jeudi 31 janvier 2008

COMMUNIQUE N°0270108 DU MNJ.

samedi 26 janvier 2008
COMMUNIQUE N°0270108

Le MNJ rassure, en ce qui le concerne, l'opinion nationale et internationale quant au traitement des prisonniers de guerre : nous avions d'ores et déjà répondu à l'appel d'Amnesty International qui demandait cela.

Comme peuvent le témoigner le CICR et les prisonniers militaires que nous avons libérés et qui tous n'ont fait mention d'aucun acte de torture, le MNJ n'est pas, contrairement au pouvoir de Niamey, un Mouvement barbare : nous avons la plus la grande considération des droits humains. C'est d'ailleurs une des raisons fondamentales qui nous a amenés à cette lutte contre un pouvoir qui lui, n'en a cure ! Tous les nigériens sans exception, doivent être restaurés dans leur dignité et leurs droits.

L'intervention du Préfet de Tanout à la BBC ; intervention dans laquelle il assure qu'il est bien traité par ses frères du MNJ est la preuve que nous respectons la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre.

L'arrestation du Préfet, nous l'avons dit, fait suite à des actes dont il est l'auteur ; actes qui portent gravement atteinte à l'Unité Nationale car il a fomenté des complots contre des paisibles citoyens qui ensuite sont emprisonnés arbitrairement.

Par ailleurs, le MNJ n'a pas procédé à l'arrestation du Préfet de Tanout en sa qualité de Monsieur Garba Kona mais à titre de Préfet de Tanout : sa fonction de Préfet prime sur son statut de civil. Et, halte à la confusion savamment entretenue !

Il s'agit donc d'un symbole de l'Etat et surtout d'un complice du régime actuel ; un exécutant des ordres de Niamey au même titre que les militaires qu'il utilise : aujourd'hui, il reconnaît, sans contrainte ni menace d'aucune sorte de notre part, avoir bel et bien organisé le complot de la pose de mine de Tanout ; acte dont furent accusés des paisibles citoyens.

D'autre part, il n'est un secret pour personne, ni les organisations gouvernementales, ni les organisations non gouvernementales, ni l'opinion nationale, ni l'opinion internationale et encore moins les organisations de défense des de droits de l'Homme, nationales et internationales, que le régime de Niamey arrête et torture des personnes innocentes parmi lesquelles se trouvent des femmes et des enfants.

Et, s'il est vrai qu'Amnesty ne fait pas un poids, deux mesures, qu'en est-il alors des personnes suivantes dont on est sans nouvelles ? Qu'attend Amnesty international pour assumer ses responsabilités face par exemple aux arrestations les plus recentes :

Asso grezar,

Soussou hima (12 ans),

Amina abdousalam (fille bougouma),

Ami ahandaka (fille hadjia tubuwen) ?

Le MNJ contrairement au régime de Niamey, respecte y compris la Liberté d'Expression et c'est pour cela que tous les prisonniers sont libres de parler aux journalistes et à leur familles toutes les semaines, ce qui n'est pas le cas du pouvoir en place qui plus, a arrêté des civils innocents pour les priver de leurs libertés.

Tout ce qui motive Tandja, c'est l'acquisition d'armes nouvelles, comme si la Victoire repose sur les moyens matériels, comme ces 35 véhicules blindés venus de Chine et qui sont censés porter les Milices Armées Nigeriennes au pied du Mont Tamgak !

Le mouvement

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 22:48

Crise du CNID : Le groupe parlementaire se prononce contre N’Diaye Bah

Politique (CNID)
Crise du CNID : Le groupe parlementaire se prononce contre N’Diaye Bah
Le Républicain, 31/01/2008 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer

La crise au sein du CNID vient de prendre une nouvelle tournure. Les sept députés du groupe parlementaire ont pris position pour Me Tall contre N’Diaye Bah. Leur implication dans le conflit va-t-il l’exacerber ou provoquer son dénouement ?

