vendredi 29 février 2008

Le mathématicien Alain Connes, Médaille d’or du CNRS 2004

Le mathématicien Alain Connes, Médaille d’or du CNRS 2004

Le CNRS a décerné la Médaille d’Or 2004 au mathématicien Alain Connes, l’un des plus grands mathématiciens de notre temps, professeur au Collège de France et à l’Institut des hautes études scientifiques (IHES). Tout au long de sa carrière, Alain Connes s’est intéressé à la résolution des problèmes mathématiques soulevés par la physique quantique et la théorie de la relativité. Il a en particulier révolutionné la théorie des algèbres d’opérateurs et créé une nouvelle branche des mathématiques, la géométrie non-commutative. Ses travaux ont été récompensés par la médaille Fields, en 1982 et par le prix Crafoord en 2001.

Alain Connes est né en 1947, à Draguignan dans le Var. Elève de l’école Normale Supérieure de 1966 à 1970, il a soutenu sa thèse en 1973.

Chargé de recherche au CNRS de 1970 à 1974, il passe l’année 1975 à l’Université de Kingston au Canada dans le cadre de la coopération. A son retour, il est nommé maître de conférence puis professeur à l’Université Paris VI (1976 à 1980). Depuis 1979, il est professeur à l’institut des hautes études scientifiques (IHES) à Bures-sur-Yvette. Directeur de recherche au CNRS de 1981 à 1984, il est depuis cette date titulaire de la chaire d’analyse et de géométrie du Collège de France.

Le fondateur de la géométrie non-commutative

Les travaux d’Alain Connes sur les algèbres d’opérateurs et sur la géométrie non-commutative, dont il est l’un des fondateurs, sont issus de la physique quantique et de la recherche d’un cadre mathématique pour expliquer les problèmes qui en découlent. En effet, avec la mécanique quantique et la théorie de la relativité apparaissent des problèmes qui ne peuvent être résolus par l’algèbre et la géométrie classiques, commutatives, c’est à dire où l’ordre des termes d’une opération n’a pas d’importance (A fois B est égal à B fois A). En mécanique quantique, avec l’intervention d’une nouvelle dimension, le temps, certaines opérations ne sont plus commutatives et leur résultat dépend de l’ordre des différents facteurs, d’où les termes d’algèbre et de géométrie non-commutatives pour désigner les mathématiques qui s’y appliquent.

En 1925, Heisenberg découvre la mécanique quantique. Les algèbres d’opérateurs y jouent un rôle central. Dans les années trente, John Von Neumann, un mathématicien hongrois, développe une théorie des algèbres d’opérateurs dans ce qui est appelé l’espace de Hilbert. C’est seulement entre 1966 et 1971 que des recherches reprennent sur les nombreux problèmes soulevés par les « algèbres de Von Neumann » et restés sans solution. En 1972, Alain Connes commence à s’intéresser à cette question. Au cours des 10 années qui suivent, il va révolutionner la théorie des algèbres d’opérateurs et résoudre la plupart des problèmes de ce domaine. Pour ces travaux, il reçoit en 1983 la médaille Fields, qui récompense les travaux exceptionnels de mathématiciens de moins de 40 ans. Alain Connes est alors âgé de 36 ans.

Poursuivant dans le domaine des mathématiques associées à la mécanique quantique, Alain Connes va ensuite fonder une nouvelle branche des mathématiques, la géométrie non-commutative.

La géométrie développée depuis Descartes est basée sur la notion de point dont la position est définie par un système de coordonnées dans les trois dimensions de l’espace. Depuis la découverte de la mécanique quantique, la notion de point a laissé la place à la notion « d’états », qui correspond plutôt à un nuage de points, aux différents états possibles d’un point dans l’espace à l’image d’un électron autour du noyau d’un atome. Dans cet espace, comme nous l’avons dit précédemment, il arrive que des opérations ne soient plus commutatives et que A fois B par exemple ne soit plus égal à B fois A. La géométrie classique ne permettait pas de résoudre de telles opérations. Alain Connes a imaginé un espace géométrique fictif qui permet de résoudre les algèbres non-commutatives.

Récemment, ces travaux ont également permis de résoudre d’autres problèmes mathématiques soulevés par la physique quantique. Alain Connes a en particulier travaillé sur le problème de la « renormalisation », qu’il appelle le « tour de passe-passe » imaginé par les physiciens pour éliminer les valeurs infinies qui apparaissent pour la masse de certaines particules élémentaires dans leurs calculs en théorie des champs (une particule ne pouvant avoir une masse infinie).

Alain Connes a publié plus de 150 articles scientifiques. Il a également publié un livre, La géométrie non-commutative , qui fait référence dans le domaine et a été traduit et publié en anglais. Il a par ailleurs écrit deux livres sur la pensée mathématique : Matière à pensée (éditions Odile Jacob) en collaboration avec le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux, et Triangle de pensées (éditions Odile Jacob), écrit avec deux autres mathématiciens.

Il a des responsabilités éditoriales dans de nombreuses revues internationales de mathématiques.

« Laisser parler l’intuition »

Interrogé sur son parcours, Alain Connes évoque ce cours de sixième où un professeur de mathématiques trop exigeant posait aux élèves des problèmes normalement destinés à des élèves de terminale. Appelé au tableau, Alain Connes énonça la solution d’un tel problème sans savoir lui-même comment il était parvenu au résultat. C’est l’idée qu’il se fait de la capacité de chacun à aborder les mathématiques. « Il faut laisser parler l’intuition, présente en nous mais que la plupart des gens refoulent ». Surtout, il ne faut jamais accepter ni autorité ni dogme, « la seule autorité en maths, c’est soi-même ».

Sur le mode de travail des mathématiciens, Alain Connes raconte l’anecdote du chercheur trouvé par un visiteur allongé sur son bureau, dans le noir, les yeux au plafond. « Le mathématicien doit avoir l’ensemble du problème à résoudre en tête », et il peste contre l’ordinateur, qui certes, peut être une aide intéressante pour le calcul mais représente surtout une sollicitation permanente qui empêche de penser. Il est convaincu que pour bien travailler, il ne faut pas être un suiveur et qu’il faut protéger sa propre ignorance. Il oppose le mode de travail des mathématiciens et celui des physiciens : « les physiciens sont des bosons (qui s’attirent), les mathématiciens sont des fermions (qui se repoussent), il faut lutter contre la « bosonisation» des mathématiciens ». Pianiste de talent, il dit « apprendre autant en déchiffrant les partitions de Chopin qu’en lisant des articles de mathématiques ».

Contact médaillé :
Alain Connes, alain@connes.org
Site web : http://www.alainconnes.org/

Contact département des Sciences physiques et mathématiques :
Frédérique Laubenheimer, frederique.laubenheimer@cnrs-dir.fr

Contact presse :
Isabelle Tratner, isabelle.tratner@cnrs-dir.fr

Auditions de Paris et Lyon

Auditions de Paris et Lyon

jeu févr 28 23:00:00 Par Kevin Moulback
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* Auditions de Marseille et Strasbourg
* Kevin Moulback et la Nouvelle Star


Les auditions de la Nouvelle Star se poursuivent dans la joie et l'allégresse. Cette semaine, le cirque cruel s'arrête à Paris et à Lyon pour tenter d'y trouver les artistes qui auront peut-être l'honneur de se produire sur la scène du Pavillon Baltard. C'est grandiose ! Sublime ! Merveilleux d'un bout à l'autre ! André, Lio, Philippe et Sinclair - nos nouveaux amis du jury - n'ont pas de mots suffisamment forts pour rendre compte de la qualité sidérante du spectacle qui s'offre à leurs yeux et à leurs oreilles. Ils sont charmés, envoûtés, sidérés, émerveillés...

Ils en ont de la chance. Parce que moi, je n'ai rien vu, rien entendu, ou presque.

En quelques minutes vont se succéder dans la salle d'audition Aude de Martigny, Clémence de Bourges, Charlotte de Villiers-en-Vexin et Thomas de Nancy (le garçon à la casquette que j'avais repéré la semaine dernière dans le générique de fin). Apparemment, ils sont tous formidables et révolutionnent tous la chanson. Seulement voilà : ils sont si bons qu'on ne va quand même pas galvauder leur immense talent en diffusant leurs prestations. Ce serait donner de la confiture à des cochons. Les aimables téléspectateurs doivent donc se contenter d'une poignée de secondes pour chacun, juste le temps de chanter quelques notes, eventuellement un couplet entier s'il n'est pas trop long. Pour en voir et entendre davantage, il faudra attendre.

Est-ce que c'est bon ? Est-ce que c'est mauvais ? Aucune idée. Heureusement, le bon jury est là pour nous faire savoir qu'on a assisté à un événement artistique de première grandeur. Il y a d'abord des signaux discrets - des sourires entendus, des regards complices - que s'échangent les juges durant la prestation elle-même. Au cas où vous n'auriez pas saisi que ce que vous avez vu, ou plutôt entrevu, est vraiment énorme, Lio vous le fait comprendre avec la sobriété qui la caractérise : yeux écarquillés et bouche grande ouverte. Sa subtilité est comme un hommage permanent au cinéma expressionniste allemand. On croirait presque voir Brigitte Helm dans "Metropolis". Et si, malgré les efforts de Lio, vous n'avez toujours pas compris, un petit compliment tout en mesure vous aide à mieux apprécier l'ampleur du miracle musical dont vous avez été le témoin. Ainsi, pour André Manoukian, Charlotte a non seulement réussi "la prouesse de reprendre la chanson d'une immense chanteuse comme Beyoncé" mais elle l'a "mise au placard avec de la naphtaline". Et Lio de renchérir : "Mais carrément !"

Dans la mesure où, la semaine dernière, le même Manoukian comparait une fée poufette de 17 ans à Amy Winehouse, permettez-moi de rester sceptique quant à la performance de cette Charlotte. Nous saurons bientôt si elle parvient réellement à faire oublier Beyoncé mais nous n'en sommes pas encore là. Aujourd'hui, la Nouvelle Star ne veut pas encore dévoiler ses trésors, elle veut nous faire rire ! Quelle bonne idée ! C'est si bon de rire parfois. Steeven de Villeneuve-Saint-Georges s'est déguisé en Polnareff. Hilarant ! Scotch Brit de Paris rend un hommage muet à Britney Spears en mimant "Oops, I Did It Again". Tordant ! Michael du Plessis-Trévise, après avoir joyeusement massacré "Magnolia Forever" de Claude François, prend très au sérieux les conseils d'André Manoukian. La main sur la gorge, il s'engage solennellement à "travailler au niveau de l'anus". Désopilant ! Mais bien sûr, il n'y a pas que les candidats qui œuvrent dans le registre comique ; il y a aussi le jury. Toujours le mot pour rire, notamment Sinclair qui s'amuse avec le mégaphone de Virginie Efira en hurlant sur les toits de Paris ou bien en vociférant contre un malheureux candidat. J'ai vraiment mal aux côtes en repensant à tout ces moments d'humour. C'est tellement drôle qu'on se croirait aux Grosses Têtes.

Mais assez ri, la Nouvelle Star est une émission sérieuse, où l'on découvre de grands talents et où l'on raconte également de belles histoires. De belles histoires comme celle d'Agnés, venue participer aux auditions avec son fils de 11 ans, Benjamin. Pour Agnès, l'enjeu est considérable. Comme l'explique subtilement la voix-off, "avec cette audition, elle espère relancer sa carrière artistique et quitter son job de télé-opératrice. À 32 ans, elle sait bien que ce casting est peut-être pour elle sa dernière chance." Bref, si aujourd'hui elle est rejetée par le jury, elle est condamnée à une vie qui ressemble à une publicité pour la mort. Le suspense est à son comble. En fait, non, pas tout à fait. Benjamin, qu'on croirait échappé d'un épisode de "La petite maison dans la prairie", nous parle de sa maman : "Quand elle chante, elle dit des émotions et elle les passe à tout le monde et moi, je les reçois. Et c'est fabuleux. La seule chose qu'elle aime c'est la musique. Sa vie, c'est pas dans un bureau, en train de trier des choses ou d'ouvrir des dossiers ; c'est chanter." Et le petit garçon conclut en chuchotant à l'oreille de Virginie Efira : "Elle est gentille, ma maman. J'ai envie qu'elle gagne." Maintenant, le suspense est vraiment à son comble.

