils y parviendront en s’assignant deux priorités. La première est de construire des Etats-Nations dignes de ce nom, des Etats de Droit, dont l’action sera guidée par les soucis de souveraineté nationale, de justice et de cohésion sociale. Cette priorité, au dessus de toutes les autres, implique : La récupération du contrôle des ressources naturelles nationales pour en faire le levier du financement des infrastructures de base matérielles et humaines du développement ; Le contrôle de l’instrument d’orientation de la production économique et du développement qu’est la monnaie et le système bancaire ; L’organisation de systèmes de défense et de sécurité pertinents au regard des vraies menaces qui pèsent sur la souveraineté nationale, et des véritables obstacles à la démocratisation et au développement en Afrique Sub-saharienne. La seconde est d’investir massivement dans les domaines de l’alphabétisation, de l’instruction, de la formation des compétences organisationnelles, scientifiques et techniques, c’est à dire sur la formation des capacités humaines propres d’organisation, sur l’avenir. La jeunesse ne doit pas attendre qu’un chef lui tombe du ciel pour organiser et conduire la lutte. L’essentiel est qu’elle s’engage sur le but ci-dessus comme phare pour s’orienter, qu’elle le décline en objectifs précis à horizons temporels pertinents comme programme, et qu’elle s’organise et lutte pour la conquête du pouvoir politique sur ces bases. C’est cette lutte elle-même qui révélera des personnalités et des compétences spécifiques, fera émerger des Dirigeants et des Elites Patriotiques, ouvrant ainsi la voie à la formation d’un pouvoir politique déterminé à faire prévaloir l’Intérêt National. Nous devons rester attentifs aux expériences des autres. Nous devons apprendre des autres. Parmi les facteurs explicatifs de la réémergence de la Chine comme pôle de développement et de puissance, il y en a un dont les Gouvernements Chinois successifs ont fait un atout majeur : le contrôle de son gigantesque marché intérieur. Le capitalisme fonctionne sur deux modes articulés : concurrence-entente (pour ne pas dire guerre-entente) entre capitalistes, et rivalité-connivence-coopération entre capitalismes nationaux des puissances capitalistes pour la conquête des marchés étrangers. Le contrôle de son marché intérieur (si convoité) par la Chine est un atout qui a joué et continue de jouer la fonction de levier du financement de son développement, dans un cadre d’orientations et conditions fixées par elle comme non négociables au regard de la souveraineté nationale : Partenariat national obligatoire, majoritaire et décisionnel pour toute implantation d’entreprise étrangère sur le sol Chinois ; transfert des technologies et des savoir-faire ; ouverture des marchés aux produits chinois par les pays d’origine des entreprises postulant à une implantation en Chine,… Sans avoir l’importance du si convoité marché chinois, quelques pays africains sont dotés d’un volume de population qui les mettrait en mesure d’emboiter le pas à la Chine ; et pratiquement tous les Pays Africains sont en mesure d’adopter la même démarche, en substituant au facteur « contrôle du marché intérieur » du cas chinois le facteur « contrôle des ressources naturelles », notamment du sol et du sous-sol, incontournables, aujourd’hui, pour les filières industrielles, indispensables à l’activité des firmes capitalistes, base de leur prospérité et de la puissance des pays impérialistes. A l’exception de la Libye du Colonel KHADAFI, aucun ne l’a fait, aucun ne le fait. Bien au contraire. Mieux, la Libye du Colonel KHADAFI est abandonnée à elle-même par l’UA (Union Africaine) dans la guerre d’agression coloniale lancée par la France, la Grande Bretagne et les USA contre le peuple Libyen. Exit l’objectif de « défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de ses Etats membres » (Article 3(b) de l’Acte constitutif de l’UA). Autre illustration, avec un cas d’école, le miracle de la cocardière « indépendance énergétique » de la France : 80% de l’énergie électrique produite en France est d’origine nucléaire. 