dimanche 29 juin 2008

communiqués du MNJ.

20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) engagés, 20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) partis en fumée !


20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) pour une tentative désespérée d’anéantir l’espoir de Bonne Gouvernance, de Justice et d’Equité du Peuple Nigérien ; ……

L’acquisition aux frais du peuple nigérien (Budget 2008) qui continue à végéter dans la misère, de 2 MI 24 flambant neufs au coût de 20 millions de dollars l’unité, démontre du peu de souci que témoignent les autorités de Niamey devant la souffrance des populations de notre pays : Le coût de la Paix par des négociations aurait pu être nettement moins élevé !

Mais, malheureusement ce n’est pas la Paix mais la guerre qui intéresse les dirigeants actuels pour mettre en œuvre un complot savamment monté en vue de se maintenir au pouvoir : nous dévoilerons au Peuple, avec preuves vérifiables à l’heure actuelle par tous les nigériens, ce complot dont nous sommes maintenant suffisamment informés et sûrs, dans notre toute prochaine publication.

Pour l’instant, restons-en à ce gâchis indigne même du plus irresponsable des pouvoirs qu’il soit.

Alors que le monde entier sait la situation actuelle très difficile des ménages nigériens dans leur ensemble, le pouvoir nigérien, lui, préfère investir des montants colossaux pour des raisons de conflit interne sur lequel le MNJ est resté ouvert au dialogue et intransigeant sur l’intégrité du pays.


…….. et, 20 milliards de FCFA (20.000.000.000 FCFA) partis en fumée !

Sur les 40 milliards estimés hier samedi à Niamey par la société civile comme étant le coût des opérations militaires dans le Nord de notre pays, la moitié n’aura servi que moins d’une semaine !
Les Combattants de la Justice ont mis hors circuit des engins de 40 millions de dollars en moins d’une semaine de service.
En effet, après avoir été atteint l’appareil s’est écrasé tuant sur le coup le pilote et son copilote de nationalité Moldaves et les 2 artificiers de nationalité nigérienne.
Or, pour livrer combat la pratique requière l’utilisation de 2 hélicoptères, l’un opérant sur la cible lorsque que le second balaye les environs pour parer à toutes éventualités, …..
Les stratèges militaires du Niger qui pensaient nous combattre avec des hélicoptères MI 24 n’honorent pas leurs écoles militaires.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 29.6.08

samedi 28 juin 2008
La Convention Internationale en matière de guerre reconnaît et garantit aux prisonniers de guerre le droit à la vie et à l'intégrité physique

Un combattant tout comme un militaire pris sur le champ de bataille est un prisonnier de guerre.
La Convention Internationale en matière des Droits de guerre explicite clairement que le prisonnier de guerre a droit à la vie et au respect de son intégrité physique.

Le MNJ a, de manière irréfutable, démontré son respect de la Convention Internationale des droits des prisonniers de guerre et exige de la partie adverse de respecter elle aussi les dispositions y relatives.

Au cours des combats qui avaient eu lieu hier, vendredi 27 juin 2008, aux alentours de Tezirzaït, 4 de nos combattants dont le Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR, sont tombés vivants entre les mains des FAN.

Un appel que nous avons passé à 17h sur le numéro de Thuraya du Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR (+8821655581731) ; téléphone se trouvant depuis lors entre les mains de l’officier nigérien dont nous gardons le nom à toute fin utile, nous fait présager de la menace de mise à mort qui pèse sur nos 4 combattants, dont le Capitaine Asharif MOHAMED-ALMOCTAR pris blessé, tombés entre les mains des FAN.

Aussi, nous avertissons que toute liquidation physique ou atteinte, de quelque nature qu’elle soit, à l’intégrité physique de ces prisonniers entrainera des conséquences incalculables dans la suite du conflit actuel.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 28.6.08

vendredi 27 juin 2008
Nouvel accrochage sur l’axe DIRKOU-BILMA

Tout d’abord, concernant l’affrontement aux abords de Tezirzaït, nous sommes en mesure en ce moment de dire exactement le nombre des militaires de l’armée “nigérienne” tués au cours de ce combat :

- 26 militaires, précisément, sont morts au cours de l’affrontement de ce jour aux abords de Tezirzaït.

Nous saisissons ici l’occasion pour adresser un hommage mérité à nos camarades combattant pour la Justice, tombés ce matin sur le champ d’honneur en accomplissant leur devoir.
En effet, ce matin en quittant pour aller au devant de l’ennemi, ils avaient à l’unisson prêté serment derrière leur Commandant d’unité, qu’ils ne reviendraient ce jour qu’après avoir mis un terme à la vie des hélicoptères pilotés par des mercenaires étrangers ; hélicoptères qui, ces derniers jours, semblent donner espoir à l’armée “nigérienne”.

Sept (7) ne sont certes pas revenus et Un (1), le Commandant de l’unité, est toujours porté disparu mais ils ont honorablement accompli leur mission : l’armée “nigérienne” doit désormais savoir continuer sans hélicoptères et mercenaires étrangers ou alors s’en fournir d’autres sur le dos du Peuple nigérien qui lui, continue à végéter dans la misère.

C’est des martyrs et leurs noms seront pour toujours gravés dans l’Histoire.
Le MNJ jure en ce moment solennel que leurs noms résonneront toujours fort dans le cœur de l’ensemble des Combattants de la Justice et que le mouvement mènera le combat jusqu’à la victoire finale.

Par ailleurs, un autre accrochage a eu lieu ce même jour 27 juin sur l’axe DIRKOU-BILMA. Il s’agit d’un renfort en mouvement vers Tezirzaït et intercepté par une de nos unités.
Le bilan est comme suit :

1- Côté Forces Armés “Nigériennes” :
- 2 véhicules détruits,
- 11 soldats tués.

2- Côté MNJ :
- Aucune perte, ni humaine ni en matérielle.


Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 27.6.08

Affrontement ce jour 27 juin 2008

Ce jour 27 juin 2008, des combats très farouches nous ont opposés, très tôt ce matin, aux environs de Tezirzaït, aux Forces Armées “Nigériennes” (FAN).

L’offensive des Forces Armées “Nigériennes” (FAN) a été menée au moyen des chars (une trentaine) équipés des canons de 21mm, de 2 hélicoptères pilotés par des mercenaires moldaves, de 2 avions de reconnaissance et des nombreux véhicules 4X4 équipés d’automitrailleuses.

Le bilan est lourd de 2 côtés.

1- Côté armée “nigérienne” :
- 1 char et ses occupants, détruits
- 5 véhicules et leurs occupants détruits,
- 1 hélicoptère abattu : celui-ci a pu rejoindre Arlit où il est allé tomber entre la ville et la citée minière.
Quant au nombre exact des morts, nous le communiquerons au cours des prochaines heures.

2- Côté MNJ :
- 7 morts,
- 1 manquant à l’appel, à l’heure actuelle,
- 3 véhicules détruits.

A l’heure actuelle, les assaillants ont été repoussés.


Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 27.6.08

jeudi 26 juin 2008
Attention à la désinformation !

Nous avons entendu certains médias dire que “le MNJ a remis les 4 citoyens Français à la Croix Rouge en même temps qu’un nigérien qu’il retenait en otage” !

Le MNJ n’a jamais ni enlevé ni retenu ledit nigérien, Monsieur Idris Wirghis de son nom, en otage.

Au contraire, comme peut le certifier Monsieur Idris Wirghis lui-même, le MNJ l’a sauvé en tant que simple citoyen civil, des mains des bandits qui l’avaient enlevé dans la zone de Baté (département de Tanout) où il vit ; bandits arrêtés et actuellement aux mains du MNJ.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 26.6.08

mercredi 25 juin 2008
Information

Nous avons l’honneur d’informer les familles des 4 Français, cadres d’Areva présents chez nous, le Peuple Nigérien, le Peuple Français, le Gouvernement Français et la Communauté Internationale que nous venons de remettre, à partir d’un lieu sûr, donc loin du théâtre actuel des opérations, les 4 citoyens Français à la Croix Rouge qui nous a fourni la décharge qu'ils nous quittent sains et saufs.

Nous leur souhaitons bon retour dans leurs familles en espérant qu’ils transmettront nos messages respectivement au Gouvernement Français et à Areva et, surtout, qu’ils ne fassent pas la mauvaise rencontre des militaires nigériens prêts à les éliminer.

Concernant Areva, nous souhaitons qu’elle tienne compte de notre message pour éviter à l’avenir, tout malentendu.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 25.6.08

Le gouvernement du Niger persiste avec mépris à chercher à attenter à la vie des militaires nigériens prisonniers de guerre du MNJ et des 4 citoyens F

Le pouvoir de Niamey s’oppose par tous les moyens au retour dans leurs familles, des 4 citoyens Français, cadres d’Areva, se trouvant avec nous.
Pire, il cherche inévitablement à les liquider physiquement : eux ainsi que nos prisonniers militaires nigériens.
En effet, des bombardements aveugles au moyen d’hélicoptères de combat, des MI 24 à ce qu’il nous semble, s’intensifient dans la zone.

Ce matin, les Forces Armées “Nigériennes” (FAN) se sont particulièrement activées en 2 endroits : elles se sont acharnées, d’une part, sur les environs de la localité d’Iférouane notamment sur le site de l’école de TADAK qu’elles avaient déjà détruite bien avant, et, d’autre part, sur le village de TCHINTOULOUST, situé un peu en retrait de l’axe IFEROUANE-TIMIA.

A TCHINTOULOUST, ces bombardements inutiles se sont soldés par la destruction totale du :
- bâtiment du centre de santé de soins de santé de la localité,
- camion de la coopérative du village,
- tracteur d’un producteur maraîcher du lieu,
- véhicule d’un particulier de la région.

Vu l’acharnement sadique et l’instinct de tuer qui guident le gouvernement du Niger et son armée, nous serons contraints par devoir de préserver la vie et l’intégrité physique des prisonniers de guerre et des 4 citoyens Français, de mettre ces personnes en lieu plus sûr.

Nous serons, d’autre part, obligés de surseoir au processus de retour des 4 citoyens français si la volonté de les liquider physiquement actuellement manifestée par les autorités de Niamey, ne change pas immédiatement car, il est inacceptable que ces personnes soient exposées à la mort de la part d’un pouvoir paranoïaque au point de perdre devant ses intérêts égoïstes, tout sens du caractère sacrée de la vie humaine.

En tout état de cause, expérimentés de la chose militaire et éveillés quant à toute option qui pourrait être envisagée dans ce domaine, nous mettons en garde contre toute tentative “musclée”, d’où qu’elle vienne : celle-ci ne pourrait être que regrettable dans une affaire qui au demeurant ne nécessite aucune opération militaire.
En effet, dès au départ et comme toujours, nous avons clairement dit notre intention : nous avons dit que nous n’avons aucune intention malveillante à l’égard des 4 citoyens Français et que nous voudrons juste leur remettre un message à l’endroit d’Areva et du gouvernement français dans le cadre du conflit actuel dont ils ne peuvent rester en dehors de la recherche de solution : n’eut été la mauvaise foi des autorités de Niamey, les 4 citoyens Français, cadres d’Areva, ne resteraient dans nos bases que le temps de la livraison du message.

Aghali ALAMBO,
Président du Mouvement des
Nigériens pour la Justice.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 25.6.08

Communiqué Commandement Militaire du FFR 29 juin, 2008

Communiqué Commandement Militaire du FFR 29 juin, 2008
Posté par La Voix des martyrs dans : Non classé , trackback

Le FFR rend hommage avec la plus grande énergie aux combattants tombés sur le champ d’Honneur à la bataille de Tezirzait.

Plus particulièrement à leurs chefs Mohamed ag Silimane dit Azawa, Ascharif ag Mohamed dit Asha, et tous les autres qui ont donné leurs vies pour la lutte.

Le FFR réaffirme la détermination à défendre les populations civiles victimes des bombardements criminels de l’aviation militaire de Tandja.

Le FFR prend l’engagement de se porter au combat pour déloger l’armée Nigérienne des confins du Tamgak et plus particulièrement de Tezirzait, Tadek, et Iferouane.

