samedi 31 mai 2008

communiqués du MNJ.

vendredi 30 mai 2008
Communiqué de la Cellule Politique MNJ en Europe

La Cellule Politique MNJ en Europe s’est réunie ce jour jeudi 29/05/08 en session extraordinaire en vue d’examiner la situation de ces derniers jours.

Elle s’inquiète plus que jamais sur les conséquences du refus obstiné du pouvoir en place d’œuvrer pour une Justice sociale et le retour de la Paix.

La Cellule politique rend responsable le pouvoir nigérien de la dégradation de la sécurité et du climat socio-politique sur l’ensemble du pays.

Par ailleurs, la Cellule Politique MNJ en Europe a pris acte de la démission des 2 ses membres, notamment Chehna HAMATE et Kaocen SEYDOU MAÏGA.

Aussi, La Cellule Politique MNJ en Europe a procédé à leur remplacement.

Ainsi la Cellule Politique MNJ en Europe est ainsi composé :
- Coordinateur : Ghissa FELTOU,
- Chargé de la Communication : Issouf ag MAHA,
- Secrétaire aux relations extérieures Ghoumour Moctar,
- Secrétaire exécutif : Atouwa Egour,
- Conseiller Militaire auprès de la Cellule Politique : Mohamed Wan Jada dit Tombola,
- Secrétaire Politique : Ahmed AKOLI.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 30.5.08

dimanche 25 mai 2008
Le carnage de Tadak

Depuis 3 jours, les rumeurs les plus fantaisistes circulent au sujet d’un prétendu démantèlement d’une de nos bases à Tadak.

La prétentieuse déclaration du Ministre de la défense de Niamey a davantage emmêlé l’écheveau et empêché une plus grande visibilité.

Pour la transparence, le MNJ a le devoir de rapporter ici tout l’éclaircissement sur ce qui s’est réellement passé et, mettre fin à ce que le gouvernement de Niamey dans sa soif de remporter au moins une victoire sur notre mouvement, veut présenter comme un exploit.

Dans sa détermination à dire donc toujours la vérité et toute la vérité, rien que la vérité, aux nigériens et surtout de refuser en toutes circonstances de s’adonner à la désinformation comme le fait pour sa part le pouvoir de Niamey, le MNJ dit une fois encore exactement ce qui s’est passé ce jeudi 22 mai 2008 :

Une colonne de l’armée Nigérienne terrée à Iférouane décida de sortir pour aller s’en prendre comme d’habitude aux paisibles citoyens vivant dans les environs immédiats de son retranchement.
Elle partit alors au puits de Tadak (environ 10 km au Nord d’Iferouane) où elle s’en prit aux campements nomades qui vivent autour de ce puits : ces campements ainsi que l’école de Tadak furent brûlés.

L’armée du pouvoir de Niamey y exécuta ainsi sommairement 7 civils (du moins ceux qui jusqu’ici ont été découverts car nous continuons les recherches) tous éleveurs, parmi lesquels figurent des personnes dont l’âge varie entre 50 et 80 ans.
Il s’agit de :
- Mama Ewaden
- Ibrahim Ghissa
- Boulla Lachi
- Hamadi Ghoumour
- Idrissa
- Lolo
- Sidi Koummado

La population qui échappa au carnage prit la fuite pour se réfugier dans les montagnes.
Ce qui du coup alerta un élément de nos TIR en patrouille dans les environs.
Celui-ci se transporta sur les lieux et accrocha la colonne venue commettre son forfait.

A l’issue de cet accrochage, il y a eu :
- du côté du MNJ :
* 4 de nos combattants tombés sur le champ d’honneur :
. Moussa Hamad Ahmad
. Idrissa Mamatti
. Adamou Mohamed
. Haroun
* 3 autres (dont 1 grièvement) ont été blessés.

- du côté des militaires de Niamey :
* 5 militaires morts : leur état major doit donner leurs identités pour le respect de leurs âmes et de leurs familles ainsi que de tous les Nigériens.

Le MNJ profite de cet instant solennel pour présenter, au nom de tous les Nigériens épris de justice, ses condoléance les plus sincères aux familles des civils assassinés, victimes d’un régime qui se complait dans la haine et l’assassinat des paisibles citoyens.

Nous présentons également toutes nos condoléances aux familles de nos 4 combattants tombés dignement sur le champ d’honneur dans une lutte pour la Justice au profit du Peuple Nigérien bafoué dans ses droits les plus élémentaires.

Le MNJ prie d’autre part pour le repos de l’âme des 5 soldats morts inutilement à cause de la folie des dirigeants établis à Niamey.

Voila non seulement l’ignoble acte commis par l’armée dite nigérienne sur les populations civiles de Tadak mais aussi ce qui a été héroïquement revendiqué par le ministre de la défense du Niger comme une victoire de ses militaires à Tadak.

Après que la colonne des militaires de Niamey eut été repoussée par nos éléments venus en renfort, le MNJ a réalisé des prises d’images des campements calcinés : nous les mettrons prochainement en ligne (elles comme d’autres dont nous avons parlés) afin d’édifier le Peuple Nigérien et l’opinion internationale sur la barbarie dont se glorifie le gouvernement du Niger.

Par ailleurs, Nous savons de source digne de foi que sept soldats de l'armée (éléments du FNIS : intégrés de l’ex-rébellion) ont été exécutés sur ordre de Niamey pour avoir formulé des réflexions relatives à la destruction des bétails des populations civiles.
A ce sujet aussi, le pouvoir de Niamey doit informer le Peuple Nigérien.

Et bien, c’est là maintenant une bonne occasion pour notre «vaillant» Président de la CNDH/FL de montrer que tous les nigériens, en particulier les civils, ont les mêmes droits et qu’il n’est pas à la tête d’une association dite de défense des Droits Humains, à la solde du pouvoir de Niamey !

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 25.5.08

samedi 24 mai 2008
Gestion du cas Elhadji Ahmoudou Ehalawèye

Le MNJ très soucieux de la situation des civils, fusse-il qu’ils agissent (volontairement ou contraints) pour le compte du pouvoir de Niamey, les traite avec égard et humilité et ne tient jamais à les priver de leur liberté.

Pour cette raison, il vient de remettre Mr Elhadji Ahmoudou Ehalawèye au CICR.
La remise s’est effectuée aujourd’hui même, à 25 km à l’Est d’Agadez.

Au cours de son séjour auprès de nous, nous avons eu à discuter librement avec Mr Elhadji Ahmoudou Ehalawèye de la portée des actes qu’il a posés ; actes qui n’honore pas une personne de son statut et, qu’il semble bien avoir compris.

Nous souhaitons un bon retour dans son foyer à Mr Elhadji Ahmoudou Ehalawèye.
Et qu’il vive désormais en toute quiétude au sein des siens.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 24.5.08

jeudi 22 mai 2008
Cas de Mr Alhadji Ahmoudou Ehalawèye

Les faits :

Des renseignements émanant des sources fiables nous avaient fait part des contrats d’achat d’armes passés par des civils nigériens à la solde de l’armée et du gouvernement en place à Niamey.

Le recoupement de ces informations nous a permis de connaître l’identité des personnes impliquées dans l’acquisition de ces armes ainsi que le lieu de rendez-vous où celles-ci seront fournies.

C’est ainsi qu’il s’est révélé que Mr Alhadji Ahmoudou Ehalawèye qui a déjà posé plusieurs actes de dénigrement contre le Mouvement des Nigériens pour la Justice s’avère être l’auteur de la commande desdites armes.

Les marchandises étant prêtes, Mr Alhadji Ahmoudou Ehalawèye s’est déplacé pour aller en prendre possession.

Le MNJ a alors immédiatement dépêché une mission sur place pour appréhender l’intéressé avec son arsenal.

Mise au point :

Le MNJ se réserve la souveraineté de la gestion du cas de Mr Alhadji Ahmoudou Ehalawèye dont il condamne les actes et non la personne pour laquelle il n’a d’ailleurs que de la compassion pour avoir été naïvement abusée par un régime machiavélique dont le but est de :
- pousser les citoyens à la délation,
- faire germer la guerre ethnique et tribale,
- faire prospérer le trafic en tout genre.

Par ailleurs, le MNJ ne se laissera nullement impressionné par des déclarations de condamnation émises par ci par là par des responsables des associations (telle que la CNDH/FL : Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales) connues pour leur affiliation au pouvoir en place à Niamey et qui de plus, ne sont nullement soucieuses des intérêts des populations des zones du conflit massacrées sous leur silence complice et absolu.
Ces associations dont notamment celle dont est membre Mr Alhadji Ahmoudou Ehalawèye se disent agir au nom des Droits de l’Homme alors qu’elles s’intéressent plutôt à l’acquisition d’armes de guerre pour discréditer le MNJ.

Le MNJ veillera à ce que Mr Alhadji Ahmoudou Ehalawèye puisse se tirer de l’imbroglio où l’a plongé le pouvoir de Niamey pour qu’il puisse vivre en toute quiétude comme tout citoyen nigérien ordinaire : il n’a pas à s’impliquer dans un conflit qui nous oppose à un système ; un conflit qui, de toutes les façons, le dépasse et dont il n’a aucun intérêt à se mêler.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 22.5.08

mercredi 21 mai 2008
Notre engagement pour la Justice au profit du Peuple nigérien ne se mesure qu'à la determination de nos combattants


Mouv. Nig. Just.
envoyé par MNJ2007

Halte au massacre du peuple touareg par l’armée nigérienne

Vendredi 18 avril 2008
/Touareg-Niger/Rassemblement de soutien et de solidarité, le samedi 19 avril 2008 au Trocadéro à 14h00
Halte au massacre du peuple touareg par l’armée nigérienne
Rassemblement de soutien et de solidarité, le samedi 19 avril 2008 au Trocadéro à 14h00
Afin de dénoncer les exactions auxquelles se livre l’Etat nigérien dans le Pays touareg, et pour exprimer leurs soutien au peuple touareg en lutte, trois organisations de l’Hexagone, L’Internationale Touarègue, France Libertés et Tamazgha appellent à un rassemblement le samedi 19 avril 2008 à 14h00 sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro à Paris.

Rejoignez les organisations et participez au rassemblement du 19 avril pour dénoncer :

* l’état de « mise en gade » décrété en Pays touareg par l’Etat nigérien ;
* les exactions sur les populations civiles touarègues ;
* les détentions arbitraires et sans jugements ;
* les déportations d’Agadez aux prisons du sud ;
* les liquidations extrajudiciaires.

Exiger :

* l'arrêt de la mise en garde en pays touareg ;
* la libération de tous les prisonniers d’opinion ;
* une enquête sur les crimes et exactions commises par l’armée nigérienne ;
* le jugement des auteurs des crimes et exactions par une Cour de Justice Internationale ;
* la réparation de tous les préjudices.

Et demander :

* A la communauté internationale de se mobiliser aux côtés du peuple touareg contre une injustice récurrente subie depuis des décennies ;
* Aux organisations internationales, aux Etats et aux élus de prendre leurs responsabilités en sortant d’un silence complice ;
* Un moratoire sur l’attribution de licences d’exploitation et d’exploration en pays touareg.

Toutes et tous au rassemblement de soutien et de solidarité avec le peuple touareg
Le samedi 19 avril 2008 à 14h00
Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro – Paris)


Pour avoir les infos complètes voici un lien pour le tract en version PDF


http://www.tamazgha.fr/IMG/pdf/Appel_rasseemblement_190408.pdf

Bahanga : le Cauchemar des Généraux

Bahanga : le Cauchemar des Généraux
28 May, 2008 05:18:00 Info Matin
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image Ibrahim AG Bahanga

Rébellion au NordAttachés à la paix qu’ils peinent à imposer par la médiation et le dialogue, les généraux, resteront à l’instar des « prisonniers maliens » des otages d’un processus de paix qui s’embourbe dans le profond contentieux, non du Nord-Mali, mais celui très vivace entre les médiateurs algérien et libyen. Et tant que ce contentieux n’est pas soldé, Bahanga restera le pire cauchemar des Généraux, l’Ogre qui terrorisera le Nord-Mali.
Deux ans après l’insurrection « fagaguiste » et « bahanguiste », la rébellion touarègue qui sévit au Nord-Mali laisse éclater au grand jour ses multiples facettes et déchirures. Le mode opératoire des rebelles, les remises en causes des engagements, l’émiettement du mouvement, la multiplication des groupes armées, l’entrée en lice de nouveaux médiateurs, sont autant révélateurs des mutations que de l’imbroglio déteignant irrémédiablement sur l’idéal d’un combat présenté comme celui de la paix et du développement de la région de Kidal.