40% de l’uranium servant à cette production provient du Niger, pays d’Afrique, indépendant, « souverain », « pauvre ! », réduit à compter sur l’« aide au développement » (notamment de la France !), sur la charité internationale pour la survie des populations. Il n’empêche : L’« indépendance énergétique » de la France est proclamée et revendiquée avec une constante et cocardière fierté par les élites politiques, économiques, intellectuelles, médiatiques et syndicales hexagonales. Pas un mot sur la spoliation des Peuples Africains, qui explique ce miracle, aucune allusion sur le lien possible entre la prospérité et la puissance en France d’une part, et de l’autre, la « pauvreté » décrétée des Peuples et Pays Africains braqués et volés. L’uranium nigérien est exploité depuis six décennies par la France, contribuant ainsi de manière déterminante à l’« indépendance énergétique », à la puissance, au développement et au rayonnement de l’ancienne puissance coloniale, au bien-être des citoyens français. L’industrie française du nucléaire et de l’électricité prospère, à l’intérieur de l’hexagone et à l’international ; elle crée activités et emplois, à la légitime satisfaction des centrales syndicales des salariés des secteurs électricité et nucléaire. La France se développe, le Niger s’enfonce dans le sous-développement, les populations du Niger dans la pauvreté, le chômage et la misère. Ignorance, parti pris colonial, mépris raciste ? Il est difficile de comprendre les raisons qui, en France, ont fait d’un criminel et pur mensonge d’Etat une vérité d’évidence colportée de génération en génération depuis les indépendances des Colonies Françaises d’Afrique, depuis 1960. L’« indépendance énergétique » de la France est construite sur la confiscation armée du pétrole du Gabon, du Kamerun, du Congo Brazzaville, sur l’uranium du Gabon et du Niger. Dans un documentaire[2] récent, les acteurs français ayant construit le dispositif de contrôle et d’accaparement en témoignent de la manière la plus crue. Action organisée. Faire prévaloir des choix politiques dans un pays sera toujours, en définitive, le privilège du pouvoir politique. De ce fait, la conquête du pouvoir politique et son exercice constituent un passage obligé de la lutte pour la liberté, la souveraineté nationale, la démocratie, le développement. La stratégie d’organisation de cette lutte doit s’inscrire dans une démarche de rassemblement autour du « fil rouge » (le but défini plus haut), et non pas une démarche d’exclusion. Ne pouvant commander, ni aux circonstances, ni au contexte, cette stratégie d’organisation ne doit pas non plus s’interdire a priori un mode de conquête du pouvoir politique. Les élites dirigeantes interpellées plus haut le sont en tant que catégorie. Qu’elles soient Gouvernantes, d’« opposition », ou de la société dite « civile », aucune de ces catégories d’élites dirigeantes n’est monolithique du point de vue du sentiment national, du patriotisme et de l’aspiration à la souveraineté nationale qui animent ses membres individuels, personnes physiques ou personnes morales. Les patriotes, il y en a dans chacune de ces catégories, y compris au sein des institutions d’un régime dont l’action conduirait ses principaux dirigeants devant les tribunaux pour crimes de « trahison et d’intelligence avec l’ennemi ». En effet, la responsabilité suppose une certaine capacité de choix, et il n’est pas donné à tous cette capacité de résistance qui permet à une poignée de patriotes de toujours placer l’intérêt national avant leurs intérêts personnels. Dans tous les cas, il faut survivre pour « poursuivre le combat »[3] tout en faisant vivre ses proches dont on a la responsabilité. Les patriotes, il y en a parmi les larges masses de la population. Tous, sans exception, sont légitimes et ont vocation à être mobilisés dans un Mouvement national qui se donne pour mission de poursuivre le but défini plus haut. Comment construire ce Mouvement est affaire de conditions particulières propres à chaque situation nationale, à l’histoire, à la géographie politique de chaque pays. Ce qui semble évident, c’est que la construction d’une « Unité active » patriotique nationale ne peut pas être rythmée par les seules