Que Tandja sache que l’achat coûteux des engins de guerre (hélico mi-24) de l’ex union Soviétique ne peut pas stopper l’engagement de tous les combattants de la Résistance.

Par conséquent nous lui prouverons que ceux qui sont engagés et qui croient à une cause sont plus forts que ceux qui sont envoyés par la force par la démagogie d’un régime chancelant au bout du tunnel.

Nous rappelons avec force, que toutes les victimes de Atri, Dabaga, Tchin-tebizguine, Tiguidit, Tidène, Tamazlak, Gougaram, Tadek, Tchin-Toulous, Iferouane, et Tezirzait seront vengées par la dernière énergie.

Nous avons compris que l’armée sadique et génocidaire du régime de Tandja veut nous amener à des massacres intercommunautaires et interethniques.

Par notre foie et notre engagement, nous avons toujours refusé cela.

Mais que désormais, que l’opinion nationale et internationale le sache, nous allons répondre « œil pour œil, dent pour dent » pour tout massacre des populations civiles du nord.

Nous pensons que notre lutte est hautement politique, et que ces genres de méthodes consistant à faire le vide dans l’Aïr, c’est à dire à le dépeupler, sont condamnables, et que si le régime fantoche nous pousse à l’extrême, nous allons répondre par l’extrême.

Le front

L'Espagne défie l'Allemagne en finale

Par Benoît Perrochais (vidéo) / Dépêche AFP

Lisez notre dossier consacré l'Euro 2008





L'Euro-2008, qui a consacré le retour du beau jeu, s'est offert sa finale de rêve: une nouvelle Espagne, qui n'a plus été à pareille fête depuis 1984, défie, dimanche à Vienne, l'Allemagne éternelle, ce monstre du football à la recherche d'un 4e sacre continental.

Le tournoi austro-suisse aurait pu annoncer un élargissement des frontières européennes avec un duel entre la Turquie et la Russie, demi-finalistes malheureux, mais quatre ans après le triomphe surprise de la Grèce, la finale viennoise marque le retour au premier plan de deux valeurs traditionnelles du football européen.

Et surtout, après le triomphe de Grecs regroupés il y a quatre ans autour de leur défense, c'est le retour de l'offensive qui est récompensé.

L'Espagne, avec ses onze buts marqués au cours de l'Euro, trouvera à qui parler face à des Allemands ayant trouvé à dix reprises le chemin des filets, dont six fois en quarts et en demi-finales.


Allemagne broyeuse d'illusions

Avec ses douze finales (Mondial et Euro), trois titres mondiaux (1954, 1974, 1990) et trois sacres continentaux (1972, 1980, 1996), la Nationalmannschaft a longtemps été une redoutable machine à gagner, avant de sombrer au tournant des années 2000 dans une grave crise, malgré une finale de Coupe du monde 2002 en trompe-l'oeil.

Mais le sélectionneur Joachim Löw a su faire fructifier le travail de son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, et la Mannschaft est redevenue cette broyeuse d'illusions pour ses adversaires. A 48 ans, Löw s'est même paré de l'aura d'un grand tacticien, avec ce pari du 4-5-1 qui a balayé le Portugal (3-2) en quarts et permis de résister à la tornade turque en demi-finales (3-2).

Le sélectionneur allemand devrait reconduire ce dispositif avec Klose seul en pointe, soutenu dans l'entre-jeu par Lukas Podolski, meilleur joueur et buteur de son équipe (3 buts avant la finale) qui, avec ses coéquipiers du Bayern Munich, Bastian Schweinsteiger et Philipp Lahm, masque les insuffisances de la Nationalmannschaft.

Car tout n'est pas parfait sur la planète allemande. Le capitaine Michael Ballack n'a pas justifié son statut de star de l'équipe et est d'ailleurs incertain pour la finale (problèmes musculaires au mollet droit). Mais c'est surtout la défense, trompée déjà à six reprises, qui inquiète.

Les défenseurs centraux Christoph Metzelder et Per Mertesacker n'inspirent pas la plus grande confiance et le gardien de but Jens Lehmann fait son âge, 38 ans et 232 jours dimanche, ce qui lui vaudra d'être le joueur le plus âgé à participer à une finale d'un Euro.


La "Roja" sans Villa

En face, dimanche, il y aura l'Espagne, deuxième équipe la plus jeune du tournoi (après la Russie), qui hume à nouveau le parfum des grandes soirées.

Depuis son titre européen de 1964 et sa défaite en finale de l'Euro-1984 contre la France de Michel Platini, aujourd'hui président de l'UEFA, la "Roja" était frappée d'une malédiction dès qu'elle approchait le stade des quarts de finale.

La "seleccion" a cette fois bien négocié les rencontres à élimination directe, venant à bout en quarts des champions du monde italiens aux tirs au but (0-0 a.p., 4 t.a.b. à 2), avant d'écoeurer, jeudi en demi-finales, la jeune et insolente troupe russe de Guus Hiddink (3-0). L'attaquant Andrei Arshavin a d'ailleurs beaucoup appris ce soir-là.

Dimanche, l'Espagne sera privée de David Villa, meilleur buteur du tournoi (4 buts), touché aux ischio-jambiers en demi-finales. Mais l'Espagne a affiché une telle sérénité et une telle maîtrise, avec un collectif mêlant jeunes loups, comme Fernando Torres, Sergio Ramos et Cesc Fabregas, et joueurs d'expérience avec Iker Casillas et Carles Puyol, que ce forfait ne semble qu'une péripétie. D'autant que l'Espagne dispose dans ses rangs d'un super-remplaçant en la personne de Daniel Güiza, l'attaquant de Majorque, meilleur buteur de la Liga cette saison (27 buts). Ses statistiques parlent pour lui: 3 apparitions lors de l'Euro-2008, 154 minutes jouées et 2 buts sur 9 tirs.

Reste à savoir comment cette nouvelle Espagne vivra ce retour sous le feu des projecteurs, que l'Allemagne semble n'avoir jamais quitté.

Les forces pakistanaises avancent sur les Taliban

Par L. Barcelllini (vidéo) / Reuters (dépêche)

LANDIKOTAL, Pakistan, 29 juin (Reuters) - Les forces de sécurité pakistanaises ont pris le contrôle d'une zone de la région de Khyber, porte vers l'Afghanistan, au deuxième jour d'une offensive lancée contre les taliban qui menacent la grande ville du Nord-Ouest, Peshawar.

Cette opération est la première que lance le gouvernement pakistanais depuis son arrivée au pouvoir après les législatives de février.

Un haut responsable du gouvernement régional a assuré à Reuters qu'il n'y avait pas eu de violences depuis samedi soir.

"Nous contrôlons la situation. Nous avons détruit au moins trois caches des activistes et les soldats du Corps des
frontières patrouillent dans la zone", a déclaré ce responsable, sous le sceau de l'anonymat.

La région de Khyber est l'un des principaux points de passage entre le Pakistan et l'Afghanistan, dont dépendent notamment les soldats occidentaux présents en Afghanistan.

On y trouvait très peu d'activistes voici un an, mais l'alliance de ces derniers avec les bandes criminelles actives dans la région a contribué à fortement détériorer la sécurité lors des récents mois.

Le général pakistanais Alam Khattack a indiqué samedi que ses hommes se concentraient sur la ville de Bara, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Peshawar. L'opération, a-t-il ajouté, devrait durer quatre ou cinq jours, mais pourrait être prolongée.

Les Anjouanais choisissent leur président

Par AFP

Les Anjouanais votaient dimanche pour élire le successeur de Mohamed Bacar, l'ex-homme fort de cette île comorienne renversé par une opération militaire en mars, un second tour marqué par des accusations mutuelles d'achats de voix lancées par les partisans des deux candidats.

Près de 128.000 électeurs, sur une population d'environ 250.000 personnes, se rendaient dans 240 bureaux de vote répartis sur cette île montagneuse, la plus pauvre et la plus peuplée des îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Le premier tour de scrutin, le 15 juin, avait été marqué par un faible taux de participation (42,79%) et avait vu Mohamed Djaanfari, avec 44,18% des suffrages, devancer Moussa Toybou (40,12%).

M. Djaanfari, député à l'Assemblée de l'Union des Comores, est un homme d'affaires spécialisé dans le transport maritime et un farouche opposant à l'ancien président Mohamed Bacar. Il avait été battu par Ahmed Abdallah Sambi lors de l'élection du président fédéral de l'Union des Comores de 2006.

Moussa Toybou, ingénieur des travaux publics, est peu connu sur la scène politique et bénéficie du soutien du président de l'Union des Comores, M. Sambi.

Les deux candidats ont tenté lors de la campagne du second tour de mobiliser des Anjouanais préoccupés par l'érosion de leur pouvoir d'achat et la pénurie de carburants.

"Selon les informations en notre possession, le taux de participation devrait être supérieur à celui du premier tour", a indiqué à l'AFP Kamal Ali Yahoudha, responsable de l'information et de la sensibilisation pour cette élection.

"J'ai dû attendre 30 mn avant d'accéder au bureau de vote dans une file qui commençait à se former. Au premier tour, il n'y avait pas de queue du tout", a pour sa part rapporté un chauffeur de taxi à Mutsamudu, Seidine Ali Mohamed.

Selon plusieurs témoins joints à des endroits différents de l'île, la sécurité de cette élection, supervisée par une mission de sécurité de l'Union africaine avec l'armée comorienne, a été renforcée.

Aucun véhicule ne pouvait circuler dans l'île sans autorisation spéciale délivrée par la commission électorale afin de prévenir toute tentative de fraude.

Mais des partisans des deux camps se sont mutuellement accusés d'acheter des voix.

"Les gens de Moussa Toybou distribuent des vivres contre des voix", a affirmé Antoy Abdou, un des soutiens de Mohamed Djaanfari.

"Je me demande quand les responsables politiques vont mettre un terme à l'achat de voix. Ce que je vois ici à Ouani, c'est que les hommes de Mohamed Djaanfari achètent des voix à 5.000 francs comoriens l'unité (10 euros)", a déploré Bastoine Soulaimana, ex-candidat éliminé au premier tour et qui s'est rallié à Moussa Toybou.

Les résultats provisoires de cette élections sont attendus lundi dans la journée. La Cour constitutionnelle disposera alors de 72 heures pour proclamer les résultats définitifs.

Cette élection est censée sortir de la crise la plus pauvre et la plus peuplée des trois îles de l'archipel des Comores.

Ce scrutin est également un test pour faire rentrer définitivement Anjouan dans le giron des institutions de l'Union des Comores.

En 1997, Anjouan avait fait sécession. Le colonel Bacar avait ensuite pris le pouvoir par un coup d'Etat en septembre 2001, puis avait été élu président en 2002. En décembre 2001, les trois îles avaient voté la création de l'Union des Comores. Et Anjouan avait réintégré l'Union.

Mais en juin 2007, la réélection de M. Bacar avait été jugée illégale par l'Union et l'UA, conduisant à son renversement par une opération de l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'UA. Mohamed Bacar est actuellement assigné à résidence sur l'île française de la Réunion.

Israël rouvre un terminal de marchandises de Gaza

Par AFP

Israël a ouvert dimanche un point de passage pour marchandises dans le sud de la bande de Gaza mais maintenu le principal terminal fermé dans le nord du territoire à la suite de violations de la trêve conclue avec les Palestiniens, ont déclaré l'armée israélienne et des sources palestiniennes.

Le point de passage de Soufa a rouvert tôt dans la matinée et des dizaines de camions attendaient côté palestinien pour charger des marchandises déposées par des véhicules israéliens, ont affirmé à l'AFP des témoins palestiniens.

Ce terminal avait été fermé mercredi après les tirs de trois roquettes par le mouvement radical Jihad islamique en riposte, selon lui, à la mort d'un de ses chefs en Cisjordanie tué par l'armée israélienne.

La trêve entrée en vigueur le 19 juin prévoit une levée progressive du blocus israélien de Gaza et un arrêt des violences mais ne s'applique qu'à la bande de Gaza à ce stade.

