vendredi 26 août 2011

Front du Non à la nouvelle Constitution (F N C)

Front du Non à la nouvelle Constitution (F N C)

frontdunon@gmail.com



A p p e l



« Le peuple Souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d'honneur pour l'avènement d'un État de droit et de démocratie pluraliste affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 Mars 1991 ; … » (Préambule de la Constitution du 25 février 1992 encore en vigueur au Mali)



La Loi suprême du Mali dispose, en ses

§ - article 22 : « La défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen »

§ - article 26 : « La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l'exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice »



§ Instruits de l’état désastreux du fichier électoral national à quelques mois des élections présidentielles d’avril / mai 2012 ;

§ Pressentant le danger que pourrait constituer pour le Mali un référendum constitutionnel mal préparé et aux objectifs inavoués ;

§ Prévenus des menaces qu’un tel projet fait planer sur la sérénité de nos populations, à l’instar de pays frères ou voisins durablement éprouvés par la même pratique ;

§ Conscients que, pour des raisons politiques, financières, matérielles, techniques et calendaires, il n’existe au Mali aucun blocage des institutions, ni aucune autre nécessité impérieuse commandant d’effectuer une consultation populaire autre que les élections générales qui se profilent ;

§ Convaincus que l’État du Mali devant survivre aux présidents, le projet de référendum pourra être mené à terme, s’il en était besoin, par le successeur du sortant à partir du mois de mai 2012 ;

Nous, Africains de la diaspora, Maliennes et Maliens de l’extérieur, en particulier de la France, patriotes, membres du Front du Non à la nouvelle Constitution (FNC) en appelons au sursaut national face aux apprentis sorciers en Afrique.



Nous appelons à

ü sensibiliser, préparer l’opinion du peuple travailleur du Mali, de l’intérieur comme de l’extérieur, pour empêcher le maintien du référendum ;



ü en cas de tenue du référendum constitutionnel arbitraire, s’inscrire massivement sur les listes électorales et voter "Non" le projet de Constitution adopté par l’Assemblée nationale du Mali le 2 août 2011 ;



ü opposer un Non magistral au référendum inopportun et mal préparé, liberticide, fratricide et antidémocratique dans le Mali de haute lutte militante, d’hospitalité, de brassage, de paix et d’ouverture séculaires !





Le Mali ou rien : Nous avons choisi !



Paris, le 26 août 2011



La Coordination

F N C - FranceFront du Non à la nouvelle Constitution (F N C)

frontdunon@gmail.com



A p p e l



« Le peuple Souverain du Mali, fort de ses traditions de lutte héroïque, engagé à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d'honneur pour l'avènement d'un État de droit et de démocratie pluraliste affirme sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 Mars 1991 ; … » (Préambule de la Constitution du 25 février 1992 encore en vigueur au Mali)



La Loi suprême du Mali dispose, en ses

§ - article 22 : « La défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen »

§ - article 26 : « La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l'exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice »



§ Instruits de l’état désastreux du fichier électoral national à quelques mois des élections présidentielles d’avril / mai 2012 ;

§ Pressentant le danger que pourrait constituer pour le Mali un référendum constitutionnel mal préparé et aux objectifs inavoués ;

§ Prévenus des menaces qu’un tel projet fait planer sur la sérénité de nos populations, à l’instar de pays frères ou voisins durablement éprouvés par la même pratique ;

§ Conscients que, pour des raisons politiques, financières, matérielles, techniques et calendaires, il n’existe au Mali aucun blocage des institutions, ni aucune autre nécessité impérieuse commandant d’effectuer une consultation populaire autre que les élections générales qui se profilent ;

§ Convaincus que l’État du Mali devant survivre aux présidents, le projet de référendum pourra être mené à terme, s’il en était besoin, par le successeur du sortant à partir du mois de mai 2012 ;

Nous, Africains de la diaspora, Maliennes et Maliens de l’extérieur, en particulier de la France, patriotes, membres du Front du Non à la nouvelle Constitution (FNC) en appelons au sursaut national face aux apprentis sorciers en Afrique.



Nous appelons à

ü sensibiliser, préparer l’opinion du peuple travailleur du Mali, de l’intérieur comme de l’extérieur, pour empêcher le maintien du référendum ;



ü en cas de tenue du référendum constitutionnel arbitraire, s’inscrire massivement sur les listes électorales et voter "Non" le projet de Constitution adopté par l’Assemblée nationale du Mali le 2 août 2011 ;



ü opposer un Non magistral au référendum inopportun et mal préparé, liberticide, fratricide et antidémocratique dans le Mali de haute lutte militante, d’hospitalité, de brassage, de paix et d’ouverture séculaires !





Le Mali ou rien : Nous avons choisi !



Paris, le 26 août 2011



La Coordination

F N C - France

ATT-cratie: La promotion d’un homme et de son clan

0.











LE SPHINX



ATT-cratie: La promotion d’un homme et de son clan

Tome II



L’HARMATTAN
































PRÉFACE
Comme promis le Sphinx vient à travers la présente parution donner une suite à « ATTcratie: la promotion d’un homme et de son clan » qui a connu un intérêt certain auprès du public malien et de l’opinion internationale et qui jette ainsi les bases d’une nouvelle dynamique de lutte à travers la plume contre toute forme de pouvoir totalitaire tapis dans l’ombre de la démocratie en Afrique.
Point d’injures, d’attaques personnelles, d’arrogance et de mépris. Cette nouvelle lutte qui refuse le mensonge et la compromission, se veut cependant être le reflet de la réalité sociopolitique et économique.
Comme le Tome I, le Tome II n’est pas exhaustif et se veut un éclairage sur le pouvoir du Général ATT;
Comme le Tome I, le Tome II n’est pas un instrument politique pour ou contre quelqu’un, mais souhaite le triomphe de la vérité sur le mensonge;
Comme le Tome I, le Tome II se veut une aide au réveil des consciences et un appel au sursaut national;
Comme le Tome I, le Tome II est une invite à la mobilisation nationale et à la vigilance;
Comme dans le Tome I, nous dénoncerons toutes les pratiques anti-démocratiques.

Le présent Tome, compte tenu de l’imminence des élections, porte essentiellement sur les agissements des acteurs politiques, le recours à la fraude par le «  Clan «  pour se maintenir au pouvoir.

REMERCIEMENTS

Nous tenons une fois de plus à remercier toutes les bonnes volontés qui, soucieuses du devenir de notre pays et qui ont, de par leur disponibilité et les renseignements mis à notre disposition, participé de près ou de loin à la confection de ce Tome II. Sans leurs précieux renseignements, ce livre ne serait pas écrit. Qu’elles trouvent à travers ce remerciement l’expression de notre profonde gratitude.
Comme le Tome I nous espérons que le Tome II sera perçu comme l’œuvre et la voix de tous les patriotes qui refusent le système de pensée unique, de toutes les personnes opprimées...
I - L’HOMME POLITIQUE ATT

Cinq années au pouvoir ont suffi pour que le Général ATT révèle au peuple malien son vrai visage qui témoigne de l’idée qu’il n’est pas donné à tout le monde d’avoir une culture démocratique et que « la démocratie n’est pas un mot, mais un comportement ».
Confondant ruse avec intelligence, la politique prônée par le Général Président ATT n’avait-elle pas été prédite par un Général de l’Armée française lors du passage de l’officier ATT à l’Ecole de guerre en France ? Selon lui, l’officier ATT est plus un manipulateur qu’un stratège.
La politique du Général ATT face à la crise ivoirienne et ses propos sur le régime du Général Moussa TRAORE montrent à suffisance que l’homme est un adepte du double jeu caractérisé par son indécision face à certaine situation de crise.
Répondant dans «  Jeune Afrique » N°l583 du ler au 7 mai 1991 à la question de savoir s’il voulait renverser Moussa TRAORE depuis longtemps, ATT a répondu:
« C’est vrai, je l’avoue. Depuis au moins 1979 ou 1980. Je m’étais rendu compte que Moussa ne servait plus les intérêts du pays. C’était l’affairisme, le népotisme intégral, les louanges, les grands boubous... »
Comment un homme qui a reconnu les maux du régime du Général Moussa TRAORE depuis 1979, y est resté dix années durant sans réagir ? N’était-il pas plutôt intéressé par les avantages liés à sa fonction de Commandant de la garde présidentielle ?
Pour avoir été Commandant de la garde présidentielle pendant huit ans, donc un élément clé dans le fonctionnement du système de Moussa TRAORE, I’on constate aujourd’hui que les tares ci-dessus soulignées par ATT en 1991 sont d’actualité sous le pouvoir d’ATT. Est-ce à dire que l’élève ATT a dépassé son maître le Général Moussa TRAORE. Malgré tout ce que l’on peut reprocher au Général Moussa TRAORE, celui-ci est resté, contrairement à ATT, un homme d’honneur et d’autorité qui avait un sens élevé de l’État.
On décèle dans la « promotion de l’homme » des similitudes avec la gestion du pouvoir par le Maréchal Mobutu du Zaïre et l’Empereur Bokassa de la Centrafrique.
Comme dans le système de Mobutu, on endort le peuple avec les images et les louanges du Président, et les variétés musicales à la Télévision nationale. L’on peut impunément voler, tricher, mentir pourvu qu’on n’ait pas des ambitions présidentielles.
Comme dans le système de l’Empereur Bokassa, on fait dire ses intentions et ambitions politiques par des tierces personnes en faisant croire que l’initiative vient d’elles. N’est-ce pas, en effet, les proches de Bokassa, manipulés par lui-même, qui ont demandé à ce qu’il devienne Empereur ?
Les nombreux appels pour la candidature d’ATT en 2002 et 2007 sont l’illustration parfaite de ce système à la Bokassa. Aujourd’hui, les associations et clubs de soutien sont créés et financés par le Clan pour réclamer sa candidature. C’est dans le cadre de la création de ces activités politiques que le Ministre de l’Agriculture Seydou TRAORE a mis à la disposition de l’association de la fille du Président un véhicule.
Au regard de l’imposture démocratie à laquelle nous assistons et qui compromet la survie des idéaux du 26 mars sous ATT, nous pouvons affirmer que l’ex-président Alpha Oumar KONARE avait raison lorsqu’il affirmait qu’ » un militaire, même déguisé en civil, est une menace pour la démocratie; c’est un recul ».
Le Général Président ne lui a-t-il pas du reste donné raison ?
Comme si tout cela ne suffisait pas, le rapport du Président ATT avec le pouvoir est très souvent influencé par des considérations irrationnelles, c’est-à-dire les conseils de ses marabouts et féticheurs. Comment peut-on gérer un pays à l’heure des NTIC par la superstition ? N’est-ce pas sur la base de ces mêmes considérations irrationnelles que le Président a fait déposer son dossier de candidature par Mr. BAH qui est chargé de ses missions occultes et de ses sacrifices de tout genre ?

1- LE HOLD-UP ÉLECTORAL DE 2002

On constate aujourd’hui que le Président ATT a oublié ou fait semblant d’oublier les conditions dans lesquelles il a été élu Président de la République. Il est donc important que l’opinion nationale et internationale sache que l’actuel locateur de Koulouba n’avait pas en réalité passé le cap du 1er tour des élections présidentielles de 2002. Classé troisième après les candidats IBK du RPM et Soumaila CISSE de l’ADEMA-Pasj, le Général ATI s’est retrouvé au 2ème tour suite à l’annulation par la Cour Constitutionnelle des centaines de milliers de votes favorables au candidat du RPM.
Cela révèle l’étendue du pouvoir dont dispose la Cour Constitutionnelle qui peut faire de quelqu’un le Président de la République du Mali. Toute chose qui interpelle les Maliens et les amis du Mali à être plus attentifs et vigilants par rapport aux prochaines
Élections présidentielles. Nous osons espérer que l’équipe dirigée par l’actuel Président de la Cour Constitutionnelle Salif KANOUTE, un magistrat de référence, ne se laissera pas intimidée ou soudoyée par le pouvoir. Une juge de la Cour Constitutionnelle dont nous tairons le nom, ne s’était-elle pas courageusement opposée à l’annulation des votes favorables au candidat du RPM ? Nous espérons qu’elle saura cette année faire preuve encore une fois de son attachement à la légalité et à la justice et que son exemple sera suivi par d’autres juges constitutionnels.