échéances électorales. Œuvre d’intelligence collective, l’ « Unité active » patriotique, Unité active fondamentale, est pérenne ; son temps est un temps long. Nous empruntons à Thierry de Montbrial les concepts d’Unités actives, « composantes élémentaires » sur lesquelles raisonne la praxéologie, définie comme « la science des activités humaines organisées, appréhendées sous l’angle de l’exercice du pouvoir ». Une Unité active se définit comme « un groupe humain dont les membres individuels sont liés par : 1/ un système stable de pratiques, de références et de croyances, autrement dit une culture (…) ; 2/ une organisation, effective sur l’ensemble du groupe, et tendue vers des buts à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du groupe (…). Un même individu (personne physique) appartient généralement à plusieurs Unités actives, et peut se trouver ainsi confronté à des situations de contradiction et éventuellement de rupture. (…) En règle générale, les Unités actives ne se réduisent pas à une agrégation homogène de personnes physiques. On y distingue des sous-unités actives qui ont en tant que telles une identité. (…). L’Organisation effective à l’échelle du groupe tout entier a pour missions : a/ de renforcer sa cohésion et donc de poser son existence en tant qu’unité ; b/ de faciliter son adaptation, sans perte d’identité, face aux circonstances ; c/ plus généralement de définir l’action collective du groupe en tant que tel et donc ses buts (…), et de prendre les mesures nécessaires pour les atteindre [4] » Au Kamerun se profilent des scrutins nationaux dans les mois à venir. Notamment le scrutin présidentiel, qui a la vertu de réveiller de foisonnantes vocations, anciennes et nouvelles. Avec, sous le bras, leur catalogue de mesures sans colonne vertébrale en guise de projet, chacun des « opposants » candidats s’estime personnellement investi de la mission d’occuper le fauteuil squatté depuis trente ans par le chef du RDPC. Tout ce cirque est légitime si l’on accepte que la démocratie se réduise, pour notre peuple, à se rendre aux urnes à intervalles pour porter au pouvoir des hommes et femmes qui, une fois en place, estiment n’avoir de comptes à rendre qu’aux puissances étrangères. Or, il existe bel et bien un espace orphelin, déserté, celui d’une perspective gagnante pour notre peuple, pour notre pays, et porteuse de reconnaissance pour les hommes et femmes qui auront su faire converger une ambition personnelle (légitime) avec l’intérêt de la Nation. Faute de légitimité aux yeux de notre peuple, aucun des partis politiques actuels n’a, à lui seul, la capacité (pour autant qu’il en ait la volonté) d’occuper cet espace orphelin. Pas même l’UPC, dont la Direction a saboté la stratégie au tournant des années 1990-1991. A condition de s’émanciper du tropisme présidentiel de leurs dirigeants, des partis politiques (UPC, MANIDEM, AFP, SDF, MDR,…), plus des personnalités extérieures d’horizons divers, pourraient initier la formation d’une Unité active fondamentale, une Alliance Patriotique, ouverte y compris aux membres du RDPC en phase avec cette initiative. Cette initiative peut aussi bien être le fait de personnalités extérieures aux partis politiques, qui approcheraient ces derniers dans le même but. Toutes les parties prenantes membres de l’initiative seraient des Sous-unités actives de l’Alliance Patriotique ; elles garderaient leurs identités respectives, le but commun, contraignant pour tous, étant le « fil rouge du patriotisme » énoncé plus haut. Il est peu probable qu’une initiative de cette nature soit prise par les dirigeants des partis politiques actuels, avec le mode de fonctionnement qui est le leur actuellement. Quand ils ne trônent pas à la tête de leurs partis aux seules fins de pure parade, leur engagement au rassemblement se conclut toujours d’une manière ou d’une autre par un « derrière moi », qui doit être compris pour ce qu’il signifie : l’intérêt national est second par rapport à leur auguste personne. C’est donc aux jeunes générations de ces partis politiques, chacune dans son propre parti, « fil rouge du patriotisme » sous le bras et devoir d’insurrection au corps, qu’il