La présente rébellion armée qui secoue le Nord de notre pays, depuis le 23 mai 2006, a laissé apparaître des signes multiples de mutation profonde. L’un des derniers revirements spectaculaires dans cette crise du Nord, c’est bien l’émergence de nouveaux groupes armés. D’une rébellion unique, dirigée au plan politique par l’Alliance du 23 Mai pour la démocratie et le changement, l’ADC, l’on s’est retrouvé avec une dissidence (« Alliance touarègue Nord-Mali pour le changement » (ATNMC)) conduite par Ibrahim Ag Bahanga, rejoint par le colonel déserteur Hassan FAGAGA auquel avait été pourtant confié le commandement des unités spéciales en gestation alors.

A ce niveau, l’on est de facto en présence de deux mouvements distincts dont les membres sont pourtant signataires de l’Accord d’Alger du 4 juillet 2006 qui avait mis un terme aux premiers affrontements armés. Toutes choses qui ne sont pas sans implication lorsqu’on sait que cette nouvelle donne conduit à avoir deux interlocuteurs : ceux qui sont restés attachés à l’Accord d’Alger (ADC) et ceux qui ont préféré le langage des armes, menés par Brahim Ag Bahanga. Le premier camp ayant été à son tour fissuré, car nombre de ses membres ont rejoint le maquis, après l’assassinat du Commandant Barka Achiekh de l’armée malienne et de son compagnon, arguant que leur sécurité n’était plus assurée à Kidal.

Attaques tous azimuts

Le mal a pris récemment une nouvelle dimension avec l’apparition d’une nébuleuse de groupuscules. Peu connus au départ, ils se distinguent par le fait qu’ils présentent des revendications mal définies donnant le plus souvent même le sentiment de ne point en avoir.

Le nouveau visage de la crise au Nord est en passe de devenir celui d’un serpent à multiples têtes en raison justement de l’éclosion de nouvelles bandes armées à de multiples niveaux du territoire national. Ce, à l’instar de ce jeune Akly IKNAN, auteur présumé de l’attaque de la gendarmerie et du camp des gardes d’Ansongo. Quant à l’attaque perpétrée contre le camp militaire de Djabaly (Niono), ses auteurs restent mal connus. Du reste, des voix s’élèvent à Gao pour préciser que celui qui se fait appeler Akly IKNAN, auteur de l’attaque d’Ansongo, n’est en réalité qu’un faux. Le vrai IKNAN étant à Paris. D’où une certaine confusion générale avec des attaques non revendiquées et des attaques aux auteurs anonymes et mystérieux.

Par ailleurs, ce qu’il convient de souligner dans cette crise, c’est le déplacement des théâtres d’opération. En effet, jusqu’à une date récente, notamment avec l’attaque de la caserne militaire de Djabaly, seule la partie septentrionale (Nord-Est de Kidal) du pays était surtout concernée. Or désormais, l’on assiste à l’extension des attaques aux régions Sud. Ce qui représente une nouvelle donne dans une crise où les bandits armés administrent la preuve de leur capacité à frapper n’importe où les positions de l’armée. Du coup, le danger réel n’épargne aucune partie, le Nord et le Sud étant à présent susceptibles, indifféremment, d’être l’objet d’une attaque de ces bandits armés qui commencent à pulluler comme des générations spontanées apparaissant et disparaissant de la même manière.

Ce qui n’est pas sans poser de sérieux problèmes aux forces armées qui se trouvent presque toujours en posture d’avoir recours à des renforts, parce que ne pouvant être présentes partout en même temps. Une situation que les bandits armés exploitent judicieusement en menant des actions à des centaines de kilomètres les unes des autres contre l’armée (comme ce le cas des attaques concomitantes de Diabaly et d’Aguelhoc) ainsi que contre des particuliers dont les biens font l’objet de razzia comme à Dogofry où ils ont cassé les magasins et volé des vivres. L’on parle ailleurs de vol de bétail qui autorise tout naturellement à parler de bandits et de voleurs armés au lieu de rebelles.

Au niveau de l’armée malienne, l’on a assisté par moment à des ripostes vigoureuses. Notamment lors de l’attaque d’un de ses convois qui se rendait à Kidal, intercepté par les hommes de Bahanga. Pour la première fois, indique-t-on, l’armée malienne a eu recours à des hélicoptères de combat. Il s’agissait, rapportent des sources militaires, de dégager la voie pour permettre la progression des troupes au sol retenues par une violente attaque des rebelles qui avaient peine fait mystère de leurs intentions à cet effet lorsqu’on sait qu’ils avaient pris position autour de Kidal lorsqu’il a été question d’un mouvement de troupes vers la ville en question.

Nouveaux modes opératoires

Quant à la rébellion bahangiste, elle-même a changé de visage. L’on note à cet effet que si l’homme et ses hommes ont jusqu-là mené un combat « à la loyale » contre l’armée malienne, force est d’admettre qu’ils ont violé toute morale et éthique en matière de conflit armé avec la pose de mines. Des engins qui tuent sans distinction les civils et les militaires. Cela, on l’a vu avec le cas des véhicules qui transportaient des forains et qui ont sauté sur des mines. Eux n’étaient nullement des militaires a fortiori se déplacer à bord de chars de combat.

Pour toute défense face à ses actes criminels, le séditieux Ibrahim Ag Bahanga prétend qu’il ne s’agit pas de mines antipersonnel, mais de mines antichars destinées à arrêter l’avancée de l’armée malienne. Il n’en demeure pas moins que les convois militaires ne sont pas les seules victimes de ces engins de la mort semés à dessein dans le vaste désert.

Aussi, faut-il souligner que l’usage de mines antipersonnel viole toutes les conventions internationales sur les conflits armés. Car en posant des mines, Bahanga ne fait pas que tuer des Maliens ; il porte également atteinte à une disposition internationale applicable tous. C’est le même délit qu’il commet, avec une note particulière d’inhumanité, lorsqu’il s’en prend à des blessés sous la protection de la Croix rouge et qui devaient recevoir des soins en raison de leur état de santé. Et pour cause : cette organisation n’étant pas partie prenante dans les conflits armés est protégée par une Convention internationale. Toutes choses que BAHANGA et sa bande ont allègrement violées. Ils poussent leur forfaiture jusqu’à faire otage des personnes blessées sans défense aucune.

Ibrahim Ag Bahanga, en diversifiant et en innovant dans ses méthodes d’agression armée, ne pose pas que des mines antipersonnel. Il fait aussi de la prise d’otages sa nouvelle arme de prédilection. Ainsi, à peine avait-il élargi les derniers otages qu’il retenait, après une médiation conduite par la Fondation Kadhafi, qu’il en prenait de nouveaux. Par ce mode opératoire qui s’établit de plus en plus dans ses moeurs, non seulement Bahanga s’offre une protection qui le rend intouchable tant qu’il détient des personnes ; mais également, il met de son côté des arguments de taille dans la perspective de négociations qui ne manquent pas suivre, que ce soit en Libye où en Algérie. Les otages deviennent alors une arme dangereuse entre ses mains et il tire de cette position relative de force tout le profit possible.



Comme les attaques contre l’armée nationale, la pose des mines et la prise d’otages sont des crimes en République du Mali. Bahanga et ses complices seront-ils poursuivis un jour comme des criminels et traduits devant la justice malienne ? Mais pour avoir parlementer, dialoguer, négocier et pactiser avec des bandits armés, des narcotrafiquants, des tueurs de soldats, des poseurs de mines et des preneurs d’otages, comment le régime du président ATT va-t-il s’y prendre pour traduire ses « alliés » de l’Accord d’Alger et du Protocole de Tripoli en justice ?

Attachés à la paix qu’ils peinent à imposer par la médiation et le dialogue, les généraux, resteront à l’instar des « prisonniers maliens » des otages d’un processus de paix qui s’embourbe dans le profond contentieux, non du Nord-Mali, mais celui très vivace entre les médiateurs algérien et libyen. Et tant que ce contentieux n’est pas soldé, Bahanga restera le pire cauchemar des Généraux, l’Ogre qui terrorisera le Nord-Mali.

Médiateurs multiples

En effet, la crise qui déstabilise dangereusement la région Nord de notre pays et entrave sérieusement son développement est aussi marquée par l’entrée en lice de nouveaux médiateurs. Le médiateur traditionnel qui a offert ses bons offices dans la résolution des crises successives du Nord de notre pays est l’Algérie. C’est en effet elle qui, dès les premières heures de l’indépendance de notre pays, a joué les plus importants rôles de facilitation et de médiation. C’est donc fort logiquement que c’est dans la capitale algérienne qu’il avait été signé, le 4 juillet 2006, un accord pour la restauration de la paix, la sécurité et le développement dans la région de Kidal.

L’on ne saurait pourtant pas occulter un fait majeur dans l’histoire des négociations entre les insurgés et le Gouvernement : la décision de l’Algérie de suspendre sa participation dans le processus de résolution de la crise. Ce, après qu’elle a été, dit-elle, la cible de certains organes de presse de la place. Aussi, le pays du président BOUTEFLIKA entendait-il exprimer son mécontentement total du fait que certains minimisent la portée de ses interventions dans la résolution des crises successives au Nord-Mali. Une sorte « d’ingratitude » qui était demeurée en travers de la gorge à Alger où même les diplomates commençaient à perdre leurs pondération et retenue habituelles et hautement caractéristiques de leurs activités.

Tout est bien qui finit bien. L’incident est désormais clos et République algérienne s’engage à reprendre son rôle de facilitateur après qu’un émissaire du président ATT a été reçu par le président algérien, Abdel Aziz BOUTEFLIKA. Il s’agit là d’une parenthèse qui a sans doute plongé dans l’impasse le processus de dialogue en vue du retour de la paix et de la stabilité dans la région Nord de notre pays. Au demeurant c’est une grosse épine qu’Alger enlève ainsi des pieds des pouvoirs publics de notre pays pour qui l’Accord d’Alger reste le seul et unique cadre de dialogue avec les rebelles. Peut-être que l’appel des notables et élus de la région de Kidal a-t-il été également entendu après qu’ils ont demandé la reprise par l’Algérie de sa médiation, il y a quelques temps au nom de la quête de la paix pour une amorce véritable du développement local.

Toutefois, avec les dernières évolutions, marquées notamment par les prises d’otages par Bahanga et sa bande, l’on a assisté à une intervention libyenne, à travers la Fondation Kadhafi dirigée par l’un des fils du Guide libyen, qui s’était investie pour obtenir la libération d’un groupe d’otages encore entre les mains des rebelles. C’est la même Fondation qui s’est impliquée pour obtenir la signature entre les parties belligérantes d’un « Protocole d’entente » et dont les termes portaient sur un cessez-le-feu immédiat ; la libération des otages détenus et l’allègement du dispositif militaire déployé dans le Nord et son retour à ses positions d’avant l’éclatement de la rébellion, conformément à un chronogramme à élaborer par les parties en présence.

La Libye n’est pourtant pas la seule nouvelle figure de la médiation pour la résolution de la crise du Nord. Il y a quelques jours, en effet, une délégation de chefs de tribus du Grand Sahara arrivait dans notre pays pour offrir sa médiation. Selon le chef de la mission, il s’agissait pour eux de convaincre les responsables rebelles de déposer les armes et d’inscrire toute leur action dans le cadre d’un dialogue constructif. C’est dans ce cadre qu’après avoir quitté Gao, ces leaders, en provenance de 14 pays, se sont rendus à Kidal, histoire de poser les jalons du dialogue en souffrance depuis les accusations des insurgés qui taxent l’Etat de lenteur dans la mise en application de ses différents engagements. A leur retour, ils ont rencontré jeudi dernier le président ATT pour présenter les fruits de leur mission de bons offices auprès des responsables rebelles.

Case départ perpétuel ou tonneaux des danaïdes ?

La rébellion ou l’irrédentisme banhangiste dispose par ailleurs d’une marque déposée que l’on retrouve rarement ailleurs. Il s’agit de cette fâcheuse tendance à constamment tout remettre en cause. A peine parvient-on à des acquis que l’homme, décidemment imprévisible et aux motivations mouvantes, crée les conditions d’un nouveau blocage.

L’illustration la plus parfaite de cette inconstance étant l’attaque du convoi militaire en route pour Ansongo. Contre toute attaque, pendant que les négociations étaient en bonne voie à Tripoli et sur le point d’aboutir à un accord, qu’il s’engouffre dans cette rocambolesque aventure qui tranche avec toute logique, à savoir attaquer des troupes de l’armée nationale.