"Les cargaisons de 60 à 70 camions transportant surtout de l'aide humanitaire, devraient être transférées par le point de passage de Soufa aujourd'hui", a précisé un porte-parole du bureau de coordination de l'armée israélienne pour la bande de Gaza, Gil Karie.

Le terminal de Karni, principal point de passage pour les marchandises, reste toutefois fermé, a précisé le porte-parole. "Des consultations auront lieu ce soir pour discuter de sa réouverture", a-t-il déclaré.

Israël n'avait rouvert dimanche dernier que très partiellement ce terminal, entre le nord de la bande de Gaza et le territoire israélien, et n'avait autorisé que le transfert de céréales à l'aide d'un tapis roulant.

Le Hamas, qui a tenu à réaffirmer son autorité dans la bande de Gaza après les tirs de roquettes en arrêtant des membres de groupes armés ayant violé la trêve, a de son côté estimé qu'Israël ne respectait pas l'accord conclu par l'entremise de l'Egypte.

"Jusqu'à maintenant, Israël ne remplit pas ses engagements pris auprès de l'Egypte d'ouvrir de manière progressive les points de passage et d'augmenter les quantités de marchandises de bases et de carburants", a affirmé à l'AFP un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.

Samedi, le Jihad islamique a menacé de tirer de nouveau des roquettes sur Israël si l'armée israélienne poursuivait ses opérations en Cisjordanie alors que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a prévenu qu'il arrêterait d'autres activistes s'ils violaient la trêve.

"Le Jihad islamique se réserve le droit de répliquer à toute violation israélienne", a déclaré un des chefs de ce mouvement palestinien à Gaza, Khaled al-Batch, tout en assurant qu'il "ne prendrait pas l'initiative de violer l'accalmie, ni d'y mettre fin".

"Il existe un accord avec le Jihad islamique stipulant que toute personne, appartenant au Jihad ou au Hamas, violant cet accord sera arrêtée et ses armes seront confisquées", a averti le plus influent des chefs du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Zahar.

Obama et McCain courtisent les Latinos

Par Reuters (texte) / Récit H. Drouet - FRANCE 24 (vidéo)

Lisez notre dossier sur la présidentielle américaine.





Barack Obama et John McCain ont recherché samedi les faveurs de l'électorat hispano-américain dans leur course à la Maison blanche, le candidat démocrate accusant son rival républicain d'avoir renoncé, sous la pression de son parti, à défendre une réforme profonde de la politique d'immigration.


S'adressant l'un après l'autre à des représentants de la communauté d'origine latino-américaine, dont le vote pèsera lourd le 4 novembre, les deux hommes se sont présentés comme les champions de leur cause.


Obama a reproché à McCain, d'abord favorable à une vaste réforme de l'immigration offrant une chance d'intégration aux 12 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, d'avoir fait machine arrière pour suivre le courant dominant au sein de son parti.


Le projet de réforme a finalement été rejeté par le Congrès en raison de la forte opposition des républicains.


A l'occasion de ce débat, la position de McCain avait évolué et le sénateur de l'Arizona avait souligné la nécessité d'assurer la sécurité des frontières des Etats-Unis avant de se pencher sur le statut des immigrés illégaux.


"Un sujet sur lequel le sénateur McCain promettait le changement, c'était l'immigration. Il se disait le champion d'une réforme en profondeur et nous l'admirions pour cela", a lancé Obama devant une association d'élus et de responsables hispaniques, la NALEAO (National Association of Latino Elected and Appointed Officials).


"Mais quand il a brigué l'investiture de son parti pour la course à la présidence, il a renoncé à ses promesses", a ajouté le candidat démocrate, reprochant à son rival sa versatilité.


McCain, qui avait pris la parole devant l'association avant Obama, a admis que le projet qu'il avait défendu "n'était pas très populaire auprès de certains" au sein de son parti mais s'est engagé à continuer à oeuvrer à une réforme d'ensemble de la législation sur l'immigration, mettant même ce dossier "au sommet de ses priorités".


"Je veux vous assurer que nous traiterons cette question avec humanité et compassion", a-t-il dit, parlant des immigrés clandestins comme des "enfants de Dieu".

Israël accepte un accord d'échange de prisonniers

Par Louise Dupont (vidéo) / AFP (dépêche) et FRANCE 24

Le gouvernement israélien a accepté à une forte majorité un accord d'échange de prisonniers et de corps de soldats avec le Hezbollah, le mouvement chiite libanais, a indiqué une source gouvernementale dimanche en début d'après-midi.

Pourtant, le Premier ministre israélien Ehud Olmert avait déclaré plus tôt qu'"il n'y avait aucune chance" pour que les deux soldats israéliens destinés à être échangés avec le Hezbollah contre des détenus libanais soient encore vivants, a rapporté la radio militaire.

"Notre hypothèse de départ était que les soldats étaient en vie (...). Aujourd'hui, nous savons avec certitude qu'il n'y a aucune chance que cela soit le cas", a déclaré M. Olmert en Conseil des ministres.

"Nous sommes sans illusion, il y aura autant de tristesse en Israël que d'humiliation, vu les fêtes qui vont se dérouler de l'autre côté", a-t-il ajouté, en allusion au Liban.

Il s'est néanmoins dit d'accord pour un échange avec le Hezbollah de ces deux soldats, Eldad Regev et Ehud Goldwasser, enlevés en juillet 2006 à la frontière avec le Liban, contre des prisonniers libanais.

"En dépit de toutes les hésitations, en pesant le pour et le contre, je soutiens l'accord" d'échange, a souligné M. Olmert.

Il a appelé les ministres à voter en faveur de l'accord "malgré son prix élevé", soulignant le devoir du gouvernement envers les familles des soldats disparus qui vivent dans l'incertitude.

Dimanche, le gouvernement israélien débattait et devrait procéder à un vote sur le sujet. La plupart des ministres ont d'ores et déjà annoncé qu'ils appuieraient l'accord, négocié par l'intermédiaire de l'Allemagne.

En échange des deux soldats enlevés par le Hezbollah, Israël libèrerait cinq détenus libanais --dont le doyen de ces prisonniers Samir Kantar--, et remettrait au mouvement chiite des corps de ses combattants inhumés en Israël.

Le ministre de la Défense Ehud Barak s'est dit favorable, avant la réunion, à un tel échange, en dépit des réserves des services de sécurité.

"En tant que soldat, en tant qu'officier qui a commandé des combattants, en tant que ministre de la Défense, je considère que nous avons une responsabilité suprême de ramener nos fils, morts ou vifs", a déclaré le leader travailliste.

En revanche, les chefs du service de sécurité intérieure (Shin Beth) et des services secrets (Mossad) se sont opposés à une libération de prisonniers contre des corps, bien qu'il y ait eu des précédents, selon des sources gouvernementales.

Depuis plusieurs semaines, les ministres sont soumis à une pression croissante de l'opinion publique, sensible à la douleur des familles des soldats disparus.

La presse s'est fait largement l'écho de leurs plaintes, reprochant au chef du gouvernement ses "tergiversations", tout en reconnaissant que le gouvernement faisait face à un dilemme.

Samir Kantar, du Front de libération de Palestine (FLP), a été condamné en 1980 à 542 ans de prison pour avoir tué un civil israélien et sa fille ainsi qu'un policier israélien en 1979 dans le nord d'Israël.

La capture des deux soldats par le Hezbollah en territoire israélien le long de la frontière libanaise avait provoqué une offensive israélienne qui avait duré 34 jours, du 12 juillet au 14 août 2006.

Le conflit, côté libanais, a fait plus de 1.200 morts, civils pour la plupart, et 160 tués côté israélien, en majorité des militaires.

Selon l'armée israélienne, les deux soldats ont été très grièvement blessés au moment de leur capture et aucun signe de vie n'a été fourni depuis.

Mugabe officiellement déclaré vainqueur de la présidentielle

Par AFP

Regardez le reportage de Caroline Dumay et Alex Duval-Smith réalisé à la frontière entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, "Fuir le Zimbabwe à tout prix"

Consultez aussi notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimbabwe



Le chef de l'Etat sortant du Zimbabwe Robert Mugabe a été proclamé dimanche vainqueur de l'élection présidentielle, où il était seul en lice en raison du boycott de l'opposition, avec une écrasante majorité des suffrages.

"Je déclare en conséquence le dénommé Mugabe, Robert Gabriel, élu président de la République du Zimbabwe", a déclaré le responsable du scrutin à la Commission électorale du Zimbabwe, Lovemore Sekeramyi, après avoir procédé à la lecture des résultats province par province.

Au total, a précisé le responsable de la ZEC, M. Mugabe a obtenu 2.150.269 suffrages, contre 233.000 à l'opposant Morgan Tsvangirai.

Les résultats de chacune des dix provinces suivaient le même schéma, prévisible étant donné que M. Mugabe était le seul candidat en lice après le retrait de M. Tsvangirai, qui a jeté l'éponge face à l'ampleur de la répression.

L'ancien héros de la lutte contre la suprématie blanche, qui dirige le pays depuis l'indépendance en 1980, a proclamé dès samedi "une victoire écrasante".

"Je vous remercie pour la façon dont vous avez voté, nous avons remporté une victoire écrasante", a-t-il déclaré lors d'obsèques d'un membre de sa famille, selon des images retransmises par la télévision d'Etat.

Le régime a déchaîné les violences contre les partisans de l'opposition, ou supposés tels, après sa déroute aux élections générales du 29 mars, lors desquelles il avait perdu sa mainmise sur le Parlement.

Le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai, qui avait raté de peu la majorité absolue au premier tour de l'élection présidentielle, s'est retiré il y a une semaine de la course à la présidence, cédant face à "une orgie de violences".

Selon lui, 200.000 personnes ont été déplacées, 10.000 blessées et 90 membres du parti d'opposition tués depuis le 29 mars.

La mission d'observateurs du Parlement panafricain (PAP) a dénoncé dimanche un scrutin "ni libre ni équitable", appelant à de nouvelles élections.

"La campagne électorale a été marquée par un degré élevé d'intimidations et de violences, avec des personnes déplacées, des enlèvements et des vies perdues", a déclaré le chef de la mission du PAP, Marwick Khumalo, devant la presse à Harare.

"Il est difficile de nier les allégations de violences orchestrées par l'Etat", a-t-il souligné. Le pouvoir impute la responsabilité des exactions à l'opposition.

Aucun observateur occidental n'a été accrédité pour le scrutin. Des équipes de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC, 14 pays) et de l'UA étaient toutefois également présentes.

Si le PAP avait déjà dénoncé les violences dans l'entre-deux tours, l'UA est restée très prudente. Le sommet de Charm el-Cheikh, appelé par les puissances occidentales à dénier toute légitimité au gouvernement issu du scrutin, était sous pression dimanche.

Le Premier ministre kényan Raila Odinga a de nouveau appelé l'UA à envoyer des troupes au Zimbabwe, qualifiant le président Mugabe de "honte pour l'Afrique".

L'envoi d'une "force internationale pour ramener la paix" au Zimbabwe serait justifiée, a également estimé le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.

Et la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, a pressé les pays africains de "tout faire" pour évincer M. Mugabe du pouvoir.

Mais le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur régional au Zimbabwe et première puissance africaine, presse ses pairs d'entériner la réélection afin de préserver les chances de négociation, selon l'opposition zimbabwéenne.

Bien que les Occidentaux aient taxé le scrutin de "farce électorale", M. Mbeki s'est gardé de prendre position publiquement. Il a gagné Charm el-Cheikh dès samedi.

Un des plus fidèles alliés du président Mugabe, le chef de l'Etat angolais José Eduardo Dos Santos, a quant à lui délégué son Premier ministre au sommet de l'UA. Président en exercice de l'organe de sécurité de la SADC, l'Angola occupe une position clé pour toute intervention africaine au Zimbabwe.

Anticipant une absence de réaction du continent, M. Tsvangirai mettait l'accent dimanche sur des négociations qu'il souhaite mener pour une période de transition.