incombe la responsabilité de pousser à l’émergence d’une Alliance Patriotique nationale. Elles parviendront à créer une dynamique efficace si elles se montrent capables de tourner le dos aux modes de fonctionnement sectaires, en échangeant et débattant avec les jeunes des autres partis et les sans parti, sans exclusive, des voies et moyens de dégager l’horizon et construire un avenir acceptable pour la jeunesse. L’Alliance Patriotique nationale n’est pas une fin en soi. C’est un instrument qui a pour mission d’émanciper notre pays de la domination étrangère et de l’asservissement aux intérêts étrangers, autrement dit, de poser les bases institutionnelles et économiques de la Souveraineté nationale, de la démocratie et du développement. [1] Eric J. Hobsbawn. L’Empire, la démocratie, le terrorisme. André Versailles éditeur, Le Monde Diplomatique. 2009. [2] Françafrique, La Raison d’Etat. Documentaire en deux parties. Par Patrick BENQUET. Compagnie des Phares et Balises. Conseiller historique, Antoine GLASER. [3] Et non pas “mourir pour son idéal”. [4] Thierry de Montbrial. L’action et le système du monde. PUF, Paris 2eme édition 2002. P3 à P9. © Correspondance : ABBO A BEYECK From: Ibrahima Baber To: assadekab@gmail.com; peace-initiative@malilink.net; coalitionja@yahoogroupes.fr; touaregs@yahoogroupes.fr; hmtafro21@gmail.com; dickoabdramane@yahoo.fr; fanta.diallo@gmail.com; vingtdeuxseptembre@yahoo.fr; barousod@yahoo.fr; saddoag@gmail.com; pr_stoure@yahoo.fr; msas@maliwatch.org Sent: Sunday, September 18, 2011 1:38 PM Subject: [msas] Protocol for Mosquito Rearing (A. gambiae) """"" J Vis Exp. 2007; (5): 221. Published online 2007 July 4. doi: 10.3791/221 Suchismita Das, Lindsey Garver, and George Dimopoulos This protocol describes mosquito rearing in the insectary. The insectary rooms are maintained at 28°C and ~80% humidity, with a 12 hr. day/night cycle. For this procedure, you'll need mosquito cages, 10% sterile sucrose solution, paper towels, beaker, whatman filter paper, glass feeders, human blood and serum, water bath, parafilm, distilled water, clean plastic trays, mosquito food (described below), mosquito net to cover the trays, vacuum, and a collection chamber to collect adults. """""" Voir la video" http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2557088/

dimanche 18 septembre 2011

Arrivée de refoulés libyens à Inhalid

fadimat Posté le 17/29/2211 à 12H54
Le 16/29/11, sont arrivées à Inhalid Cent Vingt une (121) personnes toutes de nationalité malienne de provenance de Libye via l’Algérie. . Ce groupe de refoulés de la Lybie est composés de (105) femmes (16) enfants constituant des familles. Visiblement tres fatigués à, leur arrivée à Inhalid, ces refoulés sont originaires de Léré ,de gao et quelques un de Kidal. Il n’existe pas de structure de la croix rouge à Inhalid ainsi ce lot de refoulé n’a pas bénéficier d'aucune assistance humanitaire. Le chef de village de Inhalid à aussitot mis une commision en place qui à collecter des fonds aupres de ,la population local pour acceuillir ces familles qui sont rentré mains vide et essaiye de regagner desperement leurs campements respectifs. Ce meme jour plus de 123 personnes essentiellements femmes et enfants sont arrivées a Kidal en provenance de l'Algerie par un convoi de la croix rouge .Il s'ejourne présentement dans la cour de l'ecole et ont recu des dont composé d'une natte ,une couverture, et un sceau pour de l'eau.A ce jour il n on recu auccune visite des autorités locales .Seul l4association des femmes de l'azouad sont tres active et font tous pour les consolés en apportant des habilles aux enfants à mangé et des siterne de l'eau. Une soirée de guitard animé par TAMIKRESTE est prévus ce samedi pour collectés des fonds

La Question touarègue : Un silence éloquent

La Question touarègue : Un silence éloquent