La Cour Constitutionnelle est aujourd’hui interpellée par le contexte des élections de 2007 qui est différent de celui de 2002, d’où la nécessité pour les juges constitutionnels de se pencher sur la conformité de la candidature d’ATT à la Loi électorale qui dispose que « Tout membre des forces armées ou de sécurité qui désire être candidat aux
Fonctions de Président de la République doit 15 démissionner six mois avant l’ouverture de la campagne ».
En d’autres termes, le Président ATT peut-il être candidat pour les présidentielles d’avril 2007 au regard de la Loi ? Non l
Peut-être que nous ne comprenons pas bien la langue de Molière, mais ce qui est sur, c’est que le mot « démission «  n’est pas synonyme de « retraite anticipée ». Ce sujet est tellement d’actualité qu’il fait l’objet de commentaires sérieux par bon nombre d’observateurs de la scène politique.
« S’il est candidat à sa propre succession le 29 avril prochain, comme tout le laisse supposer, ATT est déjà en situation de forclusion et n’est donc pas éligible. Dans ces conditions, 1* validation de son éventuelle candidature constituerait ce qu’il faut bien appeler son second « coup d’État légal ».
(Amadou N’Fa DIALLO, L’Indépendant N°1676 du 12 mars 2007).
Cette violation de la loi électorale en 2002 par le candidat ATT s’explique par la peur qu’il avait de ne pas perdre à la fois la magistrature suprême et son statut d’officier général actif de l’armée malienne. Pour avoir ainsi violé la loi électorale en
2002 et être sur le point de la violer une seconde fois en 2007, le Président n’est pas différent des autres dictateurs africains qui tripatouillent la Constitution de leur pays pour se maintenir au pouvoir.
Le fait de n’avoir pas démissionné de l’armée révèle aux yeux de certains observateurs la personnalité de l’homme: peu courageux, aimant profiter de toutes les situations, cherchant à ruser avec ses partenaires et adversaires. Toutes choses qui ont amené d’autres observateurs à affirmer que ATT n’a fait que récupérer le mouvement démocratique en mars 1991.
Si ATT n’a pas, en dépit du mythe qui entourait sa personne, gagné en 2002, ce n’est pas en 2007, où il est démystifié par l’exercice du pouvoir, que sa victoire sera évidente.


a) Le pacte avec les partis politiques:
Le non-respect de la parole donnée Les acteurs politiques qui sont aujourd’hui dans l’opposition ont joué un rôle majeur dans la victoire du candidat ATT au 2ème tour des élections de 2002.
Le Président du PARENA Tiéblé Dramé et celui de Convergence 2007, Soumeylou B. MAIGA auraient-ils été candidats contre ATT, si celui-ci avait respecté à la lettre ses engagements politiques ?
En effet, afin d’avoir le soutien électoral du PARENA, le candidat ATT s’est personnellement rendu le 4 mai 2002 au siège dudit parti à Bolibana où il a déclaré sur l’honneur qu’il venait pour un seul mandat et qu’il souhaitait réconcilier les Maliens. Malheureusement, le parti de Tiéblé DRAME, qui lui a accordé son soutien, pensait avoir à faire à un homme d’honneur comme tout bon Général d’armée.
C’est pour contourner cette parole donnée que le Président ATT a opté pour la méthode qui consiste à créer des Associations et clubs de soutien et à se faire prier par la suite par ceux-ci, donnant ainsi l’impression que c’est le peuple qui, réduit aux membres des Association et Clubs de soutien, réclame sa candidature pour un second mandat.
Il s’agit en d’autres termes de faire croire à ses anciens partenaires qu’il veut bien respecter son engagement, mais que le peuple en a décidé autrement. Le président ATT peut-il jurer la main droite sur le Coran qu’il n’a pas promis de se limiter à un seul mandat ? Peut-il jurer que cette promesse n’a pas été à la base de l’accord intervenu entre lui et les responsables politiques du RPM et du PARENA ?
« Le retour de ATT au pouvoir était favorisé par la classe politique partisane pour se limiter à un seul mandat, le temps d’expérimenter une vraie transition bis qui aurait permis de reprendre toutes les cartes politiques de manière à repartir sur de nouvelles bases plus saines dont les maîtres mots seraient le pluralisme intégral et la compétition loyale entre acteurs politiques. C’est du moins ce qui était convenu en 2002 »
(Info-matin, N°2 125 du 2 mars 2007)
S’il est vrai que le Président ATT n’a pas respecté sa parole donnée, à savoir se limiter à un mandat, il est aussi vrai qu’il a été aidé en cela par les calculs politiciens du Ministre Secrétaire Général de la Présidence, l’Inspecteur Général Modibo Sidibé qui voyait en Tiéblé Dramé et Soumeylou B MAIGA des concurrents potentiels.
En effet, MM Soumeylou Boubeye MAIGA et Tiéblé DRAME avaient retenu l’attention du Président ATT pour diriger son Gouvernement de campagne. Le premier est connu pour être l’un des meilleurs stratèges politiques du Mali, avoir réussi avec brio l’organisation du sommet de la CENSAD, et avoir un carnet d’adresses bien fourni à l’étranger.
Quant au second, il s’est surtout fait remarquer par la vulgarisation par son parti de la Loi d’orientation agricole, la réussite de l’organisation du Sommet Afrique France et la conception des textes de création du regroupement politique ADP (Alliance pour la Démocratie et le Progrès) favorable à ATT.
C’est alors que le Ministre Secrétaire Général s’est appuyé sur ses réseaux de délation pour ternir l’image de ces personnalités auprès du chef de l’État en culpabilisant Mr. DRAME par un faux rapport relatif à la gestion du Sommet Afrique France et en diabolisant Mr. MAIGA aux yeux du Président à travers des rapports manipulés.
Le Président ATT n’a-t-il pas admis devant les responsables du PARENA « qu’il est coupable, mais pas responsable ». Cet aveu du Président ne montre-t-il pas qu’il y a eu bel et bien une cabale contre le Président du PARENA, Mr. Tiéblé DRAME. Il révèle par ailleurs que le Président ATT préside mais qu’il est loin de diriger.
A défaut d’être Premier ministre, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence souhaite que le Président ATT ait un Premier ministre à l’image de Ousmane Issoufi MAIGA, c’est-à-dire un homme sans ambition qui a son avenir derrière lui et qu’il peut manipuler à sa guise.
b) La création à outrance des associations et clubs de soutien

Sous le régime ATT, le mérite et la compétence sont moins déterminants dans le choix des hommes. Ce qui compte, c’est surtout le degré d’allégeance, de soumission à ATT lorsqu’on veut bénéficier d’un poste. Et la meilleure façon de le faire consiste d’une part à militer au sein du Mouvement citoyen où l’on doit tout faire pour attirer l’attention des responsables sur soi, et d’autre part à créer une association ou club de soutien a ATT.
En d’autres termes, il faut accepter le statut de courtisan opportuniste pour pouvoir être convié à la soupe de Koulouba. C’est donc sur la base du culte de la personnalité que le Président ATT a bâti tout son pouvoir qui ne tolère pas l’émergence d’autres personnalités politiques ayant des ambitions présidentielles. Conséquence: certains hommes politiques, qui jadis avaient de l’ambition pour le Mali, sont devenus des opportunistes.
Pire, les hommes politiques ou d’affaires qui ont maille à partir avec la justice, ont compris que pour bénéficier de l’impunité, il suffit de mettre la main à la poche pour la cause du Clan, financer certaines activités du Mouvement Citoyen, et militer dans un Club de soutien. Tout est permis, pourvu que le Président ATT demeure au pouvoir.
On voit bien que sous ATT il n’y a plus de morale en politique: la corruption, comme le témoigne la dernière évaluation de l’organisation internationale Transparency, est devenue le sport favori de bon nombre de citoyens ou hommes politiques.
Dans ATTcratie, tout part de ATT et se ramène à lui. Il est à la fois l’Alfa et l’Omega. L’État n’a-t-il pas « disparu » au profit du seul Président ATT ? Toute chose qui a favorisé l’émergence de la pensée unique qui ne tolère pas la contestation ou la protestation. Ainsi, émettre une idée contraire à celle d’ATT fait de vous son opposant ou un apatride.
Pire, on constate qu’il y a un effritement de l’autorité parentale et une inversion des rôles: des individus sont plus puissants que les institutions de l’État, des voleurs plus puissants que les juges, des fonctionnaires qui excellent plus dans le commerce que les professionnels du secteur, des associations apolitiques qui sont plus actives dans le domaine politique que les partis politiques, des nobles qui sont devenus des griots, etc.
Comment s’étonner qu’il y ait plus de pauvres et de mendiants dans nos rues, au point qu’une pratique ancestrale refait surface, c’est-à-dire le troc. Comment s’étonner qu’il y ait plus de courtisans, de zélateurs et de corrompus qui sont les produits du pouvoir ATT.




c) La patrimonialisation de l’État

L’impunité, la démagogie, le culte de la personnalité, etc. ont fini par faire de l’Etat une propriété du Président ATT. Malgré les mises en garde de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), le Général Président n’est-il pas en campagne prématurée pour le Président candidat avec les moyens de l’État ?
En logeant à la Présidence de la République les structures comme le Haut Conseil de Lutte Contre le Sida (HCLS), le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, le Conseil Présidentiel pour l’Investissement le Président venait d’exprimer sa volonté de faire une utilisation politicienne de ces structures.

Toutes les actions entreprises par ces entités et d’autres sont ainsi réalisées au nom du Président ATT.
C’est le Président ATT qui a donné les tracteurs aux agriculteurs;
C’est le Président ATT qui a donné les logements sociaux;
C’est le Président ATT qui a donné les anti-retroviraux aux malades du sida;
C’est le Président ATT qui a construit le pont de Wabaria à Gao;
C’est le Président ATT qui donne de la pluie;
C’est le Président ATT qui a bénéficié des milliards du Millénium Challenge (MCA) et du FED;
C’est le Président ATT qui a accordé la gratuité de la césarienne aux femmes enceintes;
C’est le Président ATT qui a financé la mise en place des banques de céréales dans certaines localités;
C’est le Président ATT qui a donné des locomotives et des wagons à TRANSRAIL pour le bien-être des riverains du rail, etc.
L’on est tenté de se demander si c’est l’argent du contribuable malien qui a servi à financer toutes ces actions où si elles le sont avec les fonds personnels du Président ATT.
On ne parle plus du Gouvernement auquel le Président ATT fait de l’ombre et dont il peut désormais se passer.
Cette patrimonialisation de l’État se remarque par ailleurs dans les actes posés par la famille du Président ATT. C’est ainsi que les biens de l’État sont utilisés par la Fondation pour l’Enfance dirigée par la Première Dame pour auréoler le couple présidentiel. Certaines missions du Gouvernement sont désormais du domaine d’intervention de la Fondation de la Première Dame.
La patrimonialisation aidant, aucune dépense n’est excessive pour la famille présidentielle, qui sera bientôt propriétaire d’un immeuble d’une valeur d’environ deux milliards de FCFA. Le nom de cet immeuble, qui sera construit à l’ACI-2000 et dont le plan architectural a été conçu par un architecte étranger de renommée internationale, comportera les initiales des noms des deux filles du couple présidentiel et de Mme la présidente (Fanta, Mabo et Lobbo).


Par ailleurs, c’est au nom de la même pratique que la promotrice de l’Agence de communication « Océan Communication», la fille du Président ATT, parvient à s’octroyer certains marchés et d’en donner à ses relations, faussant ainsi le jeu de la concurrence.
C’est ainsi que certains marchés relatifs à la communication sont attribués à l’Agence « Océan Communication » qui les sous-traite auprès de certains professionnels de la communication à l’ORTM moyennant des « miettes ».
En écartant les autres agences de communication au profit de celle de la fille du Président, le Clan ATT ne fait que confirmer la patrimonialisation des biens de l’État. Il est aidé en cela par le comportement de certains Directeurs de service qui pensent qu’ils sont obligés de donner des marchés à la fille du Président et à ses protégés pour demeurer à leurs postes.
Comme pour convaincre les Maliens de la nécessité de la continuité de cette politique, l’on n’hésite pas à conditionner la survie du Mali au maintien du Président ATT au pouvoir, oubliant qu’un seul homme ne fait pas le destin d’un pays, que ATT a succédé à Modibo KEITA, Moussa RAORE et Alpha Oumar KONARE et d’autres hommes lui succéderont.
On constate que le régime d’ATT est un précipice dans lequel s’engouffre la démocratie au profit de l’intérêt de son Clan, qui bénéficie pour cela de la complicité d’un certain nombre de leaders politiques qui sont devenus des opportunistes ayant refusé d’assumer leur rôle de critiques.