Les députés du Congrès National d’Initiative Démocratique (CNID) Yaya Haïdara, président du groupe parlementaire CNID, Zanké Fané, Boubacar Diarra, Hadi Niangadou et Mme Sissoko Fanta Mantchini Diarra ont rencontré la presse, hier, au siège du parti sis à Niaréla. Après avoir expliqué l’absence de Me Tall par un empêchement et celui du député Diawara pour motif de déplacement dans le pays, ils ont fait savoir qu’ils soutiennent les mesures disciplinaires prononcées contre N’Diaye Bah, Mme Hawa Touré et 17 autres militants de la commune VI du district de Bamako. Le groupe parlementaire appelle le secrétaire général et la présidente des femmes suspendus à présenter sans délai leurs excuses au parti.

En cas de refus, il demande au comité directeur du parti de prendre toutes les mesures nécessaires afin que les personnes suspendues ne puissent, en aucun cas, parler au nom du parti ou utiliser les couleurs, logo, sigles ou tout autre signe distinctif du parti. Le groupe parlementaire demande en particulier au comité directeur d’informer les plus hautes autorités de la situation de N’Diaye Bah et des mesures dont il est l’objet afin qu’elles en tirent toutes les conséquences.

Les députés invitent les militants, les structures et les organes du parti à la vigilance afin, disent-ils, de ne pas permettre aux ennemis intérieurs du parti d’accomplir leurs sombres desseins contre le parti. Ils exhortent le comité directeur, en relation avec le groupe parlementaire à poursuivre le travail d’explication et d’implantation du parti sur le terrain. Pourquoi avoir mis du temps avant de se prononcer sur la crise ? Les députés ont répondu qu’ils avaient commencé par la médiation au même titre que les sages constitués à cet effet et les maires qui ont demandé à N’Diaye Bah de présenter ses excuses.

Au lieu de faire amende honorable, a souligné le groupe parlementaire, N’Diaye Bah s’est servi de son cabinet et des voyages à l’intérieur du pays pour poser des actes tendant à discréditer le parti et ses premiers responsables. Le groupe a estimé que cette situation ne pouvait perdurer. Est-ce une querelle de personnes ? Le groupe parlementaire a indiqué qu’au CNID les questions ne sont pas personnalisées et que le comité directeur était l’organe de décision. C’est Me Tall, a-t-il ajouté, qui a imposé la candidature de N’Diaye Bah au poste de ministre du gouvernement. C’est, pour les députés, un fait constant, car, disent-ils, N’Diaye Bah est au gouvernement depuis 2002. M. Yaya Haïdara, a "demandé au secrétaire général suspendu de réfléchir pour faire le sursaut de revenir sur sa position".

Ce combat contre N’Diaye Bah est-il dirigé contre le gouvernement ? Non, répondent les députés qui ont confirmé leur soutien à l’exécutif. Les députés ont rappelé qu’ils inscrivent leurs actions dans le soutien de la majorité présidentielle. De ce fait, ont-ils fait remarquer, on ne pourrait parler d’un combat du comité directeur contre le gouvernement de Modibo Sidibé. Les élus ont insisté sur le fait que c’est grâce au parti que N’Diaye Bah s’est retrouvé au ministère de l’artisanat et du tourisme depuis le gouvernement de mission.

Baba Dembélé
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Vos commentaires
Posté par fombus, le 31 Jan 2008 05:27:02 GMT
vous devez presenter vos escuses a vos rares lecteurs now car il y a
seulement une semaine que vous aviez ecrit que les deputes CNID
s'apprettaient a quitter le parti si Les asnctions contre N'diaye Bah
n'etaient pas levees.Tu vois que tu n'est qu'est journaliste sans morale

Réponse de < kam > à < fombus >, le 31 Jan 2008 11:47:22 GMT
je pense bien que c´ est toi qui doit etre sans morale,un peu de respect au journaliste.Tu l´ as si bien qu´ il dit que les deputes s´ appretaient a quitter et non qu´ ils ont quitte´ !
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Crise à la CAFO : La fin de la belligérance

Org. Non Gouvernementales
Crise à la CAFO : La fin de la belligérance
L'Essor, 31/01/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Les camps antagonistes sont tombés d'accord pour organiser un congrès, faire l’audit organisationnel de la Coordination et en renouveler les instances.

C'est peut être le début d'une solution à la profonde crise qui prévaut depuis des mois au sein du Bureau exécutif national de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO). En effet la semaine dernière, les deux camps antagonistes respectivement dirigés par Mme Traoré Oumou Touré, la secrétaire exécutive de la CAFO, et Mme Dembélé Oulématou Sow, présidente du Comité de crise, ont décidé à la suite d'une médiation soutenue d'enterrer la hache de guerre. Du moins pour le moment.