"Nous devons amener le vieil homme (surnom respectueux de M. Mugabe en Afrique) à la table des négociations le plus vite possible", a-t-il déclaré à un journal britannique. "Il n'est pas inconcevable qu'un arrangement puisse voir le jour".

Messages de Jean-Marc Pellet, président de l'entraide de l'occitan-toureg.

Jeudi 26 juin 2008
/Niger/Hama Amadou en vacances à Koutoukalé !
Afrique
L'ancien Premier ministre du Niger arrêté
REUTERS | 26.06.2008 | 21:22

NIAMEY (Reuters) - L'ancien Premier ministre du Niger Hama Amadou, soupçonné de corruption, a été arrêté, a-t-on appris de source judiciaire.

Amadou a été placé en détention à Koutakale, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Niamey, précisait-on de même source.

Le Parlement nigérien s'était prononcé mardi en faveur de l'engagement de poursuites à l'encontre de l'ancien chef du gouvernement, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à un fonds spécial destiné à la presse nationale pour un montant qui avoisinerait 100 millions de francs CFA (152.000 euros).

En cas de poursuites, Amadou comparaîtra devant une Haute cour, seule habilitée à traiter les affaires impliquant des membres ou anciens membres du gouvernement pour des faits commis durant leur mandat.

S'il était reconnu coupable lors de son procès, Amadou pourrait renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2009, dont il est le favori depuis que l'actuel chef d'Etat, Mamadou Tandja, l'a démis de ses fonctions l'année dernière, en raison d'un autre scandale de corruption touchant deux anciens ministres de l'Education.

Une centaine de partisans d'Amadou, qui s'étaient rassemblés devant la Haute cour dans le centre de Niamey, ont été dispersés par la gendarmerie à l'aide de gaz lacrymogènes, a rapporté un journaliste de Reuters.

La semaine dernière, l'ancien Premier ministre a accusé Tandja, qui ne peut pas se présenter après avoir effectué deux mandats, de fomenter un "complot politique" pour l'empêcher de briguer la présidence.

Les deux hommes appartiennent au même parti, le Mouvement national pour la société et le développement, que préside Amadou.

Abdoulay Massalatchi, version française Grégory Blachier

sur Le Nouvel OBS


par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 26 juin 2008
/AREVA/Nord Niger/MNJ/Stop aux injustices subies par le peuple touareg

Les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice ont confié deux lettres aux quatre employés d'Areva qu'ils ont libérés ce mercredi.

Les deux lettres ont été confiées au quatuor d'employés du groupe français Areva, libérés hier mercredi par les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), soit quatre jours après leur kidnapping à Arlit, épicentre de la région uranifère où opère le n°1 mondial du nucléaire civil. L'une est adressée à Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva ; l'autre, en des termes analogues, à Nicolas Sarkozy.

Voici, pour l'essentiel, la teneur du message destinée à la première.

« Madame,

Nous avons l'honneur de vous informer de l'enlèvement de quatre Français travaillant pour la Cominak à Akokan (Arlit). Il s'agit de... (suivent les noms des intéressés, trois hommes et une femme). Par cet acte, effectué sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré ni aucune violence utilisée, le MNJ entend apporter la preuve que la sécurité de vos installations et de votre personnel ne peut être assurée par l'armée nigérienne.

Aussi voulons-nous vous rappeler que l'exploitation de nos ressources minières ne saurait se faire continuellement alors que les populations autochtones sont exclues, sinon sous-employées, par votre société. Au moment où l'uranium est exploité dans la région d'Arlit, l'armée nigérienne se complaît depuis le début de cette rébellion dans le massacre de populations innocentes, la destruction de leur capital productif (cheptel, commerce, maraîchage), les arrestations arbitraires et les exécutions extra-judiciaires, ainsi que les brimades en tous genres.

Madame, le ciblage de ces quatre Français n'est pas un hasard. Il est guidé par le souci d'avoir des interlocuteurs crédibles, susceptibles de transmettre de façon objective un message auquel la communauté internationale est restée jusqu'alors sourde.

Le MNJ, loin d'être contre l'exploitation des ressources minières , encore moins contre le groupe Areva, comme veulent le faire croire les autorités nigériennes, demande tout simplement une implication des populations autochtones dans la gestion des ressources, y compris l'uranium, pour leur assurer le minimum vital, notamment la disponibilité en eau, l'éducation et la santé, ainsi que le reversement des subsides aux communes concernées et le plein emploi des autochtones entre autres.

L'exploitation doit tenir compte encore une fois des besoins réels de ces communes et de leur mode de vie, de façon à atténuer ou réduire considérablement leurs effets négatifs sur l'environnement (radioactivité, atrophie de l'espace pastoral, rejets toxiques).

Par ailleurs, nous tenons à vous faire savoir que le contrat que vous avez signé avec le gouvernement du Niger n'engage nullement le MNJ, tant qu'une politique de prise en compte des aspirations légitimes des populations du Nord n'est pas une réalité. En effet, le MNJ vous tient pour responsable et/ou complice des injustices commises des décennies durant, tant en terme de gestion que de partage des revenus tirés de l'uranium. Revenus utilisés par le gouvernement du Niger pour l'achat d'arme à des fins de destruction d'un peuple, basée sur des considérations ethniques. Nous vous demandons par conséquent de prendre en compte nos revendications et d'être notre porte-parole auprès du gouvernement et du peuple français pour un règlement rapide, juste et durable du conflit qui nous oppose au pouvoir corrompu et irresponsable du Niger.

Nous vous rappelons que le peuple et le gouvernement français, de par leur histoire, ont une responsabilité dans les injustices subies par le peuple touareg et seront toujours sollicités pour trouver une solution durable à sa situation. Comptant sur la tradition française et occidentale de respect des droits des peuples à l'autodétermination, nous vous réitérons notre confiance dans la poursuite et l'extension de vos activités au nord de notre pays (...).

Cependant la poursuite de ces activités et leur extension éventuelle dépendront immanquablement de nos bonnes relations et de la résolution de ce conflit où la France est vivement sollicitée pour apporter son concours.

Tout en comptant sur votre disponibilité, nous vous prions, Madame, de croire en l'assurance de notre franche collaboration. »

sur l'EXPRESS


par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 26 juin 2008
/E.O.T/Entraide Occitano Touarègue/Compte rendu de l'assemblée générale du 22/06/08

Compte rendu de l’assemblée générale de E.O.T ordinaire du 22 juin 2008

Entraide Occitano Touarègue (E.O.T)

Mairie de Saint Remèze 07700

Présents : Pellet Jean-Marc – Meycelle Patrick – Guerrier Jacques – Cressier Jeanine – Courbet Jean-Marc – Ressaire Eve – Salazard Elise – Schillemans Loes – Ressaire Jacques – Freund Maurice –Mathon Brigitte –Bernardin Gérard – AKOLI Ahmed – Rossi Martine – Ahmadou -

Excusés : Briez Serge – Peyrol Colette – Paquet Françoise – Keller Thomas- Thérèse LUX –– Mermet Evelyne –

Préambule
Nous avions invité Monsieur Ahmed Akoli, le secrétaire politique de la Cellule Europe du MNJ, à venir nous parler de la situation actuelle au Nord-Niger.
Pendant 45 minutes Ahmed Akoli nous a présenté le Peuple Touareg depuis ses origines jusqu’à nos jours, une présentation sans censure ni langue de bois, comme le veut l’éthique de notre association.
Cette présentation a suscité un long débat.
Parmi nos adhérents se trouvent des défenseurs de notre culture occitane dont Jean-Marc Courbet responsable d’un grand mouvement Félibre, « Baile » et ami d’Issyad Kato.
Je tiens à rappeler que EOT a vu le jour suite à une rencontre entre « Occitan et Imazighen » aux îles Canaries en août 1997.
Aujourd’hui pour cette A.G du 22 juin, deux hommes se retrouvent : Ahmed Akoli et Jacques Ressaire, tous deux ont participé au premier Congrès Mondial Amazigh.
Notre ami Issyad Kato faisait aussi partie de ce groupe.
Il me plait à rappeler qu’au delà de l’aide aux enfants Touareg (notre priorité) vivant en milieux nomades dans des situations plus que précaires, nous sommes aussi solidaires des revendication légitimes des peuples quant à leur existence, leur reconnaissance, et à leur possibilité à se développer dans le strict respect de leurs droits à la différence. Un débat animé s’en suivit !

Les esprits calmés le Président déclara l’A .G ouverte.

Le Président rappelle que depuis la fin janvier 2007 nous n’avons pas pu retourner sur le terrain, et pour cause !
Les seules informations du Niger arrivent par l’intermédiaire de notre ami Baye Mahamadou d’Agadez.
Vous aurez en pièce jointe son courrier.

Anou N’Agarouf

Je dois vous donner ici une explication sur la situation d’Anou N’Agarouf où tout se passe bien hormis un petit détail : le directeur de l’école est Haoussa, l’institutrice des petits est aussi Haoussa.
Résultat : une majorité d’enfants Haoussa en provenance d’Arlit se retrouve dans cette école afin de profiter des largesses du PAM et des aides en médicaments de E.O.T. Nous n’avons aucune animosité envers les enfants Haoussas ou Djerma, mais ces écoles sont mises en place pour scolariser les enfants des touaregs nomades de cette région. Nous allons attendre la suite des événements pour savoir si nous continuerons ou pas à travailler avec Anou N’Agarouf.

Azar

Le maximum sera fait pour pérenniser l’école d’Azar appelée à un grand avenir : les enfants qui la fréquentent sont tous des campements limitrophes.

Sikerat

A Sikerat les chose avancent.
Nous venons d’apprendre que ce site fait partie du projet pilote dénommé E.R.A.(Ecole Rurale Alterntive). E.OT se réjouit de cette victoire : c’est grâce à notre travail acharné que cette école a pu continuer à exister.
Nous avons eu les pires difficultés, nous avons rencontré les pires problèmes, mais au bout du chemin le travail paye.
Alors, merci à vous toutes et tous car ce projet n’aurait pas abouti à Sikerat sans notre travail.
En document annexe, vous trouverez les explication de Baye ainsi qu’un dossier de L’Unesco au sujet de l’Ecole Rurale Alternative.
A noter que l’école de Sikerat (photo de votre président) qui agrémente cette brochure de l’Unesco a été gracieusement offerte par l’association.

Le nouveau bureau

La cotisation est toujours fixée à 20 Euros.
Notre secrétaire, Peyrol Colette, a décidé de prendre sa retraite mais reste toujours adhérente. Je tiens à la remercier ici même pour tout le travail bénévole qu’elle a fait pour E.O.T.
Eve Ressaire de St Michel d’Euzet dans le Gard devient secrétaire.
Patrick Meycelle reste trésorier
Jean-Marc Pellet est encore président.

Petit bilan financier

Nous avons en caisse au 31/12/2007 la somme de 12194,36 €

Ressources
Les cotisations et dons ont rapporté : 1055,00 €
Les « Pièces jaunes » de la Boulangerie Pellet : 560,00 €
Les intérêts : 243,82 €

En dépense
Mission 2007 : 2160,00 €
Participation pour aménagement d’une palmeraie : 500,00 €
Frais du crédit Mutuel : 11,00 €

Et Maintenant ?

Etant donné les événements, il sera impossible de partir, nous avons donc pris la décision , sur ma proposition, de déléguer notre pouvoir à notre ami Baye Mahamadou.
Lui va décider en connaissance de cause quelles sont les priorités pour nos trois écoles.
Nous allons lui allouer un budget de 2500€ pour l’année scolaire 2008/2009 et une petite aide personnelle (150€) pour qu’il puisse plus facilement nous contacter par mail ou SMS.
Cet argent transitera par Western Union au fur et à mesure des besoins.
Si vous avez des questions je suis toujours à votre disposition.

Un dernier mot important

Ce qui manque à E.O.T ce sont des volontaires pour aller sur le terrain !
Merci de me dire si cela vous ferez plaisir de participer à une mission.
Il est aussi possible d’envisager avec Point Afrique un circuit autour de nos écoles…
A voir.

