mercredi 30 avril 2008

TUNIS - La compagnie aérienne Tunis Air a signé lundi la "lettre d'acceptation" de l'offre d'Airbus pour la vente de 19 avions dont 16 commandes ferme

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par Reuters



TUNIS - La compagnie aérienne Tunis Air a signé lundi la "lettre d'acceptation" de l'offre d'Airbus pour la vente de 19 avions dont 16 commandes fermes, a déclaré mardi à Reuters le secrétaire d'Etat aux Transports.


Selon Dominique Bussereau, qui fait partie de la délégation ministérielle accompagnant Nicolas Sarkozy en Tunisie, le montant des commandes fermes s'élève à "un peu plus d'un milliard d'euros".


"C'est une affaire importante, parce que ça fait maintenant une flotte tunisienne entièrement composée d'Airbus et cela met Tunis Air dans les compagnies de lancement de l'A350. Donc, c'est un choix vraiment politiquement important", a-t-il ajouté.


L'accord, signé lundi soir par Dominique Bussereau et son homologue tunisien Abderahim Zouari, porte, en ce qui concerne les commandes fermes, sur dix A320 et trois A350 comme annoncé initialement auxquels s'ajoutent trois A330, a-t-il précisé.


"Je partais pour 13 (commandes fermes) et on a fini par signer pour 16", a commenté Dominique Bussereau.



Aux ventes fermes s'ajoutent trois ventes en option.



Lors des discussions lundi soir au ministère des Transports tunisien, "Airbus a pris des engagements de nature industrielle qui conduiront à la création de 2.000 emplois à terme en Tunisie, en particulier par le biais de la sous-traitance", a ajouté le secrétaire d'Etat.

Il est fort probable que Latécoère, l'un des sous-traitants d'Airbus, renforce son implantation en Tunisie précise-t-on de source diplomatique française.


Latécoère est candidat à la reprise de deux sites français d'Airbus, à Méaulte dans la Somme et à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Les syndicats d'Airbus ont appelé à une grève mardi matin sur les sites français du constructeur aéronautique.


"Ce sera de la sous-traitance d'Airbus classique, soit en direct par Airbus soit par l'intermédiaire de Latécoère ou d'autres filiales", a souligné Dominique Bussereau.


"Latécoère a le choix entre un site en Tunisie et un site au Maroc (...) ça tombe plutôt vers une implantation en Tunisie, sachant que Latécoère est déjà présent dans les deux pays", a dit le secrétaire d'Etat.


De source diplomatique française, on indique également que Latécoère semble avoir choisi la Tunisie plutôt que le Maroc.

france24_fr.wsx live_fr.wsx

PARIS - Tony Estanguet, double champion olympique en canoë, sera le porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par Reuters



PARIS - Tony Estanguet, double champion olympique en canoë, sera le porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, où il tentera un triplé inédit dans le sport français.



Estanguet, 29 ans, a été désigné mardi par le Comité national olympique et sportif français pour mener la délégation française le 8 août à Pékin.



Ce professeur de sport sera le seizième porte-drapeau de l'histoire de l'olympisme français.



Il va notamment succéder au handballeur Jackson Richardson (Athènes 2004), au judoka David Douillet (Sydney 2000), à l'athlète Marie-José Pérec (Atlanta 1996) et aux escrimeurs Jean-François Lamour (Barcelone 1992) et Philippe Riboud (Séoul 1988).



Seules deux femmes ont connu cet honneur: la nageuse Christine Caron en 1968 à Mexico et Pérec en 1996.



Jamais un athlète de la Fédération française de canoë-kayak n'avait été désigné.



A une semaine de ses 30 ans, Tony Estanguet reçoit par avance un cadeau très attendu par toute l'équipe de France olympique, au sein de laquelle il fait office de sage.



Après avoir gagné le titre en slalom monoplace à Sydney en 2000 puis à Athènes en 2004, le Palois se présentera à ses troisièmes Jeux olympiques pour tenter de décrocher une troisième médaille d'or consécutive, un exploit inédit dans le sport français.







À CINQ ANS SUR LE GAVE



Né et licencié à Pau, Tony Estanguet vient d'une famille passionnée par l'eau vive.



Il a effectué ses débuts à cinq ans sur le Gave de Pau, cours d'eau traversant la cité béarnaise avant de se jeter dans l'Adour.



Quatrième aux championnats du monde de descente en kayak en 1979, son père Henri aujourd'hui décédé est aussi le papa du Club Université Pau Pyrénées Eaux Vives, où ses trois fils Patrice, Tony et Aldric sont licenciés.



Aîné de cinq ans de Tony, Patrice Estanguet a été médaillé olympique de bronze à Atlanta en 1996, déjà en canoë monoplace en slalom.



"Ce jour-là, devant ma télévision, mon frère m'a tellement fait vibrer que cela m'a donné envie de faire la même chose", a récemment confié Tony Estanguet à Reuters.



"Ensuite, toujours très respectueux et admiratif de son parcours, j'ai essayé de faire tout comme lui", a-t-il ajouté.



Les deux frères ont parfois été rivaux mais jamais ennemis, toujours contents de voir un Estanguet sur le podium.



"Cette adversité nous a permis de mieux nous connaître en tant que frères", a déclaré le nouveau porte-drapeau français.

france24_fr.wsx live_fr.wsx

Les Los Angeles Lakers et les Orlando Magic ont été les deux premières équipes à gagner leur billet pour les demi-finales de conférence du Championnat

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par AFP

Les Los Angeles Lakers et les Orlando Magic ont été les deux premières équipes à gagner leur billet pour les demi-finales de conférence du Championnat NBA en pliant leur série du 1er tour des phases finales lundi.

Les Lakers, emmenés par le duo Kobe Bryant (31 pts) et l'Espagnol Pau Gasol (21 pts), ont remporté leur duel, au meilleur des sept matches, face à Denver 4 victoires à 0, après leur succès 107 à 101 dans le Colorado.

Plus tôt dans la soirée, les Magic s'étaient défaits de Toronto 4 victoires à 1, après leur succès 102 à 92 dans leur salle.

Mais la surprise est venue de Georgie, où Atlanta est revenu à 2 partout face à Boston, équipe N.1 de la saison régulière.

Les Hawks, qui avait perdu les deux premières rencontres par respectivement 23 et 19 points d'écart, ont remporté le match N.4 chez eux (97-92).

Atlanta a notamment su dérégler les Celtics grâce à deux périodes de folie.

Menés 21 à 9 dès le début du match, les Hawks sont d'abord revenus en fin de premier quart-temps (29-24) en infligeant un 20-3 aux Celtics. Et en retard de 10 points à l'attaque du dernier quart-temps (75-65), ils ont recollé avec un 32 à 17 pour s'offrir au moins deux matches supplémentaires.

Joe Johnson a été le grand artisan de ce succès avec 20 de ses 35 points inscrits dans les 12 dernières minutes.


Français invisibles

A Denver, les Californiens ont, comme prévu, envoyé leurs hôtes en vacances. Les Nuggets qui ont disputé leur meilleure partie de la série, ont encore été dominés. Malgré 21 points et 11 rebonds, Carmelo Anthony, qui avait reproché à ses coéquipiers d'avoir baissé les bras au match précédent, a encore eu trop de gâchis (8 sur 20 au tir).

Les deux Français (Ronny Turiaf à Los Angeles et Yakhouba Diawara à Denver) ont été inexistants. Turiaf, malade la semaine dernière, n'a pas joué et Diawara a fait une apparition de 7 secondes avant la pause.

Les Lakers attendent de connaître leur prochain adversaire. Utah est en ballottage favorable avec 3 victoires à 1 face à Houston.

A Orlando, Dwight "Superman" Howard est vraiment le super héros des Floridiens. Avec 21 pts et autant de rebonds, il a réussi son troisième match avec plus de 20 points et 20 rebonds.

Au prochain tour, les Magic, classés troisièmes de la conférence Est à l'issue de la saison régulière, affronteront les vainqueurs de la série opposant Detroit à Philadelphie. Les deux équipes sont actuellement à égalité 2 victoires partout dans cette série au meilleur des sept matches.



france24_fr.wsx live_fr.wsx

Un vent d'Amérique a soufflé lundi soir sur les 22e Molières, les récompenses du théâtre français, qui ont primé trois fois le spectacle musical made

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par AFP

Un vent d'Amérique a soufflé lundi soir sur les 22e Molières, les récompenses du théâtre français, qui ont primé trois fois le spectacle musical made in Broadway "Le Roi lion" et dans deux catégories "Good Canary", une pièce mise en scène par l'acteur américain John Malkovich.

Le spectacle "La vie devant soi" a lui aussi obtenu trois Molières, dont celui du théâtre privé et une autre statuette pour Myriam Boyer dans la catégorie comédienne.

Son fils Clovis Cornillac, qui coprésidait avec Barbara Schulz cette soirée retransmise sur France 2 en direct des Folies Bergère à Paris, a lui échoué dans la catégorie comédien face au vétéran Michel Galabru, qui a obtenu le premier Molière de sa carrière, à 85 ans, pour "Les Chaussettes - opus 124".

Un autre octogénaire, Roland Dubillard (84 ans), dont l'univers mêle l'humour à la poésie, a obtenu son premier Molière au titre du meilleur auteur pour "Les Diablogues".

L'adaptation française du "Roi lion", spectacle plein d'invention visuelle, a réalisé un carton plein en étant sacré dans les trois catégories (théâtre musical, créateur costumes pour l'Américaine Julie Taymor, créateur lumières pour son compatriote Donald Holder) dans lesquelles elle était nommée.

Un triple succès qui a fait dire à l'un des promoteurs de cette production que dorénavant "le théâtre musical ce n'est pas simplement Broadway, ce n'est pas simplement Londres, c'est aussi Paris".

John Malkovich a lui reçu le Molière du metteur en scène pour "Good Canary" de l'Américain Zach Helm, la pièce la plus nommée (six citations), qui n'obtient par ailleurs qu'un accessit (Pierre-François Limbosch, meilleur décorateur-scénographe).

Raphaëline Goupilleau, qui n'est pourtant pas une débutante, a été sacrée "révélation théâtrale" pour son rôle dans "Une souris verte", et s'est amusée de ce Molière aux allures de "lifting agréable".

Les deux seconds rôles distingués sont Valérie Bonneton dans "Le Dieu du carnage" de Yasmina Reza et Gilles Privat pour sa composition virtuose dans "L'Hôtel du libre-échange" de Feydeau à La Colline.

Ce dernier a été récompensé pour une pièce du théâtre public, qui apparaît minoré par rapport au secteur privé dans le palmarès alors qu'un certain équilibre émanait de la liste des nominations.

En ouverture de cérémonie, Clovis Cornillac avait pourtant souhaité placer la soirée "sous le signe d'une possible conciliation des deux théâtres, le privé et le public".

Les résultats ne lui ont pas donné raison: sur les 17 Molières attribués, le secteur subventionné n'en obtient que cinq, dont un automatique (celui du théâtre public pour "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce dans la mise en scène de Michel Raskine) et deux attendus (meilleure compagnie et spectacle jeune public).

Signe que l'Académie des Molières (1.700 votants) a relativement boudé le théâtre public, "La seconde surprise de l'amour" dans la mise en scène du Suisse Luc Bondy, pourtant nommée cinq fois, est repartie bredouille.

Les rares lauréats du secteur public ont profité de la cérémonie pour faire passer quelques messages dans une soirée très consensuelle, sans prise de parole d'intermittents du spectacle ni même de professionnels s'élevant contre l'hypothèse d'une baisse des subventions de l'Etat.

"Dans la famille déjà bien malmenée du théâtre, les enfants restent toujours les parents pauvres", a quand même dit l'auteur Philippe Dorin lors d'un vibrant plaidoyer pour les spectacles jeune public.