Au ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, deux chargées de mission, Mme Cissé Oumou Amar Traoré et Mme Camara Maïmouna Coulibaly, expliquent que le département en tant que partenaire de la CAFO, avait réagi à la situation en mettant en place une Commission de conciliation. Celle-ci, composée de 13 membres, regroupe différentes sensibilités. Il s'agit de personnes qui ont une certaine notoriété ou qui sont des références en matière de promotion de la femme : Mme Sira Diop, ancienne présidente de l'UNFM, préside ainsi la Commission de conciliation, le président de l'AMDH, Me Brahima Koné, le Médiateur de la République, Mme Diakité Fatoumata N'Diaye, un représentant de l'AMUPI, la présidente des femmes musulmanes, des représentantes des femmes protestantes et catholiques, Mme Sy Kadiatou Sow (ancien ministre), Mme Diarra Afssatou Thiéro, (ancien ministre chargé de la femme), etc.

Le ministère de la Femme, de l'Enfant et de la Famille est représenté au sein de la Commission par le chef de cabinet, Mme Diarra Kadiatou Diarra et les deux chargées de mission citées plus haut. "En mettant cette commission en place, le ministère était animé d’un seul souci : celui de ramener l’apaisement et le calme. Étant donné que la CAFO est un acquis démocratique des femmes, le ministre ne pouvait rester indifférent à la situation, d’où l’initiative de créer cette commission qui a relevé un défi important : réunir les deux tendances du bureau exécutif", expliquent Mme Cissé Oumou Amar Traoré et Mme Camara Maïmouna Coulibaly.

14 REUNIONS : Mme Sira Diop, elle, tout en se réjouissant de l'issue de la médiation, convient que cela n'a pas été du tout facile. La première réunion avait eu lieu le 5 décembre. Les deux parties ont été entendues séparément avant de se retrouver autour de la même table. A un moment donné, le Comité de crise avait même adopté la politique de la chaise vide. Finalement, avec la forte implication des leaders religieux, il est revenu à de meilleurs sentiments. C'est ainsi que le 23 janvier dernier, les femmes du bureaux exécutif national réunies autour d'une même table se sont réciproquement présenté des excuses et demandé pardon.

"Je pense qu'il n’y a plus de crise puisque les femmes se sont mises d’accord pour préparer et tenir ensemble le congrès. Nous sommes contents de l'heureux dénouement. Le Comité de crise a participé à plusieurs reprises à la réunion même si après, il s'était désolidarisé des décisions de la Commission parce qu’il avait des doléances sur lesquelles il ne voulait pas céder", explique Sira Diop.

Un chronogramme est établi pour la préparation du congrès prévu pour avril prochain avec un gros travail préliminaire à faire en trois mois. La Commission ne s'ingérera pas dans l’organisation pratique du congrès. C'est le BEN réconcilié qui fera ce travail.

Revenant sur la crise, Mme Sira Diop commentera : "C'est très regrettable. Il ne faudrait pas que des associations féminines qui étaient citées en exemple soient tournées en ridicule, montrées du doigt sur la place publique comme des gens qui font du folklore. Ça m’a fait beaucoup de peine car dans les instances internationales, je citais toujours la CAFO en exemple. C'est une association de femmes qui défend les intérêts des femmes. Voilà la raison de notre détermination à faire en sorte qu'elle ne se casse pas".

Pour la secrétaire exécutive de la CAFO, la situation qui a prévalu a au sein du BEN est normale car, de son point de vue, toute structure qui se développe s’accompagne toujours de crise de maturité, d’incompréhension. Et une structure d’envergure nationale comme la CAFO, dotée de moyens limités peut souvent avoir des défaillances communicationnelles. "Nous venons de divers horizons, je pense que nous pouvons être sujets à des incompréhensions, mais nous pouvons les gérer à notre niveau.

Il est vrai qu'une crise ne se résout pas du jour au lendemain. Ainsi après 14 rencontres, nous avons parlé en sœurs, en adultes, en leaders pour le bonheur de toutes ces femmes au nom desquelles nous oeuvrons", ajoute Mme Traoré Oumou Touré. "Je pense, que la crise est terminée aujourd’hui, on a décidé en tant que bureau exécutif réuni de préparer ensemble notre congrès avec l'appui du ministère et sous l’œil vigilant de la commission de conciliation", assure la secrétaire exécutive sortante.