Le Gouvernement nigérien déclarait récemment que "dans un cadre où toutes les possibilités d'expression sont garantics aux Nigériens, à titre individuel comme à titre collectif, il n'est nul besoin de recourir aux armes pour faire valoir ses revendications" (Les positions et propositions du Gouvernement, Le Républicain, 21 avril 1994). C'est pourtant dans ce même pays, le samedi 24 Septembre 1994, à Agadez, que l'armée a jeté deux grenades sur la foule qui assistait à un concert organisé par le parti de l'UDPS-Amana, dont les membres sont en majorité touaregs. Cette formation politique représente le courant favorable à des solutions négociées du problème touareg. Elle n'est ni interdite, ni clandestine, bien que ses candidats aient été empêché, par arrestation, de se présenter aux dernières élections. Le bilan de cette intervention militaire est de 6 morts et 3 blessés. Du côté malien, du 7 au 20 septembre 1994, les parachutistes aidés des "Gandakoy", miliciens qu'ils ont formés et armés, ont à nouveau massacré dans le Gourma, entre Rharous et Douentza, des centaines de civils, et en particulier des femmes et des enfants. La tâche s'est poursuivie au mois d'octobre avec l'élimination des habitants d'un village touareg situé au nord de Gao dans des représailles que le premier ministre malien, M. Keita, a qualifiées lui même de "pogrom". Une véritable entreprise "d'épuration ethnique", dénonce l'Association des Réfugiés et Victimes de la répression de l'Azawad. Cependant, hormis quelques articles dans des journaux associatifs, une pétition lancée en juin par l'association belge Supportgroup for Indigenous Peoples et les propositions de résolution présentées au Parlement Européen par la délégation française des Verts ainsi que par le Groupe du Parti des Socialistes Européens, ces agressions sur des civils depuis 1990 n'ont nullement été médiatisées. Pourquoi ce silence et pour quoi règne-t-il en particulier dans la presse française plus muette encore sur cette question que ses homologues malienne et nigérienne ? Personne n'ignore que les faits qui définissent une situation dans un espace et un temps donnés ne sont jamais relatés de façon totalement objective. Cependant, en recoupant les choix partiels opérés par les différents observateurs, on peut toujours tenter de se faire une opinion sur les réalités décrites. Que dire lorsqu'aucune des occurrences ne se croisent et que la disparité entre les discours est telle que l'on est en droit de se demander s'il s'agit bien des mêmes événements? De fait, les informations concernant le pays touareg donnent lieu à une véritable schizophrénie de langage. Par exemple, au sujet de la situation qui prévaut du côté malien, dans les régions touarègues du fleuve, un abîme existe entre d'une part les voix faibles bien que persévérantes des observateurs de terrain (Touaregs, associations humanitaires, médecins) qui au cours de ces derniers mois ont dénoncé dans des lettres et des communiqués restés, malgré leurs efforts, confidentiels, l'exécution par l'armée et la milice Gandakoy de plusieurs centaines de civils innocents - en produisant la liste des victimes avec leurs noms, âges et activités professionnelles - et, de l'autre côté, les voix puissantes, omniprésentes et officielles des grands média qui n'ont jamais fait mention de pogroms, certains évoquant abstraitement des "sévices" non chiffrés, dont les initiateurs agiraient en situation "d'auto défense", ce qui confère par ailleurs un tout autre sens aux événements (dans ce cadre sont souvent renvoyées dos à dos les exactions dûes aux militaires ou aux milices para-militaires et celles imputées aux groupes arrnés touaregs et maures). Pour donner un exemple précis, dans la première optique, le village touareg de Ber à 60 kilomètres de Tombouctou aurait été "rasé" en juin par les militaires maliens engagés dans la "chasse aux peaux rouges", 150 de ses habitants, hommes, femmes, enfants, auraient été exécutés sur place, les autres auraient fui, beaucoup seraient morts de soif et d'épuisement dans le désert; seuls 30 enfants recueillis par la Croix Rouge auraient été sauvés. Dans la deuxième version aucune allusion à des faits semblables, rien qui permette seulement de soupçonner ce genre de situation. Enfin, parachevant l'idéologie de ce long mutisme, un tout récent article du Figaro (Mali: la guerre oubliée des Touaregs, 2 décembre 1994) n'hésite pas à inverser le rôle des acteurs du drame en imaginant que Ber est un village de noirs sédentaires