jeudi 31 juillet 2008

Ils ont marché sur la capitale française

Dodi

bonjour Dodi, je suis rentré en contact avec le groupe de Ab… tout à l’heure.ils m’ont declaré le soutient qu’il apporte à notre mouvement tant que le gouvernement malien continue d’envoyer ses renfort militaires. Alors,voila moi je le suis dans cette voie et je crois sincèrement de quoi se revolter.

Ins

Je diffuse l’info merci de me tenir au courant amitiés et courage ! Dodi

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

« Cri d’alarme » Depuis la reprise des combats entre le rebelle touaregs et l’armée malienne, les conditions de vie de la population civiles ne cessent de se détériorer dans la région de kidal.

En effet, la restriction des libertés des populations à s’émouvoir et s’occuper de leur affaires quotidienne, les menaces d’une éventuelle représailles de l’armée malienne sur les populations civiles,la rareté des produits alimentaires et de santé et les mauvaises conditions climatiques aggravent les conditions de vie des populations nomades. Le mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète et Kidal est sans nul doute la région la plus pauvre du mali.

Accablées par les dures conditions climatiques (saison sèche) et les tensions militaro-politique ; Les populations de la région de Kidal (Tessalit,Abei-bara,Boughassa, et Tin-assako) sont en ce moment dans la tourmente des événements.

Les nomades, craignent une éventuelle bavure de l’armée malienne en leur en contre,ce qui les dissuadent de conduire leur troupeaux dans certaines zones de la région,riche en pâturage pendant cette saison difficile. Ces zones qui sont contrôlées par l’armée malienne sont pourtant essentielle pendant cette saison de pénurie des pâturages .craignant pour leur sécurité les nomades s’éloignent aussi des quelques rares point d’eaux existants .cette aventure est périlleuse d’autant plus que la saison est difficile.

Cela occasionne, alors la mort d’hommes et des animaux. Alors faut-il supporter les humiliations des militaires maliens ou faire face à l’adversité ? Tel semble le combat, au quel sont confronté les nomades touaregs, dans les profondeurs de leur Ténéré

En même moment, les villes sont entrain de se vider leurs habitants. Craignant la dégénérescences des événements, les population s’exilent en masse vers des pays frontaliers,qui ne pas sont aussi accueillant que cela. Le coût de vie devient de plus en plus élever, chose que les détaillants ne compte pas alléger. cette situation est provoqué faut-il le rappeler par les attaques perpétrées par les rebelles touaregs sur des positions de l’armée malienne .celle-ci ne sachant plus entre les « chèvres » durcissent le ton sur les populations civiles, comme quoi « les pauvres ont toujours tort »et payerons le plus grand tribu.

Cette situation, catastrophique ne semble guerre inquiéter les autorités du mali,qui double de jour en jour leur arsenal militaires au dépens de la misère des touaregs,condamné ou mourir sur leur terre ou s’exiler. Compte tenu de ces situations critiques et urgentes, j’invite l’ensemble des partenaires du mali, des touaregs à redoubler leurs efforts pour venir en aide à la population concernée

Ins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

France/Gabon : Premier round pour la souris

Le 5 juillet 2007 à Libreville, la France et le Gabon signaient un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le codéveloppement.

Alors que la mise en pratique tardait à arriver et que gabonais et français commençaient à se renvoyer désormais leurs immigrés, l’AFP et d’autres agences de presse annoncent que l’Assemblée nationale française vient (le 10 avril) d’autoriser la ratification par Paris de l’accord qui tardait à arriver.

Cet accord prévoit entre autres, la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux".

Mieux, et on l’attendait depuis le rapatriement de la jeune étudiante de Toulouse, il facilite le séjour en France des étudiants gabonais ainsi que celui des jeunes salariés gabonais.

Qu’importe si les médias diffusent des sujets sur les résidences du Président Bongo au moment le plus critique, ce dernier vient de démontrer qu’on ne fuit pas un éléphant pour le bruit qu’il fait dans la forêt, il faut qu’il ait de réelles raisons de vous écraser. La souris vient de se faire entendre.

Au suivant !!!

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Le Président Laurent Désiré Kabila, assassiné. Assassinée aussi, Aimée Kabila ! Y a t-il un lien de parenté entre ces deux Congolais ?

Dans un « Démocratique » Congo riche comme Crésus mais ballotté d’un conflit à l’autre par ses enfants et les nations étrangères, il ne manquait que l’assassinat d’une mère de famille pour faire goutter à la nation entière, une nouvelle pomme de discorde.

Depuis celle d’Adam et Eve, la RDC les collectionne toutes. L’actuelle, aux allures de règlements et même de solde pour tous comptes en familles est tellement amère qu’elle ne laisse aucune langue insensible.

Alors qu’on aurait dû les laisser se remettre du deuil de leur regrettée mère, voilà que le pays tout entier soumet les orphelins de Aimée Kabila à l’épreuve de la suspicion sur les origines parentales de leur mère.

Etait-elle la fille du Président de la République dont l’assassinat, alors qu’il était au plus haut de son autorité, a laissé choir son peuple qui relevait le premier genou ? La grand-mère de ces pauvres enfants savait-elle compter ses amants ? Combien étaient-ils ? Aimé Kabila était-elle le produit du concentré de Laurent Désiré du même nom ? Même si personne n’en parle, ces questions s’invitent obligatoirement. Dans un pays qui n’a pas non plus cessé de pleurer tous ses dirigeants disparus, cela fait un désordre supplémentaire. On ferait mieux de laisser se poursuivre l’enquête sur l’assasinat, c’est probablement le plus important et l’urgence s’y applique.

Même si ôter une vie est toujours un acte abominable, quelle que soit la raison, s’en prendre à celle d’une mère est impardonnable ; salir ensuite sa mémoire ou la remuer en présence de sa progéniture est aussi inqualifiable.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ca gronde à l’IEP de Toulouse : Les étudiants font grève

Les étudiants de l’I E P de la ville rose sont rouges de colère, les années passant les rendent amères, d’où leur décision de le faire savoir autrement. Si le projet de réforme des droits d’inscription dévoilé par leurs responsables était maintenu, il leur faudrait désormais débourser 650 € pour les étudiants de la 1ère à la 3ème année et 850 € pour ceux de 4ème et 5ème année pour franchir la porte de l’institut.

Au moment où le nœud des cordons de la bourse a plutôt tendance à rester serré, Ils entreprennent la pratique d’un travail non demandé mais utile pour pouvoir se sentir dans la peau du prolétaire qu’ils ne seront pas demain.

Rien n’est fait à la hâte. Une pétition signée par plus de 350 d’entre eux est arrivée à destination, peine perdue ou pas tout à fait encore. Pour qu’elle ne le soit donc pas, ces futurs cadres sont passés à l’offensive.

Selon nos sources, certains responsables de l’institut (dont la directrice Laure Ortiz) ont été privés de sortie, du soir du 07 avril 2008, au matin suivant, par des étudiants en colère, ils font grève. Les administrateurs ont alors rapidement été convoqués en réunion. Est-ce afin de donner satisfaction aux uns et aux autres, au moment où s’y invite les manifestations des lycéens qui apportent leur soutien aux étudiants enfermés dans les locaux de l’établissement ?

L’histoire nous dira bientôt auquel des deux camps reviendra le dernier mot à l’I E P. La direction a demandé (lors de sa réunion du 08 avril)à tout le corps administratif de la soutenir dans ses décisions.

Dans tous les cas, ils commencent de plus en plus tôt, nos jeunes. verrons-nous bientôt les enfants des maternelles marcher pour l’entrée des biberons dans les classes ? Mieux, les bébés à naître choisiront-ils un jour leurs parents ? C’est peut-être à prévoir, qui sait !!!

Des scènes de violence ont été signalées, elles circulent d’ailleurs sur internet.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Mandats présidentiels illimités au Cameroun : Pour bientôt ?

L’illimitation des mandats présidentiels au Cameroun s’est faite, plus précisément sur la constitution du pays. Le Président de la République s’engagera désormais à servir la nation pour aussi longtemps qu’il pourrait gagner les élections prévues tous les sept ans.

Dans l’ancienne constitution datant de 1996, le législateur avait prévu dans l’article 6(2) que “ le Président de la République soit élu pour un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois ”.

Modifié, le même article dit désormais : Le président de la République est élu pour un mandat de sept (07) ans. Il est rééligible ”.

Avec cette reformulation, les camerounais qui soupçonnent l’actuel Président de vouloir s’arroger la magistrature suprême à vie, s’inquiètent sur la transition qui tarderait à venir par voie des urnes. L’amour du pouvoir restant humain, on imagine mal son successeur revenir sur une constitution modifiée malgré lui mais pour lui tout de même.

S’il s’agissait d’une présidence à vie, Paul BIYA qui n’a pourtant encore rien révélé sur ses intentions à la fin (en 2011) de son mandat, n’est-il pas victime de ces rumeurs qui viennent d’en bas comme il a déjà eu à le dire.

Si seule la vérité vient d’en haut, il est utile qu’elle ne tarde quand même pas dans un Cameroun où chacun fait des mains et des pieds pour garder la tête hors de l’eau en cette période de conjoncture économique mondiale bien mauvaise. Les camerounais perdraient-ils donc de vue que même en cas de présidence à vie, la fonction ne durerait que le temps d’une vie, puis viendraient celui des autres lorsque ce même temps aura prélevé sa taxe comme il le fait pour tout humain.

Comme le dit si bien la rue, les camerounais ne croient pas en un homme providentiel pour combler leurs nombreuses attentes. N’ont-ils plus le temps, et les occidentaux, les montres ? Les évènements de février 2008 ont démontré qu’ils ont dépassé l’âge de se faire embrigader par des politiciens qui leur promettent les étoiles. Encore faut-il qu’ils les aient déjà.

Cette réforme montre enfin que le pays de Paul Biya ne fait que suivre le monde comme il marche. Des émeutes pour la vie chère, jusqu’à cette révision constitutionnelle qui a beaucoup fait parler d’elle, le Cameroun ne fait rien qui ne soit remarqué ailleurs dans le monde, quelle que soit la région. Il est plus que jamais engagé dans la longue marche de l’humanité, mondialisation oblige.

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Relations France/Gabon

Un Français vivant au Gabon écrit à Nicolas Sarkozy

Outré par les agissements des autorités de son pays d’origine, un sujet du Sarkoland qui réside au Gabon depuis 1998, n’a que très modérément digéré les expulsions des étudiants gabonais et le traitement réservé à OBO par les médias hexagonaux.

Alain MONGIN pas franchouillard du tout, qui déclare être un militant de l’UMP et avoir voté pour Nicolas Sarkozy est vraiment très amer. Pour ne pas dire plus. Le 08 mars 2008, il a expédié une missive vitriolée au Napoléon de l’Elysée. Personne ne lui a placé une arme sur la tempe pour rédiger son courrier.

Une correspondance qui lui aurait déjà valu une interpellation de son ambassadeur à Libreville. Jean-Marc Simon n’aurait pas apprécié la franchise avec laquelle son compatriote a fait état de son (in)action à Libreville. Commentaires du journal satirique le NGANGA

« En ma qualité de citoyen français résident au Gabon depuis 1998, Officier de l’ordre National du Mérite Gabonais, membre de L’UMP, je ne peux que réagir aux mesures prises par votre gouvernement concernant l’expulsion d’étudiants gabonais en France dans des conditions dignes d’un régime d’un autre temps, entraves aux bras, menottes aux poignets, comme de vulgaires criminels.

Ceci n’est pas acceptable et indigne de la République Française et je tenais, précisément, à vous faire part de ma plus parfaite indignation contre de telles mesures. Avant de prendre une telle décision, votre ministre Brice HORTEFEUX et le Préfet du département concerné ont-ils pensé aux conséquences pour les français qui vivent et travaillent au Gabon. Il est vrai que dans leurs palais et salons dorés de la République, la sécurité des français installés au Gabon est bien la dernière de leurs préoccupations. (…).