La gentille Agnès chante "Vienne" de Barbara, puis "Quand je serai KO" d'Alain Souchon. Son fils suit l'audition de l'extérieur, un grand sourire sur le visage. Et soudain... c'est le drame. Lio n'a pas aimé : "Je trouve qu'Agnès est une chanteuse à l'ancienne. C'est honnête ce que tu délivres. Ça aurait peut-être même pu être très, très bien, dans les années 50-60." Bref, la malheureuse, qui a déjà un âge canonique, a de surcroît au moins quarante ans de retard. Virginie Efira fait la traduction simultanée pour les enfants : "C'est super. Elle chante super bien mais c'est des vieilles chansons". Et Virginie insiste bien pour réconforter Benjamin : "C'est son avis à elle." Elle, bien sûr, c'est Lio, ou plutôt cette-horrible-garce-de-Lio-qui-déteste-les-gentilles-mamans, mais vous aurez compris le sous-entendu par vous même. L'instant est grave : Agnès va-t-elle être éliminée ? Vous le saurez après la pause publicitaire.

Inutile de retenir votre souffle plus longtemps. On ne va pas éliminer une gentille maman, décevoir un petit garçon et plomber la soirée de tout le monde. Agnès chante "Mustang Sally" de Wilson Pickett. Le jury fait semblant de trouver ça bien. Agnès est sauvée. Benjamin est content. Virginie Efira aussi. Tout est bien qui finit bien. Et si vous vous demandez pourquoi "Mustang Sally", qui date de 1965, n'est pas considérée comme une vieille chanson, vous réfléchissez trop. La belle histoire d'aujourd'hui s'achève avec Benjamin chantant "You're Beautiful" de James Blunt (fort bien d'ailleurs). La joie est dans tous les cœurs.

Mais à peine a-t-on le temps de s'émouvoir qu'une nouvelle fascinante commence : celle de Margaux, 19 ans, venue d'Aix-les-Bains avec ses parents. Elle est animatrice dans une école primaire et les enfants pensent qu'elle chante bien. Mais vu qu'ils semblent apprécier "Ma Philosophie" d'Amel Bent, il est clair qu'ils n'y connaissent rien. En revanche, ceux qui ont l'air de s'y connaître en musique, ce sont les animaux domestiques de Margaux : Chacha et Mistigri les chats, Yinche et Bretzel les chiens, Prosper le hamster et Rémi le canari. J'ai pris soin de noter le nom de chacun d'eux avec minutie. Je suis persuadé qu'on ne nous aurait pas donné une information pareille sans raison ; ça a forcément de l'importance pour la suite. Chez Margaux, il n'y a pas que des animaux ; il y a aussi son père, Philippe, qui "a tout abandonné pour se consacrer à la passion de Margaux et l'aider à réussir dans la musique." Ça veut dire qu'il a arrêté de travailler et que sa famille doit désormais "se serrer la ceinture de temps en temps". À mons avis, ils n'ont pas fini de manger des pâtes. Margaux interprète "I Wanna Dance With Somebody" de Whitney Houston. André Manoukian voit un mélange détonnant de Cindy Lauper et de Whitney Houston, avec un zeste de Britney Spears. Selon lui, Margaux est promise à une grande carrière parce qu'il n'y a personne en France qui soit dans sa tessiture. Je ne suis pas tout à fait d'accord. Je crois que beaucoup de gens ont la même tessiture mais que la plupart d'entre eux ont le bon goût de ne pas chanter.

La Nouvelle Star a beaucoup d'autres histoires passionnantes à raconter, comme celle de Christophe, 31 ans, professeur d'anglais à Beauvais. Avec sa barbe et ses lunettes, il ressemble à un geek en route pour une convention Star Trek. Les apparences sont trompeuses. Il serait plutôt en réalité une fashion victim, pour qui "le look, c'est vraiment important". De plus, la voix off nous apprend qu'il y a peu "sa vie était beaucoup plus dissolue" avant qu'il ne rencontre la douce Stéphanie, "la femme de sa vie et la future mère de son enfant". Quelle belle histoire ! Mais avec tout ça, on a à peine le temps d'écouter chanter Christophe. Il se débrouille très bien sur "Amsterdam" de Jacques Brel, dans la version anglaise de David Bowie, et mieux encore sur "Be My Baby" des Ronettes. On peut juste regretter que le temps n'ait pas été mieux partagé entre les chansons et la séance de shopping.

Une dernière histoire, et celle-là est étonnante. Voici que se présente dans la salle d'audition Cédric, 33 ans, un marin plutôt BCBG. Je ne sais pas si, comme tous les marins, Cédric a une femme dans chaque port mais il en a au moins une à Cannes, qui n'est autre que Céline. Au cas où vous l'auriez déjà oubliée, Céline, c'est la gentille maman de la semaine dernière, celle qui prépare des gateaux d'anniversaire. Elle a accompagné Cédric au casting pour le soutenir dans cette épreuve. Celui-ci interprète une chanson d'amour qu'il a écrite. Même si Céline a indiqué que Cédric était "quelqu'un de très important pour elle", il n'est pas clair qu'elle soit le "bel animal de plaisir" mentionné dans un des couplets. Le jury apprécie la composition, notamment ses ruptures rythmiques, mais se moque du style classique et de l'attitude un peu compassée de Cédric. Pour vous faire une idée, on jurerait Vincent Bolloré descendant de son yacht, une guitare à la main. André Manoukian voit là une opportunité : "Quand je vois les concurrents qui prennent des freaks, moi, je me dis : putain, imagine, nous, on prend un mec super propre sur lui et tout. Encore une fois, on a une longueur d'avance sur les autres." Encore une fois, hein ? Il est clair que le succès de Christophe Willem est monté à la tête de certains. Quoi qu'il en soit, Cédric et Céline iront ensemble au Théâtre, pour la prochaine phase éliminatoire. Comme c'est romantique. Il est sans doute plus pratique d'utiliser un couple existant que d'en créer un artificiellement. On se rappelle les pénibles efforts de l'année dernière pour essayer de rapprocher Julien et Gaëtane.

Pour finir, parce qu'il faut bien finir, soulignons la performance de Benjamin, 20 ans, de Paris, qui a choisi de chanter "Just the Two of Us" de Bill Withers. Les avis du jury sont, comme d'habitude, largement hyperboliques, notamment celui de Lio, qui trouve que l'interprétation délivrée est supérieure à la version originale. C'est quand même très réussi, même si Benjamin vient s'ajouter à un contingent déjà fourni de folk singers à guitare. Je suis un peu plus réservé sur la toute dernière prestation, celle d'Anahy, 17 ans, de Genève. Son interprétation de "With or Without You" de U2 est follement applaudie et assortie, elle aussi, de commentaires dithyrambiques. "Je suis dégoûté. Je me lève, je m'en vais" dit Sinclair. "J'arrête de chanter, j'en ai marre" dit Lio. Tout cela me semble bien excessif mais on a quand même envie d'en voir plus. Évidemment, pour ça aussi, il faudra attendre encore un peu.

Enseignement supérieur : Un protocole d’accord met fin à la grève

Education
Enseignement supérieur : Un protocole d’accord met fin à la grève
Zénith Balé, 29/02/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Suite au préavis de grève du SNESUP, en date du 11 Février 2008 relatif à la sécurité dans les Facultés, Instituts et Grandes Ecoles, un protocole d’accord mettant fin à la grève illimitée a été signé le 27 février 08 entre le ministère des Enseignements Supérieur, secondaire et le Syndicat national de l’enseignement supérieur. Sous l’égide de la commission de conciliation mise en place par l’arrêtée N°08-0416/MTFPRE-SG du 20 février 08.



L’ordre public scolaire qui était menacé dans sa quiétude pendant quelques moments n’est aujourd’hui qu’un mauvais souvenir. Car, entre le Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique et le SNESUP, il est intervenu la signature d’un protocole d’accord devant mettre fin à la pomme de discorde. Dans ce protocole, chaque partie s’engage à satisfaire ses obligations, engagement à satisfaire les points de revendications d’une part et renoncement au préavis de grève illimité d’autre part.



Adieu aux nombreuses ruptures d’équilibre scolaire

Autant l’Etat s’engage à imprimer un traitement favorable et approuvé, aux doléances syndicales, autant le SNESUP s’engage à suspendre sa grève illimitée qui devrait prendre effet le 27 Février 2008 à minuit. Aussi, il se réserve le droit de la reprendre, en cas de non application des termes du présent protocole d’accord. En vue de l’application effective et diligente du présent protocole d’accord, il a été créé une commission de suivi composée des Ministères des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique ; du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat ; du Ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile ; du Ministère de la Justice. Cette commission fera office de compte rendu régulier et détaillé sur l’état d’avancement de l’exécution des obligations relevant des dispositions du protocole. La constitution de cette commission a l’avantage d’une part, d’imprimer la régularité et la transparence dans la gestion du document et d’autre part, de rassurer le SNESUP que le protocole ne souffrira d’aucune insuffisance d’application. Le Gouvernement, fort d’avoir cure de la situation et pour sauver le cas contraire, s’est engagé à : faire une déclaration pour condamner fermement et prioritairement les actes de violence physique et morale perpétrés contre les enseignants et le personnel administratif de l’Enseignement Supérieur sans oublier les étudiants victimes de la violence. Le gouvernement s’engage également à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de l’application effective du règlement intérieur de l’Université de Bamako et des Grandes Ecoles aux fauteurs de troubles reconnus, par leur traduction devant le conseil de discipline. Aussi le gouvernement s’engage résolument à assurer l’intervention adéquate des forces de l’ordre en cas de troubles ou de menaces de troubles dans les établissements d’Enseignement supérieur entre autres.

Ténéko KONE
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Vos commentaires
Posté par zaki, le 29 Feb 2008 13:29:16 GMT
Souhaitons que le calme revienne et que le protocole soit respecté de
part et d'autre.
Répondre à < zaki >

Le Pr. Aly Nouhoum Diallo : Des vérités crues sur l’Adema

Politique (URD)
Le Pr. Aly Nouhoum Diallo : Des vérités crues sur l’Adema
Le Pouce, 29/02/2008 E-mail Imprimer

Le Pr. Aly Nouhoum Diallo est de ceux qui son considérés à l’ADEMA comme des cadres battants, pleins d’expériences et de sagesse. Depuis sa nomination au Parlement de la CEDEAO, cet acteur politique bien connu pour son franc-parler, était quelque peu en retrait du débat politique au Mali. Peut-être que c’est sa sagesse à laquelle on fait souvent allusion, qui lui a imposé cette attitude qu’on ne pourra d’ailleurs caractériser de comptable ou reprochable. Ainsi, le Pr. est resté fidèle à sa philosophie politique qui veut que chacun joue franchement sa partition. Et, à son retour du parlement de la CEDEAO, après un temps de réserve également, le Professeur Aly Nouhoum Diallo, secrétaire à la solidarité de l’ADEMA PASJ, livre ses sentiments, clarifie sa position et fait un diagnostic sans complaisance de la situation qui prévaut au sein de son parti aujourd’hui.

Dans ce processus, il tient un langage de vérité. Certes, son ambition ne serait pas de dénoncer ou de condamner, mais en diagnostiquant l’ADEMA, il a abordé plusieurs aspects et nous ne retiendrons que certains d’entre eux, en l’occurrence la discipline au sein du parti et les ambitions démesurées de certains hauts cadres du parti.

Dans le premier cas, Ali Nouhoum Diallo évoque des situations dans lesquelles les décisions du parti lui ont été imposées. Il témoigne qu’en son temps il les avait également acceptées. C’est ainsi que le professeur dira qu’il reste disponible 24heures/24, un engagement sans faille en quelque sorte. Ainsi, l’histoire retiendra qu’il a accepté d’être candidat aux élections législatives, parce que le parti l’a voulu ainsi, à un moment où il voulait retourner au bistouri à l’Hôpital.



Pourtant ce sont certains cadres du parti dont Soumeylou Boubèye Maïga qui l’avaient incités à se présenter à l’élection législative. La philosophie politique du Pr est d’être tout à fait disponible pour exécuter les missions du parti.