qui aurait été attaqué par des rebelles touaregs. Comment interpréter ce double langage et comment analyser la disparition - vérifiable - de centaines de civils touaregs et maures depuis 1990? S'agit-il de "bavures" qui échapperaient aux autorités -- dans ce cas pourquoi ne sont-elles pas sanctionnées? -- ou au contraire cette répétition de violences à l'égard de civils fait-elle véritablement partie d'une logique et d'un programme politiques? La lecture comparée de documents émanant des autorités gouvernementales, d'articles de la presse malienne, nigérienne et internationale, et enfin des manifestes de la milice songhay Gandakoy met en évidence certains principes communs qui structurent le discours dominant sur la question des Touaregs. Le premier postulat affiché est "qu'il n'y a jamais eu un monde touareg uni, ni politiquement, ni économiquement", comme l'exprime entre autres l'historien nigérien D. Hamani dans un texte repris par le Document de base du Gouvernement du Niger pour servir aux négociations avec la rébellion (avril 94). Le corrolaire de cette appréciation est que les nomades n'auraient par définition aucun "territoire". Ils seraient des "hommes de nulle part", comme le formule par exemple l'hebdomadaire Jeune Afrique du 28 juillet 1994, reprenant à son compte la confusion si fréquente entre errance et nomadisme. Ces thèses, particulièrement en honneur depuis la naissance des fronts arrnés touaregs, sont largement utilisées par les autorités politiques pour prouver le caractère "illégitime", "irrecevable", "inacceptable", des revendications autonomistes exprimées au nom de la communauté touarègue. Cette perspective prive de tout sens politique les mouvements de rébellion en les réduisant à des "actions isolées et libertaires" suivant un schéma largement en usage à l'ère coloniale. Développés par les miliciens Gandakoy, qui se sont autoproclamés "Maîtres de la terre", ces principes vont s'exprimer ainsi : "Les nomades du nord sont des peuplades errantes, sans patrie, sans Etat, venues du désert en tribus minuscules". La solution est alors de les ramener à leur état initial: Peuplades errantes ils étaient, peuplades errantes ils resteront... en passant à l'acte: "Balayons toute présence nomade de nos villes et villages, de nos terres même incultes... Refoulons les nomades dans les sables de l'Azaouad... Organisez-vous, Armez-vous, Levons l'armée du peuple qui seule peut abattre l'ennemi" (La Voix du Nord, numéro 0, non daté) Sous jacent à ces thèses, se profile le dogme évolutionniste, selon lequel les nomades représentent un stade primitif du développement de l'humanité, qui se caractérise par une série de "manques": manque de rationalité économique, manque d'organisation politique, manque de conscience politique, manque d'unité et d'homogénéité, manque d'idée de nation, manque de civisme, manque de civilisation... Ainsi, symboles mêmes de la barbarie, les Touaregs sont présentés comme des esclavagistes. Cet argument, qui a servi notamment à pourvoir l'entreprise coloniale d'une légitimité "humanitaire", est largement repris aujourd'hui au sujet des Touaregs et des Maures, au prix d'une amnésie gommant l'esclavagisme des sociétés voisines -- Songhay, Peuls, Bambara, Haoussa... -- comme de la majorité des sociétés africaines, qu'elles soient nomades ou sédentaires. Cette accusation sélective va permettre de rationaliser et de justifier les violences contre les Touaregs et les Maures. Dans le langage de la milice, qui assimile rebelle, bandit et touareg, le discours devient: "Les rebelles-bandits armés sont des racistes, des esclavagistes... . Le banditisme est l'état normal d'un tamachek. Ils sont un corps étranger dans le tissu social"... (La Voix du Nord).Cette rhétorique reprend largement les arguments développés au début du siècle par l'occupant français en butte à la résistance touarègue. Par exemple, le Commandant Bétrix en 1908 dans son plan de "Pénétration touareg",définit les Touaregs comme "une race qui est une non valeur sociale". Dans le Rapport politique du Cercle d'Agadez de septembre 1916, on peut lire également que "les Touaregs n'ont pas plus de raison d'exister que