Quant à André Engel, distingué pour "La petite Catherine de Heilbronn" de Kleist à l'Odéon, il a présenté avec une pointe d'amertume sa compagnie primée (Le Vengeur masqué) comme étant "dirigée par une espèce menacée: les metteurs en scène de plus de 55 ans".

france24_fr.wsx live_fr.wsx

Manger du bon chocolat noir de façon quotidienne est salutaire pour la grossesse et protège des complications possibles dues à une hypertension artéri

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par AFP

Manger du bon chocolat noir de façon quotidienne est salutaire pour la grossesse et protège des complications possibles dues à une hypertension artérielle, affirme une étude américaine.

En dégustant du chocolat de bonne qualité, une femme a 69% de risques de moins de développer une préeclampsie, une complication qui associe hypertension artérielle et prise de poids avec oedèmes et qui affecte 8% des grossesses, selon le docteur Elizabeth Triche de l'université de Yale.

L'étude qui a porté sur 2.291 femmes entre 1996 et 2000, est a paraître dans la revue Epidemiology de mai.

La méthode originale de l'étude était d'évaluer la consommation de chocolat des femmes enceintes en prélevant à l'accouchement un morceau du cordon ombilical où était mesurée la densité de théombromine.

Ce composant du chocolat, particulièrement présent dans le chocolat noir, a des vertus diurétiques, stimulantes pour le coeur et vasodilatatrices. Le chocolat contient aussi du magnésium bénéfique pour l'hypertension et des flavanoids qui sont de puissants antioxydants, rappelle l'étude.

"Mesurer la quantité de chocolat qu'une patiente affirme consommer est extrêmement difficile vue la variation considérable de présence de cacao selon les différentes qualités", a expliqué Mme Triche à l'AFP.

"Plus le chocolat est noir, mieux c'est. Plus il est édulcoré, sucré et gras, moins il contient de théombromine", a-t-elle indiqué.

La présence de théombromine dans le chocolat peut varier de 0,15% à 0,46%.

"Nous avons observé que la consommation de chocolat mesurée par le niveau du bio-marqueur théobromine dans le cordon, était associée à des risques moindres de préeclampsie", conclut l'étude.

"Cela correspond à une barre de chocolat de bonne qualité chaque jour", a précisé le docteur Triche, directrice adjointe du centre pédiatrique de Yale University.

france24_fr.wsx live_fr.wsx

Le ministre Amadou Touré lors de sa rencontre avec la commission de médiation pour une école apaisée et performante : « Nous allons aux évaluations et

Crise scolaire
Le ministre Amadou Touré lors de sa rencontre avec la commission de médiation pour une école apaisée et performante : « Nous allons aux évaluations et aux examens avec ou sans la COSES »
L'Indépendant, 29/04/2008 E-mail Imprimer

Apparemment, rien ne va plus entre le ministère en charge des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique et la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES). A preuve : celle-ci vient d’adresser au Premier ministre une lettre de désobéissance à la suite de l’invitation du ministre Amadou Touré. Lequel avait adressé une correspondance à ladite Coordination et aux membres de la Commission de médiation pour une école apaisée et performante. Il les invitait à échanger sur la situation qui prévaut dans les établissements publics de l’enseignement secondaire. Mais, le ministre s’est dit pris par le temps à moins de dix semaines de la fin de l’année scolaire. «Si des agents refusent d’accomplir leur devoir, nous allons aux évaluations et aux examens, avec ou sans la COCES. L’année n’est pas compromise», a averti le ministre.

Cette rencontre, qui s’est déroulée ce samedi dans la salle de conférence en charge de l’éducation, a enregistré la présence des membres de la Commission de médiation composée de l’AMUPI, la CAFO, del’AMDH, l’Eglise protestante, des représentant du SNEC, du SNESUP de l’AEEM. Ces assises visaient à rompre le dialogue de sourds.

Prenant la parole, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Touré, a laissé entendre que la rencontre a pour but de faire le point de la situation qui prévaut dans les établissements publics de l’enseignement secondaire. C’est une manière de mettre tous les intervenants au même niveau d’information. «Nous sommes dans une situation difficile. Il faut sortir l’école de l’impasse», a-t-il lancé.

Cependant, il a tenu à rappeler que depuis qu’il est à la tête du département, il ne fait que dialoguer pour trouver une solution à la crise qui gangrène notre système éducatif. Mais, a-t-il poursuivi, «ce que la COSES demande est au-dessus de mes moyens. Je ne suis pas le ministre des Finances et l’Etat a des moyens limités», a-t-il avoué avant de signaler que le blocage se situe maintenant au niveau de quelques points de revendications de la COSES. Ce sont les primes de logement, l’intégration des contractuels à la Fonction publique de l’Etat, l’alignement des salaires sur ceux des fonctionnaires de l’Etat.

Concernant les primes de logements, l’Etat a déjà proposé des logements sociaux et des prêts bancaires que les syndicalistes ont refusés, a dénoncé le ministre. Pour l’intégration des contractuels dans la Fonction publique, le ministre Amadou Touré a estimé que ce n’est pas possible avec la décentralisation. «Nous avons proposé de les intégrer à la Fonction publique des collectivités qui devrait commencer le 1er janvier 2009, ils refusent. Je suis allé vers eux, ils ferment la porte du dialogue.

Nous allons prendre nos responsabilités. Plus de 75% des élèves sont dans le privé et le 25 % dans le public. On ne peut plus attendre. Si des agents refusent d’accomplir leur devoir, nous allons aux évaluations et aux examens, avec ou sans la COCES. L’année n’est pas compromise», a averti le ministre.

Le Secrétaire Général de l’Association malienne des droits de l’homme, Amadou Bocar Téguété, dira, pour sa part, que la situation est grave et préoccupante. Il faut vite trouver une solution pour ramener la Coordination à la table de négociation.

Pour la Secrétaire exécutive de la CAFO, Mme Traoré Oumou Touré, «le Mali, qui formait beaucoup d’Africains dans ses nombreuses écoles, a de plus en plus une mauvaise image du fait du faible niveau de ses étudiants. Aujourd’hui, le rêve de l’excellence n’y existe plus. Notre école est à l’article de la mort et c’est grave. Une chose est sûre : la relève de demain n’est nullement garantie».

Dans la même foulée, la Secrétaire Général de la CAFO, Mme Traoré Oumou Touré, a estimé que le peuple malien a besoin de savoir pourquoi l’école malienne est prise en otage. D’après elle, «avant d’être enseignant, avant d’être ministre, nous sommes des citoyens maliens. Avant de revendiquer, il faut que le Mali existe. Si chaque Malien se levait pour dire, si je n’ai pas ce que je veux, je mettrais le Mali à feu et à sang... Pour certaines choses, il ne s’agit pas de mettre le feu. Depuis combien d’année il n’y a pas d’école au Mali ? Voilà le vrai feu. Notre système est décrié partout. On dirait que nous ne sommes pas des Maliens. Lorsque nous nous installons autour de la table de négociation avec les partenaires, on nous dit qu’on n’a pas de niveau. N’importe quel élève de la sous-région qui quitte la 11e a le Bac malien. On ne peut pas continuer à payer des gens qui nous martyrisent», a –telle martelé.

En tout cas, depuis quelques mois, les Maliens assistent, impuissants, avec résignation et amertume, au dialogue de sourds entre les autorités en charge de l’Education et les corporations syndicales.

A moins de dix semaines de la fin de l’année scolaire, une crise très aiguë affecte le fonctionnement normal de l’école malienne. Il y a tout juste quelques jours, le député PARENA, l’honorable Bré-hima Béridogo, avait interpellé le ministre Touré sur la crise scolaire à l’Assemblée nationale.

Le débat n’a pas porté fruit. D’ailleurs, la missive que vient d’adresser la COSES au Premier ministre l’atteste clairement. Une lettre de désobéissance en bonne et due forme par la coordination.

Au train où vont les choses, il sera difficile de trouver un remède efficace pour une école à l’article de la mort.

Ramata TEMBELY
L'Indépendant, est seul responsable du contenu de cet article

Assises : De la prison avec sursis dans l'affaire de la CMDT

Corruption (Lutte contre la)
Assises : De la prison avec sursis dans l'affaire de la CMDT
L'Essor, 30/04/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Une trentaine de témoins ont défilé à la barre durant un procès qui a duré 21 heures.

Le procès de l’ex PDG et de certains agents de la CMDT, était attendu avec impatience par le public du Kénédougou. L'affluence était donc forte, vendredi, dans la salle Lamissa Bengaly, lorsque la cour, présidée par le premier président de la Cour d’appel de Bamako, Abdoulaye Issoufi Touré, a commencé à juger l'affaire. Le banc du ministère public était occupé par l’avocat général Souleymane Coulibaly, et plus d’une dizaine d’avocats de la défense et de la partie civile participaient aux débats.

L'affaire opposait le ministère public à d'anciens responsables du géant cotonnier : Mamadou Zoumana Koné, (chef secteur de Kadiolo), Mahamar Oumar Maïga (PDG), Chiaka Berthé (conseiller spécial du PDG), Ousmane Zakaria Traoré (directeur régional de Sikasso), Samuel Zonou (chef de zone de production agricole à Zégoua) et enfin Abdramane Berthé (chef de zone de production agricole à Kadiolo).

La chambre d’accusation fait remonter les faits à la campagne 2003/2004, lorsque les services de sécurité ont découvert une importation frauduleuse de coton ivoirien par des agents de la CMDT de la région de Sikasso. D'étonnants dépassements de prévisions de production de coton sont enregistrés dans les zones de Zégoua, Kadiolo, Diou et Misseni.

Selon la note d’information des services de sécurité, 2000 tonnes de coton ont été achetées aux producteurs ivoiriens à un prix variant entre 140 et 160 Fcfa le kilogramme et revendu à la CMDT à 200 Fcfa/kg. Une commission d’enquête concluait à l’existence d’un réseau de spéculation dans le secteur CMDT de Kadiolo et à l’introduction de 2333 tonnes de coton graine ivoirien dans notre pays.

Les investigations mettaient en cause le PDG et son conseiller spécial et chiffraient à plus de 550 millions de Fcfa le préjudice global causé à la CMDT. L’entrée du coton étranger, précise la chambre d’accusation, a, de surcroît, empêché les usines d'égrainer la production nationale. 3434 tonnes de coton local ont ainsi été avariées.

Le PDG de la société, Mahamar Oumar Maïga, a été accusé par son propre conseiller spécial Chaka Berthé. Celui-ci assure avoir reçu des instructions téléphoniques du PDG lui demandant d’étudier les possibilités d’acheter le coton ivoirien afin de combler éventuellement un déficit de la production nationale. Une accusation vigoureusement rejetée par Mahamar Oumar Maïga et sa défense qui ont souligné que le patron de la CMDT, malade, avait été évacué en France au moment des faits et qu’il se souciait alors plutôt de son état de santé

A l’issue de 21 heures de débats ( de 9h vendredi à 6 h du matin samedi ) qui ont vu défiler une trentaine de témoins à la barre, la cour a déclaré Samuel Zonou et Abdramane Berthé respectivement chef de zone agricole de la CMDT à Zégoua et Kadiolo, coupables de concussion. Bénéficiant de circonstances atténuantes, ils ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 Fcfa chacun.

Quant à Mahamar Oumar Maïga, Chaka Berthé, Ousmane Zakaria Traoré (directeur régional de Sikasso) et Mamadou Zoumana Koné (chef de secteur de Kadiolo), ils ont été reconnus coupables de complicité de concussion. La cour les a condamnés à un an d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 500 000 Fcfa chacun.

F. DIABATÉ
AMAP-Sikasso
L'Essor, est seul responsable du contenu de cet article
16 hits

Vos commentaires
Posté par malienn, le 30 Apr 2008 03:31:08 GMT
Vu la légèreté de la peine par rapport à la gravité il ne fallait même
pas les juger! une fois encore la montagne vient d'accoucher d'une
souris!
Répondre à < malienn >

Me Abdoulaye Garba Tapo, à propos de la fusion de son parti avec l'ADEMA: "on ne vient pas pour vivre du miel de l'ADEMA"

Politique
Me Abdoulaye Garba Tapo, à propos de la fusion de son parti avec l’Adéma : “On ne vient pas pour vivre du miel de l’Adema”
Le Républicain, 30/04/2008 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer
Me Abdoulaye Garba Tapo

Le paysage politique malien est en mutation au gré des fusions entre partis politiques et retrouvailles entre membres d’un même parti. Le Rassemblement National pour la Démocratie (RND) de Me Abdoulaye Garba Tapo n’échappe pas à cette logique.