De ce point de vue, est-il sûr que Ali Nouhoum Diallo approuve l’attitude de Soumeylou Boubèye Maïga face à la décision du parti de transformer son soutien politique en soutien électoral pour ATT en 2007 ? En tout cas, la rébellion de Soumeylou a été considérée par le C.E du parti comme un acte d’indiscipline et comme tel, il fut sanctionné.



Certainement qu’à ce sujet, Ali Nouhoum Diallo n’est pas d’accord avec Soumeylou.

Le second aspect est relatif à la possibilité de la reconstitution de l’ADEMA originelle. A ce sujet, le Pr a reconnu que l’une des difficultés de l’ADEMA réside malheureusement dans le fait que certains cadres ne peuvent qu’à leur propre personne.



Et, à son avis, c’est surtout cet état d’esprit qui pourrait être un handicap à la reconstitution de l’ADEMA originelle. Ainsi, Aly Nouhoum Diallo a touché du doigt la plaie béante de l’ADEMA. Ses conseils vont-ils être suivis ? C’est l’évolution de la situation qui nous en dira.
Tiémoko TRAORE


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Amour : Ces femmes qui aiment les plus jeunes

Société
Amour : Ces femmes qui aiment les plus jeunes
L'Essor, 29/02/2008 Commentaires [ 40 ] E-mail Imprimer

Elles ne lésinent pas sur les moyens pour conquérir les jeunes garçons ayant l'âge de leurs enfants.

C’est la mode en ce moment. Des femmes âgées entretiennent des relations amoureuses avec les jeunes garçons ayant l’âge de leurs enfants. La pratique est de plus en plus répandue. Il existe même maintenant des codes, des noms dans les boîtes de nuits, les maquis où les femmes recherchent les jeunes garçons pour se payer leurs services.

Certaines femmes vont jusqu’à héberger le jeune amant. L'heureux élu est donc logé, nourri, chaussé, habillé et bénéficie même de l’argent de poche. Il arrive que la vieille amante achète une moto et même une voiture à son bien aimé. En retour, le jeune amant doit se montrer très docile et disponible.

Les jeunes garçons qui acceptent de telles liaisons sont désignées sous le vocable gigolo. De l’avis de beaucoup, le phénomène de gigolos est une pratique importée de l’Occident. Une idée qu’il ne faut pas totalement rejeter. Car le constat montre à suffisance que le plupart des femmes qui s’adonnent à cette pratique sont des divorcées, des célibataires endurcies ou des veuves ayant une fois séjourné en Occident.

Seules dans leurs grandes maisons, ces femmes cherchent de la compagnie. Les jeunes sont les mieux indiqués pour combler le vide sentimental. Dans les pays occidentaux, la pratique ne gène plus. Mariées, divorcées, veuves, les femmes d’un certain âge ne sont pas gênées de draguer les garçons souvent plus jeunes que leurs propres fils. Là-bas, à chacun sa vie et à chacun son problème. D’ailleurs certains de nos frères immigrés ont trouvé dans cette pratique un créneau porteur.

Aliou Sylla est un jeune Malien qui a séjourné en France pendant 10 ans. Selon lui, il existe maintenant des codes sur Internet, dans les journaux gratuits, dans les petites annonces où des couples pervers recherchent un ou plusieurs jeunes Africains pour se payer leurs services. Dans cette relation, se développe un rapport de maître à esclave. «Le mari dit quoi faire, comment faire, donne des ordres.

L’homme est donc devenu une machine», raconte le jeune homme. Les gigolos africains sont nombreux en France dans les milieux bourgeois où les femmes aisées recherchent les «petits noirs». «D’ailleurs, ce système connaît un tel succès que les tarifs sont en nette augmentation. La passe est à 100 euros. Mais le prix devient très intéressant s’il s’agit de voyager. Là, le jeune peut recevoir plus de 1000 euros. Beaucoup de jeunes africains ont recours à ce système, car selon eux, ils font une bonne affaire», témoigne Sylla.

Avoir de la classe. Pour revenir dans notre pays, n’est pas gigolo qui veut. Le choix est porté sur les beaux garçons qui sont parfois des étudiants, des jeunes diplômés sans emplois et fréquentent surtout les coins branchés de la capitale.
Les heureux élus ne s'affichent pas gigolos. Certains ne reconnaissent même pas ce statut. En général, ils considèrent que leurs amantes leur offrent des cadeaux le plus normalement du monde.

David 28 ans est vraiment très mignon. Beau garçon au regard angélique, il est étudiant dans une université de la place. David sort avec des femmes plus âgées et explique que ce sont elles qui le draguent. «Elles m’entretiennent, je leur donne l'amour dont elles ont besoin", avoue-t-il.

Quant à Hamed, âgé de 34 ans, il est sans emploi et se fait entretenir par des femmes plus âgées depuis 4 ans. «Un jour, j'ai rencontré une femme de 56 ans dans une boîte de nuit. Après la soirée, elle m'emmena chez elle. Au départ, je n’avais pas la volonté de profiter, mais c’est elle qui a instauré ce système. Je devais revoir mon style vestimentaire pour m’accorder avec elle. Elle fréquentait des endroits chics et je devais apprendre les bonnes manières», explique Hamed qui vit aujourd'hui aux dépens de son amante. Sa loyauté et sa bonne disponibilité lui ont valu une récompense particulière. Sa maîtresse lui a offert à l’occasion de son anniversaire une Mercedes CDI.

«Ce n’est pas facile de jouer le rôle de gigolo», témoigne Abdou, gérant d'une boîte de nuit de la place. Pour lui, il faut être agréable physiquement, avoir de la classe et surtout de la chance pour croiser des femmes riches et généreuses. Un vrai gigolo, selon Abdou, doit avoir des connaissances amples sur les femmes. «Peser ses gestes, paraître parfois jaloux, être très attentionné, faire des câlins», enseigne Abdou.

En devenant gigolos, les jeunes garçons trouvent ainsi le moyen d'échapper à la misère. Ils le font sans état dame avec un sens aigu de leurs intérêts. Ils réalisent ainsi leurs rêves de bien s'habiller, de s’amuser, d’épater les autres. Même s'ils courent le risque de tomber dans le piège de la dépendance. «Je fais cela pour l'argent", affirme un jeune sportif de 29 ans qui est entretenu par une femme d’affaire de 53 ans.

«Au début, je ne savais pas comment je devais me comporter avec elle. Mais très vite, ma maîtresse m’a appris beaucoup de choses, témoigne le jeune homme. Aujourd’hui, j’ai un portable de la nouvelle génération, de l’argent de poche et une RAV4. Je ne me plais pas du tout dans cette situation. Mais elle me permet de contribuer aux dépenses de ma famille.»

Salif s'est fait une spécialité : consoler les femmes mariées délaissées par leurs époux. « L’avantage c’est que je n’ai pas besoin de sortir ou de m’afficher avec elles. Puisqu’elles doivent rester discrètes. On se retrouve dans les chambres d’hôtel. Je fais et je prends mon argent. Sans commentaire», témoigne le jeune Salif.

A.S. est l'une des rares dames qui a accepté de se prêter à nos questions. L'entretien s'est déroulé pendant que son gigolo était assis à ses côtés. «Si on aime quelque chose, il faut mettre le prix pour l’avoir. Toi-même, admire ce beau garçon, lança A.S., très fière de sa conquête. J'ai séjourné pendant 24 ans en Europe.

Là-bas, il n'y a pas de complexe comme ici où les gens se mêlent trop de la vie des autres», soutient A.S. qui révèle que beaucoup de femmes commerçantes entretiennent les jeunes hommes. À la question de savoir si elle est comblée dans cette vie. A.S. répond sans état dame : "Il me donne ce dont j'ai besoin et je lui donne ce dont il a besoin", conclut notre interlocutrice.

Si l'on peut trouver ce comportement condamnable de la part de femmes responsables appelées à donner l'exemple, les jeunes garçons ne sont pas non plus exempts de reproche. Loin s'en faut.

Doussou Djiré

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Vos commentaires
40 réactions > 1 2 3
Posté par quand meme, le 29 Feb 2008 12:30:02 GMT
laisser les gens (gigolos) profiter!!! C'est quoi le drame? L'homme est
le boulanger de sa vie.
Répondre à < quand meme >
Posté par kamankole, le 29 Feb 2008 12:24:21 GMT
Le seul probleme est le côté adultère sinon prenons le prophete (paix et
salut sur eternel sur lui) sa prémiere femme etait plus agée que lui de
25 ans. Ces veuves, jeunes garçons ou autres doivent plutôt se marier.
Répondre à < kamankole >
Posté par Dozen, le 29 Feb 2008 12:04:30 GMT
Je suis un joli garçon bon teint et je suis à la recherche d'une femme
riche même si elle a 100 ans pourvue quelle puisse me supporter sur le
plan général l'important qu'elle soit un peu joli car je n'aime pas les
vilaines femmes.mon email dozenzara@hotmail.com. Les belles veilles
femmesriches j'attend vos cv sur mon mail

Réponse de < azerty01 > à < Dozen >, le 29 Feb 2008 12:20:22 GMT
VA EN EUROPE CA CA MARCHERA PAS AU MALI .SI TU VEUX DES VIELLES DE 200 ANS C EST TON PROBLEME .IL FAUT PAS ENCOURAGER CES GENRES DE COMPORTEMENTS SURTOUT AI UN PEU DE RESPECT POUR LES FEMMES AVANT TOUT !!!!
Répondre à < azerty01 >
Réponse de < zousmane > à < Dozen >, le 29 Feb 2008 12:19:33 GMT
en voilà un futur candidat à la mort. on a pas besoin de la couleur de ton teint, mais plutôt de ton bas de culotte. sache-le pour de bon et bonne chance.

Posté par DOGGY, le 29 Feb 2008 12:04:15 GMT
Pourquoi vous ne laissez pas les gens vivrent leurs vies, si vous ne
savez pas quoi ecrire je vous prie d'arretez ce metier. Un homme de 56
ans à le droit d'epousé une fille de 20 ans, mais pourquoi vous ne
pouvez pas acceptez le contraire.
Répondre à < DOGGY >
Posté par la star s, le 29 Feb 2008 11:52:13 GMT
De toute façon chacun est responsable de ses actes que tt le monde
s'occupe de ses blèmes.j espère seulement qu'aucune vieille n va
regerder mon mari.

Réponse de < zousmane > à < la star s >, le 29 Feb 2008 11:55:57 GMT
et que ton mari ne les regarde pas non plus, amen !
Répondre à < zousmane >

Posté par nasri, le 29 Feb 2008 11:30:51 GMT
Je n'ai vraiment pas de commentaire. A CHACUN SA VIE.

Réponse de < zousmane > à < nasri >, le 29 Feb 2008 11:44:17 GMT
c'est plus sage, nasri.
Répondre à < zousmane >

Posté par mamie, le 29 Feb 2008 11:28:52 GMT
NE PRENEZ PAS MON MALI EN OTAGE !!!!!