2- LE MUSELLEMENT DES PARTIS POLITIQUES: ADP FUTUR PARTI-ÉTAT
Sous le règne d’ATT, les responsables politiques ont pris goût aux comportements négatifs et dangereux qui vont de la transhumance politique au trafic d’influence, à la corruption en passant par la gabegie, la démagogie et le culte de la personnalité. Autant de comportements qui ont contribué au musellement des partis politiques, donc à leur fragilisation, à la division de leurs États-majors et au rejet de la candidature partisane. Toutes choses qui ne pouvaient se faire sans la violation des textes sur lesquels reposent la stabilité et la cohésion des formations politiques.
Ce que les leaders politiques de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), qui soutiennent la candidature du Président sortant et qui sont aveuglés par la recherche de profits personnels, ne savent pas, c’est que, selon certaines sources bien informées, le Président ATT envisage de transformer ce regroupement politique en parti politique dévolu à sa seule cause.
Pour endormir ces apprentis leaders politiques, Koulouba a usé de fausses rumeurs de remaniements du Gouvernement comme moyen de mobilisation autour de la candidature d’ATT. L’empressement des leaders des partis membres de l’ADP à s’inscrire sur la liste des ministrables devant entrer dans le gouvernement de campagne d’ATT montre qu’ils ont bien mordu à l’hameçon.





3- LA DÉMAGOGIE COMME MOYEN DE GESTION DU POUVOIR
Le Tome 1 de « ATTCratie: la Promotion d’un homme et de Son clan «  a dévoilé les carences au sommet de l’Etat, la corruption à laquelle sont abonnés tous les membres du Clan la patrimonialisation des biens de l’Etat, etc. Pour maquiller les tares du régime, les animateurs du Clan tentent désespérément de répondre par la démagogie devenue désormais un mode de gouvernance.

a) Le Millénium Challenge Account et le 10e FED

Afin de se donner plus de contenance et de mettre la poudre aux yeux des Maliens, le Clan ATT s’évertue à faire une récupération politicienne des milliards du Millenium Challenge Account (MCA) et du 10e FED qu’il explique comme une prime à la bonne gouvernance. Certains pays, qui sont moins démocratiques que le Mali, n’ont-ils pas bénéficié du MCA ? Est-ce pour récompenser la bonne gouvernance dans ces pays ?
En présentant ces deux financements comme des mérites personnels du Président ATT, le Clan ATT feint d’oublier qu’il s’agit d’une politique des USA et de l’Union Européenne en faveur de plusieurs pays sous-développés selon des critères qui ne sont pas sans rapport avec leurs intérêts stratégiques.
Comme l’ont si bien remarqué bon nombre d’observateurs, le FED, qui a connu 9 autres phases, date des indépendances des pays ACP. * Ce sont donc des relations qui ne sont pas liées à un régime donné ni à une personnalité particulière: ce sont des affaires pérennes d’État à État qui sont commandées par des intérêts multilatéraux tellement avantageux et non pas par des fausses amitiés éphémères entre personnalités de premier plan de part et d’autre des frontières respectives » l

On constate que sous ATT l’assistanat a atteint les fondements de l’État. L’on se glorifie plus de l’aide octroyée à notre pays que des réalisations faites sur financement du budget national. Le Président ATT n’est en somme fier que lorsqu’il s’agit de dire au peuple malien que tel ou tel pays a financé tel ou tel projet. Où est donc passée notre fierté légendaire ? A quoi servent aujourd’hui la 3ème place de pays producteur d’or et la 2e place parmi les producteurs de coton en Afrique, si le Mali continue d’être assisté ?
On constate donc que l’exploitation de ces matières premières ne profite pas au peuple malien. Contrairement aux fanfaronnades du ministre des Mines de l’Énergie et de l’Eau, l’or malien ne brille pas pour tous les Maliens.
L’ONG internationale OXFAM America n’a-t- elle pas raison, lorsqu’elle a récemment dénoncé le manque de transparence du Gouvernement dans la gestion des revenus aurifères. Cette organisation internationale, à travers un document de 94 pages, fait un audit sérieux de la question de l’exploitation aurifères et de ses revenus au Mali. Scandalisée, elle ‘ Info-matin, N°2125 du 2 mars 2007. Appelle le gouvernement malien et les compagnies aurifères à publier leurs comptes.








b) Les logements sociaux

Le régime ATT a construit des logements dits sociaux à travers le pays. Pour préparer la récupération politicienne de cette entreprise en agissant sur l’esprit des Maliens, le Clan ATT a joué sur deux facteurs: le temps (plus de 2 ans) et l’espace (dans toutes les régions).
En réaction aux accusations du SPHINX concernant le financement des logements sociaux par la Banque de l’Habitat du Mali (BHM), le Président ATT a affirmé le 22 septembre à Gao que cette banque n’est pas intervenue dans le financement desdits logements.
La sortie médiatique de l’ex PDG de la BHM, Mamadou Baba DIAWARA depuis la France par rapport au document de la Cellule d’Appui au Contrôle de l’Administration (CASCA) l’incriminant dans la mauvaise gestion de la banque, est un témoignage qui donne une fois de plus raison au SPHINX: le financement des logements sociaux figure en bonne place dans la situation critique de la BHM.

« (...* Deux événements importants vont se produire entre 2003 et 2004 et leur impact se fait sentir aujourd’hui sur la BHM: il s’agit de la construction des 1008 logements et le rapport de la Commission bancaire et des commissaires aux comptes...
L’opération 1008 logements avait besoin de ressources importantes pour être bouclées sur un délai de un an suivant un calendrier concocté par les services des domaines de l ‘État et des affaires foncières. Les ressources de l’ACI et de l’OMH domiciliées à la banque allaient être mobilisées, alors que ces dépôts étaient à terme. Compte tenu de la trésorerie de la banque des tirages importants sur ses caisses allaient perturber l’équilibre de sa trésorerie et l’amener à se refinancer de façon fréquente et massive auprès du système bancaire. Le recours au financement du système bancaire non seulement coûte cher, mais les délais de remboursement sont si courts que la BHM avait du mal à respecter les dates de remboursement des emprunts interbancaires et leur fréquence suscitait de la méfiance sur ses capacités à honorer les engagements pris.

Et pourtant, le PDG de la banque avait attiré l’attention du ministre des Finances (Bassary Touré) de l’époque sur les difficultés insurmontables de trésorerie que cette opération va induire puisque les tirages au profit des sociétés adjudicataires du marché de construction des 1008 logements se faisaient par des remises de la banque de l’Habitat et donc échappaient totalement au contrôle de notre établissement, contrairement au programmes classiques que la BHM finançait à son rythme.

La Banque de l’Habitat a demandé sans succès des fonds de contrepartie, et près de 6 milliards sont sortis des caisses de l’établissement financier pour couvrir l’opération des 1008 logements sur une courte période, aggravant les problèmes de trésorerie et produisant un effet d’éviction des autres programmes immobiliers de ses financements. L’impact de cette éviction est un allongement de la durée d’achèvement des programmes de construction classiques des logements sur les ressources de la banque et un alourdissement des charges en intérêt pour les promoteurs avec l’apparition de pertes d’exploitation importantes pour tous « Une bonne partie des bénéficiaires de ces logements dits sociaux fait aujourd’hui l’objet Réaction de l’ex-PDG de la BHM par rapport au rapport annuel de la CASCA sur la BHM, « La Nouvelle République », N°06 du 8 mars 2007.
D’intense pression de la part des activistes du Clan ATT pour la réélection du Général-Président. Notre enquête auprès d’un grand nombre de bénéficiaires de ces logements révèle que 90% d’entre eux ont des difficultés pour payer à temps le loyer et faire face à d’autres charges fixes. Les logements sociaux ne sont-ils pas devenus des cauchemars sociaux pour certains ?

c) La dotation des préfectures en véhicules de fonction

Le Président ATT a récemment doté les préfectures de véhicules de fonction. La cérémonie de remise de ces véhicules a fait l’objet d’intense publicité pour une meilleure récupération politicienne de l’opération par le Clan ATT dont les agissements ont fait croire à bon nombre de citoyens que lesdits véhicules étaient un don du Président ATT, donc payés avec son argent propre.
Le Président ATT peut-il nous dire si les nouveaux véhicules des Préfets sont un don du Gouvernement indien au peuple malien ou des véhicules achetés avec l’argent du contribuable malien ?
Sachez messieurs les Préfets que lesdits véhicules sont les moyens de l’État mis à votre disposition et non un cadeau personnel de ATT pour que vous travailliez pour sa réélection.

d) Les insurgés de Kidal

Après la signature controversée des « Accords d’Alger», le pouvoir ATT vient de procéder au désarmement et au cantonnement des insurgés de Kidal. On ne peut que féliciter le régime si cela peut garantir la paix dans le septentrion malien.
Cependant, les conditions dans lesquelles le nouvel accord a été conclu et les non-dits qui l’entourent nous laissent perplexes quant a la durée de la paix qui pourrait être encore une fois éphémère.
L’on ne peut alors s’empêcher de se demander contre quelles promesses les insurgés ont accepté de déposer les armes. Quand on sait que ce sont des promesses non tenues qui les avaient poussés à prendre les armes contre leur pays.
Le pouvoir a-t-il promis de procéder prochainement à leur recrutement dans les forces armées et de sécurité ? Combien a-t-il payé aux leaders de l’Alliance du 23 mai pour avoir leur adhésion? Combien le pouvoir paye-t-il par trimestre à certains leaders Touareg qui sont basés en Libye et au Niger et qui ont une influence certaine sur les chefs de tribus de la communauté ?
Comment faire confiance à Iyad Ag Aly qui a fait de l’équation Nord son fond de commerce ? N’est-ce pas lui qui a été chargé par le pouvoir en 2004 avec une valisette remplie d’argent d’aller négocier avec les responsables du GSPC afin qu’ils quittent le territoire malien ? Et ce au moment où le Président ATT affirmait solennellement lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion de l’anniversaire du 8 juin qu’il n’y avait aucun élément du GSPC sur le territoire malien.
On constate que le régime ATT est un danger pour le Mali et la sous région. N’a-t-il pas favorisé l’orientation des activités des Services de Renseignements (Sécurité d’État et Renseignements Généraux? Direction de la Sécurité Militaire) depuis un certain temps sur ses potentiels adversaires à l’élection présidentielle au moment où AL-QAIDA prenait pied au nord du Mali ?
Deux semaines avant la récente attaque terroriste en Algérie et sous prétexte qu’il ne veut pas d’histoire avant le 8 juin 2007, un renseignement relatif aux mouvements d’Al-QAIDA au nord du Mali n’a-t-il pas été ignoré par le pouvoir ?
Autant de questions qui nous amènent à nous demander si le retour des insurgés ne vise pas à effacer les effets négatifs de la signature des <* Accords d’Alger >) et à préparer la campagne du candidat ATT, dont la politique à la veille des élections présidentielles ne néglige aucun subterfuge. C’est ainsi que le forum de Kidal a été organisé par le pouvoir. Malheureusement, il n’a pas permis au candidat ATT d’avoir l’objectif poursuivi: le soutien officiel et public des leaders de « l’Alliance du 23 mai ».

e) La récupération politicienne des anciens leaders estudiantins

La récente sortie des anciens leaders de l’AEEM en faveur du Président ATT est riche en enseignement. Elle est en effet révélatrice de la connexion entre le régime et le milieu estudiantin, donc de la politisation de l’école.
Entretenus par le pouvoir, ces anciens leaders, qui ont toujours sacrifié les intérêts légitimes des élèves et étudiants du Mali au profit de leurs intérêts personnels, sont les plus mauvais responsables que l’AEEM ait jamais eus. Safouna TOGO n’a-t-il pas été exclu de l’université pour avoir triché pendant les examens ?