Mais pourquoi une fusion entre le RND et l’Adema ? Opportunisme ou réelle conviction ? Que peut apporter l’un à l’autre ?Autant de questions que nous avons posées au leader du RND qui répond sans fard.

Pour l’ex-ministre de la justice, l’émiettement du paysage politique reste une des plaies de notre démocratie.

Le Républicain : Pourquoi une fusion entre le RND et l’ADEMA ?

Me Abdoulaye Garba Tapo : Je pense que vous êtes mal placé pour me poser une telle question. A longueur de journée, vous dénoncez cette profusion de partis qui, au fond, ne rapporte pas beaucoup d’efficacité aux débats politiques. Donc le fait de se fusionner rend beaucoup plus fort un parti comme le nôtre.

Maintenant pourquoi avec l’Adéma, cela a fait l’objet d’une mûre réflexion. Depuis le RDP, nous avons travaillé avec eux, ensuite nous nous sommes retrouvés dans le premier gouvernement de l’Adéma. Quand le RND a été créé, nous avons fait liste commune avec l’Adéma, cela nous a permis d’avoir notre premier député en 1997 à Bamako en la personne de Natié Bogodogo. Ensuite, nous nous sommes retrouvés dans le gouvernement d’IBK. Nos relations avec l’Adéma ne datent pas d’aujourd’hui.

Ce qui nous a marqué, c’était le respect dont nous avons bénéficié et sur ce point, je ne pouvais pas ne pas rappeler l’apport des gens comme Alpha Oumar Konaré, IBK, Ali Nouhoum Diallo et bien d’autres qui nous ont réellement soutenu parce qu’ils ont compris que nous ne sommes pas-là pour des intérêts personnels, mais dans l’intention de bien faire. Et cette disposition d’esprit s’est toujours maintenue dans le respect et a été préservée par les dirigeants actuels de l’Adéma comme Dioncounda Traoré et autres.

Et c’est ce qui explique la facilité avec laquelle cette fusion est en train de se faire. Nous sommes le premier, peut-être que d’autres partis ont eu des rapports étroits avec l’Adéma. J’avoue que du point de vue respect et considération, rarement autant de considérations pour un parti comme le nôtre. C’est ce qui explique cet événement d’aujourd’hui alors que d’autres partis ont bien frappé à la porte de l’Adéma avant nous qui cherchent à fusionner avec eux.

Le RND a-t-il accepté cette fusion avec l’Adema par opportunisme politique ou par conviction fondée sur les retrouvailles entre formations politiques ?

J’aurais souhaité porter RND plus haut et en faire le premier parti. Mais tout le monde sait comment les jeunes partis fonctionnent au Mali avec les difficultés.

Mais quand vous regardez les dernières élections municipales et quand vous regardez les conditions dans lesquelles nous nous sommes battus parce que je venais de sortir du gouvernement à un mois des élections et quand vous regardez les résultats, nous sommes arrivés 11e sur le plan national avec des percées dans les localités de Koutiala où nous avons obtenus 47 conseillers, la ville de Kayes où nous sommes arrivés en 5e position avec 3 conseillers. Je ne parle pas de Kati encore moins de Mopti où tout le monde sait que nous sommes la première force politique.

Nous avons compris que pour préserver ses acquis, on ne peut pas le faire tout seul. Dans la vie, quand un homme ne connais pas ses limites il va droit au mur. Aujourd’hui, nous avons des acquis et des potentialités, nous avons jugé nécessaire qu’on n’a pas les moyens de maintenir cette potentialité. Et réellement on ne nous a pas facilité la tâche : le RND est l’un des partis qui a pris le plus de coups.

Aujourd’hui, l’image du RND est intacte. Le réalisme commande justement de se renforcer pour que les efforts ne soient pas vains, qu’on puisse continuer à nous compter sur la scène politique, à faire passer notre message.

Qu’est ce que le RND peut réellement apporter à l’Adema en terme de poids politique ?

Vous le connaissez, ce n’est pas des enfants de chœur c’est des politiciens rodés. Si vous voyez que l’Adéma a mis tant de solennité, je pense que cela n’est pas un fait du hasard.

L’Adéma est un parti avec qui nous avons beaucoup fait, nous ne sommes pas trop forts sur le terrain comme eux mais ils connaissent notre combativité et notre détermination. Quand nous avons commencé le RND, par mauvaise volonté on nous a traité de partis régionalistes en 1997, compte tenu de nos résultats à Mopti dont je suis originaire et où ma famille a une forte assise. Les gens se sont pressés pour nous traiter de régionaliste.

A l’époque déjà, autant à Mopti qu’à Kati, nous avons fait jeu égal avec l’Adéma. Que ce soit aux les élections municipales de 1998 et les dernières élections, nous sommes arrivés 1er à Mopti et 2e à Kati, nous avons 47 conseillers à Koutiala, 3 à Kayes. C’est vous dire que nous avons une certaine présence sur le terrain.

Notre capital le plus précieux, c’est peut-être le nombre d’élus qui n’est pas négligeable, nous avons une grande crédibilité sur la scène politique. Cette crédibilité ne sera pas inutile pour l’Adéma. Nous sommes un partenaire très fiable, indépendant d’esprit qui ne se laissera pas marcher sur les pieds, qui dira ouvertement ce qu’il pense. C’est ce qui explique aussi l’aboutissement des négociations.

Quel message avez-vous à adresser aux responsables des autres petites formations politiques ?

C’est-la seule voie à suivre, mais ce n’est pas une voie facile. Aujourd’hui, les grands partis ne sont pas des enfants de chœur, ils seront peut-être avec des gens avec qui ils pensent pouvoir faire quelque chose. Pour la plupart des partis, je ne vois pas d’autre salut que celui-là. Il est difficile pour un chef de mouvement du point de vue sacrifice et les résultats obtenus, mais il est très difficile de faire mieux que ça.

Parce que tout simplement, nous nous sommes montré très différent de la plupart des autres partis à tel point que nous agaçons même beaucoup de partis et nous avons pris beaucoup de coups. Aujourd’hui, nous nous donnons les moyens d’en prendre moins et aller dans un ensemble équilibré qui aujourd’hui a l’impression de gagner dans cette histoire autant que nous.

L’Adéma a des moyens plus que nous, mais nous avons notre image qui est considérable. Ils savent aussi qu’on ne vient pas pour vivre dans leur miel, nous allons apporter les moyens, nous allons nous battre avec détermination. Ils savent que sur ce plan ils ne seront pas perdants.

Il y a un homme politique qui a dit que les partis n’ont pas de crédits sur la scène politique. Quelle est votre réflexion sur ça et la position du parti par rapport aux critiques des citoyens ? Est-ce qu’aux élections de 2012, vous pensez que les partis pourront faire le poids ?

Je pense que les partis peuvent toujours faire le poids, mais c’est aux partis de se remettre en cause. Quand vous dites que les partis n’ont pas globalement de crédits, c’est tout à fait réel. C’est par rapport à leurs comportements, quand vous regardez la façon dont les élections se passent, les gens tiennent des promesses et la plupart des temps, ces promesses restent lettres mortes.

Une fois que le parti atteint son objectif et une fois aux commandes, les dirigeants tiennent compte de tout sauf de l’intérêt général. Et c’est ce que j’ai dis, tout ça, c’est que les partis généralement perdent leur crédibilité et non le respect qu’ils peuvent inspirer. La réalité, je ne me vante pas, tout le monde nous a pratiqué quand même par rapport à la démarche que j’ai dis. D’abord, ils nous ont pratiqués, ils savent que les principaux responsables du RND face à eux ont toujours su faire preuve de retenue.

Nous avons toujours démontré que ce qui comptait pour nous, c’est d’abord d’être respecté. Et vraiment, ils nous ont respectés. Ils savent que personne n’a jamais vu le RND courtiser qui que ce soit un jour : nous avons eu des rapports sains avec tout le monde, des rapports francs et même souvent difficiles. Pour ce qui nous concerne quand même, je pense que cela nous a permis de garder une certaine crédibilité et qui nous tiendra beaucoup à cœur. Et en venant à l’Adéma aussi, nous venons avec cet esprit-là.

Qu’est-ce que vous pensez de la relecture des textes fondamentaux, dont la Constitution ?

Franchement, je suis un juriste praticien, et je dis aux gens que la solution n’est pas toujours dans la modification des textes. Les gens ont presque l’impression qu’en changeant les textes, les choses vont bouger d’elles-mêmes. Je dis que c’est faux. Il y a rarement de mauvais textes. Tous les textes déjà en une certaine manière sont de bons textes. C’est peut-être par rapport au contexte dans lequel ils ont été édictés.

Prenez les élections dernières, il n’y a aucun texte qui dit aux gens de voler ou de tricher sur le terrain. Donc, si les gens déjà respectaient l’existant, moi je pense que ça peut permettre de tenir une certaine crédibilité. Nous avons beaucoup de lacunes parfois et surtout au Mali où au fond, et c’est ça qui fait la particularité des textes. Souvent beaucoup de textes sont votés principalement par malveillance sans tenir compte même de l’intérêt général.

Moi, je donne un exemple que j’ai toujours dénoncé. Prenez le cas des députés où justement dans notre pays la suppléance n’existe pas. Alors que dans tous les pays d’aujourd’hui au Niger, au Burkina où que vous alliez, vous trouverez que cette suppléance existe. Parce que tout simplement que cette suppléance permet d’éviter que quand un député décède ou bien en tout cas, disparaisse, qu’il n’y ait pas d’autres élections qui vont entraîner des coûts inutiles.

Donc au Mali, les gens ont toujours refusé en disant que le député élu risque de se faire peut-être tuer par son suppléant pour le succéder. Donc, c’est justement pour des considérations futiles comme celle-là qu’on refuse d’adopter la suppléance. Donc, il y a beaucoup de textes comme ça. Moi je prends même l’exemple des cumuls. Dans tous les pays du monde, il y a un certain cumul. Mais le Mali est le seul pays par exemple où il y n’a aucun cumul parce que tout ça aussi, c’était dirigé contre quelqu’un à l’époque, le député maire de Ségou. Alors qu’en réalité aujourd’hui on peut bien admettre qu’une seule personne puisse occuper un mandat national et un mandat local.

Ça permet à des talents d’aller se manifester dans les régions au lieu de rester seulement au niveau national. Alors qu’actuellement tout le monde sait que nous souffrons de manque criard de cadres. Donc, il y a beaucoup de choses comme ça, qu’on peut peut-être modifier. Mais il ne faut pas croire que la solution miracle résiderait dans ce changement de textes tant qu’on n’aura pas justement changé les mentalités, tant que les gens ne se seront pas remis en cause et tant que surtout des nouveaux acteurs ne viendront pas dans la chaîne politique.
Propos recueillis par Birama Fall


Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article
85 hits

Vos commentaires
Posté par malienn, le 30 Apr 2008 03:13:03 GMT
L'ADEMA aura la peau de TAPO! à coup sûr!
Répondre à < malienn >
Posté par daffe, le 30 Apr 2008 02:28:02 GMT
Notre population est trop petite pour tous ces parti politiques. Que
ceux qui ressemblent s'assemblent pour renforcer nos acquis
democratiques.
Répondre à < daffe >
Posté par pseudo, le 30 Apr 2008 01:59:28 GMT
Me Tapo est le plus opportuniste des intellectuels au Mali

mardi 29 avril 2008

L'avenir politique au Mali : Une affaire de politique

Chroniques
L'avenir politique au Mali : Une affaire de politique
L'Essor, 29/04/2008 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer

Le Mouvement citoyen et l'URD ont des challenges assez semblables. Mais ont abordé de manière très différente la gestion de leur futur.

Les interrogations sur la politique pourraient sembler secondaires en ces temps où des priorités autrement pressantes assaillent notre pays. Pourtant, elles ne sont pas futiles. Car c'est justement en période d'exceptionnelle difficulté que les questions de principe doivent se poser avec la plus extrême acuité.