Véritable habitué des revirements et rompu dans l’art de se dédire, Bahanga ne semble pas étranger aux récentes attaques perpétrées contre l’armée et des civils. Pourtant, interrogé par des confrères étrangers, il répliquait la main sur le cœur ou sur la kalachnikov : « Diabaly, ce n’est pas moi ». Mais les faits semblent désormais donner raison à ceux-là qui sont demeurés dans leur logique que les propos d’un Bahanga valent ce qu’ils valent. C’est au moment même où les médiateurs « chefs de tribu », ci-dessus évoqués, séjournent à Kidal qu’une attaque meurtrière est perpétrée à Abeïbara contre un camp militaire.

A la limite, s’agit-il d’un acte de provocation et de mépris à l’endroit de la communauté internationale qui œuvre au retour de la paix dans la partie Nord de notre pays ? C’est aussi cela le paradoxe Bahanga qui ne rate jamais l’occasion de se poser en victime et de se présenter comme l’agneau expiatoire aux yeux de cette même communauté internationale.

Par T. Bertin DAKOUO

Source: Info Matin
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Réactions (10 posté):
Albert sur 28 May, 2008 06:25:37
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Soyons encore un peu plus serieux! On n'a pas intérêt à faire tuer nos frères au nord par des imbeciles de rebelles. Que pseudo président prenne ses responsabilités.
Sambou sur 28 May, 2008 06:50:29
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Cette situation au nord c'est comme<< si ATT est entrain de maintenir le grand Mali à genou pour que Bahanga et sa bande de criminels continuent de le gifler>>. Il est entrain de souiller l'honneur du pays. On devrait après le traduire devant la Haute cours de justice pour haute trahison sinon son indifference ne s'explique pas. Ses frères d'armes sont envoyés à la boucherie sans moyen de defense approprié au nom de sa seule vision totalement erronée et ses methodes de gestion de la crise denuée de toute coherence. Le Mali est tombé trop par sa faute.
Kabakodo sur 28 May, 2008 07:21:45
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Vous savez que les gens disaient que le Mali est diriger par Lobbo?Voilà c'est une réalité et cette crise le confirme,c'est pourkoi les hauts gradés de l'armée fait la lessive de Madame et certains Ministre vont payer ses condiments.
Raison pourlaquele certains disent que pour garder son portefeuille il faut passer par Madame le Président de la République du Mali,je croyais qu'on est en Argentine où au Chili.
Ne faisons rien Allah est là pour gerer cette guerre.
Charles Dembélé sur 28 May, 2008 10:25:08
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A mon avis aujourd’hui, toutes démarches pacifiques par le dialogue nous mettent dans une situation de faiblesse face aux pirates du désert qui se font appeler rebelle. Il faut agir il faut une des actions concomitantes, sur le plan militaire et juridique. La fermeté doit être de mise. Et pour cela il nous faut des hommes forts à la tête de l'armée et du ministère de la défense et du ministère de la justice. Le pouvoir exécutif malien doit donner un signal fort perceptible par ces Pirates du Sahara malien.
Quant les pays occidentaux matent leurs preneurs d'otage personne ne parle de droit de l'homme et de la démocratie. Mais il suffit qu'un pays africain souverain réprime les mêmes délits les mêmes crimes, qu'on brandisse ces épouvantails avec l'intervention de l'ONU ; minimisant ainsi notre marge de manouvre. Au mali nous n’accepterons pas cela ; il nous faut agir vite car ce foyer de tension s’il n’est pas maitriser ne profitera qu’aux trafiquants d’armes, au délinquant internationaux de tout acabit.
Aujourd’hui, le gouvernement malien ne doit plus attendre pour amorcer le processus d’un jugement de bahanga par contumace sur le plan national mais également pour obtenir un mandat d'arrêt international contre lui et ses complices pour terrorisme, prise d'otage et attaques à main armée etc il est temps que le Mali pour ne pas dire le gouvernement malien prenne ses responsabilités.
Aly DRC sur 29 May, 2008 09:38:22
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Merci Charles,jje n'ai rien à ajouter.
Je perd seulement un peu d'espoir pour en decoudre avec cette histoire.
Le temps manque et nos drigeants ne montrent aucune fermeté pour la gestuion de ce conflit maliano-malienne.
Continuons à faire pressions ne serat ce que par nos ecrits, s'il le faut un future front de liberation du Mali nouveau
sanké sur 29 May, 2008 12:13:00
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Negocier oui je suis d'accord mais il faut que l'état risposte à chaque attaque des bantits et cela avec la manière la plus forte comme le cas des hélico vers kidal.Mater,mater jusqu'à ce que ce con de bahanga et compagnie implorent le monde entier pour negocier et comme cela on le traduira devant les tribunaux pour tous les crimes qu'il aura comis.
Colonel sur 29 May, 2008 05:03:19
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Merci Aly DRC ainsi que vous Charles.
Vous aviez dit la vérité.
le Président est les généraux décideurs sont tous des rebelles. Le chef suprème des armées ressemble aujourd'hui au Maréchal Pétain en France. Il subira le même sort que ce dernier.
Bouaré dit la vérité sur 29 May, 2008 07:24:17
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Bahanga! c'est donc benladen du mali? certainement non. ce n'est qu'un petit bandi avec un couteau à la main menassant de mort tous ceux qui oseront s'approcher à lui. C'est ainsi que toute l'armé malienne a eu peur de s'approcher pour se faire tuer ou prise en otage. Alors riez un peu car c'est devenu ridicule. (Sikasso)
keita sur 30 May, 2008 01:41:22
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je m demde coment on p negocié 1 terroriste.l'armée malienne a oublié sa mission,on n pense + au mali,il n'y a + d patriote.
Malien sur 30 May, 2008 03:09:44
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Je pense qu'à mon avis, mes chers journalistes, une coquille s'est glissée dans vos propos en disant que BAHANGA est un cauchemar pour les Géneraux, bien au contraire BAHANGA dans sa magnanimité consitue la réalisation d'un rêve d'enfance "ETRE RICHE" dans des situations difficiles au dos d'une population vulnérables AN MAMI - AN MABON. Que DIEU amène la paix au Nord pour l'éternelle, sinon de haine en haine depuis le temps colonial.

Nord Mali - L’empire contre-attaque : 17 BRDM, 50 véhicules 4X4 des hélicos de combat..., à l’assaut de Tigharghar

Nord Mali - L’empire contre-attaque : 17 BRDM, 50 véhicules 4X4 des hélicos de combat..., à l’assaut de Tigharghar
29 May, 2008 10:25:00 Aurore
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image Une Vue sur l'Armée Malienne

L’armée malienne a décidé de faire sortir l’artillerie lourde. Très tôt dans la matinée du lundi 26 mai 2008, plusieurs colonnes de blindés et d’une cinquantaine de véhicules tout terrain à leur bord des militaires maliens ont quitté la caserne d’Aguel Hoc en direction de la colline de Tigharghar, où se terrent les bandits armés.

Au même moment, des hélicos de combat faisaient le plein du carburant. Leur intention ne souffre d’aucune ambiguïté: mettre fin aux actes de banditisme menés depuis un certain temps dans le septentrion malien par Ibrahim Ag Bahanga et ses hommes. Pour la première fois depuis la reprise des hostilités, l’armée malienne décide d’attaquer. Elle s’est jusque là contentée de riposter. La troupe a la particularité d’être essentiellement composée de militaires intégrés d’origine arabo-berbère.

Quelque part au nord Mali. Les hommes du dissident Ibrahim Ag Bahanga prennent d’assaut un camp militaire. Pris par surprise et avec l’aide de complicité interne, les assaillants parviennent à occuper les lieux. Au moment de se retirer, ils invitent des militaires maliens d’origine arabo-berbère à les suivre. Refus catégorique du premier. Il est abattu à bout portant. Les autres ont vite compris la leçon. Ils préparent leurs affaires et se rangent du côté des assaillants. Pour leurs frères de l’armée régulière, ils ne sont plus que des ennemis à abattre. Quand bien même, ils parvenaient à s’échapper de l’emprise des hommes de Bahanga, ils seront condamnés à rester loin, très loin de leur ex camarades de l’armée régulière. Triste sort pour un militaire !

Ce scénario, hélas, est très fréquent depuis la reprise des hostilités au Nord Mali. Il est à l’origine d’un profond malaise au sein de l’armée et de la société civile maliennes. La suspicion et l’intolérance gagnent désormais du terrain. Malgré les incessantes mises en garde du chef de l’Etat en personne contre toute forme d’amalgame, il n’en demeure pas moins que les militaires d’origine arabo-berbère soient désormais perçus sous le prisme de sympathisants, voire de combattants hostiles. Ils constituent non seulement la cible des assaillants, mais subissent aussi la foudre de leurs camarades d’arme. On en vient presque à oublier que les défenseurs de la paix se trouvent aussi bien au Sud qu’au Nord du pays et dans tous les compartiments de notre société. La haine raciale fait désormais son petit bonhomme de chemin.

Ce sont ces militaires intégrés dans l’armée malienne qui ont aujourd’hui décidé de mettre fin à toutes les supputations. Ils composent majoritairement la troupe qui a pris d’assaut les collines de Tigharghar le lundi dernier. Ils sont loyalistes et fiers de l’être. Leur attitude se justifie d’autant plus qu’ils constituent, dans les deux sens, les victimes indiquées : Bahanga qui leur reproche leur manque de solidarité ethnique et la société malienne qui les assimile à des traîtres. L’histoire du commandant du Camp de Djabali est très révélatrice des états d’âmes (lire article ci-contre).

En tout de cause, les jours qui suivent seront déterminent pour la suite des opérations menées par l’Armée malienne à Tighar ghar.

B.S. Diarra

Source: Aurore
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Réactions (17 posté):
BBC sur 29 May, 2008 11:11:25
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C'est l'armée contre les bandits et non contre d'autres ethnies.Qu'ils soient Arabe,Ber,touareg ou autre peu importe mais il faut qu'on soit solidaire pour un pays très pauvre comme le Mali ou la seule joie dans notre pays peut être la paix.
TOURE Mahamane sur 29 May, 2008 11:43:50
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J'invite l'armée à mettre tous les moyens necessaires pour mettre vite fin à la progression de ses bandits.
Le plus vite sera le mieux avant que les populations civiles innocentes ne commencent à payer chers pour quelque chose qu'elles mêmes les objectifs.
Notre pays a besoin de la paix rien que la paix pour pouvoir combattre la pauvreté, la misère et la famine.
J'ai pensé que des leçons ont été tirées des barbareries de 1991 à 1994.
Plus jamais ça dans notre pays car nous sommes un et indivisible.
Je trouve l'Autorité de l'Etat trop passive car il ne doit pas avoir de negociations entre l'Etat et les enemis du peuple.
L'Etat doit agir en terme de juridiction et réinstaurer l'utorité de l'Etat. Ces Hommes constituent une menace pour notre pays et par consequent doivent être arrêtés et condamnés.
Le Pays n'est pas encore remué des sequelles des evenements de 1991 à 1994.
Le developpement d'un pays repose sur la paix et l'entente entre les differentes communautés qui le constituent.Que Dieu le tout puissant et le très misericord sauve notre pays contre les tentations à sa destabilisation.