Croyez-vous sérieusement que le patrimoine immobilier du Président Gabonais en France intéresse le téléspectateur français ? Il est vrai que pendant la diffusion d’un tel reportage on ne parle pas de sujets qui fâchent comme le pouvoir d’achat, les retraites, le chômage, les délocalisations des entreprises, le logement, et j’en passe. Pour en venir à l’expulsion de ces étudiants gabonais, pensez- vous sérieusement que le Gabon veut envahir la France ?

Ce pays de 1.200.000 habitants va-t-il s’installer chez nous ? Qui plus est, un pays qui n’a pas une politique d’immigration ? Quant à votre ambassadeur de France à Libreville, Jean Marc SIMON, j’ai eu honte en tant que français en écoutant sa déclaration sur RFI suite aux évènements ci-dessus énumérés. Une platitude, un manque de charisme, comme a son habitude il n’a pas su gérer cette crise et il est temps, Monsieur le Président, de nommer une « vraie » personnalité, digne de représenter la France au Gabon car je doute que Jean- Marc SIMON ait une oreille attentive au Bord de mer.(…)

Face à cette humiliation, les autorités gabonaises viennent de décider d’appliquer le principe de réciprocité. Je ne peux qu’approuver cette décision car si des Français (et ils sont nombreux) se trouvent sur le territoire gabonais en situation irrégulière, c’est bien qu’ils soient expulsés du Gabon.

Ce qui est plus grave, Monsieur le Président, c’est que votre décision ou pour le moins celle de votre gouvernement et du Préfet concerné met en danger toute la communauté Française au Gabon à la lecture des articles des journaux locaux.

Pour autant, c’est bien cette décision d’expulsion d’étudiants gabonais qui aujourd’hui engendre cette haine anti français et vous en êtes le Premier Responsable.

Monsieur le Président de la République, je profite de cette lettre pour vous dire que je ne partage pas cette nouvelle politique Africaine de la France et je ne partage pas non plus la politique intérieure Française que vous menez actuellement, ce cadeau fiscal aux plus fortunés et rien aux plus démunis, rien pour le pouvoir d’achat, rien pour les retraites alors que les prix ne cessent d’augmenter.

Vous dites vouloir la rupture, mais quelle rupture ? Puisque non seulement rien ne change mais que la situation quotidienne des Français continue à se dégrader.

Quid des salaires des grands patrons, des indemnités faramineuses versées par les conseils d’administration à des dirigeants qui plantent leur société ? Quid de ces scandales à répétition comme le puissant syndicat de la métallurgie, la Société générale ? Non, Monsieur le Président, les français sont fatigués de ces débauches d’argent alors que la vie devient pour eux de plus en plus difficile chaque jour.

En effet, je ne me reconnais plus dans un mouvement qui accumule les erreurs, avec une stratégie à la petite semaine, qui n’a pas de ligne politique claire, qui s’adapte en fonction des circonstances, qui, contrairement à ses déclarations, ne se préoccupe pas de la vie quotidienne des français et surtout des plus démunis. »

Alain MONGIN

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Zimbabwe : Bon appétit, messieurs les politiques.

Les chacals sont pressés au Zimbabwe, ils ont tous faim. Alors que le vieux lion (Robert Mugabe) n’a pas encore rendu l’arme, l’opposition revendique déjà la victoire aux législatives, ainsi que l’élection au premier tour pour la présidentielle. Monsieur Morgan Tsvangirai rêve désormais de palais et des comptes bien garnis. Mais ça, n’en parlons pas encore, nous verrons bien dans quelques mois.

Quel exemple pour une opposition annonçant vouloir rétablir la démocratie et sur laquelle comptent les zimbabwéens pour faire entendre les voix de tout le peuple ! Tendai Biti, secrétaire général du parti du MDC qui convoite la présidence annonce ses propres chiffres, 50,3% des voix. S’ils sont exacts, il n’y aurait pas de second tour.

Si aucun zimbabwéen n’a encore vu Robert MUGABE déménager de la présidence, Il est imprudent de crier victoire dès à présent. Un lion diminué ou simplement blessé dans son orgueil réserve de curieuses surprises.

D’ailleurs, son départ après plus d’un quart de siècle de règne pourrait-il se faire sans violence ? C’est tout le mal qu’il y a à souhaiter au peuple de Robert MUGABE. Quant à son successeur, qu’il fasse sienne cette réplique d’un camerounais à son frère qui lui parlait sans cesse d’alternance :

« IL n’y a pas d’homme providentiel, le prochain nous fera souffrir d’une façon ou d’une autre, un peu plus peut-être. »

Lorsque vous fuyez un éléphant, vous êtes loin d’imaginer qu’un océan peut vous barrer le chemin. Danger.

Le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu parle déjà d’une force internationale de maintien de la paix qui serait nécessaire pour protéger les droits de l’Homme au Zimbabwe. Il se dit en faveur d’une "force mixte composée d’Africains et autres". N’en a-t-il pas trop fait sur les ondes de la radio 4 ?

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QUE DE REVOLTES, QUE DE RAISONS !!!

Des milliers de personnes handicapées et leurs accompagnants qui visitent Paris à leur manière, cela fait embouteillage. Samedi 29 mars, à l’invitation du collectif "Ni pauvre, ni soumis". Nos frères et soeurs n’étaient pas en villégiature dans la capitale, ils étaient en "révolte". En révolte contre une société et une politique qui s’évertuent à rendre leur pouvoir d’achat proportionnel à leur très faible état physique. Les handicapés veulent percevoir au moins le SMIC brut en France. Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles, ils font tous partie de ces diversités qui souffrent.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ils ont marché sur la capitale française

Paris a connu un cortège de fauteuils, de béquilles, de cannes blanches et de ces chiens que nous offrons à nos frères humains pour excuser nos absences et nos faillites au moment de leur porter assistance. 35.000 claudicants, roulants ou rampants (appelons-les comme nous voudrons, l’origine de leur mal être est ailleurs), ont paralysé Paris, c’est le cas de le dire.

L’escargot tant décrié était pour une fois de la partie. S’il le faut une fois de plus, il n’y a pas de doute qu’ils reviendront dans la ville où les pseudo supporteurs du PSG, après avoir jadis jeté des bananes au gardien de buts Joseph Antoine BELL et imité des cris de chimpanzés à chaque toucher de ballon de George WEA, s’attaquent désormais aux joueurs de Lens qu’ils accusent d’être des pédophiles, des consanguins et des chômeurs.

Grâce à eux, nous savons désormais qu’être chômeur en France, c’est une tare doublée d’un délit qu’il faut traiter à la hauteur du mal que ce personnage fait supporter à la société.

Faute de grives dans leurs résultats, les voilà se contentant de Mer…les du PSG. S’il y a un Dieu dans le foot, ne serait-il pas en train de payer ces parisiens et leurs dirigeants qui s’obstinent à ne pas remettre de l’ordre au sein de leurs bruyants sympathisants ! Si le toulousain se reconnaît malin, devra t-on aussi penser que ces parisiens ont les têtes que l’on peut leur attribue ailleurs ?

Le provincial ne suivra pas le moindre parisien dans cette escalade de bassesse qu’il condamne. Un jour, ces pseudo parisiens qui se disent du saint germain football s’attaqueront à leur propres jambes et les dévoreront, comme le criquet. D’ailleurs, c’est le cri de cet insecte qu’ils poussent déjà.

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MARS 08

Chapeau bas, Monsieur Le Maire

IL est désormais « Monsieur Le Maire », nous devrons rapidement nous y habituer. Jean-Paul MAKENGO n’en fait pas trop, loin de là, en revêtant son nouveau costume d’adjoint au maire.

L’histoire de ce jeune homme de 33 ans en 2008 se confond avec celle de Toulouse qui fait de lui, le Premier Conseiller municipal noir. Les toulousains ont misé sur lui pour le changement, quelques points portent déjà à croire que ce choix pourrait être (un) bon. Il n’y a lieu d’aucune manière, de penser que cet ardent militant et animateur de la vie associative vienne à oublier toutes ces diversités pour lesquelles il n’a cessé de mouiller sa chemise.

Quand il annonce (à l’émission FRANC-PARLER) sur radio canal sud n’avoir changé, sinon, juste dans la manière devenue plus active d’aider ses compatriotes à mieux vivre leur ville, il dégage cette sérénité de ton et de langage qui ont toujours été son trait de caractère, même aux heures les plus ingrates de son dévouement.

Son enfance au Congo n’est un secret pour personne, ni ses batifolages aux côtés de ses amis du quartier de la Reynerie, accompagnés de ces histoires teintées de xénophobie ordinaire, à cause d’une couleur de peau ou d’un accent qui trahit une origine. Mais il y a aussi eu du bon dont il se souvient sans peine.

CV conséquent ! Jean Paul MAKENGO n’est pas un parvenu que l’on place ici pour faire genre. IL est un digne représentant, un de ces pionniers de la recherche d’une autre figure Française, plus équitable quand la nation commence à compter sur toutes ses diversités. Dommage, elle a pris une cinquantaine d’années de retard sur les autres nations occidentales, mais tout reste possible, c’est d’ailleurs le moment.

Un symbole ? Non, dit–il, sincère. « Ma présence au conseil municipal est un peu historique, mais elle l’est surtout vis-à-vis de toutes les personnes qui ne se sentent pas reconnues dans cette ville ».

« S’il y a symbole c’est plutôt celui-ci : Le conseil municipal m’a élu le jour même de la Journée mondiale de la lutte contre le racisme »

« À travers moi, beaucoup peuvent se sentir fiers, mais moi, met-il en garde, je ne serai pas un guichet d’enregistrement de plaintes pour quelques-uns. Je vais travailler pour tous les Toulousains. La diversité, c’est aussi la lutte contre l’homo phobie, contre la discrimination des seniors, des handicapés… »

Ce membre Fondateur du Conseil représentatif des associations noires est marié et père de deux enfants. Que demander de plus, il y a des moments de vie qui viennent comme envoyés du ciel, pour rendre espoir à ceux qui ont tendance à en perdre.

Quand on habite la ville rose, il est impossible d’imaginer une démocratie non calquée sur l’image des toulousains. Des couleurs au Capitole, c’est choses faite, l’heure est désormais au travail.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Que gagnent nos maires ?

Les indemnités de fonction des élus locaux sont basées sur l’indice 1015 de la fonction publique qui se monte à 3 722,64 euros mensuels. Voici leur montant au 1er février 2007. Pour que les conseillers municipaux bénéficient d’une indemnité non pas de fonction mais compensatrice pour perte de revenu, le budget communal doit la prévoir. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, l’indemnité allouée au maire est fixée automatiquement au taux maximal, sauf si le conseil municipal en décide autrement par délibération (article L. 2123-20-1 du code général des collectivités territoriales).

Pour les cumulards, l’indemnité totale ne peut pas dépasser une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire qui est de 5 583,96 euros, au 1er février 2007.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce que gagne un conseiller municipal

Les conseillers municipaux auxquels le maire délègue une partie de ses fonctions peuvent percevoir une indemnité de fonction, indépendante de l’indemnité compensatrice, votée par le conseil municipal dans la limite de 6% de l’indice 1015, soit 223,36 euros bruts mensuels depuis le 1er février 2007. Montant des indemnités brutes mensuelles (au 1er février 2007) Maires Communes de moins de 500 habitants = 17% de l’indice 1015, soit 632,85 €. Communes de 500 à 999 habitants = 31% de l’indice 1015, soit 1154,02 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 43% de l’indice 1015, soit 1600,74 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 55% de l’indice 1015, soit 2047,45 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 65% de l’indice 1015, soit 2419,72 € Communes de 20 000 à 49 999 habitants = 3350, 38 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 4094,90 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants et au-delà = 5397, 83 € Adjoints Communes de moins de 500 habitants = 6,6% de l’indice 1015 soit 245,69 € Communes de 500 à 999 habitants = 8,25% de l’indice 1015 soit 307,12 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 16,5% de l’indice 1015 soit 614,24 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 22% de l’indice 1015 soit 818,98 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 27,5% de l’indice 1015 soit 1023,76 € Communes de 20000 à 49999 habitants = 1228,47 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 1637,96 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants = 2456,94 € Communes de plus de 200 000 habitants = 2698,92 €

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Un Socialiste dégaine : GRAND CORPS MALADE DE LA DEFAITE ?