n'en avaient jadis les Peaux Rouges. Malheureusement, le climat du désert et l 'être fantastique qu'est le chameau nous créent des obstacles que n'ont pas connu les Americains". Ainsi, dans le sillage des discours et des pratiques coloniales d'il y a près d'un siècle, le Mali et le Niger donnent actuellement libre cours à une idéologie sommaire, nationaliste et raciste, qui reprend envers les Touaregs tous les poncifs servant à stigmatiser l'ennemi de la nation. L'analogie est trop frappante pour ne pas être soulignée entre ce schéma et celui élaboré par l'antisémitisme européen qui dresse le portrait du juif errant, apatride, transnational, agent des puissances étrangères, prédateur, voleur, asocial, racialement taré... . Soulignons que cette propagande populiste s'adresse à un électorat frustré par la crise économique, politique et sociale et par la faillite actuelle de ces Etats où les militaires prennent de plus en plus de poids dans la gestion du pays. La perspective évolutionniste, enfin, sert à légitimer les violences contre les "ennemis du progrès", en développant l'idée, à la façon de Spencer, du passage d'un état incohérent, indéfini, primitif (le nomadisme, le tribalisme) à un état cohérent, défini et évolué (la sédentarisation, l'Etat-nation). Dans une perversion du langage démocratique, des notions telles que pouvoir d'Etat, légitimité, démocratie, égalité, modernité, sédentarité" sont autoritairement amalgamées et opposées à la série "rébellion, hors la loi, féodalisme, tribalisme, esclavagisme, archaïsme, nomadisme". Sur ce terreau s'érige une véritable doctrine de la violence, tandis que le recours à la terreur, pratiqué par l'armée et les milices, est toléré ou même encouragé par les gouvernements. Les enjeux. L'intérêt des autorités politiques du Mali et du Niger à minimiser ces exactions de l'armée et des milices para-militaires est facilement cernable. En effet, dans les deux Etats, le problème touareg est devenu le fer de lance de la bataille politique. Les partis d'opposition comme de la majorité basent leur crédibilité sur la résolution de cette question. Ainsi au Mali, I'ancien réseau au pouvoir - de Moussa Traoré jusqu'à Amadou Toumani Touré, soutenu par une grande fraction de l'armée, se prononce pour une riposte militaire au "désordre touareg" et a financé la création de milices dites d'auto-défense qui jusqu'ici ont préféré s'attaquer aux civils plutôt qu'affronter les rebelles armés. De même, au Niger, la coalition gouvernementale minorisée par la démission récente du PNDS, résiste mal à la montée du MNSD, ancien parti unique, qui a fait de la résolution du conflit touareg son cheval de bataille. Or, dans les deux pays, des accords ont été à plusieurs reprises signés et resignés entre les fronts armés touaregs et le gouvernement, notamment en avril 1992 du côté malien, et le 6 octobre 1994 du côté nigérien. Tout ce qui tendrait à prouver que les accords de paix ne sont qu'un emballage creux est donc soigneusement proscrit par la presse gouvernementale, tandis que l'opposition et les courants rivaux au sein des partis au pouvoir s'évertuent au contraire à dénoncer les dysfonctionnements des accords. Cependant, cet échec aux solutions négociées n'est attribué qu'à un seul des protagonisles: les Touaregs, sans que le rôle de l'armée ou des milices ne soit jamais mis en cause. Les gouvernements en place font les frais de cette critique qui démontre leur impuissance à ramener la paix civile.Le silence français ne devient interprétable à son tour qu'en le rapportant au rôle politique actif que joue le gouvernement dans cette question. Pas seulement en tant quc "facilitateur" ou médiateur des accords de paix, mais surtout comme initiateur de stratégies politiques et militaires où l'on reconnait les solutions mises en oeuvre au cours de la "pacification coloniale"...Ainsi, des chefs "convenables", c'est-à-dire suffisamment maléables pour se plier à la raison d'Etat, vont être imposés et au besoin créés, en les dotant de moyens logistiques importants et en écartant tous les représentants des courants politiques dissidents.L'idée est que la force militaire et les intérêts individuels