Le soutien de ces anciens leaders n’est-il pas aussi la preuve que ATT et le ministre de l’Éducation Mamadou Lamine TRAORE étaient en rapport avec les perturbateurs de l’AEEM sous le régime d’Alpha Oumar KONARE ? Pour quelle fin ?
Certains d’entre eux ne sont-ils pas aujourd’hui parmi les animateurs du Mouvement Citoyen et du PCR ? Une association et un parti politique liés au Président ATT dont ils soutiennent mordicus la politique. D’autres parmi eux ne sont-ils pas des chargés de mission à la Présidence de la République pour service rendu ? Et dire que c’est le régime de ATT qui parle de dépolitisation de l’école.
On comprend dès lors pourquoi l’AEEM était plus écoutée que les syndicats des enseignants et les responsables administratifs des différentes facultés. Comment alors s’étonner que l’AEEM puisse fixer les dates des examens dans les différentes Ecoles et Facultés ?
Comment les anciens leaders de l’AEEM peuvent-ils soutenir le régime de ATT sous lequel l’école malienne a connu les pires moments de son histoire: les années scolaires tronquées, la baisse continuelle du niveau, les grèves à répétition, etc.

Pour avoir monnayé leur soutien à ATT, ces anciens leaders de l’AEEM, qui ne sont pas des références sur le plan académique, ne sont pas représentatifs du monde scolaire d’aujourd’hui, voire de la jeunesse malienne.







f) Les inaugurations et la pause de premières pierres: l’endormissement des consciences

A la veille du ler tour des présidentielles d’avril, le Président ATT a multiplié les sorties avec les caméras de l’ORTM pour les inaugurations et les poses de premières pierres à travers le pays.
C’est pour une récupération politicienne des grands projets initiés sous l’ADEMA que le pouvoir ATT, avec la complicité de certains barons de l’ADEMA, n’a pas voulu de la présentation du bilan de ce parti. Bilan qui aurait pu édifier les citoyens en faisant la part entre les réalisations de l’ADEMA et celles d’ATT. C’est ainsi que les réalisations du Pont de Wabaria à Gao, de certains chantiers routiers, et de la Cité Administrative, pour ne citer que celles-ci, sont présentées par le régime comme des projets initiés et réalises par ATT. Le financement de ces projets n’était-il pas bouclé avant l’arrivée d’ATT au pouvoir ?

Bien sur que l’État est une continuité, chers messieurs du Clan, ayez au moins l’honnêteté intellectuelle de reconnaître qu’il y a eu de nombreuses réalisations avant vous de 1960 à 2002, que l’État malien a continué avec vous et qu’il continuera après vous.
Pourquoi avoir attendu la veille des élections pour poser les premières pierres dans certaines localités comme Sikasso l’Hôpital régional), Kati (logements sociaux, etc., si ce n’est pour conditionner les esprits dans ces localités.

II - LA POLITISATION DE L’ADMINISTRATION

Pour plaire au Président ATT et affirmer leur soutien à sa candidature, certains hauts cadres de l’Administration dont ses plus proches collaborateurs se sentent obligés de s’afficher publiquement au mépris des lois de la République.
La participation active du Gouverneur du District Féfé KONE dans les activités politiques du Mouvement Citoyen, est l’illustration parfaite de cette politisation de l’administration. Toute chose qui a poussé le Front pour la Démocratie et la République (FDR) a exigé la démission du Gouverneur Féfé KONE qui joue un rôle primordial dans l’organisation des élections dans le District.
Aux cadres de l’Administration, il convient aussi d’ajouter leurs épouses. C’est ainsi que les épouses des Ministres sont souvent obligées de participer aux manifestations politiques parrainées par l’épouse du Chef de l’État, Mme TOURE Lobbo TRAORE. La dernière en date fut celle organisée par des femmes le 18 mars à l’Hôtel de l’Amitié.
Pris en otage par des dossiers dits compromettants et ayant peur de perdre leurs postes, la plupart des cadres de l’Administration se sentent aujourd’hui obligés de battre campagne pour le candidat ATT.
La justification par Dioncounda TRAORE du ralliement de son parti, l’ADEMA, à la candidature du Président ATT illustre cette prise en otage des hommes politiques et des cadres de l’Administration. « Si l’ADEMA n’avait pas soutenu ATT, d’autres partis l’auraient fait avec pour conséquence d’avoir sur le dos l’Administration, la Justice et la Sécurité d’État ».
C’est dire que les responsables administratifs ou politiques qui ne s’affichent pas trop comme le souhaite le pouvoir, sont ainsi rappelés à l’ordre par la Sécurité d’État (SE) qui exerce sur eux des pressions de tout genre. Comme si cela ne suffisait pas, le Colonel Mamy Coulibaly, Directeur de la SE, n’a-t-il pas, il y a un an, conseillé au Président de la République de ne confier les postes de responsabilités dans l’administration qu’aux personnes qui soutiennent le candidat ATT pour un second mandat ?
Aujourd’hui, militer en faveur d’ATT est considéré comme un placement ou un investissement qui peut, selon les intéressés, rapporter gros.
Après la nomination de sa femme comme PCA de l’Aviation Civile, le Président de l’URD, Younoussi TOURE, ne lorgne-t-il pas à l’instar de Me Mountaga TALL, Président du CNID, sur la présidence de l’Assemblée Nationale ? Le Président de l’ADEMA, Dioncounda TRAORE ne cherche-t-il pas à devenir Ministre ? Le Président de la Commission de l’UEMOA, Soumaila CISSE, n’a-t-il pas monnayé son soutien à ATT contre un second mandat de cette organisation sous-régionale ?

1- LA SÉCURITÉ D’ÉTAT: SUCCURSALE POLITIQUE AU SERVICE D’ATT

A l’instar des régimes totalitaires qui s’appuient sur leurs services de Renseignement comme instrument de répression, d’intimidation, de propagande, de manipulation et de délation, la Sécurité d’État est aujourd’hui devenue une véritable police politicienne au service du seul Clan ATT.
Cette politisation de la SE n’est pas sans conséquence sur la sécurité du Mali et de ses citoyens. En effet, la filature des personnalités politiques comme IBK, Soumeylou Boubeye MAIGA, Oumar MARIKO, Tiéblé DRAME, et les notes d’analyse les concernant intéressent plus la SE que les analyses prévisionnelles relatives a la sécurité nationale.
Ce que les Maliens doivent savoir aujourd’hui, c’est que la SE exerce des pressions considérables sur les responsables de la SOTELMA, MALITEL et d’ORANGE pour suivre régulièrement les appels reçus et émis par certains leaders politiques, journalistes, responsables militaires et syndicaux:
Alpha O. KONARE, IBK, Soumeylou Boubeye MAIGA, Oumar MARIKO, Tiéblé DRAME, Sambi TOURE, Saouti HAIDARA, Sory HAIDARA, Siaka DIAKITE, Colonel Ba N’DAOU, etc.
C’est dire qu’avec le régime ATT, les libertés individuelles sont systématiquement violées au point que de simples citoyens n’osent plus faire certains commentaires politiques au téléphone car plus d’un pensent qu’ils sont sur écoute.
Où était la SE quand les installations téléphoniques du Palais Présidentiel ont été sabotées, quand les insurgés de Kidal, dont les meneurs étaient en contact avec le Président ATT et le DG de la SE, ont attaqué les camps de Kidal et de Menaka, quand un policier convoyait sur l’axe Bamako-Mopti, au compte des insurgés de Kidal, un véhicule rempli d’armes de guerre ? Pire, où était la SE lorsqu’un membre d’AL-QAIDA, qui est recherché par les services de renseignements occidentaux, a séjourné récemment dans le nord du Mali, etc. ?
La Présidence et la S.E sont devenues un « Grin «  (lieu de rencontre) des membres du Mouvement Citoyen, des commerçants et responsables de services qui soutiennent le Président ATT. C’est ainsi que le PDG de la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) a, sur consigne du Colonel Mamy Coulibaly, qui l’a du reste reçu à maintes reprises, déclaré son soutien au Président ATT.

2- QUAND LES ORCES ARMÉES ET DE SÉCURITÉ S’INVITENT DANS LE I’ÉBAT
L’une des actions les plus dangereuses qui pourrait laisser de grosses séquelles est la politisation de l’armée. Depuis son élection en 2002, la stratégie d’ATT a consisté à nommer à la tête des structures de l’armée des officiers qui sont prêts à l’aider à asseoir sa politique de manipulation de l’année afin de se maintenir au pouvoir.
Pour cela il lui fallait des officiers qu’il peut tenir, c’est-à-dire ceux qui traînent des casseroles, qui sont corrompus et qui ne sont pas des meneurs d’hommes. On les appelle au Mali «des porte galons ou officiers de salon ».
Ces Généraux et Colonels ventrus, qui sont dans des véhicules Peugeot 406 et des 4X4 très luxueux, ne peuvent plus tenir dans les Jeep de l’armée et sur les terrains d’exercice en compagnie de la troupe. Ils sont plus avec des hommes d’affaires ou plus préoccupés par la réélection du Général ATT que par les conditions de vie et de travail de la troupe. Et pourtant, la vaillante armée malienne regorge d’officiers valables, courageux, patriotes et très brillants sur le plan académique et militaire, en l’occurrence les sortants du Prytanée militaire.
Malheureusement les meilleurs officiers sont mis au garage ou à des postes peu valorisants au profit d’officiers véreux et incompétents, dont les plus en vue sont le Général Seydou TRAORE, Chef d’État- major Général de l’Armée, le Colonel Amadou
Baba TOURE, Gouverneur de Gao, le Colonel Youssouf GOITA, Directeur de Sécurité Militaire, le Colonel Hamidou SISSOKO dit Man Conseiller spécial du Président, le Colonel Satigui SIDIBE, Directeur du Service Social des Armées, le Colonel Ismaila CISSE, Conseiller à la Présidence, le Colonel Mamy COULIBALY, Directeur Général de Sécurité d’État qui fut du reste dernier de sa promotion, etc.
Le Colonel COULIBALY ne vient-il pas de donner encore une fois la preuve de son incompétence en faisant publier dans la presse les noms d’une vingtaine d’officiers de renseignements dont certains ont vingt (20) ans de carrière ? Du jamais vu dans les annales des Services de Renseignements. Au moment ou la divulgation du nom d’un agent de la CIA ont conduit devant les Tribunaux américains certains proches collaborateurs du Président BUSH et de son Vice-Président.
Ces officiers qui font du lobbying politique pour leur mentor ont contribué à la Création de clans au sein de la grande muette, détournant celle-ci de sa mission essentielle de défense de l’intégrité territoriale. Conséquences: de 2003 au ler mars 2007, il y a eu dans les différentes casernes de l’armée quatre tracts dont le plus récent appelait à un changement de régime. Cela a été perçu par la hiérarchie comme de l’indiscipline de la part de la troupe et a motivé la radiation ou la sanction d’innocents. Ce que la hiérarchie refuse de savoir, c’est qu’il y a un malaise au sein de la troupe qui est loin d’être illettrée et qui est consciente de son rôle dans une armée républicaine.