Il a été décidé d'élaborer le répertoire de toutes les associations membres de la CAFO, de faire l’audit de la CAFO, de renouveler ses démembrements et de tenir le congrès. "Aujourd’hui c’est une CAFO qui travaille sans problème, nous sommes des leaders et je pense que nous pourrons gérer les petites contradictions. Je souhaite que l'esprit de solidarité qui a jusque là prévalu, se maintienne".

CRISE DE LEGITIMITE : La présidente du Comité de crise, Mme Dembélé Oulématou Sow, secrétaire administratif du BEN, souligne que la crise est plus profonde qu'on ne l'imagine et qu'elle a affecté jusqu'aux démembrements de la CAFO à l'intérieur du pays.

Abordant le fond du problème, elle retient que le mandat de l'actuel BEN est épuisé alors que le congrès n'a pas été convoqué. A cette crise de légitimité est venue, de son point de vue, se greffer d'autres contradictions comme la contestation de la gestion de la secrétaire exécutive. "En conséquence, nous avons demandé la convocation d'un congrès extraordinaire. Le comité de crise a dénoncé une situation : la gestion de la secrétaire exécutive, particulièrement de la chose publique. Nous ne sommes pas ses adversaires, nous ne cherchons pas son fauteuil. Nous nous démarquons juste de sa façon de gérer. La CAFO est un acquis démocratique, il faut la préserver en y remettant de l'ordre", préconise Mme Dembélé Oulématou Sow, en saluant le dénouement heureux de la crise.

Le Comité de crise constitué de sept membres du BEN avait brandi des exigences telles que l'audit de la CAFO, l'arrêt de ses activités et la mise en place d'un d’une commission transitoire pour gérer les affaires courantes, la relecture des statuts, le renouvellement des instances et l’organisation du congrès. ll a été convenu de faire l’audit organisationnel avant le congrès, de relire les statuts, préparer le rapport d'activités et le bilan. Trois commissions de travail s'attelleront à ces tâches. Une mission conjointe des deux camps supervisera le renouvellement des bureaux de la CAFO .

A sa création en 1991, la coordination comptait 30 associations. Actuellement, elle en regroupe 2 200. Sa secrétaire exécutive, Mme Traoré Oumou Touré, vient d'épuiser son second mandat. Le premier était de trois ans et le suivant dure depuis cinq ans.

Le BEN est composé de 23 membres sur lesquels il reste 21, la secrétaire générale étant devenue entre-temps ministre de la Promotion de Femme, de l'Enfant et de la Famille, alors que Mme Guissé Ramatoulaye Diarra de Ségou est décédée.

F. MAIGA
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Vos commentaires
Posté par fouguee, le 31 Jan 2008 12:33:58 GMT
Ah! la CAFO. Ayé mogow to gninssoumana sa. La CAFO, toujours la CAFO. Il
faut suspendre cette Association et c'est tout. ces dirigeants là qui
se tirent à boulet rouge n'ont aucune motivation valable. Lorsque les
statuts et regléments intérieurs d'une association sont foulés au piéd,
s'en est fini pour elle. c'est le triste cas de la CAFO. disparaissez;
ce serait mieux pour vous et pour le monde. Tchao
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Fait divers : Le fou et le football

Faits Divers
Fait divers : Le fou et le football
L'Essor, 31/01/2008 Commentaires [ 4 ] E-mail Imprimer

Pour les habitants de Banconi, le pendu du mardi nuit s'est suicidé à cause de l'élimination des Aigles. La vérité est plus prosaïque.

Le propre du football, c'est de susciter une passion démesurée que l'on ne retrouve pratiquement dans aucun autre sport. Au point que ceux qui sont incurablement indifférents au ballon rond s'étonnent en permanence des excès amenés par le "futebol" et des dégâts collatéraux causés par un engouement qui peut revêtir les formes les plus condamnables. Ce qui est sûr, c'est qu'au cours de cette CAN, il était très difficile de trouver dans notre pays un "anti-football", tant avait été forte la mobilisation autour de l'Équipe nationale. Après la déroute de mardi soir, la déception populaire a été à l'exacte dimension de cet enthousiasme. Nous avons pu le constater hier à Korofina nord, où toutes les conversations roulaient sans exception sur le même sujet, la défaite du Mali face à la Côte d'Ivoire. Chacun y allait de son commentaire, soit pour mettre en accusation certains joueurs, soit pour récuser les choix de l'entraîneur Jean-Francois Jodar. Le dépit est général et le ton se fait souvent très vif pour s'en prendre aux présumés fautifs.