Je suis étonné du silence des noirs de Toulouse, de tous les noirs devant l’énormité d’un acte criminel commis par un noir de Toulouse à mon égard lors des primaires Socialistes pour la désignation de la tête de liste socialiste aux élections Municipales de Toulouse.

Après trois débats d’une importance capitale, un noir qui prétendait m’aider à conquérir la ville de Toulouse est venu dans mon bureau pour m’administrer du poison avec l’aide d’une femme noire dont le rôle a consisté à m’endormir. La dépêche du Midi en a parlé dans son numéro du 1er Janvier 2008.

A ce jour, pas une seule réaction d’un noir puis que tous les noirs de Toulouse trouvent normal qu’un noir élimine par l’administration du poison un autre noir bien placé pour gagner la primaire socialiste. Il fallait être là devant les militants du parti socialiste le Vendredi 5 Octobre 2007 à partir de 19 H pour comprendre cette réalité.

Il est bien connu que pour éliminer un noir, il faut recourir à un autre noir, lequel sans état d’âme est prêt à accomplir la sale besogne ! Mais delà à ce que tous les noirs de Toulouse approuvent un acte ,aussi criminel et abominable, il y a un pas que je ne franchirai jamais !

J.H. WOTO.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

NOTRE REPONSE

Monsieur, Votre correspondance nous est bien parvenue, celle dans laquelle vous évoquez l’empoisonnement dont vous avez été victime pour vous empêcher d’être tête de liste pour les municipales. Si la Dépêche a relaté l’acte dont vous faites part, nous le savons, c’est parce que "vous" en avez fait cas au journal. Si désormais vous trouvez enfin utile d’en faire part à d’autres médias, nous n’en serons que très heureux. Il est par ailleurs, si vos propos sont réels, inadmissible qu’ils passent sous silence. L’émission FRANC-PARLER vous propose d’aborder le sujet avec vous. Seulement, comme son nom l’indique, nous voudrons des noms.

Votre silence vaudrait abandon de la démarche à votre initiative et nous serions désormais obligé d’en parler sans vous, en citant le courrier que vous nous faites parvenir ici. Vous êtes sans ignorer que les questions des auditeurs fuseront et il est à imaginer que cela ne manquera pas de faire mal. A qui ? La question est à poser.

LA PRODUCTION DE FRANC PARLER

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Ils ont marché sur la capitale française

Dodi

bonjour Dodi, je suis rentré en contact avec le groupe de Ab… tout à l’heure.ils m’ont declaré le soutient qu’il apporte à notre mouvement tant que le gouvernement malien continue d’envoyer ses renfort militaires. Alors,voila moi je le suis dans cette voie et je crois sincèrement de quoi se revolter.

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Je diffuse l’info merci de me tenir au courant amitiés et courage ! Dodi

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« Cri d’alarme » Depuis la reprise des combats entre le rebelle touaregs et l’armée malienne, les conditions de vie de la population civiles ne cessent de se détériorer dans la région de kidal.

En effet, la restriction des libertés des populations à s’émouvoir et s’occuper de leur affaires quotidienne, les menaces d’une éventuelle représailles de l’armée malienne sur les populations civiles,la rareté des produits alimentaires et de santé et les mauvaises conditions climatiques aggravent les conditions de vie des populations nomades. Le mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète et Kidal est sans nul doute la région la plus pauvre du mali.

Accablées par les dures conditions climatiques (saison sèche) et les tensions militaro-politique ; Les populations de la région de Kidal (Tessalit,Abei-bara,Boughassa, et Tin-assako) sont en ce moment dans la tourmente des événements.

Les nomades, craignent une éventuelle bavure de l’armée malienne en leur en contre,ce qui les dissuadent de conduire leur troupeaux dans certaines zones de la région,riche en pâturage pendant cette saison difficile. Ces zones qui sont contrôlées par l’armée malienne sont pourtant essentielle pendant cette saison de pénurie des pâturages .craignant pour leur sécurité les nomades s’éloignent aussi des quelques rares point d’eaux existants .cette aventure est périlleuse d’autant plus que la saison est difficile.

Cela occasionne, alors la mort d’hommes et des animaux. Alors faut-il supporter les humiliations des militaires maliens ou faire face à l’adversité ? Tel semble le combat, au quel sont confronté les nomades touaregs, dans les profondeurs de leur Ténéré

En même moment, les villes sont entrain de se vider leurs habitants. Craignant la dégénérescences des événements, les population s’exilent en masse vers des pays frontaliers,qui ne pas sont aussi accueillant que cela. Le coût de vie devient de plus en plus élever, chose que les détaillants ne compte pas alléger. cette situation est provoqué faut-il le rappeler par les attaques perpétrées par les rebelles touaregs sur des positions de l’armée malienne .celle-ci ne sachant plus entre les « chèvres » durcissent le ton sur les populations civiles, comme quoi « les pauvres ont toujours tort »et payerons le plus grand tribu.

Cette situation, catastrophique ne semble guerre inquiéter les autorités du mali,qui double de jour en jour leur arsenal militaires au dépens de la misère des touaregs,condamné ou mourir sur leur terre ou s’exiler. Compte tenu de ces situations critiques et urgentes, j’invite l’ensemble des partenaires du mali, des touaregs à redoubler leurs efforts pour venir en aide à la population concernée

Ins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

France/Gabon : Premier round pour la souris

Le 5 juillet 2007 à Libreville, la France et le Gabon signaient un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le codéveloppement.

Alors que la mise en pratique tardait à arriver et que gabonais et français commençaient à se renvoyer désormais leurs immigrés, l’AFP et d’autres agences de presse annoncent que l’Assemblée nationale française vient (le 10 avril) d’autoriser la ratification par Paris de l’accord qui tardait à arriver.

Cet accord prévoit entre autres, la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux".

Mieux, et on l’attendait depuis le rapatriement de la jeune étudiante de Toulouse, il facilite le séjour en France des étudiants gabonais ainsi que celui des jeunes salariés gabonais.

Qu’importe si les médias diffusent des sujets sur les résidences du Président Bongo au moment le plus critique, ce dernier vient de démontrer qu’on ne fuit pas un éléphant pour le bruit qu’il fait dans la forêt, il faut qu’il ait de réelles raisons de vous écraser. La souris vient de se faire entendre.

Au suivant !!!

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Le Président Laurent Désiré Kabila, assassiné. Assassinée aussi, Aimée Kabila ! Y a t-il un lien de parenté entre ces deux Congolais ?

Dans un « Démocratique » Congo riche comme Crésus mais ballotté d’un conflit à l’autre par ses enfants et les nations étrangères, il ne manquait que l’assassinat d’une mère de famille pour faire goutter à la nation entière, une nouvelle pomme de discorde.

Depuis celle d’Adam et Eve, la RDC les collectionne toutes. L’actuelle, aux allures de règlements et même de solde pour tous comptes en familles est tellement amère qu’elle ne laisse aucune langue insensible.

Alors qu’on aurait dû les laisser se remettre du deuil de leur regrettée mère, voilà que le pays tout entier soumet les orphelins de Aimée Kabila à l’épreuve de la suspicion sur les origines parentales de leur mère.

Etait-elle la fille du Président de la République dont l’assassinat, alors qu’il était au plus haut de son autorité, a laissé choir son peuple qui relevait le premier genou ? La grand-mère de ces pauvres enfants savait-elle compter ses amants ? Combien étaient-ils ? Aimé Kabila était-elle le produit du concentré de Laurent Désiré du même nom ? Même si personne n’en parle, ces questions s’invitent obligatoirement. Dans un pays qui n’a pas non plus cessé de pleurer tous ses dirigeants disparus, cela fait un désordre supplémentaire. On ferait mieux de laisser se poursuivre l’enquête sur l’assasinat, c’est probablement le plus important et l’urgence s’y applique.

Même si ôter une vie est toujours un acte abominable, quelle que soit la raison, s’en prendre à celle d’une mère est impardonnable ; salir ensuite sa mémoire ou la remuer en présence de sa progéniture est aussi inqualifiable.

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Ca gronde à l’IEP de Toulouse : Les étudiants font grève

Les étudiants de l’I E P de la ville rose sont rouges de colère, les années passant les rendent amères, d’où leur décision de le faire savoir autrement. Si le projet de réforme des droits d’inscription dévoilé par leurs responsables était maintenu, il leur faudrait désormais débourser 650 € pour les étudiants de la 1ère à la 3ème année et 850 € pour ceux de 4ème et 5ème année pour franchir la porte de l’institut.

Au moment où le nœud des cordons de la bourse a plutôt tendance à rester serré, Ils entreprennent la pratique d’un travail non demandé mais utile pour pouvoir se sentir dans la peau du prolétaire qu’ils ne seront pas demain.

Rien n’est fait à la hâte. Une pétition signée par plus de 350 d’entre eux est arrivée à destination, peine perdue ou pas tout à fait encore. Pour qu’elle ne le soit donc pas, ces futurs cadres sont passés à l’offensive.

Selon nos sources, certains responsables de l’institut (dont la directrice Laure Ortiz) ont été privés de sortie, du soir du 07 avril 2008, au matin suivant, par des étudiants en colère, ils font grève. Les administrateurs ont alors rapidement été convoqués en réunion. Est-ce afin de donner satisfaction aux uns et aux autres, au moment où s’y invite les manifestations des lycéens qui apportent leur soutien aux étudiants enfermés dans les locaux de l’établissement ?

L’histoire nous dira bientôt auquel des deux camps reviendra le dernier mot à l’I E P. La direction a demandé (lors de sa réunion du 08 avril)à tout le corps administratif de la soutenir dans ses décisions.

Dans tous les cas, ils commencent de plus en plus tôt, nos jeunes. verrons-nous bientôt les enfants des maternelles marcher pour l’entrée des biberons dans les classes ? Mieux, les bébés à naître choisiront-ils un jour leurs parents ? C’est peut-être à prévoir, qui sait !!!

Des scènes de violence ont été signalées, elles circulent d’ailleurs sur internet.

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Mandats présidentiels illimités au Cameroun : Pour bientôt ?

L’illimitation des mandats présidentiels au Cameroun s’est faite, plus précisément sur la constitution du pays. Le Président de la République s’engagera désormais à servir la nation pour aussi longtemps qu’il pourrait gagner les élections prévues tous les sept ans.

Dans l’ancienne constitution datant de 1996, le législateur avait prévu dans l’article 6(2) que “ le Président de la République soit élu pour un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois ”.

Modifié, le même article dit désormais : Le président de la République est élu pour un mandat de sept (07) ans. Il est rééligible ”.

Avec cette reformulation, les camerounais qui soupçonnent l’actuel Président de vouloir s’arroger la magistrature suprême à vie, s’inquiètent sur la transition qui tarderait à venir par voie des urnes. L’amour du pouvoir restant humain, on imagine mal son successeur revenir sur une constitution modifiée malgré lui mais pour lui tout de même.

S’il s’agissait d’une présidence à vie, Paul BIYA qui n’a pourtant encore rien révélé sur ses intentions à la fin (en 2011) de son mandat, n’est-il pas victime de ces rumeurs qui viennent d’en bas comme il a déjà eu à le dire.