Dans leur frénésie politique, les « missionnaires » au sein de l’armée n’hésitent pas non seulement à réquisitionner les véhicules de transport de troupes pour des besoins-politiques en faveur d’ATT, mais aussi à faire croire aux épouses de militaires que c’est leurs époux qui sont au pouvoir puisque le Chef de l’État est Général de l’armée. Ce n’est pas un hasard si le Président ATT clame souvent haut et fort qu’il est un soldat. C’est dans le cadre de cette identification entre ATT et leurs époux que les femmes et les jeunes de la 3e zone militaire du Mali ont, sous la présidence du Chef d’État-major de l’Armée de Terre, organiser une manifestation de soutien au Président ATT.
Cette politisation à outrance dans les casernes est à l’origine de la tension entre les épouses d’officiers supérieurs. Si on n’y prend garde, cela pourrait avoir des conséquences négatives sur les relations de frères d’arme. L’exemple le plus éloquent est le différend entre l’épouse du Colonel Mamy COULIBALY et celle du Colonel Sirakoro. Deux dames qui cherchent à prouver au Président ATT qu’elles peuvent mobiliser pour sa cause.
Les «missionnaires*> ne lésinent pas sur les moyens pour attirer l’attention du Chef sur le degré de leur allégeance. C’est ainsi que le Colonel Hamidou SISSOKO dit Man est devenu le parrain d’un club de soutien à ATT.
Pour contenter d’autres courtisans qui sont opposés à Man comme le Colonel Mamy COULIBALY et qui ont voulu profiter de la réaction négative des médias par rapport à cette activité politique de Man, le Président ATT, qui avait au départ apprécié cette idée de parrainage, s’est ensuite mis en colère contre le Colonel SISSOKO. C’est aussi le cas du Colonel Amadou Baba TOURE qui est mis à contribution à Gao pour empêcher les partisans de Soumeylou Boubeye MAIGA de mener leur activité politique dans cette localité.
A cela il faut ajouter la mise à contribution des gardes en faction devant les domiciles de l’ancien Président Alpha Oumar KONARE et du Président de l’Assemblée Nationale Ibrahim Boubacar KEITA (IBK), pour révéler les noms des visiteurs de ces personnalités à leur hiérarchie.
La police nationale n’est pas en reste de cette politisation. C’est ainsi qu’elle a aussi connu son tract signé par la « Brigade Rouge », un regroupement clandestin qui est une nouveauté au niveau de la police. Cette «brigade Rouge» ne dénonçait-elle pas la corruption de la hiérarchie et le mépris du Président ATT à l’endroit de la Police ? C’est cette situation à la Police qui fait dire à certains observateurs à tort ou à raison que la Police est favorable a IBK et Soumeylou B. MAIGA.

En dépit de cette atmosphère délétère faisant suite à la politisation des forces armées et de sécurité, le Président ATT s’évertue à nous faire croire que tout va bien chez nos porteurs d’uniforme. Si tel est le cas pourquoi la majorité d’entre eux cherchent aujourd’hui à avoir une mission onusienne à l’étranger ? Malheureusement, la plupart des postulants sont obligés de mettre la main à la poche pour être retenus ou être recommandés par le Clan.

3- L’ORTM: LA « PASSION DU SERVICE PRIVÉ ET L’INÉGAL ACCES AUX MÉDIAS D’ÉTAT »
Depuis l’arrivée du Président ATT au pouvoir, l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM) s’est progressivement mis au service du Clan ATT, oubliant du coup le sens de son slogan favori à savoir « la passion du service public ».
Aujourd’hui l’ORTM a perdu le sens de la mission de service public pour devenir un organe de propagande qui n’offre aux téléspectateurs que les images du Président en campagne prématurée. Elle est désormais au service des intérêts du Clan ATT.
Les traditionnelles émissions culturelles et sportives n’ont-elles pas, pour les besoins de la cause, été transformées en spots publicitaires pour la réélection du Président ATT ?
Compte tenu de l’importance accordée par l’ORTM aux activités des Associations et Clubs de soutien et aux tournées du Président ATT et de son épouse à travers le pays, l’on a l’impression que le Président ATT est le seul candidat en lice pour les président;elles d’avril 2007.
Tout se passe comme si les autres candidats potentiels ou déclarés n’existaient pas ou du moins n’avaient pas droit au même traitement.
Ce que le public ne sait pas c’est que ces pratiques de l’ORTM sont planifiées depuis Koulouba au niveau de la Cellule de Communication de la Présidence en complicité avec leurs relais que représentent le DG de l’ORTM, Sidiki KONATE, Manga DEMBELE, etc.
Par la réduction de son programme aux seules images de ATT et aux variétés musicales, et l’exploitation tendancieuse et partiale de l’information, l’ORTM participe à l’endormissement de la conscience collective et n’a finalement rien à envier aux Télévisions dans les régimes communistes à la nord-coréenne comme l’a si bien fait remarquer le Président du PARENA, Tiéblé DRAME.

D’ailleurs la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) n’a-t-elle pas tiré sur la sonnette d’alarme en invitant les acteurs politiques et l’ORTM au respect de la Loi électorale ?

4- L’INSTRUMENTALISATION DE LA CELLULE D’APPUI AUX STRUCTURES DE CONTRÔLE DE L’ADMINISTRATION (CASCA)

Logée au siège de la Présidence, la CASCA sous ATT est plus un instrument de chantage qu’une structure de contrôle de l’Administration. Elle est animée par des cadres de qualification et de moralité douteuses dont certains sont des amis du Président ATT et qui traînent des casseroles derrière eux. C’est le cas du Contrôleur Général de Police Mr. SISSOKO qui comme d’autres n’est pas des spécialistes en enquête financière, comptable etc.
On n’hésite pas à travers la CASCA à jeter du discrédit sur des structures de l’État alors qu’on en veut seulement aux cadres qui les dirigent. Que vaut aujourd’hui le rapport annuel d’une CASCA instrumentalisme par le pouvoir ?
III - LA MANIPULATION DU SECTEUR PRIVÉ

A la veille des élections présidentielles d’avril 2007, le secteur privé, qui est d’habitude en marge des politiques politiciennes, fait aujourd’hui l’objet à la fois de chantage et de sollicitation de la part du camp présidentiel.
1- LE MONDE RURAL FACE A LA POLITIQUE D’ATT
Le Mali est un pays dont la majeure partie de la population est représentée par le monde rural. On comprend dès lors toute l’importance de l’électorat que peuvent constituer les agriculteurs et les éleveurs au* yeux des hommes politiques dont le Clan-ATT qui, pour bénéficier de leurs suffrages, promet monts et merveilles.
Pour avoir vendu 400 tracteurs à quelques agriculteurs dont la plupart sont affiliés au
Mouvement Citoyen ou des protégés du Clan, le Président ATT espère mobiliser derrière lui tout le monde paysan grâce à l’appui d’un leader syndical, le Président de l’APCAM Seydou TOGOLA qui a promis au Candidat ATT des millions d’électeurs parmi les Cotonculteurs.

Ce que le public malien ignore, c’est que le Président de l’APCAM est au centre d’un scandale financier qui, sans la protection du Président ATT, pourrait sérieusement l’éclabousser. En effet, pour tirer le maximum de profit d’un projet financé par un bailleur de fonds au niveau de l’APCAM, Mr Seydou TOGOLA n’a pas hésité à se débarrasser de l’initiateur du projet qu’il a pris soin de remplacer par un proche du Président ATT. Avec la complicité de ce dernier, Mr. TOGOLA a ainsi effectué des décaissements indus sur lesquels le bailleur a exigé des clarifications.
C’est donc pour avoir la protection du Président ATT que Mr. TOGOLA a promis à ce dernier l’électorat du monde rural, oubliant ou feignant d’oublier qu’il existe d’autres centrales syndicales de cotonculteurs.
Cette attitude méprisante de Mr. TOGOLA à l’endroit du monde paysan est une autre facette du régime ATT dans lequel un individu se permet de parler au nom d’une communauté ou corporation sans avoir consulté au préalable les intéressés.

2- DE L’IMBROGLIO DE LA CCIM: LA DUALITÉ AU SOMMET DE L’ÉTAT

Les dernières élections consulaires sont l’exemple éloquent de la dualité au sommet de l’État à travers le Président ATT et son épouse. En effet, le Président sortant Jeamille BITTAR était le candidat soutenu par la Première Dame qui avait un de ses hommes de main sur la liste de BITTAR.
Sous la pression de certains Mopticiens, le Président ATT a voulu au départ appuyer la candidature de DJITTEYE qu’il a ensuite abandonné, compte tenu de l’intransigeance de sa femme Lobbo TRAORE. C’est une fois de plus la preuve que la Première Dame a son mot à dire sur toutes les questions intéressant la vie de la Nation.
Pour avoir ainsi bénéficié de l’appui du couple présidentiel lors des élections consulaires contestées du ler octobre 2007, l’actuel Président de la CCIM, Jeamille BITTAR, se sent aujourd’hui obligé de rallier le secteur privé au Clan ATT. Pour ce faire, Mr. BITTAR s’est engagé dans une vaste campagne de charme à l’endroit des opérateurs économiques.
Ce soutien du Président contesté de la CCIM a été planifié par le régime qui, sous prétexte d’aider les opérateurs économiques par l’octroi de crédits consentis par certaines banques de la place, a voulu les prendre en otage: l’aide qui n’était pas gratuite était politique.
En d’autres termes, la mission à laquelle Mr. BITTAR s’est attelé consiste donc à dire aux opérateurs économiques, surtout ceux affiliés au Mouvement Citoyen qui ont bénéficié de marchés indus, que « le Président ATT a aujourd’hui besoin d’eux ».
On voit bien que l’intervention du Président ATT dans le monde des opérateurs économiques privés n’était pas désintéressée et qu’on ne peut la mettre sur le compte de la générosité, de la mansuétude.
Malgré une capacité de mobilisation entamée et écornée par son élection controversée, Mr. BITTAR tente désespérément de se plier à une tradition politique politicienne désormais établie dans l’univers politique malien: organiser un meeting de soutien pour demeurer dans les bonnes grâces du Président ATT à qui il faut aujourd’hui renvoyer l’ascenseur.
Le Président de la CCIM ne doit-il pas observer une certaine réserve que lui imposent sa fonction de Président et le caractère parapublic de sa structure ? En engageant la CCIM dans les calculs politiciens du Clan ATT à travers la participation à certaines manifestations du Mouvement Citoyen, Mr. BITTAR ne prend-il pas le risque de radicaliser ses relations avec ses opposants et d’envenimer l’atmosphère tendue qui règne à la CCIM ?

La violation de la loi électorale par les cadres de l’administration, la manipulation du secteur privé, le traitement inégal et tendancieux de l’information par l’ORTM, et le silence coupable des autorités qui refusent d’intervenir pour mettre fin à tous ces comportements qui entachent la régularité des futures élections, témoignent à suffisance que le Président ATT se préoccupe plus de sa réélection que du respect de la Constitution et des lois.



IV - LES PRÉSIDENTIELLES DE 2007 OU LE HOLD-UP ÉLECTORAL PLANIFIÉ
Après les irrégularités qui ont entaché les législatives partielles de Mopti, ville natale du Président ATT, les élections consulaires contestées, l’immixtion du Ministère de l’Administration Territoriale dans le choix des représentants des partis politiques à la Céni pour empêcher le RPM, parti du Président de l’Assemblée Nationale, d’y être, la violation de la loi électorale par le Président de la République et certains hauts cadres de l’administration et la mise en place d’un fichier aujourd’hui contesté par l’opposition, bon nombre d’observateurs s’interrogent sur la volonté et la sincérité des Autorités d’aller vers des élections transparentes, régulières et crédibles. *t ce malgré l’appel du Président de la République pour une élection apaisée et transparente.
La militarisation des structures impliquées dans l’organisation des élections ne témoigne-t-elle pas de la volonté du régime de se maintenir au pouvoir par des moyens illégaux ?

1- LA MILITARISATION DES STRUCTURES EN CHARGE DE L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS
Parmi les structures en charge de l’organisation des élections au Mali figurent en bonne place le Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL), la Délégation Générale aux Élections (DGE), le Bureau du Fichier Électoral. Le travail effectué par ces différentes structures est d’une importance capitale en ce sens qu’il déterminera la crédibilité et la transparence des élections.
Ce qui est commun à ces trois structures, c’est qu’elles sont dirigées par des officiers de l’armée. En effet, le MATCL, la DGE et le Bureau du fichier Électoral sont respectivement dirigés par le Général Kafougouna KONE, le Colonel Siaka SANGARE et le Lieutenant-Colonel N’Tio Bengaly. Toute chose qui explique et justifie la méfiance de l’opposition vis-à-vis du fichier électoral qui enregistre plus d’un million de nouveaux électeurs par rapport au fichier de 2002 et dont elle exige l’audit.