L'adversité impose souvent le recours aux palliatifs, mais ces derniers ne peuvent se substituer à la vision stratégique, fut celle-ci économique, sociale ou - dans le cas qui nous intéresse - politique. Ce qu'ont posé ces derniers jours comme actes le Mouvement citoyen et l'URD, ce qui se dessine comme grandes manœuvres en perspective obligent à examiner la manière dont deux grands protagonistes de la scène publique appréhendent la politique.

François Mitterrand définissait cette activité comme un métier. C'est à dire comme un domaine dans lequel l'on entre en pleine connaissance de cause ; que l'on pratique avec l'ambition d'accéder au sommet sans rechigner à l'usage des chemins de travers ; et surtout que l'on vit avec l'acceptation qu'un banal revers peut jeter bas plusieurs années d'efforts.

Le président français était sans aucun doute excellemment indiqué pour professer ces vérités, lui qui avait maintenu sa carrière à flot pendant plus d'un demi siècle, malgré une multitude d'avanies ; qui avait multiplié les voltes faces sans sourciller et en faisant semblant d'inscrire ses inflexions dans la logique de ses choix premiers ; qui s'était paisiblement installé dans une gouvernance monarchique après avoir stigmatisé l'autoritarisme du général De Gaulle.

Les acteurs maliens pourraient utilement ajouter à la conception mitterrandienne cette définition donnée il y a peu par un de nos confrères français qui caractérisait la politique comme un "sport violent". Catherine Pégard, fine analyste politique et aujourd'hui conseiller du président Sarkozy, reconnaissait récemment qu'il fallait se trouver soi-même au cœur du système et au centre du jeu pour se rendre véritablement compte de la brutalité des agressions qui s'y produisent. Des agressions qui se déroulent le plus souvent sans éclats de voix, mais qui mettent en route d'implacables mécanismes, broyeurs de projets et de personnalités.

Il n'est donc pas étonnant que des néophytes, même doués, soient ébranlés lorsque se révèle à eux le côté impitoyable du combat politique et qu'ils se retrouvent alors dans l'incapacité d'exprimer leurs meilleures qualités. Or le voit bien avec l'opposant zimbabwéen Morgan Tsvangiraï qui ne sait plus très bien comment parachever un succès annoncé et dont les errances tactiques désorientent ses propres troupes, intriguent ses alliés potentiels et fournissent à ses adversaires un inestimable ballon d'oxygène.

Une mue que beaucoup appellent : Certes, il serait indécent d'accabler le leader du MDC venu du syndicalisme et qui a déjà subi plus que son lot de maltraitance physique. Mais si Tsvangiraï accédait au pouvoir, il s'apercevrait bien vite qu'il a juste troqué une forme de traque contre une autre. Le Mouvement citoyen s'est-il approprié de la définition mitterrandienne et a-t-il vraiment assimilé le fait que la concurrence politique est un sport de combat ?

Rien de moins certain, en dépit de l'usage sibyllin qu'a fait son président de la fameuse parabole sur le combat des éléphants et le sort de l'herbe. S'il avait été habité d'une logique conquérante, le M.C. aurait certainement choisi des thèmes beaucoup moins neutres que ceux inscrits à l'ordre du jour officiel de la conférence des cadres organisée par lui le 20 avril dernier. Ces thèmes ont d'ailleurs été largement débordés par les intervenants qui ont amené dans le débat des considérations plus terre à terre. Comme le faible positionnement des éléments du M.C. dans les instances de prise de décision ou encore l'"oubli" dans lequel végéteraient les grands argentiers du Mouvement.

Sur ces deux points, les Citoyens n'échappent donc pas au spleen de la récompense insuffisante qui constitue l'humeur dominante chez leurs alliés de l'Alliance pour la démocratie et le progrès, composante partisane du camp présidentiel. Mais il aurait été plus intéressant d'entendre le Mouvement développer un projet d'adaptation aux exigences du second quinquennat. Car c'est là que réside le challenge qui lui est proposé et qui consiste à devenir une force structurée d'accompagnement et surtout de soutien engagé du projet présidentiel. En réalité, le problème ne se pose pas au M.C. en termes d'hommes à placer, mais de type d'organisation à choisir.

En sept ans d'existence le Mouvement n'a pas réduit ses faiblesses principales, l'éparpillement de ses composantes et l'absence d'un leader fédérateur. La première caractéristique expliquant la seconde. L'exercice du 20 avril n'a sur ces points pas apporté d'éclairage nouveau alors que deux nécessités s'imposent de manière évidente au M.C., celle d'être une force de proposition pour le président Touré non seulement dans la conjoncture actuelle, mais aussi pour la gestion politique des quatre prochaines années de son mandat ; et celle de solidifier sa propre légitimité en s'extrayant de ce statut de rassemblement informel.

Car autant dans le premier mandat dominé par le consensus politique la question de l'évolution du Mouvement pouvait paraître subalterne, autant elle impose aujourd'hui sa pertinence face à la tiédeur de l'accompagnement partisan. Il reste à savoir qui saura penser et qui pourra conduire cette mue que beaucoup appellent, mais que personne n'a encore formulée de manière précise. Par contre, c'est sans aucun doute une mue majeure qu'a entamée depuis le week-end passé l'URD. Avec le maintien de Younoussi Touré à sa tête, le parti de la Poignée de mains énonce sans équivoque son pari de remporter la présidentielle de 2012 avec son candidat logique, Soumaïla Cissé.

Le président d'honneur avait habilement manœuvré dès l'ouverture des travaux en souhaitant que soit renouvelée la confiance des délégués au président sortant, cela au nom de l'unité et de la continuité. Dès lors, il devenait quasi impossible pour le deuxième vice-président Oumar I. Touré de présenter sa candidature. Sauf s'il acceptait d'apparaître comme celui qui pour la défense de ses intérêts personnels s'aventurait à diviser et à affaiblir le parti.

Des préventions non négligeables : Soumaïla Cissé ne manquait pas d'arguments dans l'opération pacification qu'il a tentée et réussie. Le bilan de Younoussi Touré en tant que président est en effet plus qu'honorable. Avec lui, l'URD s'est hissée en deuxième position lors des communales de 2004, puis lors des législatives de 2007. Elle s'était positionnée en chef de file de la confection de la plate-forme de l'ADP avant de s'effacer pour en laisser la présidence au PASJ. Enfin, lors de ces derniers mois elle a attiré dans son orbite des personnalité et des démembrements d'autres formations, obligeant du même coup les Rouges et blancs à se réveiller pour lui faire assaut en termes de ralliements.

Certes, on aurait pu faire remarquer au président sortant son tempérament impavide et sa très grande proximité avec le président d'honneur. Mais ce n'est pas le genre de considérations qui peut provoquer une fronde. Le parti a donc finalement choisi de préserver la stabilité qui le maintient dans une trajectoire ascensionnelle, d'abord pour aborder les communales de l'an prochain, et surtout pour tenter son grand challenge de 2012.

L'option du réalisme ayant eu la préférence des délégués, l'URD est devenue explicitement la force de frappe d'un présidentiable, évolution qui n'aurait pas été aussi évidente si Oumar I. Touré en avait pris les rênes. Le ministre de la Santé a donc expérimenté la violence feutrée du combat politique, mais il a eu la sagesse de rester dans son métier en ne s'obstinant pas dans une candidature qui aurait pu le discréditer et qui aurait été assimilée à un radicalisme de mauvais aloi.

Il faut reconnaître que par son coup d'éclat médiatique d'il y a quelques semaines le deuxième vice-président n'avait pas engagé son entreprise de la manière la plus habile qui soit et qu'il avait certainement favorisé la contre-offensive de tous ceux qui étaient défavorables à sa candidature. En outre, à l'heure d'une très forte réaffirmation du fait partisan et de la neutralisation d'une réémergence du phénomène indépendant, sa qualité de membre du gouvernement lui a sûrement valu des préventions non négligeables.

En l'espace d'une semaine deux protagonistes majeurs de la scène politique se sont donc livrés à des démarches politiquement différentes. Le Mouvement citoyen s'est borné dans un exercice élitiste à rappeler son existence, sans livrer d'informations précises sur l'avenir qu'il compte se donner. Par contre, l'URD, avec l'implication active de son inspirateur, a confirmé ses objectifs pour 2009, mais surtout 2012, avec une intronisation implicite de son leader.

Certes, la route reste encore longue pour tous. Mais l'on peut déjà constater que chez l'une (l'URD) le métier entre alors que l'autre (le M.C.) hésite encore à entrer dans le métier. Peut-être parce que la première s'est donné un sens à "sa" politique. Et que le second se cherche une politique pour habiller ses engagements.

G. DRABO
L'Essor, est seul responsable du contenu de cet article
389 hits
À lire également
Transhumance politique : Conviction ou divination du ventre ? ( 1)
Opposition malienne : Des critiques, mais peu d’initiatives

Vos commentaires
Posté par Dongo, le 29 Apr 2008 11:23:33 GMT
Il faut au contraire oeuvrer à l'émergence des alternatives. Le culte du
timonier, de l'omnipotent a une limite. N'est ce pas plus démocratique
de juger ceux aptes à conduire nos projets politiques par un vote à
bulletins secrets, par une sorte de primaire en quelque sorte, au risque
de perpétuer la dictature des fondateurs et le mépris des compétences et
de l'aura? L'expression des ambitions est sous nos cieux assimilée à un
putsch au lieu de traduire notre engagement. Notre lecture est que le
débat sur la question (Younoussi) a été escamoté et tôt ou tard il va
falloir le faire. Il en est ainsi de toutes nos formations politiques.
Les africains ne sont donc pas murs pour l'exercice de la
démocratie!!!!!!
Répondre à < Dongo >
Posté par torayeloraye, le 29 Apr 2008 10:08:38 GMT
n'avais-tu pas eu tort de t'embourber dans un serail gouvernemental pour
priver les maliens de ces reflexions profondes et dans cette langue
correcte et juste initie un cercle de reflexion pour
jeunes journalistes parceque sur ce palier vous n'etes plus des
confreres pour le Mali
Répondre à < torayeloraye >
Posté par Behanzin, le 29 Apr 2008 09:28:02 GMT
Voilà encore la preuve que le MC est une bande d'opportunistes, chacun
avec ses ambitions personnelles.
Répondre à < Behanzin >

Campus universitaire de la colline de Badalabougou : Infernale est la vie des étudiants

Université du Mali
Campus universitaire de la colline de Badalabougou : Infernale est la vie des étudiants
Le Public, 29/04/2008 Commentaires [ 12 ] E-mail Imprimer

L’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants a toujours été un souci majeur pour les différents gouvernements depuis l’indépendance. Cependant, devrions-nous jeter un regard sur les conditions de vie des étudiants dans les internats.

Il y a trois (3) campus pour l’ensemble des étudiants (plus de 50 000 inscrits cette année) de l’Université de Bamako. Le site de la FAST, un immeuble à cinq (5) niveaux avec ses 180 chambres, abrite le plus gros lot des étudiants (36 000 environs). Les chambres sont conçues pour 15 personnes au maximum mais maintenant chaque chambre abrite 25 étudiants au minimum.

Vous comprenez alors que les gens sont entassés comme du bétail. Les lits superposés ne suffisent plus, certains se couchent à même le sol. A cause du prix élevé de la nourriture dans les cantines; les étudiants surtout les filles préfèrent préparer eux-mêmes leur repas. Sachez que dans la conception du bâtiment, on n’a pas prévue de cuisines. Par conséquent, on prépare dans les couloirs, à l’intérieur des chambres, à l’entrée des toilettes, aux balcons donnant un désordre indescriptible aux lieux.

Conséquence de ce désordre : l’insalubrité (présence de résidus de repas, des poubelles toujours pleines avec des bataillons de mouches aux alentours). Le risque d’incendies n’est pas à écarter à cause de la présence du feu partout. Récemment; un incendie dans une chambre des filles a décimé tous leurs biens (vêtements, documents, argent et objets précieux). A cause du surpeuplement des chambres, les vols sont monnaie courante, toute chose qui crée de l’insécurité et la méfiance entre les colocataires.