Point final

Si j’ai crée le blog occitan-touareg c’est pour faire circuler un maximum d’infos sur notre association et ses agissements.
Il est impossible de s’intéresser aux Touareg et d’ignorer les Tibétains ; il est impossible de se battre pour que les enfants Touareg gardent leur langue leur culture et leur tradition et de rester insensible à la disparition programmée de notre culture occitane ou provençale.
Vous trouverez donc sur ce site des informations qui touchent de prés ou de loin les problèmes liés aux peuples autochtones dont nous faisons nous aussi parti.

Cordialement
Jean-Marc Pellet

L’année scolaire 2007/2008 s’est déroulée tant bien que mal à Agadez en particulier dans les écoles de Sikerat, Anou Agarof et Azar. La situation actuelle a eu un impact très négatif sur la bonne marche des écoles en général surtout concernant la fréquentation car les populations nomadisent un peu loin des écoles qui malheureusement ne peuvent pas se déplacer au gré de celles –ci.
Voici d’une manière très ramassée la situation de chacune des écoles précitées.
Anou Agarof est situé dans la commune de Dannat département d’Arlit juste au cœur même du futur site d’exploitation d’uranium. Elle a un effectif théorique de 47 dont 13 filles repartis dans cinq cours encadrées par deux Instituteurs. Malgré l’assistance PAM la fréquentation laisse à désirer car à peine le tiers de l’effectif est présent. On constate aussi que les enfants viennent des centres urbains suivre les cours comme les conditions sont acceptables. Les locaux de l’école comprennent une classe en dur et une paillotte qu’il faut renouveler chaque année. En 2007/08 l’école n’a eu aucune assistance à part celle du PAM.
L’école d’Azar a évolué avec un effectif de 14 élèves dont 6 filles. c’est une école qui doit son existence surtout à EOt sous forme d’école communautaire. Par la suite l’état la relève en y envoyant un instituteur. Les conditions de vie sont un peu difficile pour cette écoles vu le manque de cantine même si on garde toujours espoir. Beaucoup de réalisations sont faites dans le passé par EOt mais la rareté d’informations fiables nous amène à faire de réserves sur la situation actuelle.
Sikerat situé dans la même zone que les écoles précitées est dans le département de Tchirozérine. Elle a un effectif aussi théorique de 39 élèves dont 17 filles tous venus des campements environnants. Elle est retenue pour faire parti d’un projet pilote de nommé ERA : Ecole rural alternative. Elle aura l’avantage de recruter jusqu’à l’âge de 12 ans et bénéficier d’une assistance : classes dortoirs, produits pharmaceutiques etc.…
En conclusion, je tiens à formuler mon vœu le plus ardent qui consiste à avoir la paix dans la zone pour que nos enfants aillent à l’école sans aucun risque.
Quand aux partenaires nous souhaitons qu’ils continuent à aider les plus démunis pour chasser l’ignorance.

Africains, une méditation salutaire pour nos Pays!!!

Objet : Africains, une méditation salutaire pour nos Pays!!!!
>
>
> LA REFLEXION ET...L’ACTION !!!!
>
> La différence entre les pays pauvres et les pays riches
> n’est pas fonction de l’âge du pays.
> Les pays comme l’Inde et l’Egypte ont plus de 2000 ans
> d’existence mais sont pauvres.
> D’un autre côté, le Canada, l’Australie & la
> Nouvelle Zélande , il y a 150 ans étaient inexpressifs.
> Aujourd’hui ils sont des pays développés et riches
>
> La différence entre les pays pauvres et les pays riches
> n’est pas fonction de l’étendue du pays et des
> ressources naturelles.
> Le Japon a un territoire limité, 80% de montagnes,
> inadéquat pour l’agriculture & l’élevage, mais il
> est la seconde économie mondiale. Le pays est comme une
> vaste usine flottante, important des matières premières
> de la terre entière et exportant des produits
> manufacturés.
> La Suisse est un autre exemple, qui ne plante pas de cacao,
> mais qui a les meilleurs chocolats du monde. Sur son petit
> territoire elle fait de l’élevage, et ne peut planter
> que 4 mois dans l’année. En plus, elle a les produits
> laitiers de meilleures qualités. C’est un petit pays qui
> donne une image de sécurité, de l’ordre et du travail,
> ce qui fait de lui le pays le plus sûr du monde.
>
> La communication entre les cadres des pays riches et leurs
> homologues des pays pauvres montre bien qu’il n’y a pas
> de différence intellectuelle significative entre eux.
>
> La couleur de la peau et la race n’a aucune importance:
> les immigrants taxés de paresseux dans leurs pays
> d’origine sont la force productrice dans les riches pays
> europeéns.
>
> Quelle est alors la difference ?
> La différence est dans le comportement des gens,
> façonnés au fil des années par l’éducation & la
> culture.
> En analysant le comportement des populations des pays
> riches et developpés, nous nous rendons compte que la
> grande majorité suivent les principes qui regissent leur
> vie:
>
> 1. Ethique, comme principe de base
> 2. Intégrité.
> 3. Responsabilité.
> 4. Respect des lois & règles.
> 5. Respect des droits des autres citoyens.
> 6. Amour du travail.
> 7. S’efforcer à apprendre et à investir.
> 8. Volonté de bien faire.
> 9. Ponctualité.
> 10.Aimer son pays et vouloir y vivre en paix
>
> Dans les pays pauvres, seule une minorité suit ces
> principes de base, dans leur vie de tous les jours. Nous ne
> sommes pas pauvres parce que nous manquons de ressources
> naturelles ou parce que la nature est cruelle envers nous.
>
> Nous sommes pauvres à cause de notre comportement. Il nous
> manque la volonté de respecter et d’enseigner ces
> principes de fonctionnement qu’ont adopté les pays
> riches et développés.
>
> Si vous ne faites pas suivre ce message, rien ne vous
> arrivera. Votre chouchou ne mourra pas. Vous ne serez pas
> tué. Vous n’aurez pas de malchance pendant les 7
> prochaines années et vous ne serez pas malade non plus.
>
> Si vous aimez votre pays, envoyez ce message autant que
> possible au maximum de gens.
>
> REFLEXION ET...ACTION car nous pouvons réussir nous aussi
> !!!

Une délégation amazighe sera reçue par les institutions de l'Union Européenne

Une délégation amazighe sera reçue par les institutions de l'Union Européenne
Posté par stephane le 28 juin, 2008 - 19:46

Une délégation amazighe internationale entamera une visite officielle au Parlement Européen, à la Commission Européenne , au Parlement Flamand ainsi qu'au Sénat fédéral belge début juillet.

Les animateurs donneront une conférence de presse le mercredi le 2 juillet à 11 h , à l' IPC , Rés.Palace , Salle Magritte 3° étage , rue de la Loi 155 à Bruxelles.

Ils feront le point sur leurs entretiens avec les élus au sujet des graves violations des droits humains et des libertés démocratiques dans l'ensemble des pays de la région Afrique du Nord et des menace qui pèsent sur le peuple amazigh touareg.

Composition de la DELEGATION

- Belkacem LOUNES , Président du Congrès Mondial Amazigh

- Rachid RAHA , Vice-Président

- Ahcene BOZETINE , Sécrétaire Général

- Ahmed ADGHIRNI , Président du Parti Démocratique Amazigh du Maroc

- Ahmed AIT BACHIR, Mouvement pour l ' Autonomie de la Kabylie

- Kamira NAIT SID , Présidente du Collectif des Femmes du Printemps noir de Kabylie

- Malika MATOUB , Présidente de la Fondation Lounes Matoub

- Hassan BAAMRANI , représentant région Ait-Baamran , Maroc

- Alhader AG FAKI , Résistance Touareg du Mali

- Kaocen MAIGA ; Résistance Touareg du Niger

- Mohamed ELHAMOUTI , Association Juba, Brussels

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Commentaires
Délégation Amazigh.

Le travail à l'échel international finira par ouvrir des portes à une diplomatie Amazigh sous toutes ses varietés outrepassant ainsi ses soit disant institutions étatiques mais scélerates qui ne sont là que pour notre négation.Vive les Berbéres.Oui pour des representants Amazigh militants.
Micipca de Montréal.

* répondre

Soumis par Micipca le 29 juin, 2008 - 01:55.
Cultiver la diversité mais

Cultiver la diversité mais dans l'action comune: le confederalisme en travaillant!!

Bravo!

kaci

* répondre

Soumis par Anonyme le 28 juin, 2008 - 21:03.
Akka

Akka ig laq,
ima waligh akka duklen leqbayel , aswi nnegh atnawed, assa nagh azekka ur ituqen ara.
Arezat, tagmats, adles akk tmurt.
Tibghest igerrzen. Nekk yedwen.

* répondre

Soumis par jestem le 28 juin, 2008 - 20:44.
Il y a deux intrus dans la delegation

Belkacem Lounes n'est pas un démocrate, juste un apprenti dictateur et Kamira Nait Sid n'est pas présidente du collectif de femmes du printemps Noir elle fut exclu par ce collectif lors de son assemblée générale tenue en février 2006. La présidente du collectif de femmes du printemps noir et Faroudja Moussaoui, une grande militante des droits humains... Cherchez ce nom sur google et vous verrez si je ment...

Vive tamanit n tmurt leqbayel.

* répondre

Soumis par Anonyme le 28 juin, 2008 - 23:59.
et toi t'es qui? t'es quoi?

toujours a critiquer.
et toi tu es qui? tu as fait quoi? montre nous ton nom qu'on ailles le chercher sur internet pour savoir ce que tu as fait.

Diriger une association qui dérange les régimes arabo-isalamo-terroristes n'est pas une sinécure.

Si toi tu es en ait capable montre toi au grand jours et agis, sinon tais toi a jamais oiseau de mauvaise augure.

Vive les Berbères, les vrais, les autres allez vous arabiser et vous islamiser et disparaissez!

Le Hezbollah et Israël pourraient échanger des prisonniers

Le gouvernement israélien se prononcera dimanche sur un échange de prisonniers avec le mouvement libanais Hezbollah, qui détient deux soldats israéliens, présumés morts, a annoncé mercredi le Premier ministre Ehud Olmert.

"Quant à Udi (Ehud Goldwasser) et Eldad (Regev), j'ai décidé de soumettre la question à l'approbation du gouvernement au cours de sa réunion dimanche", a affirmé M. Olmert au Parlement.

Le rabbin en chef de l'armée, Avihaï Ronsky, a récemment été sollicité par les autorités pour décider si les deux soldats Eldad Regev et Ehud Goldwasser, enlevés en juillet 2006 à la frontière libanaise par le Hezbollah, doivent être officiellement considérés comme morts.

Selon un rapport de l'armée remis au rabbin, l'un est "certainement mort et l'autre très probablement", selon les médias israéliens.

Un accord sur un échange de prisonniers et de corps semblait la semaine dernière être sur le point d'être conclu mais il bute depuis quelques jours sur l'avis défavorable de certains ministres et de responsables de la Défense.

Les chefs du service de sécurité intérieure (Shin Beth) et des services secrets (Mossad) se sont notamment opposés à une libération de prisonniers contre des corps, selon des sources gouvernementales.

Officiellement, Israël ne considère pas les deux soldats comme morts bien qu'aucun signe n'ait été reçu depuis leur enlèvement indiquant qu'ils étaient en vie.

La capture des deux soldats par le Hezbollah en territoire israélien près de la frontière libanaise avait provoqué une offensive militaire israélienne de grande envergure contre le Liban qui avait duré 34 jours (12 juillet-14 août 2006

Obama et McCain courtisent les hispanophones

Barack Obama et John McCain ont recherché samedi les faveurs de l'électorat hispano-américain dans leur course à la Maison blanche, le candidat démocrate accusant son rival républicain d'avoir renoncé, sous la pression de son parti, à défendre une réforme profonde de la politique d'immigration.