keita sur 29 May, 2008 12:11:40
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je m demade si mon pays à 1e armée,des bandi sème la pagail sans crainte
Charles Dembélé sur 29 May, 2008 12:28:47
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A mon avis aujourd’hui, toutes démarches pacifiques par le dialogue nous mettent dans une situation de faiblesse face aux pirates du désert qui se font appeler rebelle. Il faut agir il faut une des actions concomitantes, sur le plan militaire et juridique. La fermeté doit être de mise. Et pour cela il nous faut des hommes forts à la tête de l'armée et du ministère de la défense et du ministère de la justice. Le pouvoir exécutif malien doit donner un signal fort perceptible par ces Pirates du Sahara malien.
Quant les pays occidentaux matent leurs preneurs d'otage personne ne parle de droit de l'homme et de la démocratie.et Amnesty international ne souffle mot. Mais il suffit qu'un pays africain souverain réprime les mêmes délits les mêmes crimes, qu'on brandisse ces épouvantails avec l'intervention de l'ONU ; minimisant ainsi notre marge de manouvre. Au mali nous n’accepterons pas cela ; il nous faut agir vite car ce foyer de tension s’il n’est pas maitriser ne profitera qu’aux trafiquants d’armes, au délinquant internationaux de tout acabit.
Aujourd’hui, le gouvernement malien ne doit plus attendre pour amorcer le processus d’un jugement de bahanga par contumace sur le plan national mais également pour obtenir un mandat d'arrêt international contre lui et ses complices pour terrorisme, prise d'otage et attaques à main armée etc il est temps que le Mali pour ne pas dire le gouvernement malien prenne ses responsabilités.
EKAMAS sur 29 May, 2008 12:31:45
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Dieu soit loué,en fin nos autorités ont pu se décider pour mettre fin à cette histoire de bahanga.Le fait que j'ai vu l'image de nos braves soldats sur mon monuteur suis l'homme le plus heureux de tout le Mali ce matin,car tous les doutes que j'avais ont disparu,et j'invite le peuple Malien à soutenir moralement et financièrement notre armée.Une fois de plus je remercie tous les chefs militaires de ce pays sans oublier le Président de la République S/E Touré Amadou.SAMG
Sourakata Béavogui sur 29 May, 2008 12:48:35
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Top tard pour nos généraux à court d'idée ou de mauvaises foi.Quand Abeibara fut attaqué toute la hérarchie militaire était au courant dès les premières minutes.Alors à titre de represailles Pourquoi on a fait voler nos migs et nos helicoptères afin de pilonner le retrait de ces bandits dans les collines de Tegargaret ou à ailleurs.Il ne devait pas s'en tirer d'Abeibara comme ça.Trop c'est trop.Il ne faut pas qu'à travers une négligence de prise de décision que ces bandits se croient supérieurs à notre vaillante armée qui jadis faisait la fierté de tous les Maliens.
Ladi sur 29 May, 2008 01:10:34
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Tous mes encouragement à notre brave armée. Laissons les préjugés de côté et soutenons nos militaires jusqu'au bout. Que Dieu les accompagne pour une bonne fin des opérations.
Pour ce qui concerne la zone de prédilection de ces délinquant modernes (rebelles) j'ai toujours caressé l'idée que notre armée face du site de Tégarghart une base naturelle en y construisant une piste pour rejoindre Kidal et un aérodrome pour les engins volants.
Je penses que cela permettra d'extiper cette base arrière à ces bandits.
Encore une fois courage et bonne chance à nos braves militaires.
DIARRA sur 29 May, 2008 01:32:16
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toutes nos remerciément à nos braves soldats sans eux l'avenir est très compromèttant pour les générations futurs.La guèrre c'est de la condition sinequanone pour réinstauré l'autorité del'Etat. Un peuple Un but Unfoi.Que dieu le tout puissant vous protège.LA DEFENSE DE LA NATION EST UN DEVOIR POUR TOUT CITOYEN MALIEN.
Damonzon sur 29 May, 2008 04:09:42
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Bonne chance à nos militaires. Tout le peuple est avec vous. Sauver cette nation humiliée. Que vous soyez gradés ou pas, le peuple malien vous sera éternellement reconnaissant.
Regarder la Chine, cette grande nation frappée par une catastrophe naturelle. Elle n'a pas pleurniché. Tout le monde s'est mis ensemble et la Chine avance. La nation, c'est chacun de ses filles et fils.
Bonne chance, vaillante armée, ni noire ni blanche, mais malienne et seulement malienne. On tous de cœur avec vous.
Le nordiste sur 29 May, 2008 04:51:58
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Pour éviter une situation ambiguë aux loyalistes Tamasheqs, je propose qu'on les fasse muter dans les régions sud loin des zones de conflit et laisser aux autres membres de faire régner la paix au nord comme les prédécesseurs d'ATT ont pu le faire; cette solution est bien pour les loyalistes eux mêmes et pour toute la nation malienne. D'ailleurs, je suis sûr qu'une fois cette décision prise, les Bahangistes crieront sur tous les toits pour demander des négociations sans conditions préalables, mais je sais que les complices tapis dans l'ombre sont en train de battre en brêche cette proposition pour que perdure le trafic de drogue et d'armement.
Oumar sur 29 May, 2008 05:39:03
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Il étatit temps. On se damandait à quoi cela sert d'avoir une armée qu'on entretient à coût de milliards et qui ne peut pas faire la guerre quand il faut: préserver l'intgrité territoriale deu pays. Chose qui, à mon humble avis est la raison d'être même d'une armée pour un Etat. Même pour négocier il faut être d'abord en position de force.
On ne peut comprendre qu'on puisse prendre tout un camp militaire en otage.
Aussi sur le plan diplomatique, le Mali doit faire la part des choses avec la Libye : est elle notre alliée ou c'est elle qui fournit les armes et et les refuges aux bandits ?. Nous devons avoir le courage de trancher cette question car il s'agit du devenir de tout une nation. Notre génération n'a pas le droit de brader ainsi le Mali.
ots sur 29 May, 2008 06:38:55
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Si ce desertaitre (Bahanga) veut le developpement du nord de notre cher pays, je l'invite a utiliser l'argent qui lui sert a payer les armes dans des projets de developpement. Comme cela les autorites pourront meme l'aider a developper son nord Mali.
C'est pour vous dire que l'argent qui lui sert a entretenin son armee suffit pour developper le nord.
Petit con barbut et mouchetachu, laisse les pauvres citoyens tranquille.
Ba sur 29 May, 2008 07:31:56
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Je suis très content de la décision que vient de prendre l'armée.Pour gagner une bataille il faut aller a la recherche de l'ennemi.J"espere qu"on ne parlera plus de bandits armés dans le nord.J'encourage ce acte noble.Vive l'armée pour un pays uni et prosprère.
Mohamed N BAGAYOKO sur 29 May, 2008 07:56:38
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Toute la souffrance actuelle du pays relève du mutisme coupable et surtout de l'opportunisme de la classe politique dirigeante.

Ce prophète malhonnète n'honore pas du tout notre pays.
Personne n'est saint, alors pourquoi tout le monde decide de faire la courbette derière un seul homme, s'il n'y a pas une compensation financière qui consiste à succer le sang du peuple Malien.
L'histoire nous donnera raison car Dieu ne dort jamais.
Damonzon sur 29 May, 2008 08:21:46
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"Le maître de l'or ne peut se passer de la guerre" dixit Djély Bazoumana. Qu'on le veuille ou pas, le Mali fera sa guerre du pétrole et de l'uranium non encore découvert.
Les militaires touaregs qui sont montés au front pour combattre Bahanga et c'est bande le font non seulement pour défendre leur pays, mais aussi pour montrer au semeur de haine que le Mali est composé de l'ensemble de ses communautés.
Cela peut être dangereux si on donne le temps à Bahanga. A chaque accrochage avec l'armée régulière, les première victimes visés par les bandits sont d'abord les la composante blanche. C'est du terrorisme.
Doumbia Lamine sur 30 May, 2008 02:57:18
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Pourvue qu'ils ne vont pas s'entendre là bas pour venir prendre la ville de Kida. Dans ce cas se sera comme chez nos voisins du sud; Que DIEU nous engarde.
Diarra sur 30 May, 2008 07:38:28
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je vous dit que devons regarder loin au lieu de voir bahanga,le vrais rebelle qui attaque le mali c'est le président ATT.Comment pouvez vous comprendre que tout ces attaques perpetrées par les rebelles sont dû à la trahison des éléments rebelles intégrés et ce matin le gouvernement équipe encore d'autres enciens rebelles pour aller vers le nord?L'armée malienne doit bien voir clair,elle ne doit plus jamais accepter de touareg dans ses rang quelque soit sa loyauté car il n'ya pas de loyauté chez eux,et la population doit commencer d'ailleur à mettre à l'écart tous les touareg vivants autour nous.On va dires que suis raciste,je dit non mais je sais qu'ils prennent toutes les informations à travers leur collègues qui sont aux affaires.Je vous dis que le président de leur pays imaginaire comprement plus de la moitié du mali et les deux tiers du niger se trouve certainement dans notre assemblé nationanl.frère malien méfiez vous,mettons fin à la politque de domination d'une race qui se crois supérieur.Une minorité favorisé partout par des dirigeants qui nous mène à l'abattoir.

Interpellation du gouvernement sur la crise du nord : Que cache le huis clos demandé par la majorité ?

Interpellation du gouvernement sur la crise du nord : Que cache le huis clos demandé par la majorité ?
30 May, 2008 04:00:00 LE REPUBLICAIN
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image Dioncounda Traoré, président de l’Assemblmée nationale

Le gouvernement qui est interpellé par l’Assemblée nationale sur la crise du nord Mali a exprimé le vœux de s’exprimer en plénière, donc un débat public et retransmis en direct par les média publics, gage de transparence. Mais, malheureusement, les Maliens seront sevrés de ces débats en plénière prévus pour le 19 juin prochain. La raison, la majorité parlementaire a requis un huis, là où le gouvernement veut un débat en toute transparence ? Que veut-on cacher au peuple ?
L’Opposition sera-t-elle de nouveau exclue d’une interpellation parlementaire ? Pire, ce sont les citoyens qui risquent de faire les frais de cette importante information. L’Assemblée nationale, à travers sa majorité mécanique, vient de décider du huis clos de la future interpellation du gouvernement, le 19 juin prochain sur les problèmes du Nord. C’est-à-dire le black- out total, pour les populations.
Le gouvernement, selon nos sources, sera interpellé le 19 juin prochain sur les problèmes du Nord. Cette éminente affaire sera débattue à huis clos. D’après nos informations, c’est la majorité parlementaire qui s’est prononcée pour le huis clos au cours d’une discussion tendue en conférence des présidents. Pourquoi la majorité parlementaire tient –elle à faire de ce problème, un secret national ? En conférence des présidents, certains députés de la majorité ont déclaré qu’il fallait tout faire pour écarter les écarts de langage qui pourraient survenir au cours de cette interpellation. Le gouvernement, par la voix de son porte-parole, Mme Diabaté Fatoumata Guindo, aurait même accepté l’interpellation en plénière. La majorité parlementaire en a décidé autrement. La question qui taraude l’esprit des observateurs est de savoir si une nouvelle fois, l’opposition ne sera pas exclue de l’interpellation. Leur accordera-t-on suffisamment de temps de parole ? Il est donc aujourd’hui urgent de savoir si une minorité de citoyens, avec l’alibi qu’ils sont députés majoritaires à l’Assemblée nationale peut confisquer l’information et la communication des populations. Les élus comptent aller plus loin qu’ATT lui-même en se montrant plus royalistes que le roi, au moment où le pays est en crise de communication. Certaines familles de victimes d’attaques rebelles au Nord, en l’occurrence, celles de Tominkorobougou, ont récemment montré leur ras-le bol et menacé d’observer une marche de protestation. De jeunes militaires, dans l’anonymat, se confient de plus en plus à leurs proches et amis pour se plaindre de la gestion actuelle de la situation du Nord. De ce fait, le gouvernement pèche par défaut de communication adéquate puisque les langues se délient de plus en plus pour parler d’un problème national qui touche progressivement les familles maliennes. Pire, au moment où le gouvernement décide de se soumettre à l’interpellation publique des députés, c’est la majorité parlementaire qui en fait un sujet tabou dont les citoyens sont exclus, à cause du huis clos. L’opposition, nous a dit un député de cette mouvance, respectera le droit à l’information et réclamera le temps de parole qui lui sied. Elle ne tient pas à servir de faire valoir même dans un débat à huis clos. Les parlementaires qui se réclament d’une mouvance présidentielle dont les contours sont devenus indescriptibles ont donc pris la décision de museler les débats à l’Assemblée nationale pour imposer leurs points de vue. Vont-ils encore exclure l’opposition de cette interpellation ? Le risque est aujourd’hui grand puisqu’il s’agit de la crise du Nord. Doit-on la laisser aux seuls désirs de certains élus qui ne tiennent pas compte de la soif actuelle de communication des populations sur un problème qui prend des dimensions inquiétantes ? En tout cas, le gouvernement qui a pour mission régalienne d’informer et d’apaiser les populations rejoint un parlement dont certains éléments se montrent chaque jour plus zélés, allant jusqu’à défier ATT sur le terrain de la communication puisque la majorité exige de rester entre quatre murs pour débattre des attaques de la bande à Bahanga et consorts et de la situation qui entoure ce conflit. De toutes façons, la majorité à l’Assemblée nationale sort aujourd’hui du cadre normal de sa représentation du peuple, car elle refuse d’éclairer l’opinion nationale. Or, le parlement devrait être l’émanation de la Nation, donc son porte-parole. La démocratie est ainsi bafouée car son fondement essentiel repose sur la représentation populaire qui n’a aucun sens aujourd’hui au parlement. Puisque ceux qui sont censés parler au nom des citoyens s’érigent en princes tout puissants et foulent carrément au pied les aspirations du gouvernement qui voulait, par mesure de précaution, que cette interpellation soit publique. D’après nos sources, Mme Diabaté Fatoumata Guindo, porte parole du gouvernement, aurait dit : ‘’on n’aimerait pas qu’on dise que nous voulons cacher cette affaire, ‘’ mais que la majorité parlementaire aurait tout simplement décidé : ‘’ nous ne voulons pas qu’il y ait des écarts de langage ou des dérapages. ‘’ C’est donc, selon ces injonctions d’une majorité parlementaire zélée que l’interpellation du gouvernement est prévue, le 19 juin, à huis clos. A l’abri des oreilles et du regard des citoyens.