Réponse de < zousmane > à < mamie >, le 29 Feb 2008 11:45:30 GMT
nous permets-tu de prendre ces gigolos en otage ?
Répondre à < zousmane >

Posté par ALLAKADJON, le 29 Feb 2008 11:22:08 GMT
CHERS MALIENS SOYEZ RESPONSABLE, CETTE PRATIQUE EST CONDAMNABLE ET DOIT
ETRE CONDAMNER.C'EST DE LA PURE PROSTITUTION.CE QUE J'AI RETENU DE CET
ARTICLE ,C'EST QUE LE MALI EST DEVENU UNE GRANDE TERRE DE PROSTITUTION
ET UNE GRANDE PARTIE DES MALIENS DES PROTITUES.PENSEZ AUX CONSEQUENCES
DE CETTE SALE PRATIQUE.CES JEUNES PROTITUES SONT FOUTUS A JAMAIS CAR IL
NE POURRONS PLUS VIVRE SANS ARGENT ET VONT TOUJOURS COURIR DERRIERE
LUI. DONC FACILE A DETOURNER.LEUR MAJORITE FINI TOUJOURS DANS LA
DROGUE,L'ALCOOL,LE VIOL,ET LE VOL. L'AUTRE CONSEQENCE C'EST
L'INFIDELITE Q'ELLE PROVOQUE. UN PROSTITUE N'EST JAMAIS FIDELE.CETTE
PRATIQUE EST LE PREMIER FACTEUR DE LA MULTIPLICATION DES CAS DE SIDA
ET, DES AUTRES MST(maladies sexuellements transm.),ET CA LA
REDACTRICE DE L'ARTICLE N'EN PARLE PAS. CET ARTICLE EST SCANDALEUX ET
CHOQANT.ELLE NE DEVAIT PAS RAPPORTER LES PAROLES DE CES IRRESPONSABLES
DANS CE QUOTIDIEN NATIONAL.CETTE PRATIQUE N'EST PAS UNE MODE NI UNE
FIERTE .C'EST UNE HONTE.
Répondre à < ALLAKADJON >
Posté par zousmane, le 29 Feb 2008 10:48:57 GMT
une mercedes cdi et une rav4 pour aujourd'hui, le sida et la porte et la
tombe pour bientôt. à chacun sa merd*, euh ! pardon, son style, non ?

Réponse de < zousmane > à < zousmane >, le 29 Feb 2008 11:20:30 GMT
laissons les gigolos se mouiller le cul, sida viendra ... (le mot même est gigolo et me fait rire ).
Répondre à < zousmane >

Posté par mon_avis, le 29 Feb 2008 10:24:03 GMT
Pourquoi admettre qu'un homme de 50 ans mari une femme de 20 et
condamner le contraire:celà pourrait s'appeler de l'Hypocrisie. Laissez
les bonnes Dames se faire une jeunesse WAY.Cependant,le Hic de la chose
est la partie adultaire, et croyez-moi s'il fallait peindre en vert
toutes les personnes qui ont fait ce type de peché, il y aurai ds ce
monde plus d'extra-terrestres que d'Etres Humains. En ce qui me
concerne, ce type de relation ne m'enchante pas mais c'est ne pas pr
autant que je vais juger ses adeptes. Ce qu'il ne faut meme pas tolérer
c'est la Pedophilie et l'homosexualité car ceux-ci sont contre nature,
C'est mon_avis.

Réponse de < zousmane > à < mon_avis >, le 29 Feb 2008 10:53:41 GMT
tu es formidable mon_avis et ton analyse pertinente ! que les gigolos fassent ce qu'ils veulent. pas de problème du moment où ils n'interfèrent avec la liberté d'autrui. qu'ils n'oublient pas : le sida est juste à l'angle,
Répondre à < zousmane >

jeudi 28 février 2008

L'engagement intellectuel ne rime pas avec la lâcheté.

Contributions
L’engagement intellectuel ne rime pas avec la lâcheté :
Inter De Bamako, 04/02/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Dans un des derniers essais qu’il acheva avant de mourir Alejo Karpentier définissait l’intellectuel comme un homme qui souvent quitte l’université pour aller directement en prison. Certains critiques pensent que l’engagement politique met en danger la qualité de l’œuvre intellectuelle. Cela est absolument faux.

Nombreux sont les exemples d’intellectuels qui ont exercé dans leur histoire leur «métier de citoyen» ; Thomas More fut Lord Chancelier d’Angleterre, ce qui ne l’empêcha pas d’écrire l’utopie et de maintenir ses critères e manière intransigeante.

François Bacon, tout en étant Chancelier put concevoir la nouvelle Atlantide. Nicolas Machiavel fut Ambassadeur et plus tard Secrétaire de la chancellerie du conseil des dix ; ce qui ne troublera pas son œuvre d’historien et de politologue.

John Milton que beaucoup imaginaient absorber par ses méditations célestes, fut secrétaire du conseil d’état d’Olivier Cromwell. Il écrivit d’innombrables pamphlets politiques où il défendait la cause puritaine révolutionnaire pour l’époque, et fut un éminent théoricien de la science du gouvernement.

Francisco de Quevado fut ministre du trésor du royaume de Naples.

Courbert participa activement à la commune de Paris, il fut le président de la fédération des Artistes et celui qui organisa la démolition de la colonne de Vendôme, qui glorifiait le militarisme.

Zola dirigea l’une des plus grandes croisades, morales de tous les temps ; Celle qui démontra l’innocence de l’officier Dreyfus injustement accusé d’espionnage. Il mit à nu la corruption sévissant dans l’armée française de l’époque et dans l’oligarchie qu’elle servait, son pamphlet j’accuse est devenu de nos jours une pièce classique de la littérature politique.

L’engagement intellectuel a toujours œuvré en faveur des transformations sociales.

La révolution Russe d’octobre reçut l’appui et la participation de Gorki, Lunacharski, Mariakovky, Bloch ; Eisenstein, Tolstoï, Shostakoitch; etc.



En Amérique Latine, elle a eu, depuis le début du siècle dernier, ses héros et ses martyrs, Le médecin Ernesto Che Guevara de la Cerna demeure dans les souvenirs de tous.

En Afrique, les véritables intellectuels se sont toujours manifestés dans le sens du progrès, on pourrait citer entre autre : Cheick Anta Diop, Tiemogo Garan Kouyaté, Yambo Ouelegueme, Bakary Traoré, Wole Soyinka, Chikaya Otamsi ; et récemment Cheick Modibo Diarra et pourquoi pas Assadeck de l’université de Bamako et beaucoup d’autres qui sont dans l’anonymat.

Nos principaux intellectuels se sont exprimés en faveur des libérations nationales, ils ont été anticolonialistes ; anti-néocolonialistes ; indépendantistes, anti-impérialistes, plus tard révolutionnaires et aujourd’hui démocrates.

Pour moi, parmi nos intellectuels africains le plus honnête est et a été incontestablement Cheick Anta qui n a jamais triché dans ses œuvres, il fut le premier à faire des apports substantiels, à l’identité Africaine, à définir la notion «de la scientificité» Africaine et à démontrer de façon irréfutable la non existence d’hiérarchie intellectuelle selon que l’on soit noir, blanc, jaune ou beurre.

J’ai la ferme conviction que si Cheick Anta Diop vivait il affirmerait ceci : Il ne peut y avoir de valeur scientifique sans contenu humain, il ne doit y avoir de valeur scientifique contre l’homme. Il ne peut y avoir de valeur intellectuelle contre la justice, contre le bien être, contre la liberté, contre le bonheur de l’homme. C’est impossible !

Je pense réellement que sur l’horloge de l’histoire l’heure de mettre fin à la médiocrité a sonné. L’unique alternative possible à ce moment c’est que les masses opprimées que sont les étudiants et le s jeunes diplômés (Les premiers ne vont plus à l’université et les autres n’ont plus d’espoir à boulotter), ces masses opprimées différentes des opprimées connues et reconnues historiquement ( les ouvriers et les paysans) doivent être soutenus par les intellectuels de tout bord pour assurer l’arrière garde de l’intelligentsia de notre pays le Mali et de toute l’Afrique .C’est vrai que beaucoup d’intellectuels s’éloignent de l’activité politique en raison de leur tempérament, de leur éducation, de leur intérêt et de leur condition de vie .

Aussi nous sommes d’accord quand Mariategui disait que l’intellectuel est un être réticent à la discipline bourgeoise, possédant une psychologie individualiste et une pensée hétérodoxe, c’est pour cela que parfois les intellectuels se prononcent contre le militantisme politique.

Dans tous les cas pour nous, l’intellectuel est un homme doté et qui est obligé pour cela de faire la politique, sans compromission ni alliance avec les pouvoirs rétrogrades qui font du hold-up financier dans nos pays. La politique est un travail effectif de la pensée sociale, la politique c’est la vie.

Peuple intellectuel Africain du Mali ne vous leurrez pas, il ne peut y avoir de changement judicieux à la dimension de l’attente de notre peuple, si certains continuent à soutenir des dirigeants médiocres, oui médiocres jusqu’à la moelle épinière. Je ne pourrais terminer sans citer cet autre de l’intelligentsia africaine qui disait «La politique est trop noble pour la laisser entre les mains des imbéciles.»

Ousmane Mohamed DEA en Communication Sociale (tosdame° yahoo.fr)
Inter De Bamako, est seul responsable du contenu de cet article
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Posté par zaki, le 28 Feb 2008 20:54:45 GMT
Excellent article! bravo!!!
Répondre à < zaki >

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 27 février 2008

Conseil des Ministres
Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 27 février 2008
L'Essor, 28/02/2008 E-mail Imprimer

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le Mercredi 27 février 2008 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la Présidence de son Excellence Amadou Toumani TOURE, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES :

* AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE :

Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de crédit, signé à Bamako le 25 janvier 2008 entre la République du Mali et Fortis Bank (Nederland) N.V pour le financement de la phase II du Projet d’assainissement de la zone industrielle de Sotuba.

Le Gouvernement a lancé, avec un financement du Gouvernement néerlandais, le projet d’assainissement de la Zone industrielle de Sotuba comportant la construction d’une station d’épuration et de réseaux d’égouts pour le drainage des eaux usées industrielles.

La réalisation de ce projet vise à apporter une solution aux problèmes de pollution, dus aux rejets des eaux usées chargées de polluants chimiques et organiques et de métaux lourds directement dans le fleuve sans aucun traitement préalable et qui ont des conséquences extrêmement graves pour la santé humaine, animale et végétale.

A ce jour, le taux de réalisation du projet est de 75,6%.

L’accord de crédit, objet des présents projets de textes de ratification, est destiné à assurer le financement de la phase II du projet.

Le prêt, d’un montant de 2 millions 90 mille euros, soit 1 milliard 371 millions de FCFA environ va contribuer à :

l’achèvement de la construction d’un système d’égouts pour les eaux usées industrielles ;
le curage et l’extension du réseau de collecteurs et de caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluies ;
la fourniture et l’installation des raccordements des usines.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

* AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES :

Directeur Général des Douanes :

Monsieur Amadou TOGOLA, Inspecteur des Douanes.

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ASSAINISSEMENT :

Chef de Cabinet :

Monsieur Illalkamar Ag OUMAR, Conseiller des Affaires Etrangères.

Conseiller Technique :

Monsieur Souleymane CISSE, Ingénieur des Eaux et Forêts.

Directeur National de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et Nuisances :

Monsieur Félix DAKOUO, Ingénieur des Eaux et Forêts.

Directeur National de la Conservation de la Nature :

Monsieur Alassane Boncana MAIGA, Ingénieur des Eaux et Forêts.

Directeur Administratif et Financier :

Monsieur Souleymane Bréhima TRAORE, Inspecteur des Finances.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES :

* AU TITRE DU MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS :

Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative à l’évaluation du programme de pluies provoquées pour la campagne 2007-2008 et aux éléments du programme de pluies provoquées pour la campagne 2008-2009.

Notre pays connaît, depuis trois décennies, une baisse continue des précipitations. Il en résulte une extrême vulnérabilité de l’agriculture et des autres ressources naturelles aux aléas climatiques. Cette situation compromet la réalisation des objectifs de nos politiques de développement, en particulier de sécurité et de souveraineté alimentaires et de production d’énergie.

C’est pour atténuer les déficits pluviométriques et leurs conséquences sur les productions agricole et hydroélectrique que le Gouvernement a mis en place en 2005, un programme de pluies provoquées dénommées « SANJI » sur une période de 5 ans.

Le programme a démarré au cours de la campagne 2006-2007 avec 68 interventions d’ensemencement de nuages.

Compte tenu des résultats satisfaisants obtenus, les opérations de pluies provoquées ont été reconduites en 2007-2008 avec une extension à d’autres zones du pays.

Cette 2ème campagne a été réalisée pour un coût de 2 milliards 422 millions de FCFA environ.

Du 08 juin au 31 octobre 2007, un total de 127 opérations ont été effectuées. La répartition par région a été de : 55 pour Koulikoro, 26 pour Kayes, 19 pour Ségou, 13 pour Mopti, 12 pour Sikasso et 2 pour Tombouctou.

L’évaluation de l’impact des opérations a fait apparaître que dans les zones d’intervention, au moins 25 à 70% des quantités de pluies tombées sont dues aux opérations d’ensemencement.