En appelant les électeurs à aller voter massivement et en insistant sur la nécessité d’une élection transparente et apaisée, le Président ATT donne l’impression d’être plus soucieux de l’issue des élections, de l’avenir du pays et d’être sincère. Et ce au moment où lui-même, ses proches collaborateurs et certains hauts cadres de l’Administration violent allègrement et de manière flagrante la loi électorale en se livrant à une campagne prématurée avec les moyens de l’État.
Faut-il croire au Président ATT dont le silence coupable par rapport à certaines dérives nous amènent à croire que ce qui s’est passé à Mopti, où la SE s’est surtout illustrée par le tripatouillage et le bourrage des urnes, n’est qu’un signe avant-coureur de ce qui va se passer le 29 avril, date du ler tour des présidentielles de 2007 ?
En mettant un véhicule 4X4 à la disposition du Capitaine Adama NIARE, qui est le représentant de la SE à Mopti et un des acteurs clés du tripatouillage, de l’intimidation des opposants, et du bourrage des urnes, la Direction de la SE ne cherche-t-elle pas à entretenir l’émulation parmi les autres antennes qu’elle a du reste invitées a suivre l’exemple du désormais Commandant NIARE en s’impliquant davantage dans les prochaines élections présidentielles ?


Aussi, pour atteindre les mêmes objectifs à l’étranger, la S* a, sur instruction du Président, décidé de maintenir à leurs postes ses correspondants dont la plupart sont en fin de mission.
Comment le MATCL dirigé par un Général, la DGE par un Colonel et le Fichier Électoral par un Lieutenant-Colonel peuvent-ils oeuvrer à la transparence des élections alors qu’ils reçoivent des ordres du Général Président ? En gonflant le nombre des électeurs, ces structures n’ont-elles pas déjà donné un début de preuve de leur allégeance et de leur volonté de faire triompher par tous les moyens le Président ATT ?

2- UN FICHIER ÉLECTORAL SUJET A CAUTION

Ce que le public doit savoir aujourd’hui c’est que le Clan, qui est certain que le Président ATT ne fera pas un bon score à Bamako où il n’est pas populaire, et à l’extérieur comme en France et en Cote d’Ivoire, a volontairement minore le nombre des électeurs dans ces zones.
A cette minoration des électeurs des zones qui sont susceptibles de voter contre ATT, il convient d’ajouter une autre stratégie retenue par le Clan, celle de la désorganisation dans la distribution des cartes d’électeurs dans bien d’endroits non favorables au candidat ATT.
Nous confirmons par ailleurs que de nombreuses personnes ont été inscrites sur les listes électorales sans qu’elles aient besoin de remplir les formalités relatives aux pièces d’identité ou actes de naissance. Le domicile d’un des responsables du Mouvement Citoyen au 1008 Logements à Yirimadjo, n’a-t-il pas servi de bureau d’inscription sur la liste électorale ?
D’autres personnes n’ont-elles pas reçu leurs cartes d’identité sur simple présentation de leurs photos d’identité par les membres du Mouvement Citoyen aux Commissariats de police et brigades de gendarmerie qui ont reçu des instructions à cet effet ?
Comment le Mali peut-il avoir 6,8 millions d’électeurs ? N’est-ce pas avec les listes des faux électeurs qu’on a atteint ces 6,8 millions d’électeurs ? A l’instar de Mr. Moussa TIMBINE, Premier Vice-Président de la Jeunesse du Front pour la Démocratie et la République (FDP, opposition) « c’est une défiance contre le bon sens des Maliens.
Car cela veut dire que plus de 50% des Maliens sont électeurs. Une contradiction de la pyramide des âges du pays ».
Comment expliquer les propos du Délégué Général aux Élections qui a affirmé que l’audit réclamé par l’opposition n’est pas d’actualité alors que le temps permet bien d’effectuer ce contrôle avant le 1er tour des élections ?
L’audit réclamé n’aurait-il pas permis de rassurer l’opinion publique nationale et internationale sur le respect de la transparence dans la phase préparatoire des élections ? Comment peut-on avoir 6,8 millions d’électeurs inscrits dans un pays où plus de la moitié de la population est jeune, analphabète et rurale et où la capacité de mobilisation des formations politiques a été entamée par le Consensus, c’est-à-dire l’unanimisme politique ?
Ce qui est sûr, c’est que beaucoup d’observateurs viendront de l’extérieur, mais il est évident qu’ils ne verront pas beaucoup d’irrégularités le jour du scrutin car l’essentiel de la tricherie aura été effectué en amont.
Pour préparer les esprits à accepter une victoire frauduleuse du Clan ATT, l’on a procédé à un matraquage des consciences par l’omniprésence du candidat ATT à la télévision. En outre, beaucoup de millions sont payés à certaines associations pour déclarer publiquement qu’elles soutiennent ATT. Qu’elles le matérialisent ou pas, ce n’est pas ce qui est important car le Chef du Clan doit passer au ler tour. Info-Matin, N°2140 du 23 mars 2007, « Entretien avec Moussa TIMlBINE, vice-Président de la jeunesse FDR », p. 6-7.


CONCLUSION

Le SPHINX, contrairement au Clan et à ses thuriféraires, n’est pas un adepte du mensonge et de l’injure. En écrivant ses livres, le SPHINX cherche surtout à attirer l’attention des Maliens sur la violation des idéaux du 26 mars, les dérives du pouvoir ATT, la mauvaise gouvernance, la corruption grandissante, le populisme, etc.
C’est dire que notre intention n’est pas, compte tenu des critiques relatives au style du livre, d’avoir un quelconque prix. En d’autres termes, le fond, c’est-à-dire les faits ou actes, nous intéresse plus que la forme.
Nous réaffirmons qu’aucune personnalité politique de la place, telle que de MM Soumeylou B. MAIGA, IBK, n’est mêlée ni de près ni de loin à « ATTcratie: la promotion d’un homme et de son clan « .
Loin de nous par ailleurs toute prétention de faire des prophéties, certaines de nos affirmations n’ont- elles pas été confirmées par des actes posés par certains membres du Clan ou des rapports de certains organismes internationaux: il s’agit entre autres de l’affaire de la BHM par rapport au financement des logements dits sociaux et du cas Saïdi, l’affaire du marché des installations téléphoniques de la Cité Administrative à travers le beau-fils du Prés;dent ATT qui ambitionne toujours de devenir PDG de la SOTELMA, le dernier rapport du PNUD sur le Développement Humain au Mali et le classement peu honorable de Transparency International sur l’état de la corruption dans notre pays.
Nous sommes en mesure de dire que certains journalistes de la place sont payés par le régime pour insulter, publier des articles rédigés dans les bureaux de la SE ou de la Cellule de Communication à Koulouba, et dénigrer de façon mensongère toute personne qui ne souffle pas dans la même trompette que le Clan. Toute chose qui a favorisé aujourd’hui; la pratique du « mercenariat » dans la presse.
Comment peut-on être fier et digne en publiant des articles incendiaires, orduriers moyennant un salaire indu ? C’est le cas du « journaliste » Adama DRAME du journal «Le Sphinx>). M. DRAME pouvez-vous avoir l’honnêteté de dire combien vous percevez chaque fois que vous publiez un article de la SE dans votre journal ? Pouvez-vous dire aux Maliens que vous n’avez pas récemment reçu du matériel informatique offert par un responsable financier du Clan ? Pouvez-vous aussi jurer que ce n’est pas le Colonel Mamy Coulibaly, Directeur Général de la SE, qui vous a donné l’adresse en France de l’Hôtel où Soumeylou B. MAIGA a séjourné selon vous ?
On sait que l’idée selon laquelle un agent des services des renseignements français aurait vu M. Soumeylou B. MAIGA entrer à l’Harmattan est un mensonge, un montage de la Sécurité d’Etat. En mentionnant cette adresse dans vos articles commandés par la SE, le journal croyait ainsi donner la preuve d’avoir fait du journalisme d’investigation afin d’épingler M. MAIGA.
En outre, la démission de M. C. H. SYLLA de son poste de Directeur de publication du journal « Le Républicain «  montre bien que son traitement par la SE ne pouvait plus cadrer avec la nouvelle ligne rédactionnelle du « Républicain « .
Nous donnons le temps à d’autres, qui sont en service commandé du régime et qui ne sont pas cités dans le présent tome, de comprendre qu’il n’est pas tard pour eux de se ressaisir et de s’extirper de la nébuleuse ATT-cratie.
Sachez qu’une presse non instrumentalisée est un pilier de la démocratie et que le journalisme est un métier noble. Sachez aussi qu’aucun régime n’est éternel et qu’un jour vous pourrez avoir des regrets par rapport à vos écrits. Heureusement qu’il existe encore quelques journalistes courageux et leurs équipes tels que Sambi TOURE de Info-Matin, Saouti HAIDARA de « L’Indépendant », Sory HAIDARA du «  Challenger «, Tiégoum B. MAIGA de la o Nouvelle République », Tidiane Djimé DIALLO de « La Gazette », Alexis Kalambry des « Echos », Amy SANOGO de « L’Inter de Bamako », le chroniqueur Amadou N’fa DIALLO de « L’Indépendant », etc.


ATT est-il encore une chance pour le Mali et l’Afrique, comme le scandent généralement ses partisans ? Non ! Le Président Al* est plutôt une chance pour son clan, mais un danger pour le Mali. L’unique chance pour le Mali, c’est bel et bien l’ensemble de ses citoyens qui sont épris de liberté et de justice et qui sont soucieux de son devenir.
Même le football, le sport roi au Mali, n’est pas aujourd’hui épargné par la mauvaise gouvernance du Président ATT. Malgré la qualité de ses joueurs professionnels, notre équipe de football n’est-elle pas aujourd’hui à l’image de la politique d’ATT, qui est caractérisée par l’amateurisme, l’improvisation, la banalisation de la performance, donc du succès ? Ces dirigeants ne sont-ils pas des protégés du régime ?
Par ailleurs, en déclarant qu’il préfère être en compagnie du ministre luxembourgeois dans une localité malienne que d’aller bavarder avec ses paires africains à Addis Abeba au sommet de l’Union Africaine, le Président ATT démontre qu’il n’a pas d’ambition pour l’Afrique et oublie la constance de l’engagement panafricain du Mali.
Au plan international, le règlement du conflit ivoirien par le Président burkinabé Blaise COMPAORE est riche en enseignement. Il s’explique par le fait que le Président COMPAORE n’est pas un adepte du double jeu dans son approche de la crise ivoirienne. C’est parce qu’il est plus soucieux de l’intérêt de son pays qu’il est aujourd’hui parvenu à rapprocher le Président Gbagbo et le leader des Forces Nouvelles Guillaume SORO.
La signature de l’Accord dit « Accord de Ouaga », qui a été saluée par la Communauté internationale et qui est perçue comme une victoire diplomatique du Président burkinabé, aurait dû être l’oeuvre du Président ATT, si celui-ci avait fait preuve de fermeté, s’il n’avait pas entamé son crédit auprès des leaders politiques ivoiriens par le double jeu et s’il avait eu un Service de Renseignements plus efficace, et des proches collaborateurs compétents. Non, ATT n’est pas une chance pour l’Afrique.
Un second mandat d’ATT équivaut à dix années de recul démocratique,
Un second mandat d’ATT équivaut à la perpétuation du culte de la personnalité,
Un second mandat d’ATT équivaut à la déliquescence de l’autorité de l’État,
Un second mandat d’ATT équivaut à l’institutionnalisation de la corruption généralisée, de la délinquance financière et à la gabegie,
Un second mandat d’ATT équivaut à la promotion de l’impunité,
Un second mandat d’ATT équivaut à la fragilisation des partis politiques et à leur remplacement par des clubs de soutien,
Un second mandat d’ATT équivaut au règne de la médiocrité et le rejet des intellectuels,
Un second mandat d’ATT équivaut à la valorisation du mensonge et de la démagogie,
Un second mandat d’ATT équivaut à l’unanimisme politique digne d’un parti unique,
Un second mandat d’ATT équivaut à un changement de la Constitution permettant à ATT d’avoir plus de deux mandats,
Un second mandat d’ATT équivaut à la promotion des forces armées et de sécurité plus politiques qu’opérationnelles sur les plans militaire et sécuritaire,
Un second mandat d’ATT équivaut à la perte de l’esprit d’initiative et de l’ambition chez le Malien,
Un second mandat d’ATT équivaut à la fragilisation, voire à la perte de l’intégrité du territoire national,
Un second mandat d’ATT équivaut à la promotion de l’informel, du folklore et de la navigation à vue dans la conduite des affaires de l’État,
Un second mandat d’ATT équivaut à la patrimonialisation des biens de l’État,
Un second mandat d’ATT équivaut à la dévalorisation des Institutions de la République,
Un second mandat d’ATT équivaut à la restauration de l’ancien régime,
Un second mandat d’ATT équivaut à la politisation à outrance de l’Administration publique,
Un second mandat d’ATT équivaut à une formation au rabais de nos enfants, donc à une école qui se meurt,
Un second mandat d’ATT équivaut à la perte de nos valeurs morales et de notre fierté légendaire,
Un second mandat d’ATT équivaut à plus de chantages et de brimades par la Sécurité d’Etat,
Un second mandat d’ATT équivaut à plus de maliens sur le chemin de l’exil,
Un second mandat d’ATT équivaut au recul de la diplomatie malienne,
Un second mandat d’ATT équivaut au non- respect des expatriés maliens par les pays d’accueil et à leur rapatriement massif,
Comme le vent de l’Est dans les années 90, le départ de Jacques CHIRAC de la scène politique française est un signal fort à l’endroit des Chefs d’État africains peu respectueux des principes démocratiques dans leurs pays. Le Président ATT doit comprendre qu’il peut honorablement faire comme son « ami Jacques ».
La mauvaise gouvernance du Président ATT ne se fait-elle pas sentir sur le sport roi au Mali, le football, dont les dirigeants sont des protégés du Président ? Notre équipe de football, malgré la qualité de ses joueurs professionnels, n’est-elle pas aujourd’hui à l’image de la politique d’ATT caractérisée par l’amateurisme, l’improvisation, la banalisation de la performance, donc du succès ?