Baba Dembélé

Source: LE REPUBLICAIN
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Réactions (5 posté):
patient sur 30 May, 2008 11:04:02
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REPONSE A BABA DEMBELE
Votre souci de communication et de transparence est normale mais je vous en prie le huit clos aussi fait partis de la democratie surtout pour ceux la qui se soucient de la stabilite du pays. laisser donc les pouvoirs accomplir leur mission; ils ont le meme soucis que toi.les victimes ne sont pas seulement a Tomikorobou ils sont aussi a Kidal. Ne mettez pas de l'huile sur le feu. Vous avez tout dit depuis le debut de la crise du nord mais aujourd'hui l'evolution normale de l'histoire a prouve le contraire. Une opposition est deja une minorite, qu'est ce qu tu veut? la minorite ne peut que plier a la loi de la majorite.
Merci
demainmali sur 30 May, 2008 11:28:23
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tout compte fait nous n'avons pas de democratie !
mon cher patient la mojorité ne veut pas direla confiscation de la communication ! quelle stabilité parlez vous ? je n'en vois point dans ce pays ? à moins que vous ignorez pourquoi le gourvernement est interpellé ! la crise scolaire ! ce gouvernement fait la politique de l'autruce. comme IBK l'a si bien analyser quand on fuit ses faiblesses ils finissent tourjours par te coler au talon. le pouvoir de ATT est le plus désevant que la nation malienne n'a jamais eu.
Gaston sur 30 May, 2008 02:45:17
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Je suis vraiement desolé de la réaction de patient. Il est temps que tu saches que s'il y a des victimes rebbelles à Kidal qui a cherché cela.Il faut respecter les morts de Tominkorobougou. Quant à la question de la majorité pense-tu vraiment que les populations n'ont pas besoins de connaître la vérité sur cette crise du Nord. Donc la communication est obligatoire entre les élus et la base.A la fin du mandant de ATT un bilan sera tiré et il est globlement négatif jusqu'à ce jour.L'armée malienne est très patiente, il est temps pour elle d'agir ou de se laisser tuer, c'est à elle de choisir.

Damonzon sur 30 May, 2008 03:27:47
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Quand celui qui sait tout décide de tout dire devant tout le monde, il veut tout gâcher. Quelque soit le degré de démocratie, côté défense, on ne peut pas tout dire en public.
C'est pour dire que ceux qui condamnent le hui clos manque du sens de l'Etat. Une nation ne se défend pas que sur les antennes
Aly DRC sur 30 May, 2008 06:09:53
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D'accord Damonzon.
Mais on veut des actes concrets sur le terrain. Le temps presse, les bandits prennent de l'aile.
Courage vaillante asrmée malienne.
Jusqu'à preuve de contraire, la situation est gerable. Mais moins de laxisme.
Chaque armée a sa strategie. On espère que la notre pour mater ces gens

Alpha de retour: IBK va-t-il courtiser son ancien mentor ?

Alpha de retour: IBK va-t-il courtiser son ancien mentor ?
30 May, 2008 06:02:00 L'Indicateur Renouveau
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image Alpha Oumar KONARE l’ex-président de la République et président de la Commission de l’Union Africaine au bercail

Politique: Depuis le retour de l’ex-président de la République et président de la Commission de l’Union Africaine au bercail, après de bons et loyaux services rendus à la tête de l’institution panafricaine, les Maliens sont surpris de voir qu’IBK tarde à le courtiser. Certes, il ne l’avait jamais gobé par le passé, mais il n’arrêtait pas de chanter ses mérites lors de la dernière campagne présidentielle pour, peut-être, en imposer à son rival de candidat, Amadou Toumani Touré.

Des hommes politiques à l’image de Ibrahim Boubacar Keïta, en panne de stratagèmes se voient dans l’obligation de citer certains de leur ancien bourreau en exemple pour parvenir à leurs fins. C’était en tout cas la surprise quand IBK, lors de la dernière campagne présidentielle, mettait les réalisations de Amadou Toumani Touré (au terme de son premier mandat 2002-2007) au compte de Alpha Oumar Konaré. Beaucoup de Maliens étaient surpris par les déclarations du candidat du Rassemblement pour le Mali dans le bimensuel « Construire l’Afrique ». Dans ces déclarations, IBK avait fait son mea-culpa aux Maliens en leur signifiant qu’il n’était plus en odeur de sainteté et qu’il lui fallait à tout prix redorer son blason. Pour ce faire, il n’hésitait pas à mettre à contribution l’ancien chef de l’Etat Alpha Oumar Konaré.

Le caractère énigmatique du candidat du RPM était sans pareil au point d’en arriver à l’éloge de quelqu’un qu’il a toujours considéré comme son principal bourreau. Il a d’ailleurs toujours clamé que c’est l’ex locataire de Koulouba qui l’a poussé à quitter le parti de l’abeille. La pomme de discorde qui illustre parfaitement, si besoin en était, l’égocentrisme d’Ibrahim Boubacar Keïta, est partie du Congrès de l’Adema-PASJ en 2000.

Il avait alors contesté la demande d’Alpha Oumar Konaré d’associer Soumeïlou Boubèye Maïga, Soumaïla Cissé et autres Ousmane Sy à la composition du bureau du Comité Exécutif du plus grand parti politique du Mali. Ce refus s’expliquait par la non d’adhésion de ceux-ci à son système de candidature naturelle au sein de leur formation politique. Après son départ de l’Adema, IBK a organisé une conférence de presse pour expliquer aux journalistes qu’il ne pouvait plus accepter de collaborer avec « n’importe qui ». Se prenant désormais avec les membres du Miria comme des victimes de Alpha Oumar Konaré, IBK lors d’une de ses visites au siège de ce parti a dit ceci : « Alpha m’a trompé. Il n’est pas digne de confiance ». Alpha lui-même a tenu une fois à préciser : « tout ce qui a été décidé à l’Adema l’a été par moi seul » comme pour dire que Ibrahim Boubacar Keïta n’est pas coresponsable du bilan de l’Adema.

Somme toute, à l’analyse des propos d’IBK qui tranchent avec ce qu’il a toujours reproché au président Konaré, et à l’heure ou la fusion est devenue la nouvelle trouvaille des formations en République du Mali, l’on est en droit de savoir si les flatteries d’ IBK à l’endroit de son ancien coéquipier voudrait insinuer une volonté affichée de l’homme à courtiser Alpha Oumar Konaré qui apparaît comme l’élément incontournable parmi les hommes politiques au Mali? A ce jour, l’on s’aperçoit déjà que Ibrahim Boubacar Keïta tarde à courtiser Alpha en vue de son retour à l’Adema PASJ. Vraisemblablement, même s’il l’aurait voulu, il risquerait d’être embêté par le bureau exécutif du parti, à majorité composé de ceux qu’il qualifiait de « n’importe qui ».

Abdoul Karim Maïga

Source: L'Indicateur Renouveau

Après deux heures de violents accrochages et de course poursuite entre troupes maliennes et éléments d’Al Qaïda au Magrheb : L’armée met en déroute le

Après deux heures de violents accrochages et de course poursuite entre troupes maliennes et éléments d’Al Qaïda au Magrheb : L’armée met en déroute les ex-Salafistes
30 May, 2008 02:00:00 L'INDEPENDANT
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image Le colonel El Hadji Gamou, chef des opérations militaires dans la région de Kidal. Un homme d'honneur et d'une efficacité redoutable.

Selon le Colonel Abdoulaye Coulibaly, Directeur de l’information et des relations publiques de l’armée (DIRPA) celle-ci contrôle la situation sur le terrain et poursuit son travail de sécurisation des populations et de leurs biens.
Les événements récents de Kidal prouvent éloquemment que le temps joue en défaveur de Bahanga et de sa bande de criminels qui s’étaient donné des illusions après leur demi-victoire de Abeïbara. Ils ont dû vite déchanter après les événements d’hier et d’avant-hier. Au demeurant, le Colonel Abdoulaye Coulibaly, Directeur de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA) que nous avons joint hier dans la soirée, a confié que «les patrouilles sont sur le terrain et abattent un travail remarquable pour la sécurisation des populations et de leurs biens».

A la différence des bandits armés qui, eux, procèdent par provocation dans le cadre d’une guerre psychologique visant à créer la panique en donnant la fausse impression qu’ils sont en position de force, l’armée préfère agir dans la discrétion pour ne pas mettre en péril la vie de ses soldats. Ce qui est compréhensible.

Cependant, la vigilance doit être de mise et les hommes sur le front doivent bénéficier de tous les moyens pour qu’ils puissent assurer leur mission de défense de l’intégrité territoriale et de sécurisation des hommes et de leurs biens.

La hiérarchie militaire doit se départir d’une gestion «sapeur-pompier» au profit de l’application d’une stratégie proactive. «Si vis pacem, para bellum» «Qui veut la paix, prépare la guerre» disaient les anciens de Rome, maîtres, de tous les temps, de la stratégie militaire.

Autre enseignement des derniers développements de Kidal : au-delà de Bahanga et de ses complices, la bande sahélo-sahélienne reste toujours une zone de prédilection pour des bandits et autres malfrats de tout acabit, comme on vient de le voir avec l’incursion des ex-Salafistes algériens. Les prenants pour des hommes de Bahanga, El Hadj Gamou et son unité les a pris en chasse. Celle-ci s’est achevée à la frontière algérienne mais le bilan est élogieux : d’importantes quantités d’armes de guerre, de munitions et du matériel de transmission sophistiqué saisis par l’armée malienne.

Y.S

Source: L'INDEPENDANT
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Réactions (5 posté):
BBC sur 30 May, 2008 04:42:12
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Je pense qu'il faut saluer le Colonel,C'est mieux que son équipe soit mieux doter et renforcer en homme.Cela est sur les bandits ne lui rendra pas la tâche facile.
Aly DRC sur 30 May, 2008 05:26:42
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J'espère qu'il aura les moyens qu'il faut et que la pression continuera sur sur ces egarés de la mère patrie.
Je sais en tant que anciwen fonctionnaire au Nord du Mali, des hommes d'honneur existent. J'en ai rencontré plus d'uns.
Hommage au CB Bazet, il mort sur le champs de bataille. Il n'avait jamais trahi la tenue qu'il portait.
Fakolly sur 30 May, 2008 09:24:42
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Toutes nos félicitations pour ce digne fils de ce pays et tous qui sont attachés à la recherche de la paix.

Je m'adresse au haute autorité pour donner toutes les oprtunités au vaillant homme de l'armée pour celle ci puisse retrouvé son image de marque dépuis l'antiquité de Fakoly, Soundiata pour n'est cités que cela.
Ody4 sur 31 May, 2008 12:36:50
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Des Maliens qui se battent et s'entretuent à un moment de manque cruel d'infrstructures socioéconomique et de cherté toujours croissante de la vie des menages. Cela fait très mal. Qu'est devenu ATT de Bangui?
bouba fade sur 31 May, 2008 03:10:54
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al hamdouli lhahi rabil alamina que dieu donne baeucoup des forse a colonel gamou et ses troupes c ça le mali courage et courage in chala dieu aime le ma

Le capitaine des Aigles, Djilla, a refusé hier de donner une interview à l'ORTM : Je vous boude parce que vous avez toujours censuré mes propos"

Sports
Le capitaine des Aigles, Djilla, a refusé hier de donner une interview à l'ORTM : Je vous boude parce que vous avez toujours censuré mes propos"
Bamako Hebdo, 31/05/2008 Commentaires [ 31 ] E-mail Imprimer

Un scandale s'est produit, hier jeudi 29 mai aux environs de 10 heures, au Complexe sportif de Kabala, où est logée l'équipe nationale "Les Aigles du Mali", en vue de préparer le match contre le Congo du dimanche 1er juin, comptant pour les éliminatoires cumulées CAN-Mondial 2010. Comme à l'accoutumée, à la veille des matches des Aigles, une journée est consacrée à la presse, qui se rend à Kabala pour interviewer l'entraîneur national et les joueurs. Cette tradition a été respectée avec l'arrivée du nouveau coach des Aigles, Stephen Keshi. Raison pour laquelle les journalistes étaient très nombreux, hier, à Kabala.