Si l’on compare les hauteurs de pluies de la période des interventions avec la moyenne de la même période des 30 dernières années, l’on constate sur l’ensemble des zones d’intervention une augmentation moyenne de 15% de la pluviométrie par rapport à cette normale. Cette augmentation atteint par endroits 45%.

Les opérations ont permis d’améliorer les conditions hydriques pour le développement et la fin des cycles des cultures et des pâturages dans les localités bénéficiaires, malgré le retard de démarrage et l’arrêt précoce des pluies.

En outre, les niveaux d’eau des cours d’eau situés dans la zone d’intervention et des barrages de retenue ont augmenté. Tel est le cas notamment de Manatali.

Pour les perspectives, le programme se poursuivra en 2008-2009 avec un renforcement des capacités et une extension à tout le pays. Le coût prévisionnel est de 2 milliards 374 millions de FCFA.

* AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE :

Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative aux conclusions et recommandations de la 33ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue à Ouagadougou le 18 janvier 2008.

Cette 33ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, à laquelle a pris part le Président de la République, a examiné de nombreuses questions d’intérêt de la communauté.

A l’issue de leurs travaux, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris des décisions et formulé des recommandations sur les programmes de la CEDEAO, sur la paix, la sécurité régionale, la démocratie et la bonne gouvernance ainsi que sur la coopération internationale.

A ce titre, il faut noter :

l’adoption du document de stratégie régionale de réduction de la pauvreté ;
la réaffirmation d’une position commune dans le cadre de la négociation d’un accord de partenariat (APE) avec l’Union Européenne ;
la création au Cap Vert de l’Institut de l’Afrique de l’Ouest sur l’Intégration ;
l’approbation de la proposition du Chef d’Etat du Mali d’organiser à Bamako une conférence sous-régionale sur la paix, la stabilité, la sécurité et le développement dans la région sahélo-saharienne ;
l’approbation de la proposition relative à la tenue du premier forum CEDEAO-Chine prévu les 25 et 26 mars 2008 à Beijing.

Koulouba, le 27 février 2008
Le Secrétaire Général du Gouvernement

Fousseyni SAMAKE

Nomination : Un inculpé à la tête des Douanes

Douanes
Nomination : Un inculpé à la tête des Douanes
Le Républicain, 28/02/2008 Commentaires [ 38 ] E-mail Imprimer
Le Colonel Amadou Togola, Directeur Général
des Douanes

Mis en examen dans la rocambolesque affaire des exonérations frauduleuses qui n’a pas encore été définitivement tranchée, le Colonel Amadou Togola vient d’être nommé à la tête des douanes maliennes. Pourquoi une belle promotion pour un homme presque en disgrâce ? Que pensent les douaniers ? Le Républicain révèle les dessous d’un népotisme au sommet de l’Etat.

Les services des douanes du Mali ont depuis hier un nouveau Directeur général. Par décision prise en Conseil des ministres, le Colonel Amadou Togola précédemment chef du bureau du Contrôle interne (BCI) a été nommé directeur général des douanes du Mali.

Homme du sérail, le Colonel Amadou Togola est considéré comme l’un des meilleurs douaniers de sa génération. Si sa compétence et sa rigueur dans le travail ne font l’objet d’aucun doute, sa nomination comme Directeur général des douanes a été très mal ressentie par beaucoup de douaniers. Depuis hier, en effet, les petits agents craignent pour leur sort parce qu’à leurs yeux, Amadou Togola est un homme austère, mesquin et difficile. Le social, selon un agent des douanes, ce n’est pas son problème.

Mais c’est surtout son passage comme directeur général adjoint des douanes qui marque encore les gens. Un passage caractérisé par le scandale de l’affaire des exonérations. Son patron de l’époque, le Colonel Seydou Diawara qui lui a entièrement fait confiance en signant aveuglement un dossier technique étudié et paraphé par son adjoint, le Colonel Amadou Togola a été jugé et condamné à une peine de 18 mois de prison ferme par la Cour d’assises de Bamako.

Curieusement, Togola qui était inculpé pour faux à cause du rôle qu’il a joué dans cette histoire a été blanchi par la même Cour. Cet acquittement est resté au travers de la gorge de beaucoup d’agents des douanes du Mali jusqu’à l’arrêt historique de la Cour suprême du Mali qui a cassé l’acte d’accusation. En clair, cela voudrait dire que toutes les personnes impliquées dans cette affaire des exonérations retrouvent leur situation d’antan, c’est-à-dire c’est comme si leur dossier n’a jamais quitté le cabinet du juge d’instruction en charge de ce dossier.

C’est donc dans l’attente d’un nouveau jugement de ce dossier sulfureux, que l’un des inculpés vient d’être nommé Directeur général des douanes. Une nomination qui gêne l’action judiciaire en cours actuellement et qui prouve à suffisance le népotisme qui caractérise le choix des hommes. Est-il besoin de souligner que le Colonel Amadou Togola est un homme du pouvoir. Quelqu’un qui fréquente les mêmes courts de tennis que le Premier ministre en fonction n’est pas n’importe qui.

Voilà brièvement présenté l’homme qui va désormais prendre les commandes des douanes du Mali.

Il vient ainsi en remplacement du Colonel Cheick Kéïta qui, avec plus de quatre ans, a battu tous les records de longévité à la tête des douanes du Mali. Tout au long de ces quatre dernières années, le Colonel Cheick Kéïta a aussi eu le mérite de franchir la barre des 200 milliards dans le recouvrement des recettes douanières. En 2007 seulement malgré une conjoncture économique défavorable et les aléas des effets collatéraux de la crise ivoirienne, il a pu renflouer les caisses du trésor public à hauteur de 217 milliards de F Cfa sans tenir compte des exonérations douanières.

Fort de ces résultats, les institutions financières avec la collaboration des hautes autorités de ce pays ont estimé qu’avec cet homme, il n’y a plus de limite plafond dans la recherche des objectifs budgétaires. C’est ainsi que dans la loi des finances 2008, il lui a été assigné comme objectif budgétaire 293 milliards de F Cfa au titre de recouvrement des recettes douanières soit une moyenne de 24 milliards par mois.

L’organisation mondiale des douanes qui suit de très près l’évolution de ce manager hors pair n’est pas restée insensible aux performances des douanes maliennes surtout en matière de lutte contre le trafic des stupéfiants. C’est ainsi que le candidat français au secrétariat général de l’OMD a tenu à lancer sa campagne à Bamako et surtout à encourager les douaniers maliens les plus méritants en matière de lutte contre les stupéfiants en leur délivrant des diplômes de reconnaissance ainsi que des diplômes pour service exceptionnel rendu à l’administration douanière.

C’est donc la tête haute que le Colonel Cheick Kéïta, après quatre ans de bons et loyaux services passés à la tête des douanes maliennes, passe le témoin au Colonel Amadou Togola.
Birama Fall


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Vos commentaires
38 réactions > 1 2 3
Posté par zaki, le 28 Feb 2008 16:50:17 GMT
Ainsi va notre Mali, la promotion est un fonction croissante de ses
relations avec le pouvoir. Malheureusement au lieu et place du slogan
"l'homme qu'il faut à la place qu'il faut" mettre "l'homme faux à la
place qu'il faut".
Répondre à < zaki >
Posté par tagoutala, le 28 Feb 2008 16:29:44 GMT
L'homme semble t -il est un bon cadre! Mais combien de bons cadres sont
à la Douane capables de diriger ce service et qui ne trainent pas de
casseroles? Comment comprendre qu'un DG fasse 18 mois en prison pour une
faute dans le traitement d'un dossier d'exonération munitieusement
traité par son adjoint et que ce dernier soit blanc comme neige???
Répondre à < tagoutala >
Posté par king, le 28 Feb 2008 16:16:12 GMT
La tache ne sera pas facile s'il devra servir le tresor plus ses
protecteurs dont personne ne connait le nombre. c'est bien dit "le
premier ennemi de l'Afrique c'est nous même". Les dessous de table, le
moullade des barbes, le prix du cola, ..... Félicitation au colonnel
Keïta.Le régime actuel est constitué de commerçants d'où la vie chère de
nous malien. Nos impots servent de fonds de commerce de nos
dignitaires. Le jugement dernier sera sans pitié .Qu'Allah nous sauve
Répondre à < king >
Posté par Raul, le 28 Feb 2008 15:00:39 GMT
Que c'est triste d'entendre certains lecteurs afficher des propos
partisans. Je pense sincèrement que la douane regorge de cadres
valeureux capables de diriger à bien cette structure. Nous constatons
toujours les mêmes têtes pour les postes de responsabilité. Nous les
jeunes de ce pays, nous disons qu'il en est assez de ce cercle vicieux
et fermé qui s'accapare de tout en se remplissant les poches au lieu de
se soucier de l'avenir de ce pays. Que c'est triste de voir que nos
dirigeants (les proches de l'ancien dignitaire) persistent dans cette
voie et dans cette démagogie. Nous n'attendons rien d'eux si ce n'est
l'injustice et le népotisme. Une chose est sûre, la nomination de ce
nouveau Directeur Général n'est que le reflet du pouvoir actuel
(l'impunité et la carence). Nous ne pouvons que rester impuissants face
à de telle nomination scandaleuse (cela m'engage) puisque la roue de
l'histoire tourne.Cependt, un moment où un autre bcp de personnes
devront repondre de leurs actes.
Répondre à < Raul >
Posté par boua1984, le 28 Feb 2008 14:32:22 GMT
voilà qu'on met un inculpé a la tete de la douane ce qui veut dire que
nos dirigeants font ça pour cacher cet inculpé.Mais sachez que le bon
Dieu vous voit des sois disant chef.Que dieu protege le mali.NOTRE
MALIBA.AMEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre à < boua1984 >
Posté par krimaute, le 28 Feb 2008 14:09:25 GMT
C'est tout simplement honteux que les dirigeants ne cherchent pas
d'autres personnes compétentes qui ne demandent qu'à rendre service à ce
pays au lieu de nommer des gens qui sont soupçonnés d'avoir trahi leur
propre pays et seront convoqués à la barre très bientôt. C'est un
scandale dans un pays qui compte se battre contre la corruption!
Répondre à < krimaute >
Posté par tourdia, le 28 Feb 2008 13:27:26 GMT
Bonjour Nous devons faire beaucoup attention dans le choix des
hommes/femmes pour la gestion des affaires publiques. Pour séparer
l'état et la politique il y a lieu une réflexion sur la nomination des
grands commis de l'état. Penser à un appel à candidature parmi les
corps habilité. Je dis ceci au président ATT, il un renouveau de
l'action publique, la récompense du mérite, la sanction. Depuis votre
prise de fonction le mali est devenu un Etat très faible tant à
l'interne qu'à l'externe la situation doit changer et elle va changer
d'une manière ou d'autre autre. Assumer vos responsabilités devant DIEU
et les maliens. Je vous demande de lutter contre la corruption et le
népotisme qui ont tendance à perdurer dans notre pays ....
Répondre à < tourdia >
Posté par aita, le 28 Feb 2008 13:08:01 GMT
Cheik n'a fait qu'un pilotage à vue de la douane depuis qu'il est à sa
tête. Il a mis en place une coterie à l'allure mafieuse qui ne se
préoccupe que des interêts de son parrain. C'est pas parce que Cheik a
l'habitude de te jeter des billets pourris que tu vas te mettre à lui
forger des mérites qu'il n'a pas. Les douaniers qui ont réalisé les
saisies dont tu parles vont continuer à servir avec ardeur et loyauté
l'Etat que Cheik soit DG ou pas.Il faut aussi avoir l'honnêteté
d'informer tes lecteurs que la Douane a toujours atteint ses prévisions
depuis l'independance sauf sous la direction de ton Cheik... Ne
préjugeons pas de ce que va faire Togola mais il est établi que la
majorité des douaniers retiendra que son prédecesseur a été le DG le
plus abject et le plus médiocre!
Répondre à < aita >
Posté par yendy fatim, le 28 Feb 2008 12:34:32 GMT
POUR CE POSTE IMPORTANT DE L ECONOMIE MALIENNE UN APPEL A CANDIDATURE
COMME EN COTE D IVOIRE

Réponse de < sismique1 > à < Modou >, le 28 Feb 2008 13:10:45 GMT
Merci Modou, la R.C.I n'est pas une réference
Répondre à < sismique1 >
Réponse de < Modou > à < yendy fatim >, le 28 Feb 2008 12:56:53 GMT
La côte d'ivoire n'est pas une reference à la matière. On connait comment sont depouillés les appels a candidature

Posté par choucha, le 28 Feb 2008 12:21:36 GMT
l'expérience mon cher vient en s'exercant .tongue: Nous autres maliens,
ne cherchons que des bons résultats. Félicitation à MR Keïta et courage
àTogola
Répondre à < choucha >


38 réactions > 1 2 3

A propos de la crise scolaire et universitaire au Mali.