Là où nous nous trouvions hier matin, c'est à dire devant le commissariat du 6e arrondissement à Korofina Nord, une vendeuse de brochettes se montre plus véhémente que tout le monde. Elle n'a pourtant pas l'air d'une spécialiste du ballon rond, mais elle s'exprime avec l'assurance de ceux qui se donnent le droit d'avoir une opinion. C'est ainsi qu'elle indique à qui veut l'entendre que ceux qui ont cotisé en faveur des Aigles devraient demander soit qu'on leur retourne leurs sous, soit qu'on les reverse au Trésor public. Il y aura toujours un bon usage à en faire, mais en dehors du football. "Jodar n'est pas à la hauteur. Avec lui, nous n'irons pas loin. Il doit démissionner", fulmine la brave dame en tendant une assiette contenant des frites et deux brochettes à un homme assis devant elle sur un banc poussiéreux.

Peu banal : Le client, un gaillard d'une trentaine d'années, se saisit de sa commande en souriant. Il donne sans trop s'émouvoir la réplique à sa bouillante interlocutrice. "Si on ne cesse pas de tout miser sur cette équipe où certains joueurs manquent totalement de cœur, nous allons tous piquer un jour une crise cardiaque qui nous sera fatale. Quant à notre entraîneur, il doit tirer des conclusions de son travail et partir comme celui des Sénégalais, Henryk Kasperczak".
La remarque du client déclenche une nouvelle bordée de commentaires aigres-doux. Ce qui est remarquable dans ce groupe, c'est que l'amertume ne coupe pas l'appétit et que chacun dit ce qu'il a sur le cœur sans trop se soucier d'être écouté par les autres. Mais tout d'un coup, tout le monde s'interrompt et dresse l'oreille. Cet exploit de se faire écouter, c'est une toute jeune fille qui l'a réussi. Elle fréquente une école privée située non loin de là et s'impatientait de ne pas voir arriver sa commande. "Donne-moi mes brochettes pour que je puisse vite rentrer à la maison, avait-elle lancé à la vendeuse. Il parait que quelqu'un s'est suicidé à côté de chez nous".

Un suicide ? Voilà qui est peu banal. Tous les regards se tournent vers la jeune fille qui encaisse placidement le flot des questions. Puis elle lâche une phrase qui fait sursauter tout le monde. "Je me demande, dit-elle d'un ton dédaigneux, comment quelqu'un peut se suicider à cause de la défaite d'une équipe qui est incapable de battre qui que ce soit au Ghana, même la plus petite des nations". les yeux s'écarquillent dans l'assemblée. Il y aurait donc des gens passionnés au point de se donner la mort à cause d'une élimination des Aigles ? Pour tout le monde, l'information est plausible. Satisfaite de l'effet qu'elle a produit, la fille emballe sa commande dans un sachet plastique et quitte le hangar sous lequel les mouches et les hommes se partagent la même nourriture.

Comme les autres, notre équipe de reportage a tressailli à l'annonce faite par la jeune fille. Puis elle recouvre ses réflexes pour se lancer à la poursuite du détenteur du scoop et lui demander des détails supplémentaires. Notre requête n'agrée visiblement pas la jeune informatrice. Elle pince les lèvres et presse le pas pour prendre le large. Elle n'a de toute évidence aucune envie d'entrer dans le détail. Mais elle s'aperçoit très vite que nous ne lâcherons pas le morceau et finit par nous donner des informations plus précises sur le lieu où s'est produit le suicide, c'est à dire à Banconi.