DECLARATION DE PARTIS, ASSOCIATIONS POLITIQUES ET STRUCTURES DE LA SOCIETE CIVILE

DECLARATION
DE PARTIS, ASSOCIATIONS POLITIQUES ET STRUCTURES DE LA SOCIETE CIVILE

L’ADJ, l’AJDCD, les boucliers de la démocratie, la COMODE, la CONJEDEV, le FAD, GEDLADJ, Mali prospective 2050, le MODEM, l’OED, REPERES, le SADI, le SYLMA, l’UNTM, réunis en assemblée Générale le 30 juillet 2011 à la Pyramide du Souvenir, ont fait la déclaration suivante :

Nous, structures ci-dessus, réunies en Assemblée Générale ce samedi 30 juillet 2011 à la Pyramide du Souvenir de Bamako.
Réunies en séances de travail les 13 et 20 aout 2011 respectivement au siège du Forum des OSC et de nouveau à la Pyramide du Souvenir, avons décidé de la mise en place d’un mouvement unitaire de concertation autour de la réforme constitutionnelle baptisé « Touche pas à ma Constitution »,
Le mouvement, après analyse de la situation socio-politique et économique actuelle du Mali, caractérisée par une forte conjoncture et un état de paupérisation générale.
Rappelant que la motivation première de la révolution de Mars 1991 était la recherche d’un mieux-être pour l’ensemble de nos concitoyens.
Que cela a été à travers l’instauration d’un mode de gouvernance transparent, axé sur la participation du plus grand nombre à la prise de décision, ainsi qu’à la gestion de la chose publique,
Convaincues que la mise en place des institutions de la IIIème République, telles que pensées par la Conférence Nationale Souveraine, participait d’un souci de recherche d’équilibre de sorte à permettre que par un système de balancier, et de contrôle réciproque, le pouvoir puisse arrêter le pouvoir ,
Considérant que les réformes institutionnelles envisagées consistent en une remise en cause fondamentale des acquis de Mars 1991, en ce qu’elles :
Introduisent une inégalité entre citoyens, notamment à travers l’introduction d’une notion de discrimination dite positive, et l’exclusion des binationaux de la candidature pour les élections présidentielles,
Renforcent excessivement les pouvoirs du Président de la République, et compromet ainsi dangereusement l’équilibre des pouvoirs, partant la Démocratie et l’Etat de droit ;
Induisent un accroissement exponentiel et injustifié de la dépense publique, par une augmentation du nombre des institutions (instauration du SENAT), et un renforcement des effectifs de certaines (Conseil économique social et culturel) toutes choses qui ne répondent pas à de réels besoins ;
Emportent remise en cause du fait majoritaire et de l’indépendance des institutions, corrélativement au renforcement des pouvoirs du Président, lequel nomme le Premier Ministre et le révoque sans en référer, détermine la politique nationale sans considération de la configuration du parlement ;
Entretiennent le flou sur le passage à une 4ème République ;
Allègent dangereusement la procédure de révision constitutionnelle, laquelle pourrait désormais se faire au niveau du parlement réunit en congrès pour toutes reformes, exceptées celles touchant à la limitation et à la durée du mandat du Président de la République, la forme Républicaine et la laïcité,
Tenant compte de l’inopportunité du moment, la saison hivernale qui retient les ¾ de la population dans les champs ou dans un état d’enclavement rendant toute sensibilisation ou campagne référendaire impossible.
Vu la proximité des élections de 2012, et la question épineuse du fichier électorale non encore résolue ;
Vu les directives communautaires interdisant toute modification de la constitutionnelle à moins de six mois des élections ;
Posons avec insistance les trois questions fondamentales :
A qui profite (ent) les réformes proposées ?
Les difficultés liées à la pratique ont-elles empêché le fonctionnement des institutions ?
Y a-t-il eu des crises majeures qui justifient aujourd’hui et à l’instant une reforme constitutionnelle ?
Aussi, demandons immédiatement le retrait pur et simple du projet de la loi portant réforme constitutionnelle déposée sur le bureau de l’Assemblée ;
En appelons à :
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Aux honorables députés,
Aux partis politiques,
Aux syndicats associations, ordres professionnels,
Aux différentes confessions religieuses
A toutes les forces vives de la nation,

Afin que l’intérêt national dicte toutes les décisions, et que l’unité et la stabilité qui ont toujours caractérisé notre Nation puisse être préservées, et mis en avant ;
Recommandons que l’accent soit plutôt mis sur une bonne préparation et organisation d’élections libres, transparentes, et crédibles avec une forte sensibilisation pour une participation effective et massive des populations en 2012 ;
Invitons enfin, tous citoyens, à œuvrer main dans la main pour la sauvegarde de nos acquis démocratiques, pour le bonheur et l’avancée de notre vaillant Peuple.
VIVE LE MALI, VIVE LA REPUBLIQUE
Bamako, le 30 juillet 2011
Le Mouvement Touche pas à ma constitution

Les dirigeants africains sont complices du banditisme international

Les dirigeants africains sont complices du banditisme international.

Pour moi, la démocratie en Afrique, c’est quand on te permet d’ouvrir la bouche sans que tu trouves quelque chose à mettre dedans !

Le CNT (Conseil National des Traitres) mise sur les fonds de la Libye, au total 150 milliards de dollars que le Guide a amassés à coup de sueur et d’années. Ces traitres vont bientôt se rendre à l’évidence. Hier, les USA ont décidé de dégeler une partie du butin. 1,5 milliards qui seront repartis de la façon suivante : 500 millions à des organisations humanitaires américaines choisies par Washington pour, dit-on, apporter des aides au peuple libyen ; 500 millions seront versés à des soit disant fournisseurs de carburant, qui ont soutenu l’effort de guerre et les autres 500 millions sont destinés à un quelconque mécanisme de régulation pour la Libye. Qu’est-ce c’est ce mécanisme ? On va maintenant accorder de l’aide au Libyens avec de l’argent libyen!

L’Occident est assez riche en imagination quand il s’agit de mettre de la poudre dans les yeux et qu’il s’agit d’extorquer de l’argent aux « gros bébés » de la politique africaine. Car pour eux, nous n’avons droit qu’à l’aide humiliante, plus rien dans ce monde. Vous voyez vous-mêmes que cette aide, c’est notre argent, ce sont nos milliards dont on nous verse une minime partie comme à des mendiants !

Quoi qu’il en soit, aucun mot n’a été dit sur le rôle du CNT dans le partage du magot. Au moment où je publie ces lignes, les débats font rage à l’ONU sur la cagnotte libyenne. Tous les vautours du monde ont déclaré déjà leur appétit.
Les rebelles libyens me rappellent des poules pondeuses qui pondent des œufs pour ne jamais les revoir ensuite !

Avant le début des hostilités, la Libye exportait 1.600.000 de barils par jour. Au cout de 100 dollars/baril, ce sont 160 millions de dollars par jour dont 60% (96 millions) revenaient au pays. Du pétrole de très bonne qualité et dont les couts d’extraction sont parmi les plus bas du monde. Maintenant que la Libye est en ruines à cause d’une « pseudo démocratie », il va falloir 3 années pour que le pays puisse arriver à ce niveau. Et 10 ans pour que la Libye soit reconstruite. Entendez bien par les Occidentaux eux-mêmes qui s’attribueront les contrats les plus juteux. Plus de 5000 cibles détruites dont plus de 800 chars de combat, sans compter les avions et bien d’autres ; cela fait déjà des milliards de marché à gagner à tout prix ! Les vies humaines perdues ne sont pas à considérer. Que coute la vie d’un Africain pour l’Occident ? Moins que la fosse commune pour nous enterrer !

Le Nigeria, l’Afrique du sud et le Gabon ont voté pour la résolution qui a signé le début de l’intervention de l’OTAN en Libye. Des pays africains, membres de l’Union Africaine, qui se prononcent pour le bombardement d’un autre pays africain. C’est le comble de la traitrise! Zuma et Gooluck (plutôt Badeluck) espèrent sur une place au conseil de sécurité de l’ONU, une organisation qui ne vaut même plus l’ergot d’un coq au village africain. Leur naïveté les pousse à brader nos intérêts pour des causes qui ne seront jamais honorées. Des fois, j’ai bien envie de voir ce qu’il y a dans le crane de tels dirigeants : un cerveau ou autre chose.

Autant dire que ces traitres ont versé le sang des pauvres libyens pour servir la cause des autres. Ils ne sentiront l’odeur ni du magot libyen, ni du pétrole du pays. Le premier septembre à Paris, un « club des amis de la Libye » se réunira pour discuter, parait-il, des voies et moyens d’aide au pays. De quelle aide parle-t-on encore ? Nous avons déjà vu cette « aide » qui a mis le pays à genou déjà : Toutes les belles infrastructures sont en cendres.
La réalité est que certains sont très inquiets de la montée en puissance de la Chine. Cette dernière veut faire de l’Afrique sa base de développement durable dans un esprit de collaboration franche et de respect mutuel. Un partenariat gagnant-gagnant, en un mot. Incapable de faire face à la concurrence chinoise, l’Occident, avec à sa tête son foudre de guerre que sont les USA, a décidé de faire recours à des méthodes musclées et barbares qui ne s’inscrivent dans aucun texte du droit et des relations internationales. Les Occidentaux ont proposé aux Chinois de ne pas investir en Afrique, mais plutôt de faire semblant de nous aider, car cela apporte gros. La Chine a refusé pour cause qu’elle ne veut pas s’ingérer dans les affaires des autres. Elle veut faire du business pur et simple, non lié à la politique, à l’intimidation et à l’humiliation que nous connaissons constamment avec les fauves occidentaux.

En quelques années, les Chinois ont réalisé en Afrique ce que l’Europe n’a pas fait en 400 ans.

Pour débouter la Chine qui permet à l’Afrique de prendre un envol, il a été ainsi décidé de recourir à la force, celle qui diffère un homme raisonnable d’un animal. En Côte d’Ivoire, avec la chute de Gbagbo, les Chinois ont enterré 250 millions de dollars investis dans le pétrole ; en Libye, ils viennent d’essuyer 2 milliards de pertes. Un pays qui tache de nous aider et qui est lâché par nos dirigeants quand il ne le faut pas. Voilà une des raisons qui font que la Chine se tait ou vote même pour certaines résolutions, car elle sait que l’Afrique, c’est peine perdue. Plus couards, il n’y a que les lapins !

Alain Juppé a déclaré lors de la chute de Gbagbo que l’Europe a lancé « un signal fort aux dictateurs africains ». Autrement dit, à tous ceux qui veulent un rapprochement avec la Chine. Ainsi donc, l’Afrique ne doit être orientée que vers l’Occident pour être maintenue constamment sous dominance et sous humiliation. Même la Turquie, un pays qui vient à peine de sortir de la misère, se fait inviter maintenant au « festin africain ».