Si seule la vérité vient d’en haut, il est utile qu’elle ne tarde quand même pas dans un Cameroun où chacun fait des mains et des pieds pour garder la tête hors de l’eau en cette période de conjoncture économique mondiale bien mauvaise. Les camerounais perdraient-ils donc de vue que même en cas de présidence à vie, la fonction ne durerait que le temps d’une vie, puis viendraient celui des autres lorsque ce même temps aura prélevé sa taxe comme il le fait pour tout humain.

Comme le dit si bien la rue, les camerounais ne croient pas en un homme providentiel pour combler leurs nombreuses attentes. N’ont-ils plus le temps, et les occidentaux, les montres ? Les évènements de février 2008 ont démontré qu’ils ont dépassé l’âge de se faire embrigader par des politiciens qui leur promettent les étoiles. Encore faut-il qu’ils les aient déjà.

Cette réforme montre enfin que le pays de Paul Biya ne fait que suivre le monde comme il marche. Des émeutes pour la vie chère, jusqu’à cette révision constitutionnelle qui a beaucoup fait parler d’elle, le Cameroun ne fait rien qui ne soit remarqué ailleurs dans le monde, quelle que soit la région. Il est plus que jamais engagé dans la longue marche de l’humanité, mondialisation oblige.

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Relations France/Gabon

Un Français vivant au Gabon écrit à Nicolas Sarkozy

Outré par les agissements des autorités de son pays d’origine, un sujet du Sarkoland qui réside au Gabon depuis 1998, n’a que très modérément digéré les expulsions des étudiants gabonais et le traitement réservé à OBO par les médias hexagonaux.

Alain MONGIN pas franchouillard du tout, qui déclare être un militant de l’UMP et avoir voté pour Nicolas Sarkozy est vraiment très amer. Pour ne pas dire plus. Le 08 mars 2008, il a expédié une missive vitriolée au Napoléon de l’Elysée. Personne ne lui a placé une arme sur la tempe pour rédiger son courrier.

Une correspondance qui lui aurait déjà valu une interpellation de son ambassadeur à Libreville. Jean-Marc Simon n’aurait pas apprécié la franchise avec laquelle son compatriote a fait état de son (in)action à Libreville. Commentaires du journal satirique le NGANGA

« En ma qualité de citoyen français résident au Gabon depuis 1998, Officier de l’ordre National du Mérite Gabonais, membre de L’UMP, je ne peux que réagir aux mesures prises par votre gouvernement concernant l’expulsion d’étudiants gabonais en France dans des conditions dignes d’un régime d’un autre temps, entraves aux bras, menottes aux poignets, comme de vulgaires criminels.

Ceci n’est pas acceptable et indigne de la République Française et je tenais, précisément, à vous faire part de ma plus parfaite indignation contre de telles mesures. Avant de prendre une telle décision, votre ministre Brice HORTEFEUX et le Préfet du département concerné ont-ils pensé aux conséquences pour les français qui vivent et travaillent au Gabon. Il est vrai que dans leurs palais et salons dorés de la République, la sécurité des français installés au Gabon est bien la dernière de leurs préoccupations. (…).

Croyez-vous sérieusement que le patrimoine immobilier du Président Gabonais en France intéresse le téléspectateur français ? Il est vrai que pendant la diffusion d’un tel reportage on ne parle pas de sujets qui fâchent comme le pouvoir d’achat, les retraites, le chômage, les délocalisations des entreprises, le logement, et j’en passe. Pour en venir à l’expulsion de ces étudiants gabonais, pensez- vous sérieusement que le Gabon veut envahir la France ?

Ce pays de 1.200.000 habitants va-t-il s’installer chez nous ? Qui plus est, un pays qui n’a pas une politique d’immigration ? Quant à votre ambassadeur de France à Libreville, Jean Marc SIMON, j’ai eu honte en tant que français en écoutant sa déclaration sur RFI suite aux évènements ci-dessus énumérés. Une platitude, un manque de charisme, comme a son habitude il n’a pas su gérer cette crise et il est temps, Monsieur le Président, de nommer une « vraie » personnalité, digne de représenter la France au Gabon car je doute que Jean- Marc SIMON ait une oreille attentive au Bord de mer.(…)

Face à cette humiliation, les autorités gabonaises viennent de décider d’appliquer le principe de réciprocité. Je ne peux qu’approuver cette décision car si des Français (et ils sont nombreux) se trouvent sur le territoire gabonais en situation irrégulière, c’est bien qu’ils soient expulsés du Gabon.

Ce qui est plus grave, Monsieur le Président, c’est que votre décision ou pour le moins celle de votre gouvernement et du Préfet concerné met en danger toute la communauté Française au Gabon à la lecture des articles des journaux locaux.

Pour autant, c’est bien cette décision d’expulsion d’étudiants gabonais qui aujourd’hui engendre cette haine anti français et vous en êtes le Premier Responsable.

Monsieur le Président de la République, je profite de cette lettre pour vous dire que je ne partage pas cette nouvelle politique Africaine de la France et je ne partage pas non plus la politique intérieure Française que vous menez actuellement, ce cadeau fiscal aux plus fortunés et rien aux plus démunis, rien pour le pouvoir d’achat, rien pour les retraites alors que les prix ne cessent d’augmenter.

Vous dites vouloir la rupture, mais quelle rupture ? Puisque non seulement rien ne change mais que la situation quotidienne des Français continue à se dégrader.

Quid des salaires des grands patrons, des indemnités faramineuses versées par les conseils d’administration à des dirigeants qui plantent leur société ? Quid de ces scandales à répétition comme le puissant syndicat de la métallurgie, la Société générale ? Non, Monsieur le Président, les français sont fatigués de ces débauches d’argent alors que la vie devient pour eux de plus en plus difficile chaque jour.

En effet, je ne me reconnais plus dans un mouvement qui accumule les erreurs, avec une stratégie à la petite semaine, qui n’a pas de ligne politique claire, qui s’adapte en fonction des circonstances, qui, contrairement à ses déclarations, ne se préoccupe pas de la vie quotidienne des français et surtout des plus démunis. »

Alain MONGIN

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Zimbabwe : Bon appétit, messieurs les politiques.

Les chacals sont pressés au Zimbabwe, ils ont tous faim. Alors que le vieux lion (Robert Mugabe) n’a pas encore rendu l’arme, l’opposition revendique déjà la victoire aux législatives, ainsi que l’élection au premier tour pour la présidentielle. Monsieur Morgan Tsvangirai rêve désormais de palais et des comptes bien garnis. Mais ça, n’en parlons pas encore, nous verrons bien dans quelques mois.

Quel exemple pour une opposition annonçant vouloir rétablir la démocratie et sur laquelle comptent les zimbabwéens pour faire entendre les voix de tout le peuple ! Tendai Biti, secrétaire général du parti du MDC qui convoite la présidence annonce ses propres chiffres, 50,3% des voix. S’ils sont exacts, il n’y aurait pas de second tour.

Si aucun zimbabwéen n’a encore vu Robert MUGABE déménager de la présidence, Il est imprudent de crier victoire dès à présent. Un lion diminué ou simplement blessé dans son orgueil réserve de curieuses surprises.

D’ailleurs, son départ après plus d’un quart de siècle de règne pourrait-il se faire sans violence ? C’est tout le mal qu’il y a à souhaiter au peuple de Robert MUGABE. Quant à son successeur, qu’il fasse sienne cette réplique d’un camerounais à son frère qui lui parlait sans cesse d’alternance :

« IL n’y a pas d’homme providentiel, le prochain nous fera souffrir d’une façon ou d’une autre, un peu plus peut-être. »

Lorsque vous fuyez un éléphant, vous êtes loin d’imaginer qu’un océan peut vous barrer le chemin. Danger.

Le prix Nobel de la Paix Desmond Tutu parle déjà d’une force internationale de maintien de la paix qui serait nécessaire pour protéger les droits de l’Homme au Zimbabwe. Il se dit en faveur d’une "force mixte composée d’Africains et autres". N’en a-t-il pas trop fait sur les ondes de la radio 4 ?

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QUE DE REVOLTES, QUE DE RAISONS !!!

Des milliers de personnes handicapées et leurs accompagnants qui visitent Paris à leur manière, cela fait embouteillage. Samedi 29 mars, à l’invitation du collectif "Ni pauvre, ni soumis". Nos frères et soeurs n’étaient pas en villégiature dans la capitale, ils étaient en "révolte". En révolte contre une société et une politique qui s’évertuent à rendre leur pouvoir d’achat proportionnel à leur très faible état physique. Les handicapés veulent percevoir au moins le SMIC brut en France. Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles, ils font tous partie de ces diversités qui souffrent.

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Ils ont marché sur la capitale française

Paris a connu un cortège de fauteuils, de béquilles, de cannes blanches et de ces chiens que nous offrons à nos frères humains pour excuser nos absences et nos faillites au moment de leur porter assistance. 35.000 claudicants, roulants ou rampants (appelons-les comme nous voudrons, l’origine de leur mal être est ailleurs), ont paralysé Paris, c’est le cas de le dire.

L’escargot tant décrié était pour une fois de la partie. S’il le faut une fois de plus, il n’y a pas de doute qu’ils reviendront dans la ville où les pseudo supporteurs du PSG, après avoir jadis jeté des bananes au gardien de buts Joseph Antoine BELL et imité des cris de chimpanzés à chaque toucher de ballon de George WEA, s’attaquent désormais aux joueurs de Lens qu’ils accusent d’être des pédophiles, des consanguins et des chômeurs.

Grâce à eux, nous savons désormais qu’être chômeur en France, c’est une tare doublée d’un délit qu’il faut traiter à la hauteur du mal que ce personnage fait supporter à la société.

Faute de grives dans leurs résultats, les voilà se contentant de Mer…les du PSG. S’il y a un Dieu dans le foot, ne serait-il pas en train de payer ces parisiens et leurs dirigeants qui s’obstinent à ne pas remettre de l’ordre au sein de leurs bruyants sympathisants ! Si le toulousain se reconnaît malin, devra t-on aussi penser que ces parisiens ont les têtes que l’on peut leur attribue ailleurs ?

Le provincial ne suivra pas le moindre parisien dans cette escalade de bassesse qu’il condamne. Un jour, ces pseudo parisiens qui se disent du saint germain football s’attaqueront à leur propres jambes et les dévoreront, comme le criquet. D’ailleurs, c’est le cri de cet insecte qu’ils poussent déjà.

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MARS 08

Chapeau bas, Monsieur Le Maire

IL est désormais « Monsieur Le Maire », nous devrons rapidement nous y habituer. Jean-Paul MAKENGO n’en fait pas trop, loin de là, en revêtant son nouveau costume d’adjoint au maire.

L’histoire de ce jeune homme de 33 ans en 2008 se confond avec celle de Toulouse qui fait de lui, le Premier Conseiller municipal noir. Les toulousains ont misé sur lui pour le changement, quelques points portent déjà à croire que ce choix pourrait être (un) bon. Il n’y a lieu d’aucune manière, de penser que cet ardent militant et animateur de la vie associative vienne à oublier toutes ces diversités pour lesquelles il n’a cessé de mouiller sa chemise.

Quand il annonce (à l’émission FRANC-PARLER) sur radio canal sud n’avoir changé, sinon, juste dans la manière devenue plus active d’aider ses compatriotes à mieux vivre leur ville, il dégage cette sérénité de ton et de langage qui ont toujours été son trait de caractère, même aux heures les plus ingrates de son dévouement.

Son enfance au Congo n’est un secret pour personne, ni ses batifolages aux côtés de ses amis du quartier de la Reynerie, accompagnés de ces histoires teintées de xénophobie ordinaire, à cause d’une couleur de peau ou d’un accent qui trahit une origine. Mais il y a aussi eu du bon dont il se souvient sans peine.