Toutes ces difficultés ne sont rien comparées à celles pour se nourrir, s’habiller, s’acheter des documents, se déplacer, se soigner… La plupart des étudiants du campus sont issus de familles pauvres et généralement ne vivant pas à Bamako. Leur seule source de revenu est la bourse octroyée par l’état (26 250 FCFA par mois). Certains n’en ont pas.

Vu les nombreux problèmes ci-dessus cités, cette somme ne couvre même pas la moitié de leurs besoins. Certains font du petit commerce (vente de cartes de recharge, habits, brochures…), d’autres, surtout les filles font appel aux “bailleurs de fonds (les coureurs de jupons)” pour subvenir à leur besoins. Pour ce dernier cas, il suffit de faire un tour la nuit aux alentours du campus pour se rendre à l’évidence. Ceux qui ne savent pas se servir du système D ne savent pas à quel saint se vouer.

Salif Traoré, 1ère Année Anglais, vient de la 5ème Région : « Je n’ai pas de parents à Bamako. Je n’ai pas de bourse cette année. Tout me manque : nourriture, habits et documents. Mon seul objectif est de passer en 2ème Année et d’obtenir par conséquent la bourse. Je ne suis pas prêt à abandonner malgré les difficultés. »

Le Premier Ministre a annoncé un débat national pour sortir l’école de l’ornière et la question des conditions de vie des étudiants du campus mérite une profonde réflexion. Nous osons espérer que cette fois-ci les maux seront résolus par des actions concrètes.

Toutes ces difficultés aux quelles sont confrontés les étudiants montrent à quel point est infernale la vie au campus.

Aly B Timbiné,
Stagiaire


Le Public, est seul responsable du contenu de cet article
1236 hits

Vos commentaires
Posté par bakia, le 29 Apr 2008 18:39:25 GMT
La sutuation n'est pas facile, mais l'état peut amiliorer la vie de ses
pauvres étudiants.Bon courage à tout les étudiants maliens.
Répondre à < bakia >
Posté par BICHE, le 29 Apr 2008 17:25:43 GMT
lorsqu'on sait que dans d autres pays les eleves et les etudiants
constituent le fer de lance de leur nation on se posera toujours la
question a savoir quel avenir pour le MALI???????????????????
Répondre à < BICHE >
Posté par lefeu, le 29 Apr 2008 14:26:50 GMT
A mon avis le systeme universitaire malien n'est pas en adequation avec
les moyens du pays, ce ki resulte en une education de masse de qualite
mediocre. En effet le Mali consacre deja 20-30% de son budget a
l'education si je ne me trompe pas. Il ya certes la corruption mais il
faut dire ke la part de l'education dans les depenses publiques est tres
elevee et ne saurait augmente ceci indique le le pays n'a pas les moyens
d'offrir une formation superieure de qualite a tous ces etudiants. Il
faudra plutot rendre l'universite tres selective mais offrant une
meilleure qualite d'enseignement, orienter les eleves moyens vers les
filieres techniques et courtes(BTS) dont l'economie a vraiment besoin au
lieu de maitrisard en anthrologie ki ne nous servent pas a grand chose.
En suite je crrois k'un systeme de pret scolaire remboursable par
l'etudiant kand il finit peut aussi aide. En effet on forme des milliers
de jeunes ki ne rendent aucun service au Mali. Autant k'ils paient leur
scolarite.

Réponse de < djlu > à < lefeu >, le 29 Apr 2008 14:52:56 GMT
merci le feu . je suis d accord avec toi et ca doit pas slment s arrete au systeme universitaire mais le systeme educatif au grand G. l etat doit jouer un role d arbitre et de soutien au personne qui ne peuvent pas paye leur scolarite avec des criteres bien determine.
Répondre à < djlu >

Posté par bamaké, le 29 Apr 2008 13:33:00 GMT
Dans le temps en France , les gens des régions de Bretagne et
d'Auvergne qui résident dans la Capitale PARIS, créaient des
associations pour venir en aide à leurs ressortissants qui viennent
étudier ou tenter leur chance. Pour cela ils avaient des foyers
d'hébergement, avec un réseau d'information efficace. Les étudiants et
les stagiaires étaient logés nourris pendant leur scolarité. Après leurs
études le réseau les aidait à trouver un emploi. Dès qu'un étudiant
devenait autonome il quittait le foyer d'hébergement. Cela était valable
aussi pour ceux qui n'étaient pas étudiants mais qui venaient juste
tenter leur chance dans la capitale. Est -ce-que au Mali les Parents
d'élèves de chaque chef de lieu d' Arrondissement pourraient s'organiser
de la sorte, mais sans tomber dans l'Ethnissisme au dépend l'unité
nationale ?
Répondre à < bamaké >
Posté par jokenjo, le 29 Apr 2008 12:12:34 GMT
Bonjour, Merci monsieur le journaliste , je suis ravi de voir qu' il y
en a qui songe a nous faire voir les realites du terrain.. Voici notre
Mali actuel.Et apres quoi ,debauches, delincances... et on s'
etonne....:-(
Répondre à < jokenjo >
Posté par lune, le 29 Apr 2008 10:38:41 GMT
Que DIEU vous aide frères et soeurs, tout ce que je peux vous dire;
c'est de fournir un grand sacrifice, à supporter cette difficulté qui
peux même être la cause a d'autre d'être exclus.Je ne le souhaite pas,
que Dieu vous epargne "AMEN". DIEU EST POUR TOUT LE MONDE, IL N'OUBLIE
JAMAIS SES ENFANTS malgré cette difficulté quipèse sur vous.
Répondre à < lune >
Posté par Mr. Guindeba, le 29 Apr 2008 07:43:50 GMT
C'est dure au pays Ds ces conditions, on ne peut pas empecher aux
filles de se vendre, ou au garçcons de se lancer ds la délinquance.
---- Mr. Salif Traoré, 1ère Année Anglais, et ts ses semblables, du
courage, ne cedez jamais a galère, car c'est payant apres. Si tu lis ce
message, ecris moi a tguindeba@hotmail.com
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par Alopou, le 29 Apr 2008 07:42:04 GMT
Justement, ATT au lieu de faire des logements sociaux tout azimut, doit
d'abord songer à mettre ces étudiants dans un minimum de confort. En
réalité, c'est pas par manque de parents à Bko, mais ces derniers
refusent même d'héberger les proches sous prétexte que la charge est
déjà lourde. L'internat est une aubaine. De là à voir les filles se
débaucher, il n'y a vraiment pas de surprise ? Toute la société aurait
contribué à une telle situation.
Répondre à < Alopou >
Posté par djlu, le 29 Apr 2008 02:43:47 GMT
pour une sortie de crise totale on doit privatiser le systeme educatif.

Réponse de < djlu > à < wilibaly >, le 29 Apr 2008 13:53:57 GMT
mr wilibaly bien sureque je sais ce qui veut privatiser, j ai l amour du mali dans coeur et pour une sortie de crise l etat doit s effacer de la gestion ( sur le terrain) de l education. que je dis privatisons le system,je fais pas allusion a la fmi ou la banque mondiale. sachant bien la situation financiere de notre population je pense que si on paye pour notre education il y aura plus de serieux et les enseignants sachant qu ils ont a faire non pas avec le gverment mais avec une partie civile ou un individuel,ils aurons un autre moyen de revendique. au mali on part a l ecole parceque on est force d y aller mais pas parceque on veux y aller. donc mettons les cartes sur la table et montrons aux eleves et aux parents d eleve que l education n est pas gratuit. le gouvernement pour ca part peut regulartiser le system avec des textes que les responsables sur le terrain doivent suivre. au usa a part la poste, l armee, et les secrets services tout le reste est privatis je dis pas de fai
Répondre à < djlu >
Réponse de < wilibaly > à < djlu >, le 29 Apr 2008 09:17:58 GMT
Tu sais ce que veut dire privatiser monsieur le representant de la Banque Mondiale et du FMI? je t'en prie ,ne prononcer plus jamais ce mot et ne souhaiter plus jamais cette malédiction à l'école malienne. Chers édutiants la reussite est au bout de l'effort. Battez vous! accrochez vous! dieu veille sur vous. Dans 5 ans il y'aura un changement de génération à la tête de l'exécutif.Sinon ne compter pas sur l'actuelle génération.Elle ne peut rien car ayant étudié dans les bonnes conditions et commencé à travailler sans connaître le chomage. C'est pourquoi elle n'a pas pu proposer un système éducatif adéquat.

Gouvernement : Mme Sidibé Aminata Diallo sur les traces de Fatoumata Nènè Sy?

Gouvernement
Gouvernement : Mme Sidibé Aminata Diallo sur les traces de Fatoumata Nènè Sy?
Soir de Bamako, 29/04/2008 Commentaires [ 6 ] E-mail Imprimer

Décidément, certaines femmes ministres de l’équipe Modibo Sidibé semblent avoir du mal à s’imposer dans les arcanes de la gestion gouvernementale, tant leurs prestations sont de loin en deçà des attentes du Chef de l’Etat, de son Premier ministre et du peuple malien.



La preuve: sur les sept femmes ministres qui figuraient dans le gouvernement, on n’en compte plus que six. Et seules deux d’entre-elles semblent tirer leur épingle du jeu, au niveau de leurs départements respectifs : Mme Diarra Mariam Flantié Diallo de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, et Mme Maïga Sina Damba de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Pour les autres femmes ministres, c’est comme dirait l’autre : “Que Dieu nous sauve“.



Ainsi, après le départ “forcé” de Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy ( pour “incapacité et incompétence avérées”, soutiennent les uns ; par “démission ”, rétorquent les autres), quelle sera la prochaine femme sur la liste des partantes volontaires ou involontaires ? Et bien des citoyens, d’indexer, à tort ou à raison, la ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Mme Sidibé Aminata Diallo.



Pourtant, en plus d’être très appréciée par ses étudiants, cette Professeur d’université est une amoureuse bon teint de la nature et de l’environnement. Mais plutôt que dans un bureau ministériel, c’est en classe qu’elle donne l’impression d’être plus éclairée, plus intelligente et mieux inspirée.

A Mme Sidibé Aminata Diallo, certains syndicalistes du cycle fondamental prêtent le sentiment de leur vouer de l’indifférence, voire du mépris. Selon eux, pour l’atteinte des objectifs de l’Education Pour Tous (EPT), et pour la solution aux problèmes de scolarisation, elle n’aurait d’autres alternatives que... la réduction des naissances.



Pour ce faire, elle encourage seulement le planning familial et l’utilisation du contraceptif par les femmes, dit-on. Une solution jugée “banale et insuffisante”, surtout venant d’une environnementaliste aguerrie. Et ses détracteurs, d’enfoncer le clou, en fustigeant qu’au delà de la contraception, une telle personne serait capable d’aller plus loin, en demandant tout simplement... la légalisation de l’avortement.



Si le 16 Avril 2008, le Secrétaire Général du département de l’Education de Base à tenté de prendre langue avec la Fédération de l’Education Nationale ( la ministre étant jugée “trop orgueilleuse pour cela ”), il est clair que cette fois-ci, M. Aboubacrine Alpha ne disposera guère d’arguments pour venir au secours de sa supérieure hiérarchique, “apparemment atteinte d’amnésie”, clament encore les mécontents de la ministre.



En effet, jugent les fustigeurs, rien ne justifiait cette facilité de langage avec laquelle Mme Sidibé Aminata Diallo s’était illustrée à l’IFM de Sikasso, oubliant de loin ses propres propos tenus à Mopti, en Mars dernier, lors du lancement du Programme d’alimentation scolaire.

Rappelons en effet que dans un village de la “Vénise malienne“, la ministre déclarait, parlant des cantines scolaires : “...C’est une volonté politique d’éduquer et de nourrir tous les enfants du Mali pour atteindre plus rapidement les objectifs de la scolarisation universelle 100%, à l’horizon 2012”. Des propos qui jurent avec la réduction des naissances prônée à Sikasso par la ministre elle-même.