S'adressant l'un après l'autre à des représentants de la communauté d'origine latino-américaine, dont le vote pèsera lourd le 4 novembre, les deux hommes se sont présentés comme les champions de leur cause.


Obama a reproché à McCain, d'abord favorable à une vaste réforme de l'immigration offrant une chance d'intégration aux 12 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, d'avoir fait machine arrière pour suivre le courant dominant au sein de son parti.


Le projet de réforme a finalement été rejeté par le Congrès en raison de la forte opposition des républicains.


A l'occasion de ce débat, la position de McCain avait évolué et le sénateur de l'Arizona avait souligné la nécessité d'assurer la sécurité des frontières des Etats-Unis avant de se pencher sur le statut des immigrés illégaux.


"Un sujet sur lequel le sénateur McCain promettait le changement, c'était l'immigration. Il se disait le champion d'une réforme en profondeur et nous l'admirions pour cela", a lancé Obama devant une association d'élus et de responsables hispaniques, la NALEAO (National Association of Latino Elected and Appointed Officials).


"Mais quand il a brigué l'investiture de son parti pour la course à la présidence, il a renoncé à ses promesses", a ajouté le candidat démocrate, reprochant à son rival sa versatilité.


McCain, qui avait pris la parole devant l'association avant Obama, a admis que le projet qu'il avait défendu "n'était pas très populaire auprès de certains" au sein de son parti mais s'est engagé à continuer à oeuvrer à une réforme d'ensemble de la législation sur l'immigration, mettant même ce dossier "au sommet de ses priorités".


"Je veux vous assurer que nous traiterons cette question avec humanité et compassion", a-t-il dit, parlant des immigrés clandestins comme des "enfants de Dieu".

L'Espagne défie l'Allemagne en finale

L'Euro-2008, qui a consacré le retour du beau jeu, s'est offert sa finale de rêve: une nouvelle Espagne, qui n'a plus été à pareille fête depuis 1984, défie, dimanche à Vienne, l'Allemagne éternelle, ce monstre du football à la recherche d'un 4e sacre continental.

Le tournoi austro-suisse aurait pu annoncer un élargissement des frontières européennes avec un duel entre la Turquie et la Russie, demi-finalistes malheureux, mais quatre ans après le triomphe surprise de la Grèce, la finale viennoise marque le retour au premier plan de deux valeurs traditionnelles du football européen.

Et surtout, après le triomphe de Grecs regroupés il y a quatre ans autour de leur défense, c'est le retour de l'offensive qui est récompensé.

L'Espagne, avec ses onze buts marqués au cours de l'Euro, trouvera à qui parler face à des Allemands ayant trouvé à dix reprises le chemin des filets, dont six fois en quarts et en demi-finales.


Allemagne broyeuse d'illusions

Avec ses douze finales (Mondial et Euro), trois titres mondiaux (1954, 1974, 1990) et trois sacres continentaux (1972, 1980, 1996), la Nationalmannschaft a longtemps été une redoutable machine à gagner, avant de sombrer au tournant des années 2000 dans une grave crise, malgré une finale de Coupe du monde 2002 en trompe-l'oeil.

Mais le sélectionneur Joachim Löw a su faire fructifier le travail de son prédécesseur, Jürgen Klinsmann, et la Mannschaft est redevenue cette broyeuse d'illusions pour ses adversaires. A 48 ans, Löw s'est même paré de l'aura d'un grand tacticien, avec ce pari du 4-5-1 qui a balayé le Portugal (3-2) en quarts et permis de résister à la tornade turque en demi-finales (3-2).

Le sélectionneur allemand devrait reconduire ce dispositif avec Klose seul en pointe, soutenu dans l'entre-jeu par Lukas Podolski, meilleur joueur et buteur de son équipe (3 buts avant la finale) qui, avec ses coéquipiers du Bayern Munich, Bastian Schweinsteiger et Philipp Lahm, masque les insuffisances de la Nationalmannschaft.

Car tout n'est pas parfait sur la planète allemande. Le capitaine Michael Ballack n'a pas justifié son statut de star de l'équipe et est d'ailleurs incertain pour la finale (problèmes musculaires au mollet droit). Mais c'est surtout la défense, trompée déjà à six reprises, qui inquiète.

Les défenseurs centraux Christoph Metzelder et Per Mertesacker n'inspirent pas la plus grande confiance et le gardien de but Jens Lehmann fait son âge, 38 ans et 232 jours dimanche, ce qui lui vaudra d'être le joueur le plus âgé à participer à une finale d'un Euro.


La "Roja" sans Villa

En face, dimanche, il y aura l'Espagne, deuxième équipe la plus jeune du tournoi (après la Russie), qui hume à nouveau le parfum des grandes soirées.

Depuis son titre européen de 1964 et sa défaite en finale de l'Euro-1984 contre la France de Michel Platini, aujourd'hui président de l'UEFA, la "Roja" était frappée d'une malédiction dès qu'elle approchait le stade des quarts de finale.

La "seleccion" a cette fois bien négocié les rencontres à élimination directe, venant à bout en quarts des champions du monde italiens aux tirs au but (0-0 a.p., 4 t.a.b. à 2), avant d'écoeurer, jeudi en demi-finales, la jeune et insolente troupe russe de Guus Hiddink (3-0). L'attaquant Andrei Arshavin a d'ailleurs beaucoup appris ce soir-là.

Dimanche, l'Espagne sera privée de David Villa, meilleur buteur du tournoi (4 buts), touché aux ischio-jambiers en demi-finales. Mais l'Espagne a affiché une telle sérénité et une telle maîtrise, avec un collectif mêlant jeunes loups, comme Fernando Torres, Sergio Ramos et Cesc Fabregas, et joueurs d'expérience avec Iker Casillas et Carles Puyol, que ce forfait ne semble qu'une péripétie. D'autant que l'Espagne dispose dans ses rangs d'un super-remplaçant en la personne de Daniel Güiza, l'attaquant de Majorque, meilleur buteur de la Liga cette saison (27 buts). Ses statistiques parlent pour lui: 3 apparitions lors de l'Euro-2008, 154 minutes jouées et 2 buts sur 9 tirs.

Reste à savoir comment cette nouvelle Espagne vivra ce retour sous le feu des projecteurs, que l'Allemagne semble n'avoir jamais quitté.

Les résultats du Zimbabwe sont attendus dimanche matin

Le chef de l'Etat zimbabwéen Robert Mugabe attendait la confirmation de sa victoire après un simulacre de présidentielle où il était seul en lice et le régime préparait son investiture, indifférent à l'annonce de nouvelles sanctions américaines.

Le dépouillement des bulletins de vote s'est "terminé" samedi soir au niveau de chaque bureau et les résultats devaient être centralisés à Harare, a indiqué la Commission électorale du Zimbabwe.

Les résultats définitifs étaient attendus dimanche matin, deux jours après la tenue du second tour, a ajouté une source à la commission. "Nous continuerons le décompte demain matin et vers 10H00 (8H00 GMT), tout devrait être en ordre", a-t-elle indiqué.

Le président Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis 1980, est assuré d'emporter une victoire écrasante puisqu'il était de fait le seul candidat. Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, 56 ans, arrivé en tête au premier tour, s'était retiré de la course en raison des violences contre ses partisans.

La prestation de serment de Robert Mugabe doit avoir lieu dimanche, avant son départ pour le sommet de l'Union africaine (UA) en Egypte, selon des sources gouvernementales. "L'investiture aura lieu demain", a déclaré un proche du président.

Le chef de l'Etat, qui se dit investi d'un pouvoir de droit divin, avait maintenu le second tour envers et contre tous pour garder un semblant de légitimité.

Le régime a assuré que le scrutin avait été "paisible" et la participation "massive".

Mais le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai a dénoncé cette présentation du vote. "Ce qui s'est passé hier n'est pas une élection. C'est une imposture incroyable, une farce", a déclaré samedi son porte-parole, Nelson Chamisa.

M. Tsvangirai avait auparavant affirmé que les résultats ne reflèteraient que "la peur" des électeurs. Tout en appelant à boycotter le scrutin, il avait recommandé à ses partisans de ne pas prendre de risques, quitte à voter pour le président.

L'ex-syndicaliste avait jeté l'éponge après avoir constaté une "orgie de violences" depuis la déroute historique du régime aux élections du 29 mars. Le pouvoir avait alors perdu sa mainmise sur le Parlement et le président était arrivé en seconde position avec cinq points de retard.

M. Tsvangirai a demandé vendredi à la communauté internationale de rejeter le résultat du second tour.

Mais si l'Occident a unanimement dénoncé une "imposture", le Conseil de sécurité de l'ONU a été incapable de s'entendre pour déclarer le scrutin illégitime. Face à l'opposition de l'Afrique du Sud, il s'est borné à estimer que "les conditions d'une élection libre et équitable n'étaient pas réunies".

Très déçue, l'opposition zimbabwéenne a condamné un échec dont elle rend Pretoria responsable. Le président sud-africain Thabo Mbeki "abandonne le peuple du Zimbabwe en agissant comme s'il protégeait un Etat voyou", a accusé Nelson Chamisa.

Décidé à ne pas en rester là, le président américain George W. Bush a annoncé samedi de nouvelles sanctions "contre le gouvernement illégitime du Zimbabwe et ceux qui le soutiennent". Les Etats-Unis vont également "faire pression dans le sens d'une action forte de la part des Nations unies, notamment un embargo sur les armes et une interdiction de voyager pour les responsables du régime".

Les Occidentaux avaient déjà adopté des sanctions contre M. Mugabe et ses proches après sa réélection controversée en 2002.

Toute solution à la crise devra être basée sur les résultats du premier tour et non sur le "simulacre" de second tour, a déclaré samedi l'Union européenne (UE) appelant l'Afrique à prendre des décisions fortes.

Mais l'UA et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), deux blocs qui se sont jusqu'à présent contentés de déclarations vagues, ont maintenu un silence gêné.

Un Conseil de paix et de sécurité de l'UA doit se tenir dimanche en Egypte, avant le sommet lundi et mardi.

M. Tsvangirai a imploré les dirigeants africains de ne pas se laisser "intimider" par le plus vieux chef d'Etat d'Afrique, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ex-Rhodésie du Sud britannique en 1980.

Le régime a quant à lui appelé le monde à ne pas se mêler de ses affaires. "Laissez-nous discuter entre nous sans ingérence", a lancé samedi le ministre de la Justice Patrick Chinamasa.

Obama en tournée au Proche-Orient et en Europe

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a annoncé qu'il se rendrait dans cinq pays au Proche-Orient et en Europe, quittant la campagne électorale sur le front intérieur pour étoffer son image de leader en politique étrangère.

M. Obama se rendra, vraisemblablement cet été, en Israël et en Jordanie, ainsi qu'en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, a annoncé samedi son équipe de campagne dans un communiqué.

Les entretiens du candidat démocrate dans ces pays porteront sur les défis du terrorisme, la prolifération nucléaire et le changement climatique.

Ces visites visent à "évaluer la situation des pays qui sont cruciaux pour la sécurité nationale américaine et à s'entretenir avec des amis et alliés", indique le communiqué.

La date de ces voyages n'a pas été précisée, mais le directeur de la communication de l'équipe de campagne de M. Obama, Robert Gibbs, a laissé entendre qu'ils interviendraient cet été, en répondant samedi à la question d'un journaliste sur la chaîne de télévision Fox.

Barack Obama, 46 ans, qui doit être officiellement désigné comme le candidat démocrate à la convention du parti fin août, a déjà annoncé son projet de visiter l'Irak et l'Afghanistan en tant que membre d'une délégation du Congrès, mais ces pays n'étaient pas mentionnés dans la liste de samedi. Les détails de ce type de déplacements sont toutefois tenus secrets pour des raisons de sécurité.

Le projet de tournée internationale du candidat Obama intervient alors que, dans le feu de la campagne électorale, son rival républicain John McCain, un ancien combattant du Vietnam, âgé de 71 ans, insiste régulièrement sur le manque d'expérience internationale du jeune sénateur de l'Illinois.