CV conséquent ! Jean Paul MAKENGO n’est pas un parvenu que l’on place ici pour faire genre. IL est un digne représentant, un de ces pionniers de la recherche d’une autre figure Française, plus équitable quand la nation commence à compter sur toutes ses diversités. Dommage, elle a pris une cinquantaine d’années de retard sur les autres nations occidentales, mais tout reste possible, c’est d’ailleurs le moment.

Un symbole ? Non, dit–il, sincère. « Ma présence au conseil municipal est un peu historique, mais elle l’est surtout vis-à-vis de toutes les personnes qui ne se sentent pas reconnues dans cette ville ».

« S’il y a symbole c’est plutôt celui-ci : Le conseil municipal m’a élu le jour même de la Journée mondiale de la lutte contre le racisme »

« À travers moi, beaucoup peuvent se sentir fiers, mais moi, met-il en garde, je ne serai pas un guichet d’enregistrement de plaintes pour quelques-uns. Je vais travailler pour tous les Toulousains. La diversité, c’est aussi la lutte contre l’homo phobie, contre la discrimination des seniors, des handicapés… »

Ce membre Fondateur du Conseil représentatif des associations noires est marié et père de deux enfants. Que demander de plus, il y a des moments de vie qui viennent comme envoyés du ciel, pour rendre espoir à ceux qui ont tendance à en perdre.

Quand on habite la ville rose, il est impossible d’imaginer une démocratie non calquée sur l’image des toulousains. Des couleurs au Capitole, c’est choses faite, l’heure est désormais au travail.

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Que gagnent nos maires ?

Les indemnités de fonction des élus locaux sont basées sur l’indice 1015 de la fonction publique qui se monte à 3 722,64 euros mensuels. Voici leur montant au 1er février 2007. Pour que les conseillers municipaux bénéficient d’une indemnité non pas de fonction mais compensatrice pour perte de revenu, le budget communal doit la prévoir. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, l’indemnité allouée au maire est fixée automatiquement au taux maximal, sauf si le conseil municipal en décide autrement par délibération (article L. 2123-20-1 du code général des collectivités territoriales).

Pour les cumulards, l’indemnité totale ne peut pas dépasser une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire qui est de 5 583,96 euros, au 1er février 2007.

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Ce que gagne un conseiller municipal

Les conseillers municipaux auxquels le maire délègue une partie de ses fonctions peuvent percevoir une indemnité de fonction, indépendante de l’indemnité compensatrice, votée par le conseil municipal dans la limite de 6% de l’indice 1015, soit 223,36 euros bruts mensuels depuis le 1er février 2007. Montant des indemnités brutes mensuelles (au 1er février 2007) Maires Communes de moins de 500 habitants = 17% de l’indice 1015, soit 632,85 €. Communes de 500 à 999 habitants = 31% de l’indice 1015, soit 1154,02 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 43% de l’indice 1015, soit 1600,74 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 55% de l’indice 1015, soit 2047,45 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 65% de l’indice 1015, soit 2419,72 € Communes de 20 000 à 49 999 habitants = 3350, 38 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 4094,90 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants et au-delà = 5397, 83 € Adjoints Communes de moins de 500 habitants = 6,6% de l’indice 1015 soit 245,69 € Communes de 500 à 999 habitants = 8,25% de l’indice 1015 soit 307,12 € Communes de 1000 à 3499 habitants = 16,5% de l’indice 1015 soit 614,24 € Communes de 3500 à 9999 habitants = 22% de l’indice 1015 soit 818,98 € Communes de 10000 à 19999 habitants = 27,5% de l’indice 1015 soit 1023,76 € Communes de 20000 à 49999 habitants = 1228,47 € Communes de 50 000 à 99 999 habitants = 1637,96 € Communes de 100 000 à 200 000 habitants = 2456,94 € Communes de plus de 200 000 habitants = 2698,92 €

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Un Socialiste dégaine : GRAND CORPS MALADE DE LA DEFAITE ?

Je suis étonné du silence des noirs de Toulouse, de tous les noirs devant l’énormité d’un acte criminel commis par un noir de Toulouse à mon égard lors des primaires Socialistes pour la désignation de la tête de liste socialiste aux élections Municipales de Toulouse.

Après trois débats d’une importance capitale, un noir qui prétendait m’aider à conquérir la ville de Toulouse est venu dans mon bureau pour m’administrer du poison avec l’aide d’une femme noire dont le rôle a consisté à m’endormir. La dépêche du Midi en a parlé dans son numéro du 1er Janvier 2008.

A ce jour, pas une seule réaction d’un noir puis que tous les noirs de Toulouse trouvent normal qu’un noir élimine par l’administration du poison un autre noir bien placé pour gagner la primaire socialiste. Il fallait être là devant les militants du parti socialiste le Vendredi 5 Octobre 2007 à partir de 19 H pour comprendre cette réalité.

Il est bien connu que pour éliminer un noir, il faut recourir à un autre noir, lequel sans état d’âme est prêt à accomplir la sale besogne ! Mais delà à ce que tous les noirs de Toulouse approuvent un acte ,aussi criminel et abominable, il y a un pas que je ne franchirai jamais !

J.H. WOTO.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

NOTRE REPONSE

Monsieur, Votre correspondance nous est bien parvenue, celle dans laquelle vous évoquez l’empoisonnement dont vous avez été victime pour vous empêcher d’être tête de liste pour les municipales. Si la Dépêche a relaté l’acte dont vous faites part, nous le savons, c’est parce que "vous" en avez fait cas au journal. Si désormais vous trouvez enfin utile d’en faire part à d’autres médias, nous n’en serons que très heureux. Il est par ailleurs, si vos propos sont réels, inadmissible qu’ils passent sous silence. L’émission FRANC-PARLER vous propose d’aborder le sujet avec vous. Seulement, comme son nom l’indique, nous voudrons des noms.

Votre silence vaudrait abandon de la démarche à votre initiative et nous serions désormais obligé d’en parler sans vous, en citant le courrier que vous nous faites parvenir ici. Vous êtes sans ignorer que les questions des auditeurs fuseront et il est à imaginer que cela ne manquera pas de faire mal. A qui ? La question est à poser.

LA PRODUCTION DE FRANC PARLER

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Réponse à Serge N FOSSO

Notre réponse à Serge N FOSSO

Monsieur, nous sommes en pleines festivités, la commémoration de l’abolition de l’esclavage, de la xénophobie et de la maltraitance bat son plein. Vous ne nous racontez pas ici une histoire d’un siècle révolu, nous sommes bien au troisième millénaire.

Il est non seulement curieux mais aussi honteux de voir les humains ainsi traités. Allez donc le faire à un animal et vous en répondrez amèrement.

En nous alignant derrière le vocable (à la mode) diversité, nous réalisons que nul n’échappe à ces traitements de défaveur, mais certains les vivent bien plus qu’à l’ordinaire. Ordinaire serait même banaliser ces faits et nombreux sont ceux qui veulent qu’ils le soient, tout aussi honteux qu’ils soient pourtant.

Le chemin est long et difficile. Le plus dur c’est d’en enlever la première herbe. Votre témoignage y contribuera, nous en sommes certains. Beaucoup, de tous bords, pensent comme vous et sont avec vous.

Nous n’ausons pas imaginer où sont actuellement ces defenseurs des droits de l’homme qui vont chercher plus loin ! Non, nous nous trompons, la Chine c’est ici, c’est vous et ceux que vous defendez qui êtes sur une autres planète. Tenez bon, la civilisation y arrivera ... aussi.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

AVRIL 08

Rien qu’à boire et à manger, s’il vous plaît :

Tout petit, lorsque j’avais mal et que je me sentais fébrile, ma mère sortait un tube au mercure et vérifiait ma température et faisait venir un médecin. Lorsque c’est un pays qui commence à mal aller, on ne lui recommande rien d’autre pour commencer, qu’un institut de sondage, c’est ce qui vient d’être fait en France.

Les instituts nous révèlent que notre moral s’est encore dégradé en avril, et cela fait 11 mois que ça dure. Il paraît que c’est de mauvais augure pour la consommation.

L’Insee révèle que notre opinion a reculé et que notre température est de -37, point le plus bas depuis que la série a commencé en janvier 1987. Si ce même moral, revenait correspondre à la température prise sur un corps d’humain, nous aurons déjà tous rendu nos âmes à Dieu. En dessus ou en dessous de 37, rien ne va plus en l’humain.

Dégringoler de 74 degrés, cela ne sera jamais possible de notre vivant. Il reste maintenant que les médecins se penchent sur notre cas. Mais lesquels donc nous enverra t-on ? Des économistes ? Des Chefs d’entreprises ? Des politiques ? Quelques nationalistes en quête d’un voix ou deux de nos brebis égarées ? Ou alors devrons-nous simplement lever les yeux vers le ciel ?

Ne parlons pas de notre Président de la République qui fut le candidat du pouvoir d’achat, il vient de jeter l’éponge et laver les mains tel Pilate sur cet épineux problème, comme sur celui des droits de l’homme dans certains pays seulement, à condition qu’ils soient de potentiels clients. La Libye et la Tunisie en font partie. En ce qui concerne la Chine, il ne s’est pas encore décidé. Cela dépendra (peut-être) de la direction que prendront le vent, les contrats, les athlètes et de la portée des cris du premier des reporters sans frontières.

Dans tous les cas, le Darfour, le Mali, le Niger et tous les autres attendront le passage de la caravane olympique ou présidentielle française.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Scandales dans les familles

L’innommable histoire d’un homme (Josef Fritzl) qui séquestre sa propre fille et des enfants qu’il a eus d’elle, en Autriche ne peut soulever qu’étonnements et indignations. Durant 24 ans, il l’a pourtant fait dans la cave de sa maison. Comment cet Autrichien de 73 ans a-t-il donc pu le faire sans le concours de son épouse et sous le regard indifférent du voisinage ?

Aveu, oui, mais ne devra t-on pas juger tout un quartier, et même cette séquestrée qui trouve la force d’obliger son mari et père de conduire leur fille aînée à l’hôpital ?

Le père incestueux a reconnu avoir séquestré et eu sept enfants avec sa fille, dont un est mort peu après sa naissance. Tels des médecins après la mort, les 23000 habitants d’Amstetten ont vite fait d’organiser une veillée aux chandelles pour donner, ou se donner un signe d’espoir après le drame qu’ils auraient peut-être pu éviter dans un monde simplement humain où l’on se soucierait des autres.

Quelques points curieux tout de même :

Une fille déclarée disparue, qui fait pourtant des enfants, lesquels sont reconnus légalement par le père et sa véritable épouse, laquelle n’est pas inquiétée par les enquêteurs ! Quant aux services sociaux souvent si pointilleux, ils n’auraient rien su, eux non plus dans une ville de 23000 langues qui n’ont rien eu à dire pendant tant de temps ! Incroyable mais (semble t-il) vrai.

Un cas similaire a été signalé en France, la victime se bat seule pour se faire entendre. Le pire dans son cas, c’est qu’elle en parlait, que tous les habitants de la municipalité (y compris la mairie) et bien d’autres gens le savaient mais jamais personne n’a levé la moindre voix. Ils fuient toujours micros et caméras. Quelle lâcheté !!!

Mieux vaut donc parler de la poutre dans l’œil de l’autrichien. Celle qui encombre le mien, je ferai comme s’il n’a jamais existé. C’est moi le coq, jouons les bons.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

JO-2008 – Ni badge ni boycott pour Eunice Barber

Notre Eunice Barber, cinq fois championne du monde, excelle dans l’art du contre-pied. Elle a enfin donné son point de vue sur le débat qui agite actuellement les milieux sportifs et humanitaires français : Badger ou non nos coqs et poules ? Simplement les convaincre du bien fondé d’un Boycott des Jeux olympiques ?