Aussi, des citoyens se posent la question: Mme Sidibé Aminata Diallo, qui avait pourtant suscité plein d’espoirs dès sa nomination, aurait-elle déjà montré ses limites? Son plan pour pallier les problèmes de la scolarisation au Mali est-il susceptible de susciter la colère des bailleurs de fonds qui ne cessent d’injecter des milliards pour que l’Education Pour Tous (EPT) soit une réalité dans notre pays?



Par ailleurs, non seulement la ministre communique peu, mais elle ne cesse de montrer des signes criards de désintérêt envers les partenaires sociaux de l’école, se plaignent des acteurs du milieu. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’elle se propose de condamner “ces milliers de Maliens qui devraient naître pour renforcer les bras vaillants”. Surtout que le Mali ne compte, en réalité, que moins de 10 habitants au km2.



Et le plus difficile reste à venir: à Mme Sidibé Aminata Diallo, on reproche son tempérament par trop émotif. Or, à un certain niveau de responsabilité, on ne règle pas les problèmes avec de l’émotion, mais avec des actions. Aussi se demande-t-on : comment réagirait-elle, le jour où elle devra se défendre devant un Oumar Mariko du parti SADI ou un Hamidou Diabaté du PARENA, dans les “prétoires” de la salle Modibo Keïta de l’Hémicycle?



Et les détracteurs de la ministre, de se muer en prédicateurs : à l’allure où elle va, Mme Sidibé Aminata Diallo marche sur les traces de Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy, soutiennent-ils. Sauf qu’à la différence de cette dernière, Mme Sidibé dispose encore d’autres cordes à son arc, parlant de compétences.



La ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales bénéficie donc d’une alternative au limogeage. Et en étant consciente, c’est à elle d’en profiter.

Adama S. Diallo


Soir de Bamako, est seul responsable du contenu de cet article
449 hits

Vos commentaires
Posté par malienn, le 29 Apr 2008 20:36:54 GMT
Je trouve que notre brave candidate aux élections présidentielles de
2007 domine mieux son département que son homologue des Enseignements
secondaires, supérieurs et de la recherche scientifique; pour
vérification il suffit de comparer leurs réactions face aux députés de
l'assemblée nationale.
Répondre à < malienn >
Posté par malcolm, le 29 Apr 2008 19:16:24 GMT
je m'attendais pire que ça,d'ailleur elle merrite meme pas ce poste
auquel elle l'a eu par hypocrisie car elle s'est trop réjouit de la
victoire de ATT en verssant des larmes non sincères et des phrases de
sollicitations et de félicitation à ATT et à appeller les autres
candidats à réconnaitre leur defaire et la victoire de ATT dans la
presse,à la telée,partout ou elle se trouve dans le
public,particulièrement le jour de la proclamation de la presidentielle
de ATT par la cour constitutionnelle ou s'est fait très distinguée par
des phrases inimaginables qui à touché et seduit ATT et qui à finit à
lui donner un poste de ministre auquel javais dit aux gens avant qu'elle
n'est ce poste,dailleur ça candidature à faillit lui couter son mariage
car son mari y etait farouchement opposé,elle avait bien preparer son
coup pour etre ce quelle est aujaurdhui,elle fait honte et elle doit
etre chasser du gouvernement et poursuivie pr escroquerie et manque de
respect sur les lieues publiques.
Répondre à < malcolm >
Posté par dadiarra, le 29 Apr 2008 15:46:18 GMT
elle devrait partir avant nene sy et ......

Réponse de < bakia > à < dadiarra >, le 29 Apr 2008 18:28:54 GMT
Dis moi tu a été à l'école ? Tu sais que ses femmes sont compétentes ,c'est pour cela qu'elles sont nommées.Il faut que tu arrête ton hypocrisie.On n'a marre de tes commenteurs bidon mon pauvre type. va te faire voir
Répondre à < bakia >

Posté par nana mouye, le 29 Apr 2008 15:09:23 GMT
cesser de harceler cette dame : elle n'a di que la vérité ! il doit y
avoir reduction de naissance au Mali, et ce serai très bien de légaliser
l'avortement puisque ca se fait au vu et au su de tout le monde dans
tout les hopitaux du Mali. arrêter avec l'hypocrisie !

Réponse de < dadiarra > à < nana mouye >, le 29 Apr 2008 15:52:51 GMT
Ayez de la retenue, dans Maliba on ne parle pas comme si on a pas une éducation.Si vous etes une femme toutes mes excuses et revisitez votre code de bonne conduite.
Répondre à < dadiarra >

Intégration africaine : Le mérite d’ATT

Intégration africaine : Le mérite d’ATT
Intégration africaine : Le mérite d’ATT
29 April, 2008 02:00:00 LE SOIR DE BAMAKO
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Amadou Toumani Touré

Depuis les fameux moments de remous de Janvier à Mars 1991, dits “années folles”, le Mali a entamé un tournant décisif dans sa vie politique et sociale. Ainsi, depuis 2002, le pays s’est implanté davantage dans “l’antichambre“ de l’histoire démocratique.

Aussi, autant le premier mandat présidentiel de Alpha Oumar Konaré a permis au Mali de se mesurer aux multiples enjeux et défis démocratiques, autant celui d’Amadou Toumani Touré a permis de poser des balises en vue de circonscrire les débordements de cette démocratie.

Pourtant, dès son avènement, cette démocratie malienne a trébuché, fauté, et même “péché ” sur bien des aspects. C’est qu’elle a été le plus souvent non seulement mal comprise, mais jusqu’à présent, elle n’a pas été bien assimilée. C’est dire que sous tous les cieux où elle est brusquement apparue, la démocratie a occasionné bien des dégâts. C’est dire qu’elle est tout simplement un “long chemin de croix”.

Aussi faut-il rendre à César ce qui lui appartient, en se posant une seule question: que serait devenu le Mali sans l’engagement et l’implication démocratiques de ces deux précurseurs du changement sociopolitique malien, au cours desdites “années folles” ?...

Aussi est-il indiqué de souligner la manière élégante et loyale par laquelle Alpha et ATT s’étaient transmis et retransmis le pouvoir, sans heurts ni malentendus, rien que pour le salut et la sauvegarde de la démocratie malienne.

Et la quasi totalité des Maliens ne manquent pas encore de s’interroger : et si Alpha et ATT ne se trouvaient pas au rendez-vous de notre avènement démocratique, au moment de ce bouleversement social malien (Mars 1991)?

Sans vouloir mettre en doute leurs capacités, d’autres acteurs politiques ou sociaux auraient-ils été en mesure d’être à la hauteur des efforts consentis par Alpha et ATT, ou de se soumettre au sacrifice qu’ils ont consenti?

Quel qu’il en soit, parmi les dirigeants de nos républiques successives, l’actuel Chef de l’Etat malien reste celui à qui l’on a le plus attribué le fait d’avoir contribué à la promotion sociale et la consécration politique de certains de ses compatriotes.

Des compatriotes comme Ibrahim Boubakar Keïta à la présidence de l’Assemblée nationale (2002-2007), Soumaïla Cissé à la présidence de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Alpha Oumar Konaré à la présidence de l’Union Africaine (UA)...

A propos de l’U.A.

Que de bile et de salive ont été déversées à propos de ce prestigieux poste de l’U.A. ! Des 53 pays africains membres de l’Union, 45 s’étaient exprimés, lors de l’élection de son président. C’est dire que cette élection d’Alpha a remporté presque l’unanimité des voix: 35 voix POUR, 6 CONTRE, et 4 abstentions.

Aussi, en Juillet 2003, l’ex-Chef d’Etat malien, Alpha Oumar Konaré, sera porté aux nues de la Commission de l’U.A., pour un mandat de quatre ans, et entrera en fonction dès... le 22 septembre 2003, date de l’Indépendance du Mali. Le choix de cette date obéit-il à un calcul ou est-ce une simple coïncidence?...

En tout cas, l’aura d’ATT et la crédibilité du Mali s’en trouvent du coup renforcés par cette élection. Et la Nation malienne entière savoure la fierté de se hisser ainsi sur l’un des sommets de la scène internationale. Cette consécration malienne est surtout à porter au compte de la confiance nourrie par la Communauté internationale envers le Mali.

De mauvais plaisantins s’étaient pourtant échinés à clamer qu’au cours de son mandat présidentiel (1992-2002), Alpha Oumar Konaré a oeuvré plus pour l’intégration africaine que pour son pays. Et que son aura et sa popularité étaient plus perceptibles à l’extérieur qu’à l’intérieur du Mali.

Si ces allégations avaient pu se liguer contre lui en tant que Chef de l’Etat malien, elles avaient surtout milité en sa faveur, en tant que Président de l’Union Africaine. Et l’avis le plus courant des Maliens est que cette consécration d’Alpha à la tête de l’U.A. dépend en grande partie d’ATT.

Les démarches d’ATT

Dès sa première investiture, le 8 Juin 2002, ATT avait entamé des démarches auprès des Chefs d’Etat pour la campagne d’Alpha à la présidence de l’U.A., mobilisant et la diplomatie malienne, et les institutions: experts des Affaires Etrangères, Consulats, anciens Premiers ministres, ministres...

Pour l’occasion, il réconcilie Alpha avec IBK et parvient à raisonner l’ami de ce dernier, l’Ivoirien Laurent Koudou Gbagbo qui, à deux jours du sommet des Chefs d’Etat africains à Maputo (capitale du Mozambique), retire son “poulain”, Essy Amara, de la course à la présidence de l’U.A.

ATT avait mis toutes les occasions à profit pour convaincre maints Chefs d’Etat et faciliter le contact entre eux et Alpha: lors des sommets Afrique-France, des Non Alignés à Kuala Lumpur (capitale de la Malaisie), du CENSAD à Niamey (capitale du Niger), de Marcoussis ( France), de l’U.A. à Addis Abéba (Capitale de l’Ethiopie)

Pour la même cause, il s’était investi lors de l’investiture de l’ancien Président nigérian, Olesegun Obasanjo. Il avait même mis, à Koulouba, un Comité de pilotage pour la campagne d’Alpha à l’U.A. C’est que pour ATT, cette élection d’Alpha était surtout une affaire d’honneur pour le Mali.

Reformer l’Union Africaine

Quant à l’ex-concurrent d’Alpha( Essy Amara), son retrait de la course à la présidence de l’Union n’avait fait que préserver l’image internationale de son pays (la Côte d’Ivoire) déjà terni par le conflit que l’on sait.

Lors du 37e et dernier sommet de l’OUA, en Juillet 2001, à Lusaka (capitale de la Zambie), il avait eu du mal à être élu par intérim, et autant de mal l’année suivante, lors du premier sommet de l’U.A.

De toute façon, face à Alpha, Essy Amara n’aurait pas pesé lourd sur la balance, et son élection se serait heurtée à la réticence de la majorité des Chefs d’Etat présents à Maputo (capitale de la Zambie. Alors, pour Essy Amara, mieux valait abandonner la partie et “sauver les meubles“, comme on dit. Il ne reste donc plus qu’à élire un vice-président de la Commission de l’U.A, en choisissant entre le Zambien Kazuka Mututkwa et le Rwandais Patrick Mazimpaka.

Cette Commission comportera cinq hommes et cinq femmes. Par ailleurs, huit Commissaires issus des cinq parties de l’Afrique seront élus. Et douze organes seront constitués, au nombre desquels un Parlement africain, une Cour de justice, un Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), une Banque africaine...Les Chefs d’Etat plancheront ensuite sur une quinzaine de dossiers, traitant des conflits du NEPAD, du SIDA et d’autres maladies.

Si le Malgache Marc Ravalomanana avait pu réintégrer sa place parmi ses homologues à Maputo, il y avait encore des Chefs d’Etat exclus “de la famille ” et considérés comme personna non grata. Tels que le Libérien Charles Taylor, le Centrafricain François Bozizé...

Quant à Laurent Gbagbo et Gnassingbé Eyadéma, leur absence au sommet s’expliquait par les conflits politiques internes dus à la crise ivoirienne et la hantise d’un coup d’Etat au Togo.