La grande surprise de cette rencontre entre les joueurs et les journalistes est intervenue lorsque le capitaine des Aigles, Mahamadou Diarra dit Djilla, a catégoriquement refusé de répondre aux questions des reporters de l'Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM). Au moment où le journaliste reporter de l'ORTM, notre confrère Kodji Siby, s'apprêtait à poser sa première question au milieu de terrain du Réal de Madrid, celui-ci a riposté violemment. "Je ne vous donne pas d'interview, parce que vous refusez de diffuser tous mes propos. Vous avez toujours censuré mes propos. Je vous ai donné une interview à Dubaï, après notre stage de préparation pour la CAN 2008, et vous n'avez diffusé que la partie qui vous arrangeait. Le jour où vous diffuserez tous mes propos, je vous donnerai une interview. C'est clair. maliweb.net. Notre problème avec le public, c'est vous". Ces propos de Djilla ont surpris bon nombre de journalistes. Quant au reporter de l'ORTM, il n'a pu placer un seul mot tellement il était surpris de cette attitude de la part du capitaine de notre équipe nationale. Les journalistes présents ont essayé de calmer Djilla afin qu'il revienne à de meilleurs sentiments, mais il a catégoriquement refusé. Toute la scène s'est déroulée en présence du président de la Commission Média de la Fédération Malienne de Football, Mamadou Kaloga.

En tout cas, selon certains, Djilla vient tout simplement de donner raison à ses détracteurs. Ce qui est le plus grave, c'est que c'est à la veille d'un match décisif des Aigles que le capitaine de l'équipe se comporte ainsi. Selon certains agents de l'ORTM, ce n'est pas la première fois que Djilla refuse de donner une interview à leur station. Il l'avait déjà fait, selon nos informations, lors de la CAN 2008 au Ghana. C'est pourquoi beaucoup estiment qu'il ne mérite pas de porter le brassard de capitaine de l'équipe nationale car, selon eux, un capitaine doit toujours donner le bon exemple à ses coéquipiers.

Malgré tout, les Aigles se disent prêts à affronter, ce dimanche, l'équipe du Congo. Hier à Kabala, l'effectif du groupe était presque au complet. Seydou Kéïta dit Seydoublen et Mamadou Bagayoko sont arrivés à Bamako mercredi soir. Le gardien de but Mahamadou Sidibé dit Maha était attendu hier jeudi. Le défenseur des Aigles Souleymane Diamoutènè ne pourra pas jouer dimanche puisqu'il n'arrive que lundi. Le plus grand regret de Stephen Keshi est peut-être, la blessure de Jimmy Boubou Kébé, qui est finalement rentré en France. S'agissant des dix-huit joueurs qui seront alignés dimanche, Keshi nous a laissé entendre que leur liste ne sera dévoilée que le jour-même du match.
Alou Badra HAÏDARA

30/05/2008


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Vos commentaires
31 réactions > 1 2 3
Posté par kana, le 31 May 2008 13:36:02 GMT
Merci Djilla! merci! d'avoir mis les cisailleurs de l'ORTM à leur place
c'est-à-dire lecheurs de bottes de qui vous savez! La passion de l'intox
et de la désinformation au service du griotisme le plus plat! Djilla, tu
es le meilleur, on compte sur toi pour nous faire rever et relever la
tete dans cette periode de grisaille et de médiocrité ambiante! Que Dieu
garde le Mali!
Répondre à < kana >
Posté par osdi, le 31 May 2008 13:13:06 GMT
Bien fait, BIEN FAIT ET ENCORE BIEN FAIT? La déformation d'une
information peut porter prejudice à la personne mais qu'est ce ke les
journalistes croyent, il a raison autant diffuser tout ce ki est claire
ou laisser!!!!!!!!. Merci djila!!!
Répondre à < osdi >
Posté par lincoln80, le 31 May 2008 13:01:25 GMT
C'est justement le defaut de L'ORTM.C'est une presse d'opinion et non
une presse d'information.Djilla a bien raison sur ce coup la,meme aux
usa,il est anti-deonthologique de la part d'un journaliste de
fractionner un interview,tu pourrais etre poursuivi pour cela.Ce qui
prouve une fois de plus le manque de professionalisme de nos
journalistes qui les pousse souvent meme a outrepasser les bordures de
la profession. Tout est pilote par la crainte de ne pas vexer les
politiques.C'est pas serieux
Répondre à < lincoln80 >
Posté par convenant, le 31 May 2008 12:37:11 GMT
On comprend tout de suite la frustration de Djilla.Sans doute l'Ortm
aurait censuré des propos que Djilla avait voulu porter à la
connaissance du peuple malien.Je suis tout à fait d'accord avec notre
capitaine.Un groupe d'individus(ORTM) n'a pas le droit de decider de
l'informations que nous devons recevoir ou pas.Alors les clowns de
l'ortm faites votre boulot ou ne le faites pas.Si vous faites une
interview on veut la totalité des idées ou gardez votre interview pour
vous et ceux dont vous lecher les bottes
Répondre à < convenant >
Posté par yanous, le 31 May 2008 12:31:12 GMT
Oh mon Dieu C'est pas parce qu'il refuse de repondre au journaliste
qu'il ne merite pas d'etre capitaine. je pense qu'il a meme repondu en
lui parlant. Si le public ignore ce qui s'est passe, Djilla sait de quoi
il parle, le journaliste aussi! Vive le Mali, allez les Aigles !
Répondre à < yanous >
Posté par Apema, le 31 May 2008 11:53:04 GMT
Ecoutez mes compatriotes pas la peine de polimiquer sur cette gaffe. Si
Dijalla refuse de donner ses mots a la plus grande chaine du pays s'est
qu'il a ses raison. Il l'a d'ailleurs meme expliquer. Accepterez vous
qu'on vous interroge et qu'ôn deforme vos propos en diffusant. Il est
animée quand meme de dignité. D'une pat le problem du foot malien c'est
bien L'ORTM. Bien fait Djialla meme si cela coutera la place de
capitaine. Ceux qui disent que cela coutera sa place de capitaine nous
donne la preuve que ce sont les medias qui pourrissent le foot malien.
Pour ceux qui ont suivi le journal du 29 mai comprendront que le
jounarliste a tord en disand Seydou Keita et ses coequipiers a Kabala
pendant qu'il devrait dire Djilla. Bref cela parait san importance mais
attention attention et attention encore nos journalistes dans vos propos

Réponse de < boullanballe > à < Apema >, le 31 May 2008 12:20:26 GMT
BIEN! parler mon frère...ET merci de la clairevoyance dont vous faites preuve...HOUAOU!!!!!
Répondre à < boullanballe >

Posté par the boy, le 31 May 2008 11:46:54 GMT
merci mon petit bien fait et bien dit vive djilla vive les aigles
Répondre à < the boy >
Posté par diallomli, le 31 May 2008 11:15:48 GMT
Je ne donne pas tord à Djilla, vraiment notre presse doit se donner
l'obligation de soigner son image. Vraiment elle detruit plus qu'elle
construit.
Répondre à < diallomli >
Posté par kawagay, le 31 May 2008 11:09:37 GMT
Beh !!! je crois qu'il vaut mieux taire ces petits problèmes et nous
concentrer sur le match du dimanche. Que Djilla reponde ou pas, je
demande à Kodi Siby de laisse tomber. si tu veux faire une interview et
que un joueur refuse, il faut voir un autre. En plus si Djilla se
plaint de l'ORTM c'est qu'il a une part de raison, mais peut etre que sa
reaction n'etait pour cette heure de preparation. Bon courage à Kodi
Siby.. TOUS pour le Mali....Dimanche
Répondre à < kawagay >
Posté par yayson, le 31 May 2008 10:35:32 GMT
Que ses journalistes sache que tout le monde ne pas oblige de lâché le
cul de ses gouvernements pourritures;comme eux les font. Si le
gouvernement a 75% des responsabilités de cette descente en enfer don le
pays est affronté est bien le journalistes ont les 23% des
responsabilités car s'ils avaients fait leurs boulot comme ils doivent
ATT aurai réagir autrement pour mieux gère le pays mais q'ils ont
choise la complicité pour leur gagne pain est s'en prendre aux peuples
Innoncent comme dijlla par exemple; que ses journalistes fiche la paix
aux jouers pour une histoire d interview.

Réponse de < yayson > à < bouba10 >, le 31 May 2008 11:50:28 GMT
cherche a mieux comprendre mon frer a ton avie pour quoi l'ORTM ne divise pas toute l'interviw de djilla
Répondre à < yayson >
Réponse de < bouba10 > à < yayson >, le 31 May 2008 10:48:49 GMT
On parle de sport et tu parles de la politique



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Le Ballon d'Or de Kanouté célébré dans une ambiance de fête

Sports
Le Ballon d'Or de Kanouté célébré dans une ambiance de fête
Bamako Hebdo, 31/05/2008 E-mail Imprimer

Chaleureux et populaire ! Tel est l'accueil qui a été réservé par les Maliens à Frédéric Oumar Kanouté, arrivé à Bamako avec son Ballon d'Or 2007 dans la nuit du 24 mai 2008. Sur le tarmac, pour accueillir le "Meilleur joueur africain 2007" de la Confédération Africaine de Football (CAF), il y avait le Président du Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM), le Maire de la Commune VI, le Directeur National des Sports et de l'Education Physique et une foule de supporters des Aigles du Mali. Au même moment, de nombreux officiels l'attendaient sur la Place de l'Indépendance. Pour la circonstance, le ministre de la Jeunesse et des Sports avait à ses côtés ses sœurs de la Communication et des TIC ainsi que du Logement, des Affaires Foncières et de l'Urbanisme. Sans compter le Maire et le Gouverneur du District, l'édile de la Commune III, le Président de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) et de nombreuses hautes personnalités.

Cent ! Mille ! Dix Mille ! Il était difficile de dénombrer les nombreux spectateurs massés tout au long du Boulevard de l'Indépendance pour rendre un hommage mérité à Kanouté. Le ministère de la Jeunesse et des Sports et ses partenaires, comme les deux associations de supporters (Comité Central et Association des Supporters Indépendants des Aigles du Mali) et Sotelma/Malitel, n'avaient pas lésiné sur les moyens pour démontrer cette ferveur populaire derrière un homme qui a toutes les qualités pour être une référence pour la jeunesse malienne. Malgré quelques défaillances de la sono, une brochette d'artistes, Les Barons de la capitale, la Troupe Babemba, Djénéba Seck, Mamadou Tounkara du groupe Les Escrocs, Mariam Gning, Mbaye Tounkara, Farafina Lolo, Dabara… a tenu en haleine une foule en délire.

L'animation était assurée par le trio de choc Sy Souleymane Sy, Daba Tounkara et Ysou Valisi. Ces as de la tchatche en bamanan étaient appuyés par Papa Oumar Diop, qui manie à merveille la langue de Molière. Ce qui a rendu la longue attente moins pénible pour les officiels et la foule. Annoncé sur la Place de l'Indépendance aux environs de 22h, le bus transportant Frédéric Oumar Kanouté et d'autres joueurs convoqués par Stephen Keshi (Oumar Sidibé et Bakary Diakité), est finalement arrivé avec plus d'une heure de retard. La caravane qui avait pris le départ à l'aéroport de Sénou, a mis plus d'une heure pour rallier le Boulevard.

Escortée par des motocyclistes, dans un concert assourdissant de klaxons, elle était obligée d'avancer à pas de caméléon. Les jeunes étaient massivement sortis et l'arrivée du bus a plongé la place dans un vrai délire. Chacun voulait toucher le Ballon d'Or, le féliciter de vive voix, lui affirmer l'espoir qu'il plaçait en lui pour montrer à ses coéquipiers le chemin menant à la CAN et au Mondial 2010. Le service d'ordre fut vite débordé. Les organisateurs sont venus à la rescousse pour permettre à Kanouté de saluer les officiels et de monter sur le podium pour saluer la foule venu lui manifester sa reconnaissance et sa gratitude comme digne ambassadeur du Mali. "Les mots et le temps me manquent pour faire un discours en ce moment solennel. Mais je voudrais juste rappeler que l'hommage que la Nation rend aujourd'hui à l'un de ses fils valeureux est amplement mérité par ce jeune talentueux, humble et doué d'un formidable sens de la responsabilité", a souligné le ministre Hamane Niang, premier à prendre la parole.