Pour nous rapporter des médailles, Eunice Barber nous a déjà prouvé qu’elle sait mettre ses muscles à l’épreuve. Elle sait aussi se servir de ses dents pour se défaire d’une étreinte trop resserrée d’un policier. Cette championne pur sang a un point commun avec le cochon : En elle, tout est bon. Que l’on aime ou pas, elle n’a besoin de personne pour bien se sentir dans sa peau.

Cette fois, elle s’est servie de sa langue pour trancher le débat. "Je suis (dit-elle) contre le boycott, le badge, contre tout. Ce ne sont pas les affaires des athlètes. Il faut boycotter quand on signe des contrats de millions d’euros pour le business. Humanitairement, ce n’est pas la France qui va donner des leçons à la Chine. Il y a tellement de Noirs et d’Arabes qui se font incendier en France. Là, les humanitaires ne se lèvent pas".

Conclusion : "Je ne suis pas pour tout ce que font les chinois non plus".

Qu’on le retienne bien, Eunice ne portera d’artifice que sous forme de son légendaire anneau nasal.

Si un jour l’on nous parle de miss Barber dans un domaine que nous n’imaginons même pas, pourquoi douter, elle nous a habitué à tant de surprises. Allez encore dire qu’il manque du caractère à ces femmes noires.

Eunice, nous vous aimons comme vous êtes.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net
D’une lectrice et auditrice

ô toi Jean-Claude,

Tu n’es pas un beau parleur

Tu es un Franc parleur

C’est toujours un Bonheur De lire tes billets d’Humeur

Tu éveilles nos consciences

Et nous fait prendre conscience

De ce monde qui nous entoure Sans détours

Tu tires là où ça fait mal et c’est pas banal,

Merci encore

Naïma

Réponse :

Naïma, si les textes de cette page vous plaisent, nous en sommes heureux. Notre souhait est de rester la voix des sans voix, sans tomber dans le piège des attaques personnelles, du renvoi aux expéditeurs, de ce mépris que ressentent les différents groupes composant les diversités françaises. Mais surtout, notre volonté est de proposer le contraire de cette indifférence qui fait si mal quand on en est victime.

L’équipe

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce fut si court !

Que fait-on à Yaoundé (au Cameroun) lorsque 60000 personnes veulent assister à un concert prévu pour 20000 ? Et que de surcroît il commence à tomber des blessés ? A Yaoundé ou partout ailleurs dans le monde, le bon sens et la sécurité exigent que l’on annule si l’on ne peut faire autrement. C’est à ce spectacle que vient d’assister DIAM’S, une habituée des scènes qui ne compte plus ses fans depuis son premier succès en France et ses multiples récompenses.

Réunir quand même tout le monde là, pour se rendre enfin compte de l’inadéquation des lieux, c’est avoir volontairement tenté le gros gain malgré tout pour dire en cas de réussite : « DIEU MERCI ». C’est pourtant maintenant que l’on devrait le dire, le pire a été évité.

Après deux (réelles) minutes de présence sur la scène de l’hôtel de ville à Yaoundé, la rappeuse DIAM’S s’est retirée. Comme dirait l’autre, le succès peut aussi avoir des boulettes, même si elles sont différentes de celles que chante la fille des banlieues.

Décidément, c’est la réciprocité des infaisabilités entre les jeunes camerounais et DIAM’S. Alors que la foule l’attendait à Yaoundé en janvier dernier, elle était malade. Elle arrive enfin le 26 avril 2008 et c’est la foule qui est malade d’elle. Annulation.

Un jour viendra … peut-être, mais que Dieu ne fasse trop attendre les uns et les autres, les modes et les jeunesses passent, même au Cameroun.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

AUX ARTS, CITOYENS

L’association GaronAfrique oeuvre à la promotion d’artistes contemporains originaires des Afriques ou y puisant inspiration. L’évolution de sa démarche l’a amenée à en faire, non pas simplement une présentation de créations artistiques mais un réel travail d’interrogations, d’échanges et de rencontres.

La quatrième édition que nous présente la jeune camerounaise LU SI, et qui est axée sur le thème « Empreintes : voyages, identité et mémoires » interroge les motivations au voyage, le métissage, la double appartenance, la mémoire collective, les identités et l’inconscient collectif et ce bien au-delà des traces et formes inscrites sur la toile, taillées dans la pierre ou modelées dans le métal.

Solo BAMBARA (sculpteur, Burkina-Faso), Christian BONZOM (peintre, France), Viyé DIBA (plasticien,Sénégal), Malick GUIRA (sculpteur, Burkina-Faso), Kely Justin KABRE (sculpteur, Burkina-Faso), PLACIDE (peintre, France-Haïti), RNESTO (peintre, Bénin), Sékou-Tidjane TRAORE (sculpteur, Burkina-Faso)

Tous, autant qu’ils sont, se sont frottés aux théories, écoles, traditions et techniques propres à leur discipline. Ils ont l’Afrique en partage, l’Afrique dans sa relation au monde.

Une Afrique singulière qui leur est propre et pas forcément celle à laquelle on serait tenté de les renvoyer ; une Afrique plurielle, à la fois physique, géographique, émotionnelle, sociale, familiale, politique, historique, accidentelle. Ils y puisent de la matière, artistique, et leur expression plastique porte cette empreinte qui parfois vient bousculer nos fragiles certitudes et interroger notre mémoire, notre inconscient collectif.

Pour autant, ils ne sont ambassadeurs de rien et on ne saurait leur demander plus que cette invite, à travers matières en matériaux, aux voyages intérieurs. Chaque œuvre est unique, les artistes n’en attendent pas une lecture objective, au contraire, à chacun de se saisir de l’ouvrage et d’en user selon sa sensibilité.

05 34 60 11 96 Mail : garonafrique@yahoo.fr

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Ces droits qui pèsent sur nos contrats

Si nous doutions encore que chacun n’apprécie de l’homme que certains droits au détriment des autres, le passage de la flamme olympique est arrivé à propos et nous fixés.

Alors que nous étions quelques millions à trouver subitement à nous apitoyer sur la question tibétaine, profitant de la porte médiatique ouverte par les J.O, nous oubliions, comme bien souvent, que chaque médaille a son revers.

Des millions de chinois viennent de passer chez eux à l’offensive, ils risquent d’être des dizaines ou des même des centaines si rien n’est fait pour les calmer. Après tout, ils ont aussi le droit d’agir à leur guise chez eux, puisqu’ils pensent que nous n’avons pas été gentils envers leur athlète handicapée chez nous. D’ailleurs, ce n’est pas le seul reproche qu’ils nous font.

Selon la loi du nombre, nous ne ferions probablement pas le poids. En plus, il y a des contrats qu’il faut leur faire signer.

Notre président qui tente de donner raison à tout le monde s’évertue désormais à réparer nos dégâts chez les Chinois, désormais qu’il nous a laissé faire à notre guise chez nous.

C’est le défilé des personnalités françaises auprès des autorités chinoises : Christian Poncelet, président du Sénat, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, et Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président, pour ne citer que ceux-là.

Selon la formule consacrée, leurs déplacements étaient prévus de longue date. Puisque le vent a tourné entre temps, le discours sera donc aussi remis au goût des jours et il est à parier que nos amitiés affichées pour les tibétains reviendraient à en souffrir. Quelques fois, une bonne sauce vaut mieux que le poisson.

M. Poncelet a déjà remis en main propre une lettre du chef de l’Etat français à l’athlète handicapée Jin Jing, à Shanghai. Quel honneur ! C’est une héroïne qui a protégé et sauvé le 7 avril à Paris, la flamme olympique face aux manifestants pro-tibétains qui voulaient s’en emparer. Sera-t-elle bientôt décorée aussi ?

M. Sarkozy qui salue son courage lui écrit qu’il a " un profond respect envers elle et son peuple". Lettre lue à la presse par M. Poncelet à la presse.

Quant à l’ancien Premier Ministre, il emporte en cadeau à qui de droit dans le pays des J.O, un livre du Général de Gaulle, l’un des premiers hommes politique occidentaux à reconnaître en 1964, la Chine qui compte des milliers d’années d’existence avant notre pays et ses royaumes et se empires.

Vivement, les jeux olympiques au Tchad, au Soudan, en République démocratique du Congo et … partout où rien ne va au su de tous sans qu’il y en ait un qui lève la voix.

Deux questions restent à poser : Notre président peut-il tant abonder en excuses et ne pas assister à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques ?

Le Maire de la capitale n’est-il pas content d’un Président qui veut lui ravir le projet du grand Paris ?

L’heure est à faire parler notre petit doigt au moment où pour des raisons de politique intérieure, la ville de Paris ne lui facilite pas la besogne en faisant citoyen d’honneur, le chef spirituel des tibétins.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

En avant, tous

Des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants handicapées et leurs accompagnants qui visitent Paris à leur manière, cela crée obligatoirement un embouteillage. Samedi 29 mars 2008, à l’invitation du collectif "Ni pauvre, ni soumis".

Nos frères et soeurs n’étaient pas en simple villégiature dans la capitale, ils étaient en "colère", en révolte contre une société qui s’évertue à leur rendre le pouvoir d’achat proportionnel à leur très faible condition physique.

Accidentés, séropositifs, myopathes ou aveugles et j’en passe, ils font tous partie de ces diversités qui s’en plaignent.

Paris a donc connu un cortège de fauteuils, de béquilles, de cannes blanches et de ces chiens que nous offrons à nos concitoyens pour excuser nos absences et nos faillites au moment de leur porter assistance.

Claudicants, roulants ou rampants (appelons-les comme nous voudrons tout en sachant que l’origine de leur mal-être se trouve ailleurs), ils ont paralysé Paris, c’est le cas de le dire.

L’escargot tant décrié par bison futé était bien pour une fois de la partie. S’il le faut encore, il n’y a pas de doute qu’ils reprendront le même chemin dans la ville où une poignée de pseudo supporteurs de clubs de foot, après avoir jadis jeté des bananes aux gardiens de buts et imité des cris de singes à chaque toucher de ballon de certains joueurs, s’attaquent désormais d’une manière différente à d’autres qu’ils accusent d’être des pédophiles, des consanguins et des chômeurs.

Grâce à eux, nous avons appris qu’être chômeur, c’est une tare doublée d’un délit qu’il faut traiter à la hauteur du mal que ce personnage fait subir à la société. A cause d’eux, nous haïrons un peu plus l’autre, le différent.

En avons-nous besoin ?

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Communauté Gabonaise en France, la traque continue.

La communauté Gabonaise de Toulouse déclare avoir assisté à une parodie de justice au tribunal administratif de Toulouse. Un ressortissant gabonais, père de quatre enfants scolarisés à Lourdes a été piégé par le préfet des Hautes-Pyrénées. Ce dernier avait reçu une convocation concernant la mise en conformité de son permis de conduire.

En se présentant à l’accueil, il a été interpellé par la police de l’air et des frontières, placé au centre de rétention de CORNEBARRIEU, suite à son recours contre le rejet à sa demande de titre de séjour. Lors de l’audience fixée mercredi 16 avril 2008, la juge (selon la communauté gabonaise) avait déjà rendu sa décision avant qu’elle n’entende les conclusions de l’avocat.

Jugement sans surprise selon les mêmes sources, la magistrate mettant délibérément en doute la spécificité des accords franco-gabonais Rejet total de la demande d’annulation de reconduite à la frontière.

Ce père de famille aurait dû être présenté devant le juge des libertés vendredi 18 avril 2008 mais les autorités françaises ont décidé de l’expulser sans lui laisser le temps d’épuiser tous ses recours. Son vol est prévu demain à 6h15 à l’aéroport de Blagnac et 10 heures pour Libreville.