Oumar DIAWARA

Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR

Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR
Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR
29 April, 2008 04:00:00 L’OBSERVATEUR
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Younoussi Touré,

C’est donc Younoussi Touré qui reste aux commandes de l’Urd pour les 4 années à venir. C’est ainsi qu’en a décidé le 2ème congrès ordinaire du parti qui a clos ses travaux hier dimanche au Cicb. Et dire que l’homme fut vaillamment contesté par une frange de l’Urd emmenée par l’actuel ministre de la santé du gouvernement Modibo Sidibé. M Oumar Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, garde son poste d’il y a cinq, c’est dire 2ème vice-président du parti. C’est un épilogue heureux pour le parti. Une paix des braves à laquelle s’est investi personnellement M. Soumaila Cissé. A travers ce congrès, M. Cissé apporte la preuve de sa maîtrise totale des hommes et des femmes d’un parti créé à son image et à son honneur. Les actions des contestataires ont duré le temps d’un feu-follé, le temps d’un congrès dit de l’unité et de la clarification. Un congrès de mise en ordre de bataille ; le dernier congrès avant les échéances municipales de 2009 et les législatives et présidentielles de 2012.

Deuxième congrès ordinaire de l’Union pour la république et la démocratie

Sous le signe de l’unité et de la cohésion



Le Centre international de conférence a servi de cadre samedi dernier pour la tenue du deuxième congrès de l’Urd. Un congrès placé sous le signe de la consolidation de l’unité. Les délégués venus des sections de l’intérieur et de l’extérieur du pays ont chauffé à blanc la salle des mille places de l’ex palais des congrès. Des slogans du genre, «faisons le choix de l’avenir » ou encore, «l’Urd, la force montante » étaient bien perceptibles dans la salle. Du beau monde avait fait le déplacement. Il s’agit tout d’abord du fondateur de l’Urd, Soumaïla Cissé. Le président de la commission de l’Uemoa a d’ailleurs été vivement ovationné par un public qui lui est entièrement acquis. Les participants rivalisaient d’adresse et de témoignages de soutien à l’enfant de Niafunke, dont certains des admirateurs, du fond de la salle donnaient de la voix en scandant : Soumaîla ».

Le président de l’assemblée nationale et non moins président de l’Adema, le professeur Dioncouda Traoré avait pris place à coté de Soumaila Cissé. Les présidents du Hcct, M. Oumar Ibrahim et du Conseil économique social et culturel, Moussa Balla Coulibaly faisaient également partie des invités présents. Ajouter à ceux-là, coté gouvernement, les ministres Tièmoko Sangaré de l’agriculture, le ministre du développement social Sekou Diakite, (tous les deux de l’Adéma) et leur homologue de la promotion de la femme et de l’enfant Me Maiga Sinè Damba. On notait la présence de plusieurs responsables et délégués de partis politiques. Les anciens ministres Choguel Maiga du Mpr et Oumar Amadoun Dicko du Psp. Lesquels ont livré un témoignage fort apprécié sur Soumaila Cisse et certains cadres du parti Urd. La déléguée du Fpi, le délégué du Rdr d’Alassane Ouattara, représenté par un ministre membre du gouvernement Ivoirien et l’ANCI sont autant de formations politiques étrangères à avoir fait le voyage de Bko.

Prenant la parole, le président de l’Urd, Younoussi Touré a rappelé les circonstances de la création du parti. Avant de dégager le travail de fourmi abattu pour l’installation des structures du parti. Puisque, soutient-il,il s’agissait de surmonter l’isolement du nouveau parti. Considérée comme la deuxième force politique du pays, l’Urd a depuis, engrangé des points avec ses 29 députés élus à l’assemblée nationale, ses1636 conseillers communaux, ses 104 maires et 15 conseillers nationaux.

L’Urd, poursuit Younoussi Touré est le parti où ont convergé plusieurs formations politiques de notre pays. Ajouter à cela, et comme autre acquis non moins négligeable, la première place qu’occupe le parti de la main tendue dans le financement public des partis politiques. L’Urd va- t- elle s’arrêter en si bon chemin, interroge son président avant depoursuivre en ces termes emphatique : « l’Urd, la force montante va- t- elle sacrifier tous ces bons résultats ? » Non ! Non ! ont répondu en choeur les militants Urd visiblement engagés et déterminés

L’unité est l’une des conditions pour une formation politique de réaliser ses ambitions les plus légitimes, à savoir la conquête du pouvoir. Qui mieux que Younouss Touré pour rappeler cela à ses militants. « C’est le moment de nous dresser comme seul homme pour défendre l’identité de notre parti, pour défendre l’unité et le cohésion de notre parti » a- t- il dit

« C’est le moment de nous armer pour conquérir d’autres victoires » a- t- il ajouté. Younouss Touré fait sans nul doute allusion aux communales de 2009 et aux élections générales de 2012. Pour lui, l’Urd est la mieux indiquée pour remporter ces élections, «puisqu’elle a outre la détermination pour le faire, mais la capacité et la crédibilité » a- t-il lancé.

Abdoulaye Diarra



Encadré :

Soumaïla Cissé ne fait nullement mystère de son ambition pour le Mali

Il était attendu et il est arrivé. Sons discours n’était pour tomber dans l’oreille de sourds. Le président Soumaîla Cissé a, dès l’entame, donné le ton à un congrès annoncé pour être celui de tous les dangers pour l’Urd. La presque totalité de son adresse aux militants a porté sur l’unité. Il l’a d’ailleurs appelé « discours à l’unité » de l’Urd. Il est le mieux à même à savoir jusqu’où il s’est personnellement investi pour désamorcer la crise qui guettait le parti. Et dès qu’il a fini le travail, il lui fallait avoir les mots justes pour parler à chacun et à tous.

Soumaila s’est adressé «au peuple de l’Urd» (le terme est de lui), pas en redresseur de torts mais en rassembleur, pas en messie (libérateur désigné, envoyé par Dieu) mais en prophète (qui prédit l’avenir). En effet, après avoir rappelé que l’Urd elle-même est née de la déchirure et après avoir décrit la division comme «un drame», le président Soumaila a été clair pour prédire : «Si nous perdons le label d’unité, nous nous perdrons et nous ferons perdre le Mali».

C’est un homme confiant, en lui-même et en son parti qui n’a point fait mystère de son ambition pour le Mali. Les militants Urd ont certainement retrouvé en lui l’homme de la situation. L’exercice auquel il s’est en effet livré était des plus délicats : renouveler sa fidélité et sa loyauté au président ATT et se présenter en alternative crédible pour les échéances politiques à venir.

A bien écouter le président Soumaila Cissé, il transparaît clairement qu’il aurait souhaité que, la question des rapports entre lui, son parti et le président ATT soit un domaine réservé à lui. Mais, il s’est trouvé autour de lui et au sein de son parti des personnes plus promptes à se réclamer d’ATT. Au point que la survie de l’Urd semble désormais intimement liés à ses rapports avec ATT. Le président ATT serait-il pour autant celui qui caresse le rêve de voir l’Urd mourir un jour ? Rien n’est moins sûr. Plus sûr est qu’il y a des partis politiques de l’échiquier qui se réjouiraient de cette éventualité dont le président Soumaila s’emploie aujourd’hui à conjurer, résolument.

Belco Tamboura



Source: L’OBSERVATEUR

Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats

Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
29 April, 2008 04:26:00 Les echos
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Debat sur la crise alimentaire à Koulouba

Le Conseil supérieur de l’agriculture s’est réuni hier sous la présidence d’ATT à Koulouba. Les débats ont été dominés par la crise alimentaire qui affecte les populations et l’économie mondiale. Au Mali, la solution réside dans le développement des différentes filières agricoles.
Dans son Programme de développement économique et social (Pdes), le président de la République, ambitionne de faire du Mali une puissance agricole. Avec la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole (Loa) qui fixe les dispositions pour booster la production agricole, le Conseil supérieur de l’agriculture a été porté sur les fonts baptismaux dans l’objectif de produire mieux et plus. Constituant un élément essentiel de la Loa, le Conseil supérieur de l’agriculture a tenu hier sa 2e session à Koulouba sous la présidence du chef de l’Etat, Amadou Touré, en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement. La session a été l’occasion pour le secrétaire permanent du Conseil supérieur de l’agriculture, Daouda Diarra de présenter des documents relatifs au plan d’opération pour la mise en œuvre de la Loa (2008-2012), au programme d’activités 2008 et aux orientations concernant le fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Si l’on en croit M. Diarra, « le plan d’opération de la mise en œuvre de la Loa coûtera 540 millions de F CFA et impliquera une forte mobilisation des services publics et l’ensemble de la profession agricole ». S’agissant du Programme d’activités 2008-2009, il concernera notamment la mise en route du fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Le premier fonds qui est estimé à 230 millions de F CFA, est destiné à accompagner le développement de l’agriculture. N’ayant pas pour vocation le financement des crédits, il sera alimenté par l’Etat, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les dons et subventions. Les ministères des Finances, de l’Elevage et de la Pêche, de l’Agriculture entre autres sont des départements impliqués. Le deuxième fonds, c’est-à-dire, le fonds national des risques et des calamités agricoles s’attachera à minimiser l’impact des risques majeurs. De même, ce fonds va financer les opérations de prévention pour un montant estimé à plus d’un milliard de F CFA. Les fonds national de développement agricole, et des calamités et risques ont chacun le statut d’établissement public. Développement des filières agricoles La présentation a été suivie de débats accentués sur notamment les deux fonds. Le président de l’Association des éleveurs, René Alphonse, a recommandé l’instauration d’un texte exonérant l’aliment bétail de la TVA et la création d’un texte relatif à la génération des taxes endogènes pour investir dans l’élevage. Car, a-t-il estimé, « le secteur élevage bien que contribuant à l’essor de l’économie nationale est resté longtemps marginalisé par les pouvoirs publics ». Par ailleurs, d’autres intervenants ont souhaité l’implication des acteurs à tous les niveaux pour faire du processus une réussite. Le président de la République a ordonné l’approbation des documents sous réserve de la poursuite des consultations et des concertations pour davantage les améliorer. Evoquant la flambée des produits alimentaires, ATT dira « que nous n’allons pas nous contenter de subir cette conjoncture internationale qui n’épargne rien, ni aucun pays ». Pourtant, il existe des réponses appropriées pour relever les défis. Elles tiennent, selon le chef de l’Etat, à une prise de conscience en ayant à l’idée que nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et à une prise de conscience des bailleurs disposés à accompagner l’agriculture. Le chef de l’Etat a promis que les stocks de céréales seront renforcés avant d’annoncer l’ouverture prochaine de l’usine de sucrerie de Sukala et de Markala. Les deux sucreries auront une capacité de 270 000 tonnes pour une consommation nationale de 120 à 140 000 tonnes. « Dans un avenir proche nous pourrons nous sucrer et vendre du sucre », a dit ATT. Convaincu que le Mali dispose d’immenses potentialités comme l’opération « pluie provoquée », qui sera étendue à tout le territoire national cette année, des millions de terres cultivables, le chef de l’Etat a laissé entendre que la réponse du Mali contre la crise alimentaire réside dans le développement des différentes filières agricoles notamment l’élevage, la pêche. Mohamed Daou

Source: Les echos

AMSTETTEN, Autriche - Josef Fritzl, un Autrichien de 73 ans qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol et avoir e

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par Reuters

AMSTETTEN, Autriche - Josef Fritzl, un Autrichien de 73 ans qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol et avoir eu avec elle sept enfants, a été confondu mardi par des tests ADN et placé en détention provisoire par un juge de Sankt-Pölten.


Le vieil homme refuse de s'exprimer, sur les conseils de son avocat, et le juge a autorisé la police à le maintenir en détention pendant la durée de l'enquête.


Des tests ADN, dont les résultats ont été communiqués mardi par la police, prouvent que Fritzl est bien le père des six enfants encore en vie mis au monde par sa fille Elisabeth.


Le septième, dont Fritzl a avoué avoir incinéré le cadavre, est décédé peu de temps après sa naissance.