Il ajoutera que le Ballon d'Or décerné à Frédéric Oumar Kanouté en février 2008 à Lomé été arraché de haute lutte devant des joueurs aussi médiatisés que l'Ivoirien Didier Drogba ou le Ghanéen Michaël Essien. "Trente-huit ans après le premier Ballon d'Or africain décerné à Salif Kéita, c'est un autre fils du Mali qui est encore couronné. Rendons grâce à Allah pour cet immense honneur fait à notre pays", a dit Hamane Niang, qui a conclu en déclarant: "nous sommes convaincus que d'autres trophées, collectifs ou individuels, sont encore à la portée des fils et des filles de ce pays, au passé glorieux, au présent serein et au futur prometteur. Unis, nous pouvons relever le défi de faire du Mali un pays qui gagne dans tous les domaines, une nation dont nous rêvons tous".

Prenant la parole, le héros de la soirée a remercié les Maliens pour l'accueil populaire qui venait de lui être réservé. Il a rendu hommage à Salif Kéita, président de la FEMAFOOT et premier Ballon d'Or africain. "Je souhaite qu'après Salif Kéita et moi, d'autres jeunes Maliens puissent être un jour couronnés de ce Ballon d'Or. C'est un rêve, mais pas une utopie, parce que les talents ne manquent dans la nouvelle génération de footballeurs du Mali", a souligné Frédéric Oumar Kanouté, visiblement très ému. Le "Meilleur joueur africain 2007" a ensuite présenté son trophée dans un tonnerre d'applaudissements. Il est ensuite descendu remercier les autorités maliennes avant de regagner son hôtel. Le lendemain, le Comité d'organisation de la célébration du Ballon d'Or avait prévu une conférence débat sur le thème "Historique du Ballon d'Or africain et les exploits de Frédéric Oumar Kanouté".

Pour la circonstance, la Salle des Banquets (400 places) du Centre International des Conférences de Bamako (CICB) a refusé du monde. L'esplanade avait été prise d'assaut par des troupes folkloriques. La conférence a débuté par la projection d'un documentaire sur le parcours de Frédéric Oumar Kanouté, œuvre réalisée par Djibril Traoré, ournaliste à l'ORTM qui vote au nom du Mali dans la désignation du Ballon d'Or. Le ministre Hamane Niang a ensuite pris la parole pour remercier les uns et les autres et surtout rendre un hommage appuyé à Fred. Il a souhaité que les jeunes maliens puissent s'inspirer de l'exemple de ce footballeur talentueux, généreux et très pieux.

Avant de se retirer, Frédéric Oumar a une fois de plus remercié les autorités maliennes et les supporters pour ce brillant hommage, auquel il ne s'attendait pas. Comme la veille, il a affirmé "je suis le second Malien à avoir reçu le Ballon d'Or, mais je ne serais pas le dernier. Je souhaite que d'autres jeunes Maliens puissent aussi connaître cet honneur". Il faut souligner que la conférence-débat était co-animée par le doyen Mamadou Diarra de l'AMAP et Djibril Traoré de l'ORTM. La modération était assurée par Tidiane Niambélé du CNOSM. Les présidents du Comité Olympique et de la FEMAFOOT, Habib Sissoko et Salif Kéita, étaient aussi présents, tout comme de nombreux personnalités, comme Amadou Diakité, membre du Comité exécutif de la FIFA et de la CAF.

Frédéric Oumar Kanouté a aussi été reçu en audience par le Président Amadou Toumani Touré, en présence des responsables sportifs du pays. A Koulouba, le meilleur joueur africain 2007 était avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang et une délégation qui comprenait le président de la FEMAFOOT, Salif Keita (premier Ballon d'or africain), le président du CNOSM, Habib Sissoko, le nouvel entraîneur des Aigles, Stephen Keshi, les responsables des deux associations nationales de supporters de l'Equipe nationale de football, et Amadou Diakité, membre de la FIFA. "Le monde du football est venu vous présenter le trophée du Ballon d'or africain 2007, enlevé par un joueur de l'Equipe nationale, en la personne de Frédéric Oumar Kanouté", a introduit le ministre Hamane Niang, précisant que le public malien lui avait réservé un accueil digne de son mérite.

Après avoir salué le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Comité exécutif de la FEMAFOOT, les membres du CNOSM et leurs partenaires stratégiques que sont les supporters et la presse, le Président de la République, Amadou Toumani Touré a indiqué que l'accueil réservé à Kanouté était l'expression d'un profond sentiment de fierté, d'estime et de satisfaction de tout le peuple malien, à l'endroit d'un fils qui vient d'honorer toute la nation à travers ce sacre continental. "Je voudrais très sincèrement féliciter Frédéric Oumar Kanouté pour cette consécration. Le trophée est amplement mérité. J'ai suivi ses performances aussi bien avec les Aigles qu'avec son club de Séville. Il n'y a aucun doute que Frédéric Oumar Kanouté était le plus méritant. Nous sommes fiers et comblés qu'après Salif Keïta en 1970, un autre fils du pays nous ramène cette distinction. Saches, Oumar, que nous ne pouvons que t'accompagner par nos prières et nos bénédictions pour la réussite de tous tes projets", a dit le "Capitaine" de toutes les Equipes Nationales du Mali.

Prenant à son tour la parole, Frédéric Oumar Kanouté a avoué qu'il ne s'attendait pas à autant de marques de considération de tout un pays pour sa "modeste personne". "Je suis très touché et aussi comblé par cet élan de considération des populations et des plus hautes autorités. Je remercie tout le monde. Même si je suis fier d'être le deuxième Ballon d'or africain du Mali, j'espère de tout mon cœur être seulement le deuxième, pas le dernier pour le Mali. Maintenant nous allons nous remotiver et nous mobiliser, pour entreprendre la nouvelle campagne qui commence dès dimanche prochain" a promis Fred. Il a ensuite précisé que l'objectif était d'amener le Mali à une consécration africaine. Et selon la star des Aigles, "le public malien le mérite bien. Par la grâce de Dieu, et avec les bénédictions de nos parents, nous y arriverons".

En début de soirée, il a présenté son trophée lors du mégaconcert d'un autre digne fils du pays, Mokobé Traoré. La fête a été belle! Elle a été brillante et magnifique à l'image des exploits du héros Frédéric Oumar Kanouté qui vient de montrer le chemin de la réussite à la nouvelle génération !
Kassim TRAORE
30/05/2008

Avancée des bandits armés sur Kidal : Des théâtres de tirs des BM21 font avorter l'attaque

La Situation politique et sécuritaire au Nord
Avancée des bandits armés sur Kidal : Des théâtres de tirs des BM21 font avorter l'attaque
Le Hoggar, 31/05/2008 Commentaires [ 5 ] E-mail Imprimer

Dans la nuit du mardi, la ville de Kidal a été réveillée par des séries de tirs d'armes lourdes provenant du camp militaire. Cette opération qui a commencé vers 1 heure du matin a continué jusqu'à 05 heures du matin. Il avait pour objectif de faire reculer les bandits armés qui ont été localisés à une quinzaine de kilomètres et planifiaient une attaque contre la ville de Kidal. Aucun bilan officiel n'est encore connu quand bien même cette opération a reçu à faire avorter une attaque qui allait porter atteinte à l'intégrité territoriale de notre pays.

Comme nous l'annoncions dans une de nos parutions, les bandits armés ont promis de célébrer l'attaque du 23 mai 2006 en s'attaquant cette année aussi à la ville de Kidal. Cette information loin d'être une rumeur a été confirmée par l'Alliance pour le changement en faisant porter le message par un des otages de l'attaque de Abéïbara libéré pour la circonstance.

Celui-ci (l'otage) est arrivé à Kidal dans la matinée du 23 mai et a transmis le message qu'il portait à qui de droit. Face à cette menace, Kidal a déployé les grands moyens en renforçant la ceinture de sécurité tout autour de la ville.

Certes cette date n'a pas été respectée mais les forces armées et de sécurités sont restées sur le qui-vive, pour éviter de se faire surprendre, et ont maintenu leur position intacte en restant sur leurs gardes. Il n'a fallu que de quelques jours pour que les bandits armés tentent d'accomplir leur funeste objectif. En effet, dans la nuit du mardi, le système de surveillance des services secrets américains a localisé les bandits armés à une quinzaine de kilomètres de la ville de Kidal. Comme cela se doit, ils (les services américains) ont alerté les forces armées de l'Adrar des Ifforas à qui, ils ont communiqué les positions des membres de l'Alliance prêts pour l'attaque.

C'est alors que l'armée loyaliste, dont un très grand effectif se trouve en patrouille dans le Sahara, a choisi de faire recours aux moyens lourds. Ainsi ont été déployés par les forces armées des BM21 pour bombarder les positions de l'Alliance conformément aux indications de localisation qui leur ont été fournies par les services de renseignements américains.

En plus du bombardement, une ceinture de sécurité a été formée à quelques kilomètres de la ville et ordre a été donné à cette colonne de rester sur une position défensive. Au moment où nous mettons cette information sous presse, aucun bilan des bombardements n'a été rendu officiel, mais il a été demandé aux patrouilles déjà sur le terrain de constater les dégâts à leur retour. Comme on devait s'y attendre, ces bombardements ont causé une très grande psychose chez la population civile.

Certaines maisons à l'architecture très légère se sont effondrées avec le tremblement du sol causé par les bombardements. Nombreuses sont les familles qui, très tôt hier matin, ont quitté la ville. Cette stratégie, première du genre, peut être entendue comme une entrée en guerre des forces armées et de sécurités maliennes.

Si ce n'est pas le cas, ça doit en être ainsi, car du moment où recours et usage sont fait aux armes lourdes à l'intérieur des agglomérations, il y'a plus aucune raison de ne pas les utiliser en pleine campagne et dans le grand Sahara.

Cette nouvelle donne doit mettre fin aux discours en faisant place aux actes. Il est temps d'arrêter de souffler le chaud et le froid en même temps. Les paisibles populations qui sont les cibles potentielles de tous les esprits de vendetta et en font les frais, semblent éreintées.

De grâce finissons-en avec cette crise de quelles que manières que ce soit, ceux qui y périront seront heureux dans leur tombe en sachant que leur sacrifice aura permis d'instaurer le calme dans une zone mouvementée depuis l'indépendance. Nous en sommes sûrs…
Ousmane KONE

30/05/2008


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Vos commentaires
Posté par AnDogoly, le 31 May 2008 12:09:40 GMT
Il y a quelque chose qui me gène dans tes propos Mr le journaliste, Vous
parlez toujours de l'armée loyaliste et non de l'armée malienne. C'est
génant ça
Répondre à < AnDogoly >
Posté par homme debout sabre au clair, le 31 May 2008 09:17:23 GMT
il ne faut pas que les complices des apatrides criminels poseurs de
mines viennent nous distraire avec leurs perfides et hypocrites paroles
pour une fausse négociation qui vise à permettre aux assaillants de
mieux se préparer et de l'autre côté faire baisser le niveau de
vigilance des forces de sécurité basées à kidal.il ne faut plus relâcher
la pression ,bahanga et sa clique ne veulent pas de la Paix et n'en
n'ont jamais voulu.....donc pas de quartiers.ON NE CARESSE PAS UNE
VIPERE .ON LUI CASSE LA TETE AVEC UN GROS BATON.
Répondre à < homme debout sabre au clair >
Posté par Mr. Guindeba, le 31 May 2008 08:46:36 GMT
Thank you USA. Only with your engagement we can fight this international
gang
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par farafin_blen, le 31 May 2008 06:44:09 GMT
depuis les independances c'etait la guerre et ca continue...tu penses
que c'est une solution? Reflechissons..frere....
Répondre à < farafin_blen >
Posté par fanga fing, le 31 May 2008 04:00:45 GMT
COOL C'EST LE BLACK POWER QU'ON UTILISE MAINTENANT! IL FAUT LES
REDUIRE EN CENDRE , CES APATRIDES .

Nouveau combat pour les jeunes touaregs : " Mon fusil est alors devenu une guitare ! "

Nouveau combat pour les jeunes touaregs : " Mon fusil est alors devenu une guitare ! "
Le Hoggar, 31/05/2008 E-mail Imprimer

" La musique est l'arme du futur ! " Le slogan du Nigérian Fela n'a jamais autant été d'actualité. Trois disques, mettant en vedette trois ex-rebelles touaregs ayant troqué leurs kalachnikovs pour des guitares, en fournissent la preuve. Au début des années 1990, leurs auteurs participaient à la lutte autonomiste des Touaregs contre les gouvernements malien et nigérien. Tinariwen est un groupe né durant les années 1980 dans les camps d'entraînement du colonnel Mouammar Khadafi.