La Maison du Gabon a été sollicitée pour le seul mois d’avril 2008 dans les cas d’une vingtaine de ressortissants gabonais de tous bords à Cergy Pontoise,Toulouse, Pau, Paris, Antony, Marseillais, Bordeaux, Grenoble, Reims, Montpellier, Perpignan, Nantes, Nancy, Nice, Renne, Strasbourg.

Même après le feu vert de l’Assemblée Nationale autorisant le gouvernement à mettre en application les accords franco-gabonais sur l’immigration, il semble que la police et les magistrats entendent poursuivre un bras de fer qui ne profite à personne, encore moins au pays des droits de l’homme, au moment où nous donnons des leçons à la terre entière et particulièrement à la Chine.

Dans ce dernier cas, serait-ce notre rétrogradation de la quatrième à la cinquième place, au profit de cette même Chine dans le commerce international qui nous pousserait à tant chercher ailleurs les raisons de nos colères ?

Pendant ce temps, cette même Chine s’évertue et prospecte au Tchad, au Mali, au Niger, pour ne citer que nos anciennes colonies. A notre réveil, elle sera encore plus loin. Mais une chose est peut-être aussi à comprendre.

Un grand père africain disait un jour à son petit fils : Les décisions prises après des nuits sous l’arbre à palabres ne plaisent jamais à tout le monde. Alors, c’est aussi faire preuve de tolérance que de laisser le perdant mécontent pousser ses derniers cris de rage. Souviens-toi, mon petit, qu’un coq ne rend jamais l’arme avant un dernier battement d’ailes.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

L’invité de FRANC-PARLER

En nous présentant le peuple mandingue que l’on retrouve dans différentes régions du globe, le joueur de Kora Ablaye SISSOKO remonte le cours de l’histoire, à la recherche de ses frères africains déplacés tout près ou emmenés à l’autre bout de la planète.

Sans porter de jugement, ses compositions dressent un amère constat et invitent les acteurs de tous les bords à parler, pour, comme il le répète, ne pas oublier, ni revenir sur les erreurs du honteux passé.

Mais Ablaye SISSOKO chante aussi le quotidien. Il sera bientôt notre invité.

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Le Mali la tête dans le sable, rien ne va plus.

Des négociations qui échouent à Tripoli et les délégations maliennes embarquent pour Alger qui veut bien reprendre les discussions pour réconcilier les frères ennemis.

Des militaires qui ne cessent de tirer sur la rébellion en violation du cessez le feu, Y a-t-il riposte ? On ne dit jamais ces choses là, ou pas avant qu’il y ait de quoi vendre un important stock d’armes aux deux partis.

Pourtant, ne faut-il pas battre le fer quand il est chaud, administrer le petit remède sans attendre que la maladie s’aggrave. Le sang des enfants du pays coule déjà sur le sable.

Dès qu’il y a déjà mort d’homme, il devient plus qu’urgent de faire quelque chose. Le Mali va mal et l’information reste rare. Nous avons reçu d’une lectrice, quelques correspondances échangées entre deux amis de ce pays, jugeons-en et réagissons :

Bonjour (Dodi), Encore le Mali provoque :

Un officier de l’alliance démocratique du 23 mai est assassiné aujourd’hui en plein centre de la ville de Kidal. il circulait tranquillement avec son chauffeur quand ils ont été mitraillés par l’armée malienne en plein centre de la ville de kidal. Les deux hommes ont ainsi perdu la vie.

Cet assassinat odieux d’un haut responsable de l’alliance, intervient quelques jours après les échecs de négociations de tripoli entre les deux parties et après le cessez le feu qui prévoit entre autres, le soulagement du dispositif militaire dans la région de Kidal et la libération des détenus. Ainsi l’armée pour une énième fois viole les accords et barre tout espoir du processus de paix déjà entamé. Sommes-nous devenus l’ « Irak malienne », ou le mali peut nous tuer et tirer ainsi les ficelles du futur pétrole ? Ins.

Bonjour Ins… je n’ai toujours pas de téléphone !!!! ça m’agace car je ne peux pas rentrer en contact avec Ab… Les nouvelles ne sont pas très bonnes dans ce que je m’informe, renfort armée sur Tessalit notamment alors moi je n’en dors plus et suis hyper tendue !

Essayes de m’en dire plus et de dire à Abdallah que je suis là bas par la pensée mais que je me sens très impuissante que chacun fasse quand même très attention avec toute ma grande amitié

Dodi

bonjour Dodi, je suis rentré en contact avec le groupe de Ab… tout à l’heure.ils m’ont declaré le soutient qu’il apporte à notre mouvement tant que le gouvernement malien continue d’envoyer ses renfort militaires. Alors,voila moi je le suis dans cette voie et je crois sincèrement de quoi se revolter.

Ins

Je diffuse l’info merci de me tenir au courant amitiés et courage ! Dodi

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« Cri d’alarme »

Depuis la reprise des combats entre le rebelle touaregs et l’armée malienne, les conditions de vie de la population civiles ne cessent de se détériorer dans la région de kidal.

En effet, la restriction des libertés des populations à s’émouvoir et s’occuper de leur affaires quotidienne, les menaces d’une éventuelle représailles de l’armée malienne sur les populations civiles,la rareté des produits alimentaires et de santé et les mauvaises conditions climatiques aggravent les conditions de vie des populations nomades. Le mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète et Kidal est sans nul doute la région la plus pauvre du mali.

Accablées par les dures conditions climatiques (saison sèche) et les tensions militaro-politique ; Les populations de la région de Kidal (Tessalit,Abei-bara,Boughassa, et Tin-assako) sont en ce moment dans la tourmente des événements.

Les nomades, craignent une éventuelle bavure de l’armée malienne en leur en contre,ce qui les dissuadent de conduire leur troupeaux dans certaines zones de la région,riche en pâturage pendant cette saison difficile. Ces zones qui sont contrôlées par l’armée malienne sont pourtant essentielle pendant cette saison de pénurie des pâturages .craignant pour leur sécurité les nomades s’éloignent aussi des quelques rares point d’eaux existants .cette aventure est périlleuse d’autant plus que la saison est difficile.

Cela occasionne, alors la mort d’hommes et des animaux. Alors faut-il supporter les humiliations des militaires maliens ou faire face à l’adversité ? Tel semble le combat, au quel sont confronté les nomades touaregs, dans les profondeurs de leur Ténéré

En même moment, les villes sont entrain de se vider leurs habitants. Craignant la dégénérescences des événements, les population s’exilent en masse vers des pays frontaliers,qui ne pas sont aussi accueillant que cela. Le coût de vie devient de plus en plus élever, chose que les détaillants ne compte pas alléger. cette situation est provoqué faut-il le rappeler par les attaques perpétrées par les rebelles touaregs sur des positions de l’armée malienne .celle-ci ne sachant plus entre les « chèvres » durcissent le ton sur les populations civiles, comme quoi « les pauvres ont toujours tort »et payerons le plus grand tribu.

Cette situation, catastrophique ne semble guerre inquiéter les autorités du mali,qui double de jour en jour leur arsenal militaires au dépens de la misère des touaregs,condamné ou mourir sur leur terre ou s’exiler. Compte tenu de ces situations critiques et urgentes, j’invite l’ensemble des partenaires du mali, des touaregs à redoubler leurs efforts pour venir en aide à la population concernée

Ins.

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France/Gabon : Premier round pour la souris

Le 5 juillet 2007 à Libreville, la France et le Gabon signaient un accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le codéveloppement.

Alors que la mise en pratique tardait à arriver et que gabonais et français commençaient à se renvoyer désormais leurs immigrés, l’AFP et d’autres agences de presse annoncent que l’Assemblée nationale française vient (le 10 avril) d’autoriser la ratification par Paris de l’accord qui tardait à arriver.

Cet accord prévoit entre autres, la suppression des visas de court séjour pour les titulaires de passeports de service et instaure des "visas de circulation" de deux ans à entrées multiples "notamment pour des motifs économiques, professionnels, médicaux ou familiaux".

Mieux, et on l’attendait depuis le rapatriement de la jeune étudiante de Toulouse, il facilite le séjour en France des étudiants gabonais ainsi que celui des jeunes salariés gabonais.

Qu’importe si les médias diffusent des sujets sur les résidences du Président Bongo au moment le plus critique, ce dernier vient de démontrer qu’on ne fuit pas un éléphant pour le bruit qu’il fait dans la forêt, il faut qu’il ait de réelles raisons de vous écraser. La souris vient de se faire entendre.

Les instituts nous révèlent que notre moral s’est encore dégradé en avril, et cela fait 11 mois que ça dure. Il paraît que c’est de mauvais augure pour la consommation.

L’Insee révèle que notre opinion a reculé et que notre température est de -37, point le plus bas depuis que la série a commencé en janvier 1987. Si ce même moral, revenait correspondre à la température prise sur un corps d’humain, nous aurons déjà tous rendu nos âmes à Dieu. En dessus ou en dessous de 37, rien ne va plus en l’humain.

Dégringoler de 74 degrés, cela ne sera jamais possible de notre vivant. Il reste maintenant que les médecins se penchent sur notre cas. Mais lesquels donc nous enverra t-on ? Des économistes ? Des Chefs d’entreprises ? Des politiques ? Quelques nationalistes en quête d’un voix ou deux de nos brebis égarées ? Ou alors devrons-nous simplement lever les yeux vers le ciel ?

Ne parlons pas de notre Président de la République qui fut le candidat du pouvoir d’achat, il vient de jeter l’éponge et laver les mains tel Pilate sur cet épineux problème, comme sur celui des droits de l’homme dans certains pays seulement, à condition qu’ils soient de potentiels clients. La Libye et la Tunisie en font partie. En ce qui concerne la Chine, il ne s’est pas encore décidé. Cela dépendra (peut-être) de la direction que prendront le vent, les contrats, les athlètes et de la portée des cris du premier des reporters sans frontières.

Dans tous les cas, le Darfour, le Mali, le Niger et tous les autres attendront le passage de la caravane olympique ou présidentielle française.

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Racisme : le footballeur Abdeslam Ouaddou obtient gain de cause

Racisme : le footballeur Abdeslam Ouaddou obtient gain de cause

Selon le journal l’équipe cité aussi par AFRICA .COM, le supporter accusé d’avoir proféré des insultes racistes contre le footballeur marocain Abdeslam Ouaddou (Valenciennes) vient d’être condamné par le tribunal de grande instance de Metz à trois mois de prison avec sursis, trois ans d’interdiction de stade et 1 500 euros de dommages et intérêts au plaignant. Christophe H. a été reconnu coupable d’« injures publiques à caractère racial » pour les propos tenus le 16 février, lors d’un match opposant Metz, le club de football qu’il soutenait, à Valenciennes. Nous ne tenons pas à les reproduire sur ces lignes.

Mais pourquoi donc ne jamais faire autant de publicité sur sanctions qu’à ces actes que condamne la société ! Peut-être, n’y avons-nous pas sérieusement le cœur, ça gène. Quoi que l’on dise ou que l’on fasse, il est possible que l’autre qui n’est pas d’ici gène encore plus. Aucune culture au monde ne détient le monopole de cette bêtise.

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PAUVRES ET POLLUEURS, LES PUBLICISTES NOUS FONT LA FËTE

Une société de location de véhicules vient de trouver le moyen de se faire du beurre sur notre condition sociale. Enfin, « nous » si, comme c’est le cas de rédacteur de ces lignes, vous êtes pauvre. Les pauvres, ironise t-elle en gros caractères sur une page publicitaire, sont "dégueulasses et pollueurs".

Les grosses usines qui jonchent la planète, les camions, les sacs poubelles et les engrais pour une agriculture intensive, c’est donc nous ! Dommage, nous ne savions pas que nous en faisions autant, et que tous ces riches travaillaient à fructifier nos avoirs qu’ils ne nous rendent jamais !