Bonjour XXX,
Comme je te le disais tantôt dans mon mèl, il n’y a rien dire quant à ta démonstration. Cependant, il faut convenir que cela ne cadre pas avec la situation actuelle du Mali. En effet les enseignants maliens sont en grève pour revendiquer des primes de logements à hauteur de certains autres corps de la Fonction publique, à l’instar des magistrats.
De quoi s’agit-il ?
Il faut revenir au début de la 3ème République : AOK est Président et l’ADEMA majoritaire à l’Assemblée. Quel était le programme de gouvernement de AOK ? Quel était le projet de société qu’ils voulaient bâtir au Mali ? Quel est le type d’homme qu’ils entendaient former ? Bien malin qui pourrait répondre à ces questions. Mais le pouvoir nouveau a embrayé sur un slogan creux, « le changement » et une vague conscience de démocratisation. Quels signaux ont-ils envoyé au citoyen lambda ? Que l’argent était l’alpha et l’oméga de la vie et que pour peu que l’on soit un tout petit peu malin, on pouvait s’enrichir au Mali. S’enrichir vite et de façon colossale !
AOK choisit de porter le budget de la Présidence de 250 millions de francs CFA par an à 10 milliards de francs CFA par an. Pour se faire voter un tel budget les députés exigent et obtiennent que leurs indemnités prennent l’ascenseur. Ils obtiendront plus tard le cumul des indemnités avec leurs salaires, d’autres primes (représentation et logements), des frais de missions confortables, et une retraite parlementaire en sus de leurs retraites, en ce qui concerne ceux des fonctionnaires et pensionnaires de l’INPS.
Dans cette course effrénée à l’enrichissement, le syndicalisme se vide de sa substance pour devenir un vulgaire corporatisme, où ceux qui « connaissent le papier », s’associent pour faire chanter un Etat chancelant et bien faible et obtenir ainsi « la dolce vitae ». A ce jeu funeste et macabre, où aucune composante de la caste des privilégiés de l’élite nationale ne pense aux possibilités réelles du pays, les notions d’équité sociale, de travail bien fait et de rendement, d’avenir du de la jeunesse et du pays sont bannis ! Je te signale que jusqu’à l’heure où je t’écris, les producteurs réels du pays, ceux qui produisent de la richesse, les paysans sont exclus de la prévoyance sociale !
Le bal est ouvert par les magistrats qui finissent par se faire octroyer un statut particulier, avec primes de logements pour tous à la clé. Cela continue avec la rumba des professeurs du supérieur qui obtiennent « la hiérarchisation des emplois dans l’enseignement supérieur ». Suivent les hiérarchisations du secondaire et du fondamental. La valse des médecins qui iront jusqu’à assassiner leurs malades, au moyen d’une grève sauvage, sans service minimum ! Et ce sera à qui mieux, mieux, pour les autres corps de la société (politiques, société civile (exonérations pour les ONG), travailleurs du privé, les autres corps de la Fonction publique, etc.). Si bien que de 1993 à 2008, c’est un bras de fer permanent qui a opposé l’Etat à ses différents démembrements, chaque corporation voulant en obtenir, chaque année davantage. Et ce d’autant plus que l’on a laissé l’école se déliter et que les candidats deviennent chaque jour plus nombreux à vouloir payer la scolarité de leurs gosses à l’étranger et que le consumérisme fait des ravages en offrant des gadgets de plus en plus sophistiqués à l’appétit de tous ! Il n’est pas rare de voir des villageois avec des téléphones cellulaires de troisième génération dont ils ne comprennent pas le fonctionnement ! Mais il faut posséder. Cela donne à peu près cela :
• Des ministres qui allaient à pied et étaient poursuivis par leurs propriétaires, pour non paiement de loyers, se retrouvent du jour au lendemain, propriétaires d’un parc de grosses cylindrées (berlines MERCEDES, 4x4 de dernière génération, etc.) et gros propriétaires immobiliers et fonciers.
• De jeunes diplômés qui construisent leurs châteaux et conduisent leurs MERCEDES, avant leur premier emploi ; des fonctionnaires stagiaires qui construisent leurs châteaux avant deux années d’ancienneté à la Fonction publique et se marient avec « summus » à la clé.
• Des maîtres du 1er cycle, crasseux et pouilleux (avec des chemises auréolées de tâches de sueur et des thongs rapiécés), qui, parce que devenus maires se retrouvent avec des dizaines de villas, des centaines de terrains et deux ou trois vergers en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire !
• Aux « millionquins » de la 1ère République ce sont substituées des cités comme la « Cité du Niger » ; tandis que les « châteaux de la démocratie » dament le pion aux « châteaux de la sécheresse » !
• Des cérémonies funéraires transformées en cérémonies de mariage avec distribution de billets de banque. Ce qui date de l’ADEMA.
Et le tout sans que les modiques salaires de la Fonction n’aient pratiquement pas bougé de 1991 à 2008 !
Nos fameux « collègues », après avoir réalisé le coup de force de l’imposture qu’est la hiérarchisation, avec ses indemnités indues, tiennent le discours suivant : si l’Etat peut loger tous les magistrats, il peut nous loger tous ! La catégorie « A » de la fonction publique, c’est « Bac + 4 ». Un « Bac + 4 » en valant un autre, ce ne sera que justice ! D’autant plus que le même Etat peut donner 10 milliards par an au Chef de l’Etat, faire balader le Président de l’AN pendant cinq ans et offrir 06 bagnoles au 1er Vice-président de la même AN ! « Dans ce Mali de la démocratie, qui est bâtard ? », répètent-ils !
Dans l’absolu, ils ont raison. Mais quid des possibilités réelles de l’Etat ? Comment confondre l’Etat du Mali avec ses dirigeants temporaires ?
Qui sont-ils ces enseignants d’aujourd’hui ?
Tu as d’abord, les produits de toutes les institutions classiques de formation de maîtres : IPEG, ENSEC, ENSUP, etc.
A ceux-ci sont venus s’ajouter, par vagues successives et ce depuis la Transition, ce que l’on appelle des « vacataires ». Mais il y a lieu de noter que (xx) la Transition a recruté la 1ère vague de vacataires, (xx) sur la base d’un cahier de charge (xx) : leur évaluation fut (xx) suivie d’un concours de recrutement. Ce qui ne fut jamais fait pour des raisons de clientélisme politique ! Parmi les vacataires se sont retrouvés tous ceux qui sont en mal d’emploi, peu importe leur formation initiale et qui ont pu se trafiquer un diplôme : détenteurs de CAP et BT industriels ou commerciaux, ingénieurs, infirmiers, contremaîtres, etc. Sans jamais recevoir de formation pédagogique !
Pour la mise en œuvre de la NEF, le Ministre de l’Education (xx), créa le « corps des volontaires de l’enseignement ». C’est le tout-venant de la profession où se mêlent des recalés des classes de 8ème et 9ème fondamentales, des secouristes de la Croix Rouge, d’anciens mécaniciens ou chauffeurs, etc.
Le corps des enseignants fut particulièrement pollué par les faux diplômes que l’on fabrique à tour de bras et les fausses équivalences délivrées par le bureau des équivalences de l’Education nationale. C’est ainsi que des titulaires du BT se sont retrouvés avec des diplômes de l’ENA, des bacheliers avec des « Bac + 4 », des revenant de Russie avec un « PhD » soviétique, après juste 05 ans de séjour dont il faut retenir une année au titre de l’année de la langue ! Depuis l’effondrement de l’URSS, ce sont des centaines d’étudiants qui ont écourté leur séjour (parfois moins de trois ans !) et qui se retrouvent avec des « PhD » !
Au-delà des grèves, du manque de matériels didactiques, de l’absence de bibliothèques et de la démotivation des élèves et étudiants, quelle peut-être la qualité de l’enseignement dispensé par cette horde de mercenaires, sans conscience, sans foi, ni loi ? Que dire des parents d’élèves ? Tous les bureaux des APE se partagent « légitimement », avec les Inspecteurs et directeurs d’écoles, quelques millions de francs CFA par an, millions obtenus au titre des cotisations ! Les retraités qui animent les bureaux des APE estiment que ce n’est que justice, vu qu’ils sont à la retraite. Quelle morale ! Et les autres parents d’élèves ? Faut-il te rappeler que la grande mode, chez les parvenus de la démocratie, c’est de se vanter en disant que j’achète tel examen pour mes enfants ? Que de l’entrée en 7ème aux examens du supérieur, outre les ventes régulières de sujet, ce sont les examinateurs qui traitent les sujets pour les candidats qui viennent avec de l’argent dans les centres d’examen ? Que dire des réseaux de prostitution qui gangrènent tous les établissements secondaires et supérieurs et toutes les facs où les profs distribuent des NST (notes sexuellement transmissibles) ! Que pour les enseignants d’aujourd’hui, tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent et mener grand train de vie !
Pour en revenir à ton texte, est-ce que dans un tel contexte, la formation de nos jeunes est confiée aux meilleurs ? Je ne le pense pas. Quelle jeunesse peut sortir de l’école d’aujourd’hui ? Avec quelle moralité ?
Je pense que le problème déborde largement du cadre de l’école malienne et pose le problème d’une société moralement atteinte. Sans un réarmement moral de l’ensemble de la société malienne, l’école de la République ne s’en sortira pas.
Il y a lieu de mettre à plat le Statut général des fonctionnaires, de l’abroger ainsi que tous les statuts particuliers avant de procéder à une relecture dudit statut général. De passer au crible et cela dans une démarche globale le régime de tous les avantages et autres indemnités, de tous les corps de la Nation. En faisant fi de la notion d’avantages acquis. Mais surtout d’étendre le bénéfice de la sécurité sociale à tous y compris les paysans. Cela ne saurait se faire sans patriotisme et sans violence sur soi. Sommes-nous prêts à consentir de tels sacrifices pour le bien de notre Nation et le futur des générations à venir ? Là réside toute la question. Car au regard des fabuleuses sommes d’argent, indûment soustraites à l’épargne et au développement du pays, il y a lieu de se poser des questions quant à l’usage que les uns et les autres en font. Surtout quand l’on sait que ces sous proviennent plus d’un endettement du pays que de l’impôt collecté. Ces sous sont-ils judicieusement utilisés ? Il est permis d’en douter.
Nous sommes du cas du « décrochage des enseignants de Côte d’Ivoire », où une politique de discrimination positive en faveur des enseignants a permis d’atteindre les résultats que l’on sait. Aujourd’hui, que l’on mette en place une telle politique en faveur des enseignants du Mali, ou pas, cela ne changerait rien à l’affaire. D’abord, parce que la consommation à tout crin et la logique du « m’as-tu-vu ? » font que rien ne peut éteindre la soif d’argent de nos collègues ! Qui aurait pu penser qu’après les différentes hiérarchisations, ils seraient toujours sur la brèche à vendre sujets et autres attestations ? Mais que dire des parents qui estiment que tout peut s’acheter dans la vie, y compris les diplômes et les concours ? Quid des élèves et étudiants qui ne comptent plus sur leurs têtes pour réussir mais sur des moyens douteux, en vue de ne pas se fatiguer ! Mais surtout que dire de nos leaders (d’opinion, politiques ou religieux), plus donneurs de leçons que d’exemples et psalmodient à tout vent : « faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais ! »
Comme tu peux le constater la question du logement n’est qu’un faux prétexte corporatiste. Dans l’absolu tout le monde est d’accord pour un logement décent pour chaque citoyen de la République. Mais de 1960 à nos jours, les différents pouvoirs politiques qui se sont succédé à KOULOUBA, ont utilisé, une aspiration légitime des citoyens pour en faire un moyen d’asservissement des citoyens. Sur cet aspect, je pourrais t’écrire un livre entier.
Tout le monde s’accorde à dire que ce sont les meilleurs à qui doit être confiée la formation de la jeunesse. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui au Mali. Mais cela aussi vient de très loin. Pense un peu à la Réforme de l’enseignement de 1962 et aux Centres Pédagogiques Régionaux (CPR, ancêtres des IPEG), qui ne recueillaient que les recalés du DEF ! Ceux qui ont osé dire à l’époque que réserver les CPR aux recalés du DEF, n’était pas convenable, furent frappés d’anathème !
Et par un saisissant raccourci, dont seule l’histoire a le secret, ce sont certains des sortants des CPR et des « pionniers qui ont reçu le DEF à titre de récompense », en 1968, qui ont œuvré pour faire de l’UNTM une aristocratie syndicale, qui après la belle époque de la « Participation responsable », s’est muée en corporatisme. D’autres sont partis du cadre « B », pour se retrouver cadres « A », sur la base d’arrêtés ministériels, pour « ayant fait fonction ». D’autres encore sont cadres « A », sans jamais avoir obtenu un seul diplôme, mais par arrêtés ministériels successifs, pris sur la base de quelques stages de perfectionnement ! On est tenté de se demander : à quand, la reconnaissance du mérite dans notre République ? En définitive, n’est-ce pas ARISTOTE qui a raison, lorsqu’il affirme : « SEUL LE MEILLEUR DOIT SERVIR L’ETAT » ?
Un ami et patriote (xx)