"Les résultats montrent que les six enfants auxquels la malheureuse Elisabeth Fritzl a donné naissance dans la cave ont sans aucun doute été procréés par son propre père, Josef Fritzl", a déclaré lors d'une conférence de presse Franz Polzer, chef de l'unité d'enquête criminelle chargée de l'affaire.


L'ancien électricien de 73 ans a passé la nuit de lundi à mardi dans la prison de Sankt-Pölten, capitale de la province de Basse-Autriche, où il a été placé dans une grande cellule de deux personnes et surveillé en permanence afin de s'assurer qu'il ne tente pas de se suicider, a déclaré le directeur de l'établissement, Günther Mörwald.


Parallèlement, les enquêteurs poursuivaient mardi leurs recherches dans le sous-sol de 60 mètres carrés où Fritzl séquestrait depuis 1984 sa fille Elizabeth, âgée de 42 ans.


"C'est le chaos en-bas. Nous devons examiner de très près chaque détail", a déclaré à Reuters Franz Prucher, le directeur de la sécurité de Basse-Autriche.




"Un million de questions sans réponse"


Elizabeth Fritzl avait déclaré dimanche à la police que son père, Josef Fritzl, l'avait attirée en 1984 dans la cave de l'immeuble où ils vivaient, l'avait droguée puis menottée avant de la séquestrer et de la violer à de nombreuses reprises.


De ces relations incestueuses sont nés sept enfants, dont trois, âgés de 19, 18 et 5 ans, ont vécu enfermés toute leur vie dans la cave avec leur mère. Trois autres ont été élevés par Josef Fritzl et sa femme, le dernier étant décédé peu de temps après sa naissance.


"Il reste un million de questions sans réponse", avait déclaré plus tôt à Reuters Franz Polzer. "Comment a-t-il pu vivre avec ce qu'il a fait ? Comment a-t-il pu tromper tout le monde?"


Polzer a refusé de blâmer les autorités qui n'ont rien soupçonné de cette affaire tout au long de ces 24 ans. "Fritzl était un homme très astucieux. Il n'a pas seulement berné sa femme, mais aussi la police, les autorités, tout le monde."


Les autorités et la presse autrichiennes se demandent comment de tels événements ont pu se produire sans éveiller la curiosité des voisins, alors que la maison des Fritzl est située dans une rue commerçante et animée de la petite ville d'Amstetten, à 180 km à l'ouest de Vienne.


La police croit en revanche que la femme de Josef, Rosemarie, ignorait tout, son mari lui ayant affirmé au moment de la disparition de leur fille que celle-ci avait fui pour rejoindre une secte avant "d'abandonner" trois de ses enfants recueillis par le couple.


Josef Fritzl avait ensuite forcé Elisabeth à écrire des lettres de sa propre main pour rendre crédible ce scénario, a précisé la police.




Des dessins d'enfants sur le sol


L'affaire a éclaté lorsque l'aînée des enfants incestueux est tombée gravement malade et a été hospitalisée à Amstetten, vendredi dernier.


Le docteur qui soigne la jeune fille, Albert Reiter, a déclaré mardi que son état était toujours critique et qu'elle devait être maintenue dans un coma artificiel encore plusieurs jours.


"Le pronostic vital de notre patiente est sérieusement engagé car elle a été victime d'un manque d'oxygène à un moment, entre mercredi et vendredi derniers", a-t-il déclaré à la télévision allemande N24.


"Outre vingt ans passés sous terre, vingt ans sans lumière du jour, vingt ans de stress psychologique, il y a d'autres facteurs comme une infection", a ajouté le médecin.


Après l'hospitalisation de l'aînée, Josef Fritzl avait sorti Elisabeth et les deux autres enfants séquestrés de la cave, déclarant simplement à sa femme que leur fille avait décidé de rentrer à la maison.


Des photographies du sous-sol, qui n'excédait pas 1,70m de hauteur par endroit, montrent un passage étroit conduisant à plusieurs pièces dont un espace pour faire la cuisine, une zone aménagée pour le sommeil et une petite salle de bain avec une douche. Sur le sol, on aperçoit des dessins d'enfants.

*

29/04/2008
Soutien à Elisabeth Fritzl

Par Anonyme

En dehors de la pauvre Elisabeth Fritzl, Josef Fritzl a-t-il eu d'autres enfants?
ce qu'il a fait est horible. Il ne mérite pas de vivre encore.

france24_fr.wsx live_fr.wsx

Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par AFP

Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire confirmée aux législatives et le ralliement d'une faction minoritaire de son parti.

Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspens sur les résultats de l'élection présidentielle, mais Tsvangirai a estimé qu'il était grand temps pour le plus vieux chef d'Etat du continent de quitter le pouvoir qu'il exerce depuis 1980.

"Le vieil homme doit partir et trouver une sortie honorable", a lancé le président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

Au côté d'Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d'une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient "travailler ensemble au Parlement".

Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC-Tsvangirai dispose de 99 sièges à la chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210.

"Robert Mugabe et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) sont désormais dans l'opposition au Parlement", a asséné Mutambara.

Mugabe "devrait reconnaître qu'il ne peut être président sans contrôler le Parlement", a martelé Tsvangirai, qui revendique également une victoire dès le premier tour à la présidentielle.

L'incertitude sur l'issue du scrutin a alimenté les tensions sur le terrain et le MDC accuse le régime d'avoir lancé une campagne de violences, ayant fait 15 tués, pour intimider les électeurs en vue d'un éventuel second tour.

Lundi, le chef de l'opposition, qui devait se rendre en Tanzanie lundi soir, a de nouveau accusé le gouvernement de "militariser" le pays et a demandé à l'ONU la nomination d'un "envoyé spécial" pour enquêter sur ces violences.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti est arrivé à New York à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui, à l'initiative du Royaume-Uni, doit évoquer la crise au Zimbabwe.

Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, s'est dite "particulièrement inquiète" de "l'émergence croissante d'une violence politique dirigée principalement, mais pas seulement, contre les partisans du parti d'opposition MDC dans les campagnes".

Pour autant, la capitale n'est pas épargnée. Vendredi la police anti-émeutes a effectué un raid sur le siège du MDC à Harare et arrêté toutes les personnes qui s'y trouvaient, officiellement à la recherche d'auteurs d'incendies volontaires.

Plus de 200 partisans du MDC restaient en détention lundi soir sans avoir été formellement inculpés. Un tribunal avait pourtant ordonné à la police de les inculper avant 16H00 (14H00 GMT) ou de les remettre en liberté.

"Nous n'avons toujours pas eu accès aux prisonniers. Nous avons communiqué la décision aux différents commissariats, mais ils sont toujours détenus au mépris de la justice", a expliqué leur avocat Me Alec Muchadehama.

Dans ce climat très tendu, la Commission électorale continuait, avec une lenteur remarquable, à rassembler les résultats.

"Même si le comptage est achevé, les résultats ne sont pas encore parvenus au centre de commande", a déclaré à l'AFP Utloile Silaigwana, porte-parole de la commission.

"Ces statistiques seront ensuite rentrées dans le système informatique, puis le responsable des programmes invitera les candidats à la présidentielle, ce qui débouchera sur l'annonce des résultats", a-t-il poursuivi.

"Mais je ne peux pas donner de calendrier."

france24_fr.wsx live_fr.wsx

Lisez aussi : Sarkozy face à la question des droits de l'Homme et Le règne de Zine El Abidine Ben Ali.

France 24 Imprimer

Mardi 29 avril 2008
Par FRANCE 24 avec dépêches

Lisez aussi : Sarkozy face à la question des droits de l'Homme et Le règne de Zine El Abidine Ben Ali.


Le président français Nicolas Sarkozy a entamé lundi sa visite d'Etat en Tunisie avec la signature d'accords et de contrats commerciaux. Attendu sur le sujet des droits de l’Homme, il a refusé de se poser "en donneur de leçons".

La France a annoncé la commande par Tunis Air de 19 Airbus pour un montant estimé à un milliard d'euros. Cet accord porte, en ce qui concerne les commandes fermes, sur dix A320 et trois A350, auxquels s'ajoutent trois A330.

L'Etat tunisien a également confié à Alstom la construction d'une centrale thermique à Ghannouch (Sud), pour environ 360 millions d'euros. Il étend le champ de cette coopération à tous les aspects de l'utilisation pacifique du nucléaire et ouvre la voie, à terme, à la fourniture d'une centrale atomique à la Tunisie. Ces accords placent la France à la première place au rang des partenaires économiques de la Tunisie.


"L'espace des libertés progresse"

En début de soirée, Nicolas Sarkozy, reçu au palais de Carthage, dans la banlieue Nord de Tunis, a défendu le président tunisien contre les accusations portées contre lui par ses opposants et les organisations de défense des droits de l'Homme. "Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse (en Tunisie)", a-t-il déclaré. "Nous en avons parlé vous et moi", lui a-t-il dit.

Des cas de violation des droits de l'Homme en Tunisie ont été évoqués dans l'intimité de leurs entretiens, selon l'Elysée. Notre envoyée spéciale à Tunis, Roselyne Fèbvre parle de "service minimum" de la part du président. "Il préfère encourager que fustiger. C’est son style", analyse-t-elle. "Il pense à ses milliards d’euros de contrats".

Depuis vingt ans, le régime du président Ben Ali est régulièrement épinglé par les ONG pour ses violations des droits de l'Homme. La Tunisie dénonce systématiquement ces critiques et met en avant son bilan en matière d'éducation et d'émancipation des femmes.

Nicolas Sarkozy est accompagné dans sa visite par la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, qui doit rencontrer des "représentants de la société civile" tunisienne, incluant des défenseurs des droits de l'Homme.


Accord sur l’immigration


Par ailleurs, La Tunisie et la France ont signé un accord dit de gestion concertée des flux migratoires, le premier conclu entre Paris et un pays du Maghreb, au premier jour de la visite d'Etat du président français Nicolas Sarkozy à Tunis.


Outre un volet répressif contre l'immigration clandestine, ce texte doit permettre d'ouvrir le marché du travail français aux Tunisiens qui, selon le texte, "ont des compétences de haut niveau ou pour des métiers pour lesquels existe en France une demande non satisfaite".


Il prévoit également de "faciliter la circulation des personnes" entre les deux pays, notamment par une délivrance "plus large" des visas français d'une durée de un à cinq ans, et d'appuyer "des actions de développement solidaire" telles que la formation professionnelle au profit des Tunisiens ainsi que la création d'emplois dans les régions tunisiennes d'émigration.


Avant la Tunisie, la France a signé des accords sur le contrôle des flux migratoires avec quatre pays africains, le Bénin, le Sénégal, le Gabon et la République du Congo.


Près de 600.000 Tunisiens vivent légalement en France et les Tunisiens constituent la troisième communauté étudiante étrangère en France avec 10.000 étudiants inscrits, selon les chiffres officiels. Les consulats français en Tunisie délivrent par ailleurs chaque année quelque 80.000 visas à des ressortissants tunisiens.


Enfin, le président Ben Ali s’est attaché à soutenir le projet français d'Union pour la Méditerranée, qui doit être lancé le 13 juillet entre les 27 pays de l'Union européenne (UE) et ses voisins du Sud. Le siège de cette union pourrait être basé en Tunisie. Un débat qui sera au cœur de la journée de mardi.


*

29/04/2008
Ringards les droits de l'homme....

Par Wotcha

Pognon pognon pognon... Surtout pas parler de politique ou encore pire de droits de l'homme... Non, la grandeur de la France, c'est les contrats... Centrale nucléaire, usines à bagnoles.. La marche de la civilisation... Et les ringards droits de l'hommistes, hop, à la trappe...
*

29/04/2008
vive la France

Par Anonyme

en espérons que tous bien passé et vive la France qui est notre premier partenaire..

vive La France
*

29/04/2008
Tintin en Tunisie?

Par Anonyme

Apparemment Ménard et les bobos se foutent des droits de l'Homme tunisien et préfère les gentils tibétains, c'est vrai que Tintin en Tunisie n' existe pas....

france24_fr.wsx live_fr.wsx