D’ailleurs, le CNT a déclaré qu’aucune goutte du pétrole libyen ne sera plus destinée aux pays qui n’ont pas soutenu sa sale guerre contre Kadhafi. Ces pays, ce sont les BRICS : Chine, Inde, Brésil, Russie et Afrique du sud.

Surtout l’Afrique du sud, un pays qui a eu la naïveté de voter pour la résolution et qui se trouve maintenant jeté hors du bateau. Au moment actuel même, Zuma est en train de batailler pour « avoir sa part » du gâteau. Il n’aura désormais que ses yeux pour pleurer car il n’a pas usé de sa cervelle au moment du vote pour la résolution de l’ONU. En Afrique, les traitres finissent pareillement quand on n’a plus besoin d’eux !

L’actuel chef du CNT est celui qui a confirmé la peine de mort aux infirmières bulgares, alors qu’il était aux rênes de la Cour d’appel libyenne. C’est justement à cause de cette prise de position qu’il a pu entrer dans les grâces du Guide et a accédé ainsi au poste de ministre de la justice. C’est dire que n’eut été Kadhafi qui a gracié ces pauvres bulgares, il les aurait fait envoyer à la guillotine.

Quelle conclusion tirer alors, sachant que l’Occident n’a jamais pardonné Lockerbie au Guide ?

Les malheurs de la Libye ne font que commencer. Surtout que la bagarre vient de commencer pour le magot libyen. Tout cela se passe sous les yeux des autres leaders du continent.

Mais soyons surs qu’ils n’en tireront aucune leçon. Les comptes des banques occidentales continueront à être gonflés de l’argent africain volé. Des comptes que les seigneurs du grand banditisme international, sous couvert d’une ONU mafieuse, videront après pour régler leurs propres problèmes ou s’enrichir davantage.

Entre temps, la Tunisie, le Nigéria, le Burkina, le Sénégal, L’Ethiopie, le Tchad et bien d’autres ont déjà reconnu le CNT qui a ouvertement déclaré qu’il repenserait ses relations avec l’Afrique noire.

Mais comme les mendiants ne veulent pas être privés des mallettes d’argent libyen auxquelles beaucoup sont déjà habitués, il faut vite reconnaitre le CNT, quitte à aller faire la courbette demain devant des rebelles.

Alors, vive « l’Unité Africaine » ?

Jeunes d’Afrique, jeunes du Mali, nous voyons nous-mêmes le ridicule qui se déroule sous nos yeux chaque beau jour que le Bon Dieu nous fait connaitre. Assez de parler, assez de prendre du thé et de jouer à la belotte ; assez de faire du « wèrè wèrè ». Mettons-nous au travail, mettons-nous debout pour l’Afrique-Mère, mettons-nous debout pour l’avenir. Prenons en mains nos responsabilités, car l’avenir nous appartient en premier lieu.

Si nous n’agissons pas, notre avenir nous sera enlevé. Alors, nous nous retrouverons avec notre passé qui n’est autre que la recolonisation et l’esclavage.

Votons bien 2012 ou nous perdons !

mardi 23 août 2011

Que les armes cèdent à la toge.

Que les armes cèdent à la toge



Ces derniers temps, il nous a été donné de lire un tract anonyme invitant les militaires patriotes à faire un coup d’Etat. Dans une Republique démocratique, c’est une faute grave que d’envisager une pareille solution. Pour paraphraser Georges Clémenceau, il serait plaisant de dire que le coup d’Etat, est une chose sérieuse pour la confier aux militaires. Qu’est ce que les maliens espèrent-ils d’une bourgoisie militaro-compradore gangrénée et affairiste ? Certains maliens, dans leur déception et leur amertume, reprochent à un autre militaire d’avoir usurpé la paternité de mars 1991. Les résultats patents sont là , offerts à l’appréciation de tout un chacun. « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent.» disait Albert Einstein. Il est vrai que le peuple malien éprouve de grandes douleurs, mais la passion nuit au jugement et au bon sens. Alors, faisons preuve de sagesse. La solution au problème malien n’est pas militaire, elle se trouve ailleurs.
Pendant près de dix ans, le Mali d’ATT a vécu dans une espèce de mythe du héros, du mythe du bonheur et du mythe du mensonge triomphant. Les politiciens, semble-t-il, ont signé un lugubre pacte avec le diable. Contrairement à la mythographie, l’Adema/pasj de konaré et les partis issus de son démembrement ont été le creuset de conception de la corruption et de la chienlit dont souffre notre pays. Tous ceux de ces partis qui ont saccagé notre économie sont fort redevables aujourd’hui à ATT pour avoir sauvé leurs peaux. ATT continue toujours de savourer son plaisir d’avoir affaire à des politiciens-obligés timorés et pusillanimes. Croyez moi , ils seront obligés de la dernière obligation car liés par un serment d’allégeance. Il les tirerait par le bout du nez jusqu'à l’instant ultime de  son règne. ATT, ce maître fidèle, avec une âme faite de la plus fine fleur de la complaisance les aurait laissés aller à la concussion, l’impunité à la clef. Le Mali fut gouverné par la corruption. La corruption fut au début et a la fin. Des aventuriers, des apologistes cyniques de tout poils ont à bon dessein composé des vers pour lui, lui auraient offert des bouquets et des médailles pour le remercier et célèbre sa gloire réelle ou supposée.
 
Pendant près de dix ans, la démocratie au Mali est en souffrance faute d’esprit de contradiction, de critiques romantiques apparentes sans gravités et même de frédaines. Nous avons ajouté nos voix à celles d’une presse privée, indépendante et courageuse pour contrarier avec nos satires, nos railleries, nos ironies subtiles de trublions qui n’ont pas été suffisantes pour contraindre les gouvernants sûrs de leurs faits. Oui nous avons bravé la peur pour stigmatiser les incartades des tenants du pouvoir et de leurs affidés.
Pendant près de dix ans, la transparence politique n’est pas encore entrée dans les mœurs, la bonne gouvernance fut un mouvement de diversion. Notre pays a passé aujourd’hui d’une démocratie à une oligarchie au grand damn du bas peuple. Une bourgoisie politico-administrative en collusion a,  avec impudence, pris le pays en otage et entend contre vents et marrées ne rien lâcher. L’Etat malien dans le cynisme de son attitude de mépris et de son langage de mensonge, fut le plus froid de tous les monstres froids. Les riches deviennent de plus en plus riches, les pauvres n’ayant que leurs pleurs et prières pour s’en remettre à Dieu. Le mensonge d’Etat excellemement ficelé, n’a pas été un cache-sexe suffisant pour cacher la réalité à nos yeux impudents. Les  mannes générées de la vente de nos sociétés d’Etat se sont évaporées par enchantement. La crédibilité des  rapports du Végal  fut diluée dans des arguties juridiques auxquelles le peuple n’a rien compris.(manque à gagner et je ne sais quoi!)….. A quelques huit petits mois d’Avril 2012, on jure au peuple, la main sur le coeur,  que le Dieu Cronos a donné sa bénédiction pour la tenue d’une convocation référendaire et d’un scrutin présidentiel à temps échu.
Nous n’avons pas besoin d’instabilité, nous n’avons pas besoin de verser du sang de martyrs, nous n’avons non plus besoin de militaires pour nous sauver. Notre passé recent de pays révolutionnaire, les idées et les rêves de changement seront à coup sûr de puissantes levures dont se nourrira notre volonté implacable de changement. Les pays africains au sud du Sahara, qui ont joué la carte des coups d’Etat depuis l’avénément de la démocratie ne se sont pas mieux portés. Nous avons des voies légales pour excommunier ceux là qui veulent nous embarquer pour une aventure à l’issue incertaine. Les révolution de la rue dans le maghreb : Tunisie, Libye, Egypte sont une source d’inspiration pour changer et chasser la farce de la démocratie de l’hypocrisie et de l’illusion. Nous avons toujours soutenu que nous ne saurons nous satisfaire de l’aberration de l’autoflagellation et de l’infatuation en se targuant faussement de l’excellence ou l’exemplarite de notre démocratie. Oui! Notre democratie fut une démocratie de l’hypocrisie et de l’illusion. La démocratie (demos: peuple; kratia: gouverner) est par définition, selon une optique grecque, le pouvoir du peuple par le peuple. Ce qui veut dire que le peuple participe à la gestion des affaires du pays par le biais de députés qui le représentent. Les  députés maliens ont –ils su vaillamment défendre les intérêts du peuples? Ont-ils gêné, contrôlé ou contre-carré les actions gouvernementales? Une fois élus, ont-ils gardé des attaches d’avec le peuple qui les aurait élus? République: Res publica (bien public ou chose publique), les tenants du pouvoir ont-ils un seul instant donné un droit de savoir à ce peuple quant à la gestion des affaires qui n’a tenu que de la nébuleuse? Après qu’une camarilla et une coterie se soient tout partagé, quelle fut la côte-part du peuple si ce n’est que désolation?
La répétition est pédagogique : nous avons dit et repété que c’est l’intérêt suprême de la nation malienne qui doit prévaloir. Notre credo est que nous n’aurons de cesse de taquiner le pouvoir et de mener un mouvement de conscientisation des masses en vue d’une transformation du statu-quo. « Il vient une heure ou protester ne suffit plus : après la philosophie il faut l’action; la vive force achève ce que l’idée a ébauché » disait Victor Hugo. Le peuple malien a aujourd’hui besoin de courage pour prendre son destin en main et re-écrire son histoire. Artistote n’avait –il pas raison de dire que le courage est le juste milieu entre la peur et l’audace ?. De quoi ce peuple a –t-il encore peur ? Rien, si ce n’est la peur de se débarrasser des pourritures d’un système de mépris et de dédain révoltants. A y regarder de très près, notre système de gouvernement ressemble à s’y méprendre à une monocratie dont l’absolutisme relève de la pure pathologie. Il convient de s’en débarrasser. C’est justement sous une optique marxiste que nous aborderons l’analyse de la situation lugubre dans laquelle notre pays est empêtré. La philosophie de Marx fut une philosophie d’émancipation: sa finalité est l’homme dépouillé de l’asservissement, de l’injustice, de l’inégalite,de l’abandon et du mépris des classes supérieures. La capacité de refus d’une classe brimée, sevrée a été le moteur de l’évolution dans les sociétés. Les revoltes des esclaves contre l’esclavage dans l’antiquité, du vassal contre le suzérain au moyen âge, les jacqueries des paysans contre la féodalite, des ouvriers contre le capitalisme et aujourd’hui le désir des peuples méprisés dans de pseudo contextes démocratiques constituent a coup sûr des léviers puissant du progrès historique. En définitive, le monde ne peut changer que par la volonté des hommes et des femmes conditionnés par leur existence sociale. Il appartient au peuple malien de prendre conscience de son destin et le prendre en charge. Cette prise en charge doit être un combat collectif en vue de renverser le staut quo: l’Etat et la division actuels de notre société.
L’heure est venue pour le peuple du Mali d’apprendre à lire entre les pages de son histoire passée. Si la volonté populaire a eu raion d’une dictature d’airain un certain mois de mars 1991, pourquoi ne pas  re-jouer la même carte pour exprimer son ras le bol devant une autre autocratie? L’histoire des hommes et des peuples a cette particularité de se repéter. La première fois, elle est tragique mais peut être comique la seconde fois. Si l’efficacité de notre révolution fut jugée à l’aune du sang des martyrs et du nombre de nos morts, peut être de véritables marées humaines dans les rues de Bamako, de Sikasso, Kolokani, Ségou, kayes, Mopti, Gao……suffiront à faire réculer le pouvoir et à abdiquer. Dieu aime le Mali, cette terre multimillénaire bénie par l’esprit tutélaire de nos ancêtres.
                     Nous conclurons de la plus belle des manières en citant le philosophe et homme d’Etat romain avant Jésus Christ, Cicéron qui disait dans sa sagesse: “ Cedant arma togae” Que les armes cèdent à la toge” pour poser le primat du pouvoir civil sur le  pouvoir militaire. Dans l’histoire du Mali, les militaires ne nous auraient pas donne beaucoup de raisons d’être heureux. Méfions nous d’eux.
 

fatogoma mohamed ouattara
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