mercredi 27 février 2008

Trois Ministres sur le pied de départ

Gouvernement
Trois Ministres sur le pied de départ
Canard Déchainé, 27/02/2008 Commentaires [ 19 ] E-mail Imprimer

Quatre mois, seulement, après sa mise en place, le gouvernement de Jimmy le Flic subit, déjà, son premier revers.

A en croire nos sources, généralement, bien informées, trois Ministres seront, bientôt, débarqués du gouvernement : deux dames pour, dit –on, « insuffisance de résultat » et le troisième, un homme, considéré comme une victime collatérale de Ghana 2008.

Prévu pour mars prochain, ce remaniement dit technique, vise selon une source haut perchée, à donner un coup de fouet au PDES, considéré par nos concitoyens comme « une arme de distraction massive ».

Silence, on rebelote !



Déjà ! S’exclameront les cyniques. Mais pour l’opinion nationale, le réaménagement de l’attelage gouvernemental était prévisible. Quatre mois après sa mise en place, ce gouvernement réputé pou son bling bling, n’a posé aucun acte concret, susceptible de redonner espoir à nos populations.



Aucune mesure à même de juguler les problèmes brûlants de l’heure.

Résultat : les attentes des populations restent entières. Les prix des denrées de première nécessité n’augmentent plus. Ils flambent. La pauvreté est endémique. La misère, aussi. Sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. Plus grave, le front scolaire est en ébullition. Les syndicats, déjà, sur les dents, s’apprêtent à renouer avec les grèves illimitées, pour faire aboutir leurs revendications.



Parallèlement, la corruption, elle, a franchi le seuil du tolérable. Le détournement du dénier public est d’un naturel insoupçonné. Partout, le même refrain : « mange et tais –toi. Et s’il en reste, la Nation pourra en bénéficier ». La justice, elle, fonctionne selon la célèbre fable de la Fontaine : selon que vous soyez riche ou pauvre, le jugements des tribunaux vous rendra blanc comme … nègre ou noir comme… neige.



La mise en œuvre du Programme de Développement Economique et Social (PDES) du chef de l’Etat, censée éradiquer ces fléaux, s’est soldée par un flop magistral.

En fin de mission dans notre pays, la délégation du FMI et de la Banque Mondiale a indiqué, la semaine dernière, que l’économie malienne va mal. Très mal.



Conséquence : la côte de popularité du chef de l’Etat est au plus bas au sein de l’opinion. Celle de son Premier Ministre aussi « A.T.T n’a pas tenu ses promesses. A commencer par l’amélioration des conditions de vie des populations. Et, la lutte contre la corruption et la délinquance financière », entend t –on, désormais, ça et là.

Bref, l’espoir suscité par son retour aux affaires, en 2002, a fait place au désespoir. Un immense désespoir.



C’est pour inverser cette tendance, pour le moins apocalyptique, que le chef de l’Etat aurait instruit à son Premier Ministre de procéder –dans les plus brefs délais –à un léger remaniement ministériel.



Prévu, selon nos sources, pour mars prochain, il se soldera par le départ de trois Ministres du gouvernement. Il s’agit, notamment, de Mme Diabaté Fatoumata Guindo, Ministre chargé des Relations avec les Institutions et porte –parole du gouvernement ; Mme Bah Fatoumata Nènè Sy, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce ; et enfin, Hamane Niang, Ministre de la jeunesse et des Sports.

Si les deux premières quittent le gouvernement pour, dit –on, insuffisance de résultat, le Ministre de la jeunesse et des Sports, lui, semble avoir fait les frais de la débâcle de nos Aigles au Ghana.



Mais à en croire une source haut perchée, ce remaniement se justifie au regard de la timidité de l’action gouvernementale.



A en croire notre source, le chef de l’Etat se serait plaint de l’incompétence de certains Ministres, parachutés, on ne sait trop comment dans ce gouvernement. « J’ai été trompé sur leurs compétences réelles », aurait confié le Généralus Léopardis à ses proches, dans un moment de colère à peine contenue. Un seul exemple : un Ministre, avant son entrée au gouvernement, avait été présenté au chef de l’Etat, comme un Economiste hors pair, disposant de solides relations au sein des Institutions internationales. Au finish, ce Ministre s’est révélé comme une Secrétaire de direction. Cet exemple est loin d’être unique. Requiem !


Canard Déchainé, est seul responsable du contenu de cet article
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Vos commentaires
19 réactions > 1 2
Posté par fatal, le 27 Feb 2008 15:26:01 GMT
A ce train c'est le Président qui doit rendre le tablier et il sortira
ainsi par la grande porte. Je souhaite que notre héros du 26 Mars 1991
ne se transformera point en zéro.
Répondre à < fatal >
Posté par homtrankil, le 27 Feb 2008 14:26:25 GMT
Le MALI nous y croyons. Nous croyons au PDES. Oui il faut l'homme qu'il
faut à la place qu'il faut. Les ministres ne sont pour rien. Et les
conseillers, et les Directeurs? Tant que le choix des dirigeants est lié
au système de quota par parti politique, nous ne pouvons pas prôner
l'excellence. Chacun pense qu'il suffit de savoir bien parler. On se
prepare des pots de bananes pour ejecter l'autre dans le but de prendre
sa place. Des calomnies, des mensonges, des trucheries, tout ce qui est
contraire à la morale.
Répondre à < homtrankil >
Posté par daffe, le 27 Feb 2008 14:05:06 GMT
Si ces ministres sont incompetents, donc ils sont comme lui meme Att.
Car il est nul dans tout ce qu'il fait. Le Mali est actuellement gere de
facon artisanale.
Répondre à < daffe >
Posté par zousmane, le 27 Feb 2008 14:03:50 GMT
je ne crois en une seule ligne de cet article. que des titres
"ronflants"
Répondre à < zousmane >
Posté par BBC, le 27 Feb 2008 14:00:30 GMT
Je pense que c'est normal maintenant et il faut au moins la moitié car
l'attente en vaut.En grand connaisseur il faut moins de dames carces
dames Ministres prennent souvent deux à trois jours seulement pour
leurs coiffures s'occuper de leur famille et vivre en grande dame.Dans
ce cas il n'y aura pas de boulot pour celle ci encore faudra t'il
ajouter la compétence.
Répondre à < BBC >
Posté par akkenaton, le 27 Feb 2008 13:56:41 GMT
Si les raisons de leur départ se résument simplement aux résultats, c
tout le gouvernement qui est concerné dans ce cas, car l'echec se
manifeste au plus haut niveau

Réponse de < Lerouni > à < akkenaton >, le 27 Feb 2008 15:06:09 GMT
Je suis de même avis que toi , tout le Gouvernement doit partir pour incompétence notoire
Répondre à < Lerouni >

Posté par mon_avis, le 27 Feb 2008 13:46:49 GMT
Alors moi je ne comprends + rien, si on commence à ejecter des ministres
aprè 4 mois d'exercice c'est k'il y a problème. Et la seule explication
est q'on n les a pas laissé travailler( son entourage), car kelk'un qui
utilise un poste ministeriel doit mettr aux moins 6 mois pr maitriser
les dossiers, les analyser, prendr les bonnes decisions; et durant cette
période il doit etre fortement soutenu par ses collaborateurs. Soyez
d'accord avc moi, et ceci n'est pas une particularité du Mali, partout
au monde SI VS ETES RESPONSABLE KELKE PART, IL YA AU MOINS KELK'UN KI
PENSE KIL MERITE D'ETR A VOTR PLACE. Et soyez sur ke cette personne n vs
ferra aucun kdo. En conclusion, SI cet article est verifié, c'est ke ces
ministrs n'ont pas beneficiés de cette culture ki veut ke toute
l'équipage se mette à la disposition du nouvo commandant de bord pour la
seule et unik raison ke si le bato chavire, ce dernier ne sera pa le
seul disparu.Je peux m tromper ds mon analyz mais vu les 4 mois c'è
mon_avis.
Répondre à < mon_avis >
Posté par ben, le 27 Feb 2008 13:44:53 GMT
Le ministre Hamane Niang à peine nommé membre du gouvernement que debute
la CAN,s'il y a débacle de ces Aigles à qui la faute pas lui qu'à
meme,Mme Diabaté ministre en relation avec les institutions de l'Etat
qu'à telle-fait,son seul tord c'est de dire à la télé 25% au lieu de
0,25% pour cela on met cette dame à la porte foutaise! le problème
monsieur le journaliste ce n'est pas du tout ces trois ministres
,peut-etre que le président cherche à se débarasser d'eux mais c'est
l'ensemble de nos institutions qui fonctionnent au ralenti parceque
l'incompétence à prie le dessus,uniquement des détournement des derniers
publics un point un trait,des ministres membres de leur parti politique
respectif qui ne savent meme pas ,pourquoi ils sont ministre et ne
cherchent que l'intéret de leur parti au lieu de s'occuper de leur
ministère,Exp: la guerre entre grands au CNID et l'URD depuis bientot
deux mois on ne parle que d'eux,comment voulez-vous que ça marche pour
le pays.

Réponse de < robes > à < ben >, le 27 Feb 2008 14:24:12 GMT
Tu as parfaitement raison Ben si le politique prend le dessus sur la réalité du pays le bateaux va chavirer. Au Mali toute la classe politique aimerait être Ministre.
Répondre à < robes >

Posté par yoyou@yahoo.fr, le 27 Feb 2008 13:13:27 GMT
cela se comprend très aisement dans la mesure ou il n'ya plus de
selection.sinon pour la nommination d'un ministre il faut des enquetes
sur la compétence et la moralité.C'est malheuresement pas le cas au
mali.Ils representent de toutes les façons notre pays;c'est
dommage,c'est triste.

Réponse de < Ndy > à < Mod >, le 27 Feb 2008 14:52:49 GMT
Djéééééééééé MOD Yé Dra Fara
Répondre à < Ndy >
Réponse de < Mod > à < yoyou@yahoo.fr >, le 27 Feb 2008 14:10:28 GMT
Attention youyou si on devait tenir compte de la moralité, est ce que ATT lui même allait être élu? compte tenu de ses performances pasées en ville???????????????????????????????????

Posté par azerty01, le 27 Feb 2008 12:59:42 GMT
svp ne traiter pas une ministre de secretaire.avant tout un ministère
n'est pas seulement le ministre seulement, elle travaille avec un
cabinet sensé etre avec des cadres compétents et un sécretariat général
composés d'expert en la matière.sans perdre de vue que ce département
est dificile à gerer.
Répondre à < azerty01 >

École : La FEN marche

Crise scolaire
École : La FEN marche
L'Essor, 27/02/2008 Commentaires [ 10 ] E-mail Imprimer

La marche de protestation organisée hier n'exclut pas le dialogue ont assuré les dirigeants syndicaux.