Les membres y apprennent à jouer avec des guitares électriques, bricolées à partir de bidons... " Notre objectif était simple : nous libérer. Pour cela, il fallait nous former culturellement et nous équiper.

La musique servait à transmettre un message pour sensibiliser l'opinion touarègue. " A leur tête, le charismatique Ibrahim Ag Alhabib, né à Kidal, dans le nord du Mali, marqué à vie par la répression de 1963 dans l'Adrar des Ifoghas : " Le feu brûle depuis trop longtemps / Dans notre sommeil perdu / Pour les animaux brûlés et tous les vieux tués / Aux portes de Kidal il faut se rassembler / Et se battre / Si forts que vous soyez / Vous brûlerez dans votre feu. maliweb.net. "Tinariwen est devenu le porte-parole de toute une génération, celle des ishumars, altération du mot " chômeurs " en berbère, qui désigne ces jeunes poussés par les grandes sécheresses à abandonner les zones de pâturage ancestrales pour chercher du travail dans les villes algériennes.

Ils formeront le gros des bataillons qui prendront les armes en 1990. Puis viendra la paix, en 1992 à Bamako, en 1995 à Niamey.

C'est à cette époque que Tinariwen enregistre une cassette à Abidjan. " Le début de notre carrière d'artistes. Les accords signés, il était temps de se réinsérer. " Quinze ans et trois disques plus tard, les Tinariwen séduisent le monde entier, avec leur mélange détonant qui n'est pas sans évoquer un blues rauque et rural.

Si les anciens rebelles ont déposé les armes à feu, il n'ont rien oublié : " Notre message révolutionnaire est clair : l'amélioration des conditions de vie, la santé pour tous, l'accès à l'éducation et à l'information pour que le peuple se sensibilise aux enjeux du monde, à commencer par le danger de la perte des repères dans un monde de globalisation. " Leur nouvel album s'intitule Aman Iman, que l'on peut traduire par " L'eau, c'est la vie " (1). Toumast, " le peuple " en tamacheq, est un autre groupe emmené par Moussa Ag Keyna, né en 1972 dans un campement, " quelque part entre le Niger et le Mali ", lui aussi enrôlé par la Libye en 1987. Gravement blessé en 1993, le jeune homme est soigné en France, où il choisit de devenir musicien.

" Mon fusil est alors devenu une guitare ! Elle touche plus juste. " Onze ans plus tard, il sort un album intitulé Ishumar (2), " parce que le problème économique demeure entier ". Et d'ajouter, lucide : " Ceux qui ont signé la paix ne doivent pas oublier leurs promesses. Mon peuple attend toujours que le désert fleurisse ! "Quant à l'album Desert Rebel (3), il réunit des musiciens de la scène " alternative " française autour d'Abdallah Oumbadougou, compagnon de route de Tinariwen et " grand oublié depuis les accords de paix ", selon Farid Merabet, coproducteur de ce cédérom étiqueté " équitable ".

Le musicien, " digne cousin de Farka Touré ", semblait attendre cette collaboration. " A travers l'histoire d'Abdallah, il s'agit de remonter le fil de cette histoire, explique Merabet, sans oublier les zones plus sombres, comme les razzias que menaient au sud les Touaregs, ni omettre de dresser un état des lieux de la situation actuelle. Loin d'être résolu, le problème touareg se couple à celui des problèmes climatiques que ce peuple subit de plein fouet. "
30/05/2008

Lettre ouverte au Président de la République : Un enseignant handicapé de la Fast écrit à ATT

Lettres ouvertes
Lettre ouverte au Président de la République : Un enseignant handicapé de la Fast écrit à ATT
Les Echos, 24/10/2007 Commentaires [ 30 ] E-mail Imprimer

Malgré le respect de la voie hiérarchique, une lettre de sollicitation de bourse et de meilleures conditions de vie et de travail d’un professeur de mathématiques de la Fast, handicapé moteur, adressée au chef de l’Etat le 6 juin 2006 demeure sans suite plus d’un an après son dépôt. Face à ce qu’il considère comme une distraction de courrier adressé au premier magistrat du pays, M. Aboubacrine Assadeck reprend, ci-dessous, sa requête en lettre ouverte.
« A Son Excellence Monsieur le président de la République du Mali

Excellence,

J’ai l’honneur de solliciter de votre très haute bienveillance, une aide pour me permettre de mieux servir le Mali à travers mes prestations pédagogiques à la Faculté des sciences et techniques de l’Université de Bamako.

En effet, malgré ma mobilité réduite due à la poliomyélite, j’ai été orienté après le baccalauréat à l’Ecole normale supérieure, bien que figurant sur la liste d’admission parmi les deux meilleurs bacheliers à la session de juin 1983 avec la mention bien (une note de 20 sur 20 à l’épreuve de composition de mathématiques), information que vous pouvez vérifier en consultant les archives.

De la même manière, j’ai achevé mon cycle de l’Ecole normale supérieure de Bamako avec la mention bien (moyenne de 15,87 sur 20). Après un service de 2 ans à l’Institut pédagogique national, sur demande du chef de DER mathématiques de l’EN Sup, j’ai été nommé assistant au dit DER à partir d’octobre 1989. Sur initiative personnelle, j’ai interrompu mes activités pour me former au Bénin en physique mathématique où j’obtins mon DEA en 1991.

Croyant à la Révolution du 26 mars 1991, après un conflit avec le directeur de l’Institut de mathématiques et science physique de Porto-Novo (Bénin) qui voulait m’imposer comme sujet de thèse de doctorat la relativité générale, je suis rentré précipitamment au Mali pour reprendre service à l’EN Sup en 1992. Depuis lors, chaque année j’ai eu à adresser une demande de bourse pour poursuivre mes études, qui est restée sans suite.

En 1999 un de nos compatriotes, le Pr. Daouda Sangaré de l’Université d’Abobo-Adjamé d’Abidjan a accepté de m’encadrer sur place à l’Université de Bamako avec le financement Tokten. En octobre 2003, ce dernier m’a invité dans son laboratoire pour faire des recherches. A cet effet, j’ai adressé une demande de bourse de six mois au ministre de l’Education nationale pour aller à l’Université Abobo Adjamé. Cette demande n’a pas eu de suite favorable. Il est à noter que le ministre lorsqu’il était dans l’opposition au régime Alpha Oumar Konaré m’encourageait à lutter pour améliorer mes conditions de travail.

Pour votre information, j’avais adressé une demande restée sans suite aux deux premiers programmes de logements sociaux sous le président Alpha Oumar Konaré et vous. Je serais reconnaissant à l’administration de l’Université de Bamako si des passages pour fauteuil roulant sont aménagés pour les handicapés moteurs.

L’aide que je vous demande, Excellence Monsieur le président de la République du Mali, consistera à me doter de deux fauteuils roulants, d’une voiture spécialisée pour handicapé physique, d’un ordinateur portable avec ses accessoires (imprimantes, vidéo-projecteurs), d’une prime annuelle qui me permettra de séjourner une fois par an dans un laboratoire et d’un logement.

Dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez agréer Monsieur le président de La République l’expression de mes sentiments déférents ».
Bamako, le 6 juin 2006
Aboubacrine Assadeck
(professeur de maths à la Fast)

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Vos commentaires
30 réactions > 1 2
Posté par kandfugu, le 26 May 2008 14:44:18 GMT
Je salue le courage de cet enseignant qui ne veut pas rester
mediocre. Je précise que des dizaines comme lui sont meurtris à travers
toutes les filières des différents DERs. ils sont surtout des
assistants, maitres assistants car la hiérarchie veut s'eterniser au
sommet à cause des pécules et des perdiems en partage. notre cher pays
doit aider la formation des formateurs. Je suppose que le forum prendra
en compte ma préocupation que je partage avec les sans voix... Que Dieu
ramolisse les coeurs de nos chefs.

Réponse de < malienn > à < kandfugu >, le 27 May 2008 22:09:44 GMT
Excellente analyse de la situations des assistants et des maitres assistants. Monsieur Assadek est le symbole du courage que toute honnête personne doit magnifier. Victime d'exclusion à cause de son handicape physique. Si ATT est humain, il doit donner suite aux requêtes de Monsieur Assadek et à la minorité des cadres handicapés.
Répondre à < malienn >

Posté par inocent, le 06 Apr 2008 02:50:41 GMT
LE PRESIDENT DOIT SATISFAIRE AU MOINS SES EXIGENCES POUR L'INTERET DU
MALI au LIEU DE FINANCER DES MILLIARD POUR DES ROND POINTS CES UN VRAI
GENIE ON DOIT MEME FAIRE DES GREVES POUR CELA JE SUIS FIERT DE TOI
TONTON DJALLA JE PREFERE GARDER L'ANONIMAT SACHE QU'ON EST TOUS DERIERE
TOI POUR RECLAMER TES DROITS QUE ALLAH TOUT PUISSANT T'ASSISTE AMIN
Répondre à < inocent >
Posté par fata, le 19 Mar 2008 20:04:06 GMT
Monsieur le Président de la République, si vous n'avez encore donné une
suite favorable à la demande de ce brillant Professeur de mathématiques,
nous vous prions de le faire au nom de la solidarité et de la
justice.Sinon l'histoire vous jugera.
Répondre à < fata >
Posté par fatal, le 20 Feb 2008 12:51:03 GMT
Quand est-ce ATT répondra favorablement à la lettre ouverte de notre
surdoué Professeur ASSADEK? ça fait plus de quatre mois que le Président
de la République n'a pas réagit. N'est-il pas insensible à la promotion
des personnes handicapées?
Répondre à < fatal >
Posté par fady, le 17 Dec 2007 10:26:45 GMT
salut, tu mérites mieux Assadeck!!!

Réponse de < Zaki > à < fady >, le 21 Dec 2007 11:54:38 GMT
Fady, parfaitement d'accord, il faut qu'au Mali on donne le ciwara d'excellence à ceux qui le mérite, au contraire, ce mérite est fonction de ses relations avec le pouvoir en place, voici un des touaregs qui croient fermement à l'unité nationale et puisque son coefficient de nuisance est nul, les autorités restent muettes devant les demandes de cet handicapé que l'on doit encouragé pour qu'il serve d'exemple.
Répondre à < Zaki >

Posté par SP, le 26 Oct 2007 14:25:28 GMT
Assadeck ne vous decouragé surtout pas et ne les envoulés pas comme un
adage le dit:"On ne connait la valeur d'une personne que lorsque l'on
l'a perd..." c'est quant ils vont vous perdre qu'ils se rendront compte
qu'ils ont perdu une perle rare. Le conseil que je vous donne c'est de
vous amenagé et inchallah avec ou sans eux votre destin est déjà tracé.
Je vous estimes monsieurs...
Répondre à < SP >
Posté par marhaba, le 25 Oct 2007 13:10:39 GMT
Du courage Assadeck. Nous souhaitons voir un jour où le Mali mettra des
gens comme toi dans toutes les conditions de travail. C'est inacceptable
que tu puisses souffrir comme cela. Le Mali doit être fier d'avoir des
profs comme toi, mais hélas!!!
Répondre à < marhaba >
Posté par mink, le 25 Oct 2007 09:19:02 GMT
Ce prof mérite plus que tout cela mais malheureusement ce pays ne
reconnait pas la valeur de ces cervaux et qui connait la réalité de
l'enseignement superieure, c'est plus des gens comme ASSADECK qu'il faut
booster pour faire avancer les niveaux et mettre fins aux mauvaises
pratiques des professeurs dont certains sont reduits aujourd'hui à
vendre des brochures , des notes, et meme à exploiter les filles!
Répondre à < mink >
Posté par KANTUS, le 25 Oct 2007 08:33:13 GMT
Je suis d'accord avec votre requete mr ASSADEK,mais il fo une certaine
coherence avec les conditions des autres prof malgré votre handicap...
Répondre à < KANTUS >
Posté par Lucifer, le 25 Oct 2007 07:41:03 GMT
Monsieur le Professeur, si le Mali ne peut pas reconnaitre vos valeurs,
cassez vous et allez y ailleurs où on peut mieux apprecier vos capacités
et vous mettre dans de meilleurs conditions de travail, comme on l´a
fait tous. N´attendez jamais d´ATT ou même d´autres, je suis que vous
ne serez pas satisfait. Si vous avez la possiblité quittez le pays et
postulez ailleurs. Bonne chance!
Répondre à < Lucifer >