Le candidat républicain accuse aussi M. Obama de ne rien connaître à la sécurité nationale et d'afficher faiblesse et naïveté en voulant discuter avec l'Iran.

John McCain, qui soutient l'intervention américaine en Irak alors que Barack Obama y est opposé depuis le début, ne manque pas une occasion de souligner qu'il s'est rendu huit fois dans ce pays contre une seule fois pour M. Obama.

En mars dernier, le sénateur républicain a fait une visite quasi-identique à celle prévue par M. Obama, qui l'a conduit à Bagdad, puis en Jordanie, en Israël mais aussi en Grande-Bretagne et en France.

Pour le sénateur noir, cette visite en Israël pourrait être l'occasion de polir son image auprès de l'électorat juif, une démarche déjà amorcée depuis quelques semaines.

Début juin, dans un de ses premiers discours de politique étrangère devant le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis, M. Obama avait estimé que Jérusalem devait "rester la capitale d'Israël" et "demeurer indivisible", suscitant la satisfaction d'Israël mais provoquant le mécontentement de l'Iran et des Palestiniens.

"Israël, qui est un ami proche et solide des Etats-Unis, est confronté à de graves menaces, émanant de la bande de Gaza jusqu'à Téhéran", a déclaré M. Obama samedi, ajoutant que la Jordanie "a été un partenaire étroitement associé au processus de paix".

En Europe, Barack Obama prévoit de visiter les trois pays qui ont travaillé de près avec les Etats-Unis pour que l'Iran cesse ses activités d'enrichissement nucléaire. La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont aussi été des proches alliés en Afghanistan.

Ces trois pays "sont des piliers de l'alliance transatlantique et contribuent à la mission en Afghanistan", a déclaré samedi le candidat démocrate qui compte "évoquer les moyens de renforcer notre partenariat au cours des années à venir".

"Ce sera une occasion importante d'avoir un échange de vues avec les dirigeants de ces pays à propos de ces questions cruciales pour la sécurité nationale américaine ainsi que la sécurité globale au 21e siècle", a conclu le candidat.

Siemens devrait supprimer 17 000 postes d'emploi

Le conglomérat allemand Siemens s'apprête à annoncer plus de 17.000 licenciements à travers le monde, dont près du tiers en Allemagne, une restructuration quasi sans précédent dans les 160 ans de son histoire, rapporte samedi la presse allemande.

Au total, 17.200 suppressions d'emplois sont prévues parmi les quelque 400.000 employés du géant industriel, dont 6.400 en Allemagne, touchant en priorité les services administratifs, selon le Süddeutsche Zeitung.

Les licenciements en Allemagne, étalés sur deux ans, devraient être annoncés d'ici l'automne.

D'autres journaux évoquaient samedi le chiffre global de 17.000 licenciements.

Aucun responsable de Siemens n'était immédiatement joignable pour commenter ces informations. Une rencontre entre la direction et des représentants du personnel est prévue début juillet.

Le patron de Siemens, l'Autrichien Peter Löscher, avait déjà annoncé en novembre vouloir réduire de 1,2 milliard d'euros les frais administratifs du groupe d'ici à 2010, laissant entendre que des pertes d'emplois seraient inévitables.

En février, le groupe avait déjà annoncé la suppression de 3.800 emplois dans sa division SEN (systèmes de télécommunications), et de 1.000 postes dans sa filiale Osram (ampoules et systèmes d'éclairage).

M. Löscher a affirmé cette semaine au quotidien Die Welt qu'il souhaitait éviter des licenciements secs en cas de suppressions d'emplois.

"Nous allons faire en sorte que ce soit le plus socialement supportable possible", avait-il déclaré.

Dans une interview au magazine Focus, il a par ailleurs estimé avoir eu tort d'avoir évoqué si tôt la perspective de suppressions d'emplois sans en préciser les détails, estimant que cela avait déstabilisé ses employés.

"Vu les réactions aujourd'hui, c'était certainement la mauvaise chose à faire", a-t-il concédé.

Dans un autre entretien, paru mercredi dans les quotidiens Financial Times et Financial Times Deutschland, M. Löscher estimait par ailleurs que son groupe était "trop allemand", et affirmait vouloir faire en sorte que d'autres nationalités soient mieux représentées au niveau de la direction.

"Nous n'avons que des hommes blancs dans les étages de direction (...) Nos 600 cadres dirigeants sont majoritairement des hommes blancs allemands", affirmait-il, jugeant que le conglomérat, très exportateur, pourrait s'enrichir de responsables venant de Chine ou d'Inde.

M. Löscher est arrivé il y a un an à la tête du groupe englué dans un scandale de corruption à grande échelle. Recruté hors de Siemens, l'Autrichien a reçu pour mission de redorer le blason du groupe et dépoussiérer ses structures.

Le parquet allemand enquête sur près de 270 suspects dans ces affaires de corruption qui touchent quasiment toutes les divisions du groupe et qui ont trait à des caisses noires mises en place notamment pour "faciliter" les commandes à l'étranger.

Siemens a jusqu'ici reconnu l'existence de caisses noires d'un montant de 1,3 milliard d'euros.

L'Opep prévoit un baril proche de 170 dollars cet été

Le président de l’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Chakib Khelil, prévoit une hausse du prix du pétrole. Il pourrait atteindre 150 ou 170 dollars le baril cet été.

“Je prévois probablement des prix de 150 à 170 dollars, durant cet été", a-t-il indiqué à Ulysse Gosset et Raphaël Kahane, sur le plateau du Talk de Paris de FRANCE 24, avant d’ajouter que les prix vont "peut-être décliner un peu vers la fin de l’année". Il ne s’attend pas à un pic à 200 dollars.

Il souligne que deux raisons principales, économique et géopolitique, sont à l’origine de cette flambée. Chakib Khelil pense que si la Banque centrale européenne relève ses taux t’intérêt cet été, cela affaiblira le dollar face à l’euro et entraînera une hausse du prix du pétrole (payé en dollar).

Il fait également référence à la hausse estivale de la demande, notamment aux Etats-Unis. Il ajoute que la pression internationale sur l’Iran peut aussi jouer sur les cours. "Il y a aussi les menaces contre l’Iran. Si elles deviennent encore plus importantes, je pense que le prix du pétrole va encore augmenter durant cet été".

Chakib Khelil est également le ministre algérien de l’Energie et des Mines depuis 1999. En tant que tel, il insiste sur le fait que l’Opep n’a pas besoin d’augmenter sa production. "Les statuts de l’Opep lui demandent de satisfaire les besoins sur le marché international. On l’a toujours fait (…). Maintenant, il est très difficile de trouver un marché (…). Je mets mon pétrole sur le marché et je ne trouve pas d’acheteurs".

Cependant, il admet que la position de l’Opep pourrait évoluer lors de la prochaine réunion, en septembre. "Nous reverrons la situation du marché en fonction de la demande", explique-t-il.

Il a également averti que si jamais une crise mondiale entraînait un arrêt de la production, l’Opep serait dans l’incapacité d’y faire face. Les membres de l’Organisation ne pourraient pas remplacer la production perdue. Dans ce cas, "les prix pourraient atteindre les 200, 300 ou 400 dollars le baril", prévient-il.

Bill Gates part, Microsoft se cherche

Le 27 juin sera le dernier jour à plein temps de Bill Gates chez Microsoft, le groupe qu'il a fondé il y a 33 ans, transformé en empire mondial de l'informatique et dont il se détache pour se consacrer à sa fondation humanitaire.



Comme annoncé dès juin 2006, Bill Gates restera président non exécutif du conseil d'administration de Microsoft dont il abandonnera complètement les rênes à son ami fidèle, Steve Ballmer, qu'il connaît depuis Harvard et qui depuis 2000 dirige le groupe comme président exécutif.



Mais le retrait de Bill Gates intervient à un moment délicat pour le géant américain, dont le modèle économique, les logiciels payants, est fragilisé.



Le groupe vient en outre de rater le rachat de Yahoo!, numéro 2 mondial de la publicité sur internet et doit trouver d'autres voies pour se développer dans ce secteur.



Une diversification cruciale, car l'avenir est incertain pour ses deux principales sources de revenus: le système d'exploitation Windows, qui fait tourner plus de 90% des ordinateurs mondiaux, et les logiciels Office (traitement de texte Word, tableaux Excel, présentations Powerpoint).



Ces produits lui rapportent la quasi-totalité de son bénéfice opérationnel.



Pour Windows, la dernière version, Vista, sortie fin 2006, a suscité une avalanche de critiques et ne progresse que lentement: Microsoft n'a vendu que 150 millions de licences, beaucoup d'entreprises préférant garder XP, la version précédente.



Non seulement les nouveautés n'ont pas convaincu par rapport à Windows XP mais Vista s'est révélé incompatible avec moult logiciels et périphériques.



Microsoft a même dû accepter temporairement de continuer à fournir Windows XP, mais cessera le 30 juin.



Parallèlement, les ordinateurs MacIntosh d'Apple, seul fabricant de micro-ordinateurs n'utilisant pas les logiciels de Microsoft, ont vu leurs ventes grimper en flèche depuis un an et accru leur part du marché mondial à plus de 5%. Les MacIntosh tournent sous un système d'exploitation propre à Apple.



L'autre pilier des revenus du groupe, ses logiciels de bureau Office, sont eux de plus en plus concurrencés par des produits gratuits, comme les logiciels en ligne de Google ou les logiciels libres (Star Office, Open Office). Vient de s'y ajouter le logiciel libre de son concurrent IBM, Lotus Symphony.



IBM affirme qu'une entreprise de 20.000 salariés économiserait 8 millions de dollars par an de licences payées à Microsoft en basculant sur Lotus Symphony.



Steve Ballmer se retrouve donc sous pression, et plus encore depuis les trois derniers mois, avec le feuilleton Yahoo!. De nombreux analystes jugent qu'il aurait dû monter son offre pour remporter l'affaire, plutôt que de renoncer.



Microsoft avait d'abord proposé à Yahoo! 31 dollars par action (environ 44 milliards de dollars), puis était monté à 33 dollars par action (47 milliards), mais avait refusé d'aller jusqu'aux 37 dollars réclamés par les dirigeants de Yahoo!.



Microsoft a subi une nouvelle humiliation la semaine dernière quand Yahoo! a annoncé un vaste partenariat avec le leader mondial de la publicité en ligne Google, et mis fin aux discussions avec Microsoft, refusant au passage l'offre de Steve Ballmer de rachat uniquement du moteur de recherche de Yahoo!.



Microsoft veut essayer d'autres moyens pour se renforcer sur internet, où il a moins de 3% du marché mondial des recherches contre plus de 60% pour Google. Difficile d'imaginer comment, d'autant que M. Ballmer a déclaré vendredi qu'il n'était pas question d'une autre grosse acquisition.



Mais Bill Gates ne sera sûrement pas loin. Pour les grandes décisions, "je consulterai Bill Gates, mon ami, mon collègue", a lancé Steve Ballmer fin mai. "Bill est disponible pour moi, et c'est une ressource extraordinaire", avait-il conclu.

Le pétrole s'envole, les Bourses en berne

Dans un entretien à FRANCE 24, le président de l'Opep, Chakib Khelil, prévoit "probablement des prix de 150 à 170 dollars durant cet été".


Les cours du pétrole continuaient de moissonner les records vendredi, au lendemain du dépassement symbolique des 140 dollars le baril, dans un contexte de fortes incitations: des Bourses en berne, la Libye qui agite l'arme pétrolière et des pronostics de prix vertigineux.

Après avoir franchi pour la première fois jeudi soir le cap symbolique des 140 dollars à Londres comme à New York, les cours de l'or noir continuaient à moissonner les records: les prix ont atteint vendredi matin 141,98 dollars à Londres et 141,71 dollars à Londres.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril s'échangeait à 140,99 dollars à New York et à 140,91 dollars à Londres.

Selon un véritable cercle infernal, les prix du pétrole profitent de la désaffection des investisseurs pour les bourses d'action, qui elles-mêmes pâtissent lourdement du pétrole cher.