La Fédération de l'éducation nationale (FEN) assure qu'elle croit aux vertus du dialogue et qu'elle continuera à revendiquer par tous les moyens légaux en maintenant le dialogue avec les autorités. La marche de protestation qu'elle a organisée hier entre dans le cadre de cette démarche. Les marcheurs, tous des militants de la FEN, qu'accompagnaient une foule d'élèves sont partis tôt le matin de l'école Sainte Thérèse située au Quartier du fleuve, pour se rendre au ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique.

A l'aide d'un mégaphone, ils scandaient des slogans relatifs à leurs revendications comme l'intégration des contractuels à la Fonction publique, la relecture de la convention collective de l'enseignement privé catholique. On a ainsi pu entendre que l'école est une priorité nationale et que sans elle, il n'y pas de développement.

"A bas les innovations pédagogiques sans lendemain !", scandaient aussi les marcheurs. Encadrés par un impressionnant dispositif policier qui avait pris soin de dégager totalement l'itinéraire de la marche, ils ont arpenté l'avenue Moussa Travélé, la place de l'OMVS puis l'avenue Mamadou Konaté avec de temps à autre une pause pour galvaniser les ardeurs.

C'est à la porte du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique que la marche a été stoppée par un cordon policier. Un petit moment de tension suivra car les marcheurs refusaient la proposition du cabinet du ministère de recevoir seulement quelques responsables du bureau fédéral de la FEN.

Le secrétaire général Youssouf Ganaba et une poignée de personnes qui avaient pénétré dans la cour du département, revinrent accompagnés du chef de cabinet, Yaya Coulibaly. C'est donc à ce dernier venu représenter le ministre que Ganaba a remis une copie de la déclaration du syndicat, avant d'en faire la lecture à ses militants.

Dans le texte, la FEN attire l'attention des autorités sur les conséquences de la décentralisation sur l'éducation et condamne "la politique de désengagement multiforme de l'État tendant à tuer l'école publique". La Fédération exige sans délai la relecture de la convention collective de l'enseignement privé catholique, la levée des obstacles juridiques à l'accès des contractuels aux postes de responsabilité et à la formation. Elle demande aussi la mise en place d'un Conseil supérieur de l'éducation et l'octroi d'une indemnité de logement à tous les enseignants eu égard aux exigences spécifiques de leur fonction.

S'adressant au représentant du ministre, le secrétaire général de la FEN a assuré que son mouvement croit aux vertus du dialogue mais qu'il tirera les leçons "du refus" du ministre de recevoir ses dirigeants.
Yaya Coulibaly est revenu sur les apaisements que le ministre Amadou Touré avait déjà donnés il y a une semaine lors de sa rencontre avec les responsables du syndicat.

Youssouf Ganaba a remercié les marcheurs avant de leur recommander de regagner les classes.
Si la FEN a opté pour une marche pacifique, on n'est pas encore fixé sur l'attitude d'Abdou Mallé et de ses collègues du Snesup. Il y a deux jours, les militants de ce syndicat devaient entamer une grève illimitée. Lundi, ils ont rencontré le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et ses collègues de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, et du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État.

Selon un communiqué de presse du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, les trois ministres ont délivré éclaircissements et apaisements aux dirigeants du Snesup sur les poursuites exigées contre les auteurs d'agressions physiques et morales sur le personnel enseignant. En réponse, indique le communiqué, les responsables du Snesup ont annoncé qu'ils allaient consulter leur base avant de donner une suite aux propositions faites par leurs interlocuteurs.

C. DIAWARA
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Ecole : La colère des enseignants ( 2)

Vos commentaires
Posté par fatal, le 27 Feb 2008 14:21:16 GMT
"attribuer des logements aux enseignants ne serait-il pas accorder des
privilèges?". Cette question est très importante. Je vais demander
pardon a ceux qui, certainement peu nombreux dans notre communauté,
préfèrent éviter l'aridité de investigation scientifique que nous allons
faire. Je vais répondre en 3 points qui sont: (1) le privilège peut
il exister dans un système démocratique? (2) peut-on justifier le
privilège de faciliter l'accès au logement aux enseignants? (3) comment
peut-on mettre en oeuvre une telle mesure?1- le privilège peut il
exister dans un système démocratique? Dans la nouvelle ère
intellectuelle, tous les domaines du savoir y compris les sciences
sociales semblent adopter le "principe de la quantification" qui
consiste à utiliser la représentation numérique des données et ensuite a
utiliser le langage mathématique et la logique mathématique pour
construire des raisonnements et en déduire des règles. C'est le cas,
entre autres, de la sociologie, de....

Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:52:18 GMT
suite et fin.Comme chacun peut le voir ce privilège octroyé aux enseignants dans ces conditions démocratiques est à l’opposé des privilèges par lequel les députés augmentent leurs salaires ou les privilèges par lesquels on autorise les membres de la Cour Suprême !!!!! à ne pas payer d’impôts !!!!!sur une partie de leurs salaires.
Répondre à < fatal >
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:48:55 GMT
suite...3- Comment peut-on mettre en oeuvre une telle mesure? Les représentants de l’état et ceux des corps enseignants devraient en premier lieu définir des règles assurant que la mise en place de ces disparités concourent a la réalisation des objectifs vises et sont un grand bénéfice pour la communauté nationale entière. Ces résultats sont mesurables et permettent rapidement de dire si on va dans le bon sens ou non. Etre enseignant ouvre la possibilité a quelqu'un/quelqu’une de bénéficier de ce privilège. Il ne faut pas entendre qu’il suffit d’être enseignant pour avoir un logement. Ce sont les règles d’excellence qui seront les critères d’optimalité qui légitiment l’accès a un logement. La mise au point de ces critères d’éligibilité est donc critique.
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:46:21 GMT
suite...Au Mali il est important et crucial de pouvoir attirer vers ce métier fondateur les meilleurs de nos enfants. Pour cela il est légitime de créer des disparités (privilèges) dont l’objectif premier déclare est d’attirer les meilleurs vers l’enseignement au lieu que ce soit comme hélas, c’est souvent le cas aujourd’hui ou beaucoup vont vers l’enseignement lorsqu’ils n’ont rien trouve d’autre a faire. Au nombre de ces disparités on peut inclure l’accès à un logement décent qui ferait du métier d’enseignant, pendant un certain temps un métier attirant.
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:44:12 GMT
suite...2-L’acces facilite au logement pour les enseignants est-il un privilège légitime au Mali ? En tout premier lieu, je voudrais répéter que l’accès à un logement décent est un droit humain fondamental. Sa mise en œuvre dans un pays démuni, aux ressources mal gérées comme le Mali la met au rang de mesures formelles. Dans ces conditions organiser un accès facile a un logement au Mali est bel et bien un privilège. La reconnaissance de l’éducation comme moteur du progrès humain a été faite pour la première fois par Platon, donc il y a longtemps. Platon considérait que le problème crucial dans toute société était celui de la formation des formateurs.
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:41:12 GMT
suite...Qui peut créer de la disparité dans une communauté ? Le leadership. Pour utiliser un langage similaire a celui de Max Weber, je dirai qu’il tient d’avoir un leadership éclairé, lucide et visionnaire pour concevoir une disparité dont l’objectif final est la création d’un meilleur mieux vivre au sein d’une société. Quel est le rôle du leadership dans la création et la validation de la disparité (positive) ? En existant, la disparité créée est acceptée par la communauté comme une loi. Cette loi (la disparité), comme toute loi, une fois acceptée n’a pas besoin d’être justifiée ni par ses « intentions morales » ni par sa « cohérence juridique ». Elle sera acceptée parc que le leadership aura réussi a l’expliquer et la faire accepter par tous. Voila le rôle du leadership dans une démocratie.
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:39:34 GMT
suite...Ces disparités constituent des privilèges. Existe-t-il de tels exemples de disparités créées? Oui. "Affirmative Action" aux Etats Unis vise, par une discrimination a rebours, à créer un rééquilibrage social en faveur des populations noires que l'esclavage et l'injustice social ont maintenues longtemps en dehors de tout droit. C'est aussi ce que les Nations Unies demandent à tous les pays du monde en faveur des femmes qui ont de tout temps été écarté de l'exercice du pouvoir. Cela s'appelle "la politique (du) genre".
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:36:32 GMT
suite...Ce principe dit qu'il est légitime de provoquer une disparité au sein d’une communauté si la conséquence recherchée est d'optimiser le "sort" des êtres humains. Par sort, on se réfère principalement a l'ensemble de ce qu'on appelle "les biens sociaux primaires" qui sont, dans une société moderne, matériels et immatériels: le travail et son revenu, l'éducation, la santé, le respect (=droits humains). Un système social rawlsien (rawls-optimal) nécessite , pour créer de la richesse et provoquer du progrès, que l'on crée de la disparité (je dis disparite et non inegalite). Cette disparité doit être créée en faveur des couches défavorisées de la population afin, précisément, de réduire les inégalités.
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:33:05 GMT
suite...Un système social dans lequel est banni tout privilège est appelé un système de Pareto. Un système Pareto-optimal impose par nature l'unanimité comme mode décision et donc l'alignement systématique de tous et à tout moment. En physique, cela correspond a une machine qui transforme en travail la totalité (sans perte) de toute l'énergie qu'elle reçoit. Cela s'appelle un système adiabatique. On montre que dans la pratique un tel système ne peut fonctionner. On en conclu que pour fonctionner un système social a besoin d'accepter le "principe de différence" ou "principe de disparité" ou "principe de Rawls".
Réponse de < fatal > à < fatal >, le 27 Feb 2008 14:30:14 GMT
...suite.de l'économie, etc... Ces domaines ont la grande particularité de partir d'un postulat qu'en physique, si ma mémoire est bonne, est appelé « Principe du moindre action ». Ce postulat signifie que tout phénomène naturel cherche a "optimiser" un "principe" représentable par une fonction. Son déroulement obéit à une stratégie consistant a «perdre le moins d’énergie possible » pour une réalisation donnée. En mathématique cela correspond à la théorie de l'Optimisation. Vu ainsi, un système social se décrit par ses « objectifs » et le(s) « critère(s) d’optimisation » permettant d’atteindre ses objectifs au « moindre coût »

mardi 26 février 2008

Faustin-Archange Touadéra nommé Premier ministre

Centrafrique
Faustin-Archange Touadéra nommé Premier ministre

par RFI

Article publié le 22/01/2008 Dernière mise à jour le 22/01/2008 à 22:47 TU
Faustin-Archange Touadéra.(Photo : AFP)

Faustin-Archange Touadéra.
(Photo : AFP)
Faustin-Archange Touadéra, recteur de l'université de Bangui, remplace Elie Doté, dont le gouvernement a démissionné vendredi, suite à une motion de censure de l'Assemblée nationale. La nouvelle de sa nomination a été accueillie avec surprise par les observateurs étant donné son manque d'expérience politique.

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Faustin-Archange Touadéra est d'abord et avant tout un universitaire. Professeur de mathématiques à la faculté de Bangui, il a été nommé au poste de recteur de la faculté en 2004. On ne lui connaît pas d'appartenance politique. Sans avoir jamais occupé de fonctions ministérielles, le voilà propulsé à la primature en pleine crise sociale.

Les fonctionnaires sont en grève depuis le début de l'année. Ils réclament notamment le paiement de 7 mois d'arriérés de salaires sur les 41 mois d'impayés qu'ils cumulent depuis le régime du général Kolingba. Le mouvement est en train de se durcir. Concert de casseroles mercredi 23 janvier à Bangui et journée «Centrafrique pays mort » jeudi.

Le nouveau Premier ministre, qui en tant que recteur connaît bien les problèmes des enseignants centrafricains, aura donc pour première mission d'éteindre le mouvement syndical, mais les caisses de l'Etat sont vides. Il devra également mener à bien le dialogue politique pour en finir avec les rébellions qui sèment l'insécurité dans tout le nord du pays.