comptent davantage pour obtenir l'adhésion des combattants que l'autorité morale et la légitimité politique.En milieu touareg, le rôle de ces "chefs" modelés pour mettre de l'ordre dans la rébellion et signer des accords de paix moyennant compensations financières et promesses de postes administratifs est assimilé sans hésitation à celui des auxiliaires et des notables nommés par les autorités coloniales et reconduits dans leurs fonctions au moment des indépendances.Les attaques qui depuis le début du conflit ont systématiquement ponctué chaque signature d'accord ne constituent-elles pas un cuisant désaveu de ceux qui se déclarent "représentants" de la rébellion? Diviser pour régner est une stratégie également mise en oeuvre avec la tentative de tribalisation des fronts armés de l'Aïr et de l'Azawar au Niger ou de l'Azawad au Mali. Enfin, la résurgence des goums -- suivant le principe que "l'on ne brûle le bois qu'avec le bois" -- est à l'ordre du jour: le général Huchon, chef de la mission de coopération militaire française a été chargé de créer au Mali une "garde nomade" à dos de chameaux, composée pour l'essentiel de Touaregs et de Maures (le PNUD financerait la mise en place de ces unités spéciales), mesure associée à l'envoi de coopérants militaires français. Cette politique néo-coloniale a des relais au niveau humanitaire avec, par exemple, "l'Association touarègue", domiciliée à Paris, qui bénéficie d'un budget de plusieurs millions de francs et semble si proche des autorités françaises en charge du dossier touareg que ses membres empruntent tout naturellement les avions militaires français pour se rendre "sur le terrain" ou encore se retrouvent systématiquement sur tous les lieux de négociation. Cette association qui n'a de touareg que son Président, Mano Dayak, interlocuteur privilégié de la France, Président du CRA (Coordination de la Résistance Armée), s'emploie à promouvoir l'image de son leader-prête nom et, plus largement, oeuvre pour que les points de vue touaregs divergents sur la question ne puissent s'exprimer (ainsi, lors d'un récent colloque au Massachussets Institute of Technology de Boston du 5 au 9 octobre 1994 sur le thème "Niger et démocratie", l'Association Touarègue a exercé une insistante pression sur l'organisatrice, Barbara Worley, non seulement pour que ses représentants soient invités à la rencontre, mais surtout pour empêcher la venue de Touaregs "non autorisés" et stigmatisés comme "extrémistes").Afin d'aboutir à un règlement rapide de la question touarègue, l'Algérie, après quelques vélleités d'indépendance, et le Burkina Faso, pays qui chacun contiennent une minorité touarègue, coopèrent aujourd'hui étroitement avec la France. Une cellule d'observation pour le suivi des accords récemment signés à Ouagadougou entre les représentants touaregs du CRA et le gouvernement nigérien a été créée. Il est prévu dans ce cadre qu'une trentaine de militaires algériens et burkinabé rejoignent leurs homologues français déjà installés à Agadez depuis le mois d'octobre. Moins consensuel et, par ailleurs accusé de vouloir internationaliser le problème touareg, le Mali tente actuellement un rapprochement avec la Lybie, elle-même marginalisée, pour couper les axes de ravitaillement, de repli et d'exil aux Touaregs. Enfin, dans l'orbite de la Mauritanie, autre pays de refuge pour des milliers de civils touaregs et maures, on observe que seul le FIAA, Front Islamique et arabe de l'Azawad, a été autorisé à revendiquer une identité religieuse et ethnique qui correspond à celle d'Etats partenaires de la Ligue Arabe. En revanche, la dimension touarègue n'a eu qu'une émergence éphémère dans l'appellation des fronts armés et a été partout gommée au profit de dénomina tions géographiques régionales (Azawad, Aïr, Azawar) qui ne contrarient pas la définition nationale des Etats concemés. Dans l'enchevêtrement bien huilé de ces bruits et de ces silences, la société civile touarègue est la grande perdante: aucune voix, aucun écho, aucun murmure, aucune représentation ne lui échoit. Elle est absente comme si déjà elle n'existait plus. Copyright © Hélène Claudot-Hawad / La République des Lettres