Citer le nom de cette société serait lui faire gratuitement de la publicité supplémentaire. On sait que celle des pauvres, la « nôtre », porte bien loin, comme si nous étions éternellement condamnés à rester au service que ceux qui se veulent ostensiblement riches. En retour, le simple « merci » se fait même souvent absent.

Si le patron de cette société voulait que l’on parle de lui, voilà chose faite. Si aussi nous cessons désormais d’utiliser nos jambes pour louer un véhicule qu’il nous propose, nous aurons été prévenus qu’il cherche davantage à nous appauvrir.

Aux dernière nouvelles, ladite société demande pardon et propose de transporter gratuitement les pauvres demandeurs d’emploie, mais elle refuse de l’annoncer en gros caractères dans les journaux comme ce fut le cas sur sa publicité. Alors, le Secrétaire d’Etat français chargé des pauvres n’en veut pas.

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RECOMPENSE POUR UN ACTE DE COURAGE

Si rien n’est fait et vite, le séjour en terres françaises du jeune Anis risque de ne pas avoir le goût de la friandise du même nom. Il serait plutôt amère. Le 21 avril, il se trouvait chez sa soeur à Villejuif (dans le Val-de-Marne) quand une odeur de fumée lui est montée au nez.

Il se met à inspecter les étages pour en connaître l’origine. Elle s’échappe de la porte d’un appartement occupé par une dame en fauteuil roulant, qui aurait perdu dans l’incendie, une bonne occasion de se retrouver centenaire dans quatre ans. . Anis alerte les secours, la mamie est sauvée des flammes.

L’un des voisins croyant bien faire mais connaissant surtout la situation (irrégulière) de notre jeune tunisien, écrit aux préfectures du Val-de-Marne et de l’Essonne, témoignage de "l’acte de citoyenneté" accompli par un non citoyen et de surcroît sans papier.

En retour de correspondance, Anis a reçu une obligation de quitter le territoire français quelques jours plus tard. La Préfecture de l’Essonne contactée, ne répond pas encore.

Rendons du goût et de la joie à notre Anis. Sinon, à cause du zèle d’une Préfecture, la France pourrait faire moins bien que dans la fable (de Lafontaine) où le héron, retirant l’os de la gorge du roi de la forêt qui s’étouffait, eut pour récompense, le droit de vivre sur le territoire du souverain.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

COMMEMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

ILS ONT DIT :

Dans notre génération, il n’y a ni coupables, ni victimes sur la question de l’esclavage, nous pouvons en parler d’une manière dépassionnée. Il est temps de s’unir et de travailler ensemble. Les uns et les autres, nous avons juste le devoir de mémoires, toutes les mémoires.

Jean Paul MAKENGO

Adjoint au Maire,

Chargé de l’Etat Civil et des Diversités

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Toutes les composantes de la population ont leur part dans l’histoire du pays. L’assumer, c’est consolider la nécessaire cohésion nationale.

J. E KAMTCHOUENG

LA MAISON DE L’AFRIQUE A TOULOUSE

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Les combats pour les libertés c’est chaque jour, sur chaque chose, entre les différentes communautés.

Préfet de la Haute Garonne

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Chaque commémoration a sa dynamique et sa logique. Il faut garder cette spécificité. Les englober serait une erreur.

Paul MAYOKA

Sociologue

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Nous avons perdu du temps, qu’importe ! La France est entrée dans la reconnaissance du crime contre l’humanité qu’est l’esclavage et elle fait de grands pas.

Chrétien TABETSING

Politologue

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Si on enlève la part africaine des descendants d’esclaves, il n’y a plus d’esclaves. La synthèse est faite par Aimé Césaire lorsqu’il nous renvoie à son africanité.

Boubacar DOUMBIA

Avocat

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Le coq est mort

Pascal Sevran ne chantera plus. Il a à jamais posé le micro et rendu l’âme. Mort des suites d’une longue maladie. Les poissons d’avril peuvent donc parfois être révélateurs d’imminentes vérités. Le premier jour du quatrième mois de l’an 2008, la presse faisait de la triste nouvelle actuelle, un canular qui n’amusait personne.

Pascal Sevran est né Jean-Claude Jouhaud en 1945. Garçon coiffeur, parolier, écrivain, animateur télé, il a fait un tas de métiers.

Il a écrit, dans son livre « Le Privilège des jonquilles », paru en janvier 2006 : « Les coupables (de la famine au Niger, ndlr) sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse. Personne n’osera jamais leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l’humanité : faire des enfants, le seul crime impuni » .

Propos jugés par un grand nombre dont le Ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, « scandaleux, inadmissibles et racistes ».

L’homme de scène, sentant peut-être son départ proche, voulait-il ainsi user de sa langue et de sa main une dernière fois, pour nous quitter comme il nous était né, un cri à la bouche ! La mort est au bout de tout, Pascal, elle nous habite.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Nouvelles fraîches :

La gabonaise (Raïssa Mengue) illégalement expulsée de France en février dernier est revenue poursuivre ses études. Nous nous souvenons du soulèvement de la communauté gabonaise de Toulouse à cet effet. Moralité : en relisant les accords entre pays, l’on risque toujours de trouver un poing d’illégalité.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Quelles sont nos lectures :

Il existe en France davantage d’ouvrages sur les Noirs américains que sur les Noirs français. Pourtant, l’ancienneté de la conscience de couleur nous a été récemment rappelée par la disparition d’Aimé Césaire, qui fondait dès les années trente le concept de négritude. Ce que les médias appellent désormais pudiquement la "question noire".

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Ce que c’est qu’être noir

Pap Ndiaye se lance dans un travail épistémologique pour définir avec le plus de précision possible – afin d’éviter tout procès en communautarisme – ce que c’est que d’ "être noir". Pape Ndiaye nous dit que c’est le produit d’un rapport social. Faute de naître noir, on le devient alors. Pour Césaire, être noir, c’est appartenir à un groupe qui avait subi les pires violences de l’histoire, à un groupe qui souffrait encore d’être marginalisé et opprimé.

On peut donc venir d’où l’on veut et être malgré tout NOIR.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Monsieur le Fonctionnaire, pourquoi m’insultez-vous ?

Un vigile vient de porter plainte en région parisienne pour injure raciste à l’encontre d’un fonctionnaire du ministère dirigé par monsieur Brice Hortefeux de l’Immigration. Il ne réclame pas des millions pour enfin aller passer de belles vacances sous les cocotiers, il ne veut que des "excuses publiques" pour retirer sa plainte, c’est normal puisqu’il a été publiquement injurié. Il fait par ailleurs état de "menaces" pour qu’il abandonne ses poursuites.

Les faits visés -révélés par Le Canard enchaîné- se sont produits dans une grande surface du centre commercial Bercy 2 de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).

Gautier Béranger, adjoint au secrétaire général du ministère de l’Immigration, fait ses courses dans un magasin Carrefour et veut payer par chèque. Le montant étant élevé (plus de 500 euros), la caissière le sollicite pour aller faire les vérifications d’usage auprès du vigile, Pierre-Damien Kitenge.

C’est là que Gautier Béranger aurait dit à Pierre-Damien Kitenge, selon l’intéressé : "Monsieur, vous n’avez pas le droit de toucher mes papiers, sale noir, je vous connais, vous êtes sans papiers et vous faîtes du trafic de papiers. Vous ne savez pas qui je suis, vous pouvez faire une croix sur votre carrière", a rapporté le vigile.

Le Fonctionnaire aurait par la suite, contacté par le gérant du magasin, présenté des excuses, mais pas à l’intéressé, ce que le vigile déplore, persiste et maintient sa plainte malgré "trois ou quatre appels anonymes" lui intimant de la retirer. "

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Sale noir : Brice Hortefeux réagit

Selon une information délivrée par le Figaro, le ministre français de l’Immigration Brice Hortefeux s’est exprimé sur l’affaire du vigile noir qui aurait été insulté par l’un Il souligne que « s’il y a fautes, naturellement elles seront sanctionnées ».

Il indique par ailleurs ne pas connaître l’accusé ne fait pas partie de son cabinet, même s’il est un fonctionnaire du ministère.

Monsieur le Secrétaire de cabinet, étant donné que nul n’est sensé ignorer la loi, vous pile ou face, vous tombez toujours sous le coup de celle-ci. Vous n’avez injurié personne, d’accord. Mais vous connaissez depuis longtemps les trafics de ce sans papier que vous ne faites pas arrêter. Vous soutenez un malfaiteur, donc, vous êtes aussi responsable que lui. Sauf que dans le cas de notre héro d’un jour, vos allégations doivent être fondées, sinon : double sanction.

Sale noir (d’un fonctionnaire), sale arabe (de France Télécom), consanguin et chômeurs ( des suporters du PSG), LE PAYS VA MAL.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

Hommage à un grand homme

Quatre grands panneaux, représentant des portraits d’Aimé Césaire à différents âges de sa vie, ont été accrochés depuis le 23 avril 2008 sur les grilles de Palais-Bourbon à Paris.

Aimé Césaire avait siégé à l’Assemblée nationale de 1945 à 1993. Il est entré dans le noir sidéral le17 avril, à 94 ans.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

"Assises" de la mobilité pour les toulousains.

Le maire Pierre Cohen a lancé le 05 mai 2008, les "Assises de la mobilité", dans le but de mettre en place un nouveau plan de déplacement dans Toulouse et son agglomération.

"La question des déplacements est la priorité de notre équipe municipale", a souligné le maire PS. Selon lui, "le transport en commun doit être concurrentiel à la voiture ".

En juin, des réunions sur quatre thèmes ("transports collectifs, modes doux de déplacement, l’entreprise dans la ville, la place de la voiture en ville") seront organisées avant un forum de synthèse le 28 juin.

Pour cette opération, 250.000 questionnaires vont être envoyés aux Toulousains.

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net

QU’AVONS-NOUS RETENU DE L’HISTOIRE HUMAINE ?

UNE HISTOIRE (VECUE) QUI N’EST PAS QUE BELGE

D’un correspondant

Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J’y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l’aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu :

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines, correspondance pour Douala à 10:40.

Lorsque se trouve vers le fond de l’avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j’y arrive, il y a au fond de l’engin à la dernière rangée des hommes habillés en ténue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir ».

Les hommes en gris essaient de lui empêcher de parler en l´étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D´autres policiers en civile ont établie un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c´est une expulsion, l´homme que l´on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l´on n´entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, lors d´une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l´homme et des étrangers, je me lève, interpelle l´hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurai voyager dans ces conditions. D´autres passagers jusque là restés calme se lèvent et protestent à leur tout. Je filme comme d´autres passagers la scène avec mon appareil photo.

Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l´avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l´avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l´avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l´avion et puis dans las escaliers avant d´être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine.

J´ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu´une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l´avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m´emmènent au cachot de l´aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi.

Je n´ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche. Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. j´ai une pensée pour ma petite fille qui m´attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçu de ne pas me voir. La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala.

Elle m´indique que c´est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n´ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n´a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot.

J´y resterais jusqu´à 22:00 sans mangé, ni boire et ni contacter ma famille. Mon neveu qui habite Mons est contacté arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00.

Les policiers m´informent de leur présence et m´indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j´ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu´une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d´autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas.

Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L´un d´entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m´en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.

L´épouse de mon neveu va voir l´un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dan l´avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m´ont interpelé. Une preuve vient d´être détruite, heureusement pas toutes car d´autres passagers ont filmé la scène.

Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises. Nous avons demandé une attestation indiquant que j´étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m´en donner une en Néerlandais.

J´espère également retrouver mes valises dans l´état où je les avais confiés à la compagnie. A bientôt ! Et mon combat continu.

Serge N FOSSO 0626710385

Réagissez : jeanclaude@canalsud.net