"Il faut observer que les flux financiers ont quitté les bourses d'action, qui ont enfoncé des planchers. Selon la répétition de schémas observés plus tôt cette année, quand l'argent n'a pas d'endroit où aller, il se retrouve coincé dans les matières premières, car c'est l'un des rares instruments financiers qui le fasse vraiment fructifier", observait Olivier Jakob, du cabinet Petromatrix.

Le Foostie de Londres a touché jeudi soir un plus bas depuis la mi-mars, le Dax de Francfort n'était pas loin vendredi d'enfoncer son plus bas de l'année (6.168 points) et le CAC 40 de Paris revenait à son niveau d'octobre 2005.

"Les prix du pétrole attisent les craintes d'inflation, mettant à mal les marchés d'action, ce qui par ricochet entraîne une nouvelle poussée des prix des matières premières, où les investisseurs viennent chercher de meilleurs rendements", renchérissait Michael Davis, de la maison de courtage Sucden.

L'affaissement de la devise américaine, passée jeudi de 1,55 à plus de 1,57 dollar pour un euro, augmentait encore la séduction du pétrole aux yeux des spéculateurs: lorsque le billet vert baisse, ils tendent à acheter des matières premières vendues en dollar pour se prémunir contre l'inflation.

En toile de fond, les prix restaient soutenus par un cocktail très haussier composé d'inquiétudes sur les disponibilités futures d'or noir, de tensions géopolitiques et de pronostics très haussiers sur les prix du pétrole.

La possibilité d'une réduction de la production en Libye, évoquée par Choukri Ghanem, le PDG du groupe pétrolier public National Oil, Shokri Ghanem, avait semé la panique jeudi.

Tripoli envisagerait de réduire sa production en cas d'éventuelles poursuites américaines, selon des propos de M. Ghanem rapportés par les analystes. Ce dernier n'aurait en revanche pas indiqué de combien serait cette baisse de production, ni même à quelle date elle pourrait intervenir.

Troisième pays producteur africain d'or noir --derrière l'Angola et le Nigeria--, la Libye produit en moyenne entre 1,7 et 1,85 million de barils de pétrole par jour.

Ajoutant à ce climat haussier, le président du géant énergétique russe Gazprom Alexeï Miller a déclaré que l'Opep n'avait virtuellement pas d'influence sur les prix du pétrole, dans une interview publiée vendredi par le Financial Times.

Il a prédit une hausse drastique des prix du brut, comme il l'a déjà fait récemment, prévoyant un prix à 250 dollars le baril (actuellement autour de 140 dollars).

"Si le pétrole parvient à clôturer au-dessus de 140,42 dollars, la situation sera beaucoup clarifiée: cela signifierait que le pétrole s'engage vers les 155 dollars", a pronostiqué de son côté la banque Barclays Capital dans une note technique.

Toulouse remporte la finale du Top 14

Toulouse a confirmé samedi son statut de "bourreau" de Clermont en battant l'ASM en finale du Top 14, au stade de France, pour conquérir le 17e titre de champion de son histoire au terme d'un match exceptionnel.

Après 1994, 1999 et 2001, le Stade Toulousain a infligé une quatrième défaite à Clermont, faisant pleurer tout un peuple jaune et bleu monté dans la capitale pour fêter un sacre annoncé.

Pour la deuxième année consécutive, après leur échec de 2007 face au Stade Français, les Clermontois, qui ont dominé la phase régulière, sont des perdants magnifiques, mais des perdants quand même.

Leur expérience des finales, la force de leur pack, le courage et le génie de leur ouvreur Jean-Baptiste Elissalde, pourtant blessé aux côtes, ont permis aux Rouge et Noir de soulever un bouclier de Brennus qui se refusait à eux depuis 2001.

Avant le match, les Clermontois avaient pourtant gagné une bataille, celle du public, qui avait investi en masse les travées d'un stade de France incandescent pour assister, enfin, au triomphe de ses "Jaunards".

Dès l'entame, Clermont investissait le camp toulousain. Dominateurs sur les phases de contact et dans le jeu au sol, les hommes de Vern Cotter traduisaient leur avantage en ouvrant le score par leur buteur australien Brock James (3-0, 14e).

Les Toulousains ne tardaient guère à réinvestir le camp adverse. Sur leur première incursion dans les 22 mètres adverses, Byron Kelleher s'échappait au ras d'un regroupement et, après une succession de charges, le talonneur William Servat aplatissait au pied des poteaux pour donner l'avantage au Stade Toulousain (7-3, 18e).

Le match virait alors au chassé-croisé puisque Clermont, sur un astucieux coup de pied à suivre de James, inscrivait un essai grâce à son capitaine Aurélien Rougerie après un cafouillage toulousain dans l'en-but (10-7, 21e).


Un essai de 90 mètres


Les deux équipes se rendaient coup pour coup, les chocs terribles éparpillaient les joueurs aux quatre coins d'un terrain devenu arène.

A l'approche de la mi-temps, Elissalde, courageux à l'extrême malgré des côtes douloureuses, remettait les deux équipes à égalité sur une pénalité avant que Clermont ne manque un essai tout fait.

James alertait Napolioni Nalaga d'une transversale au pied. L'ailier fidjien semait la panique dans la défense toulousaine avant de servir Benoît Baby, qui commettait un en-avant alors que le chemin de l'en-but était dégagé.

La seconde période reprenait sur un rythme éffréné et chacune des deux équipes, au point de rupture, manquait le K.-O., Toulouse par Kelleher, Clermont par Gonzalo Canale.

Il fallait néanmoins attendre la 56e minute pour voir les Rouge et Noir reprendre l'avantage grâce à Elissalde sur une pénalité (13-10).

Dans ce duel au sommet - sans doute la plus belle finale de l'ère professionnelle -, il était dit qu'il faudrait une action d'éclat pour faire basculer le match.

Elle n'allait pas tarder.

D'un ballon a priori injouable, sur une sortie de mêlée cafouillée dans leurs propres 22 mètres, les Rouge et Noir allaient faire un festin.

Dans le plus pur style toulousain, le ballon volait de mains en mains et, après des relais décisifs de Jean Bouilhou, Jean-Baptiste Elissalde et Yves Donguy, il échouait dans les bras de Maxime Médard, qui éliminait les deux derniers défenseurs clermontois d'un crochet intérieur pour inscrire son 14e essai de la saison (20-10, 60e).

Les Clermontois ne s'en remettraient jamais même si James réduisait le score à dix minutes de la fin sur pénalité (20-13).

Deux nouvelles pénalités de Maleli Kunavore et Valentin Courrent portaient le score à 26-13 avant un dernier essai pour l'honneur du pilier clermontois Davit Zirakashvili après la sirène.

Nadal s'impose, Clément et Gasquet s'accrochent

Richard Gasquet va défier l'unique espoir du public britannique, Andy Murray, en huitièmes de finale de Wimbledon, après avoir battu assez difficilement Gilles Simon en quatre sets 6-3, 6-3, 6-7 (3/7), 6-3 samedi.

Ils seront deux Français en deuxième semaine puisqu'Arnaud Clément a lui aussi franchi le troisième tour en dominant l'Autrichien Jurgen Melzer en quatre manches 4-6, 6-3, 6-4, 6-4.

Gasquet a dû batailler ferme pour éliminer Simon, un joueur à la notoriété limitée malgré sa 29e place mondiale, probablement parce qu'il n'a pas encore réussi un gros coup en Grand Chelem.

Il s'en est même fallu de peu pour que le match ne tourne en faveur du Niçois, qui menait 3 à 1 dans le quatrième set.

"Il est partout, il couvre bien le court et il fait mal jouer. Il a un bon sens tactique, il lit très bien le jeu. Pour le battre, il faut s'employer", a commenté le Biterrois, supérieur à son adversaire au service (14 aces à 5) et au filet (36 points à 16).


2-0 pour Gasquet

Gasquet va encore devoir hausser son niveau de jeu pour battre Murray dans le troisième huitième de finale de sa carrière à Londres. On peut parier que le jeune Ecossais, 12e mondial, ne lui fera pas les mêmes cadeaux que Simon en fin de match. "C'est un joueur très intelligent, il ne fait pas de fautes bêtes", dit Gasquet.

Le Biterrois reste sur deux victoires contre son futur rival, dont l'une dans un match très important l'année dernière à Bercy qui lui avait ouvert les portes de son premier Masters. "Un super souvenir", dit-il. Le spectacle promet d'être encore une fois intéressant entre ces deux joueurs atypiques, maîtres de la variation et du toucher.

Le public sera évidemment derrière Murray, le seul Britannique capable de succéder à plus ou moins long terme à Fred Perry, dernier vainqueur du cru en... 1936, même si la cote d'amour de l'Ecossais de 21 ans n'est peut-être pas aussi élevée qu'elle pourrait l'être, à cause de son caractère réputé ombrageux.

"On n'est pas au Brésil. Ici le public est toujours respectueux", a souligné Gasquet, très à l'aise en Angleterre, loin du soutien parfois étouffant des fans français.


Clément de retour

Si la présence du demi-finaliste 2007 en deuxième semaine n'a rien d'une sensation, celle d'Arnaud Clément, possible adversaire de Mathieu, est une vraie surprise. Voilà cinq ans que l'Aixois n'avait plus été aussi loin dans un Grand Chelem.

"Pour moi, c'était extrêmement frustrant de ne plus gagner de match en Grand Chelem. Il y a eu une période où j'étais extrêmement régulier. Puis, plus rien", a dit "la Clé", qui jouera un huitième de finale dans un tournoi majeur pour la dixième fois de sa carrière à 31 ans.

La saison avait été extrêmement morose pour le Français, tombé à la 145e place mondiale. Il n'avait gagné qu'un match sur le grand circuit (à Miami) avant son retour sur sa surface de prédilection à Bois-le-Duc, aux Pays-Bas.

Il rencontrera le jeune Croate Marin Cilic, tombeur samedi de Paul-Henri Mathieu en quatre sets serrés 6-7 (5/7), 6-3, 6-4, 7-6 (8/6).

C'était la cinquième fois de l'année que le Strasbourgeois, tête de série N.14, affrontait l'espoir de 19 ans cette saison. Il l'avait emporté à trois reprises mais restait sur une défaite sur gazon à Nottingham.

Le pôle Nord pourrait se retrouver sans glace cet été

Par AFP

Le pôle Nord pourrait momentanément être libéré des glaces cet été, un fait sans précédent dans les temps modernes qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique, selon un glaciologue américain.

"Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace", a expliqué à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado, ouest).

Evaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique a jugé "concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord".

La fonte des glaces au pôle Nord "s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes", a-t-il ajouté.

"Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan Arctique d'ici 2030 ou autour de cette date", a poursuivi le glaciologue. Il y a quelques années, ce scénario était anticipé entre 2050 et 2100, a-t-il rappelé.

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

"D'un point de vue scientifique, le pôle Nord est un point comme un autre sur le globe, mais le fait que la glace puisse y fondre totalement (même brièvement) a un sens symbolique fort dans l'imagination populaire", a relevé Mark Serreze.

"Il est difficile d'imaginer le pôle Nord sans glace et n'oubliez pas que le Père Noël y habite", a-t-il plaisanté.

Mais ce phénomène est "juste un autre indicateur de la disparition de la banquise arctique".

"Je suis néanmoins surpris" que cela puisse se produire aussi vite."Il y a seulement cinq ans je ne l'aurais même pas imaginé", a encore dit ce scientifique.

Durant l'été arctique 2007, la superficie de la banquise à la mi-septembre, au plus fort de la fonte, a été la plus faible jamais mesurée par les satellites et probablement depuis un siècle, a rappelé Mark Serreze.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année, "nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore", a noté le chercheur.

La saison de fonte dans l'Arctique commence à la mi-juin. La glace atteint son minimum à la mi-septembre et son maximum en hiver à la mi-mars.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre devrait légèrement ralentir ce phénomène mais l'inverser prendra très longtemps, a jugé ce scientifique.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés. Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les long détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.