Le premier but de Drogba : Le quartier relève du commissariat du 6è Arrondissement de police. Nous sommes adressé au chef de la brigade de recherche et de renseignements, l'inspecteur principal Ibrahima Maïga. Entre-temps, le commissaire en personne entre dans le bureau de la B.R. et nous éclaire. De fait, la version qu'il donne est fort différente de celle de la jeune fille. Selon le divisionnaire Sissoko, l'homme en question n'est pas un fan de football, mais plus prosaïquement un attardé mental. Il avait à plusieurs reprises déjà cherché à mettre fin à ses jours. Paradoxalement, le match du mardi l'a aidé à accomplir son funeste dessein.

Mardi soir, Mali - Côte d'ivoire avait en effet capté l'attention de tous les membres de la famille où résidait le suicidaire. Ce dernier s'est rendu en toute tranquillité au puits de la concession et avait détaché la corde de la puisette. Puis il s'en est allé à un arbre se trouvant dans l'arrière-cour, a balancé la corde au-dessus d'une grosse branche et s'est pendu. Son corps n'a été découvert qu'après la rencontre de football. Ses proches ont immédiatement signal" le drame au commissariat qui a envoyé des éléments pour établir le constat.

Telle est la réalité des faits. Mais elle est trop tristement banale pour satisfaire les habitants du quartier. La rumeur s'est donc emparé de l'événement et l'a réinterprété. A Banconi, les gens vous racontent en vous regardant droit dans les yeux que c'est le premier but marqué par Didier Drogba qui a tout déclenché. L'homme, vous assurent-ils, s'est rendu compte qu'avec cette ouverture du score par les Éléphants, tout était perdu pour les nôtres. Sous le coup de la déception et du désespoir mêlés, il serait allé chercher une corde pour se pendre. Un conseil : lorsque vous entendez cette version remaniée du suicide, n'essayez pas de rétablir la vérité des faits. Les habitants de Banconi vous demanderont alors si vous ignorez que la passion du football peut conduire aux gestes les plus inconsidérés. En cela, ils n'ont pas tort.

G. A. DICKO

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Posté par fofmalien, le 31 Jan 2008 11:17:59 GMT
quelle drôle d'histoire!! on ne sait plus qui a tort qui a raison. Il
faut laisser la population de Banconi mm si cette dernière ne raconte la
version originale? Paix a son ame.
Répondre à < fofmalien >
Posté par fama, le 31 Jan 2008 10:38:41 GMT
Le fait est macabre mais la chronique est excellente et hilarante!
Répondre à < fama >
Posté par baress, le 31 Jan 2008 09:10:37 GMT
Oh c'est le foot tout peut arrivé. Mais c"e ki me tik monsieur le
journaliste vous ne donner pas le nom du suicidaire, le nom de la jeune
fille, et bien d'autres infos sontr oas revelées ce ki me pousse à en
douter un tout petit peu

Réponse de < tumast > à < baress >, le 31 Jan 2008 10:00:18 GMT
M Baress, cette histoire n'a pas besoin de nom de la jeune fille ni du suicidaire pour être vrai. que faites vous du nom de l'inspecteur principal qui est mentionné? Pensez vous que le journaliste va se permettre de citer un OPJ dans une histoire inventée. Relisez bien.
Répondre à < tumast >

Communiqué du Conseil des Ministres du 30 Janvier 2008

Conseil des Ministres
Communiqué du Conseil des Ministres du 30 Janvier 2008
L'Essor, 31/01/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Le Conseil des ministres s'est réuni en session ordinaire, hier dans sa salle de délibérations au palais de Koulouba sous la présidence de Modibo Sidibé, Premier ministre.

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTÈRE DU LOGEMENT, DES AFFAIRES FONCIÈRES ET DE L'URBANISME :

Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation d'une parcelle de terrain au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales.

L'affectation porte sur la parcelle de terrain, objet du titre foncier n° 627, sise à Kalabambougou en Commune IV du District de Bamako, d'une superficie de 34 hectares, 21 ares, 25 centiares.
Ladite parcelle est destinée au recasement des populations touchées par les opérations de réhabilitation du quartier de
Kalabambougou.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Premier ministre a informé le Conseil des ministres de la nomination de Sanoussi Touré, Inspecteur des finances, en qualité de directeur de son cabinet avec rang de ministre.
Il remplace dans ces fonctions Diango Cissoko, nommé secrétaire général de la présidence de la République par le président de la République.

Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS :

Conseiller Technique :
Bamba Famoussa Sissoko, magistrat

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L'ENFANT ET DE LA FAMILLE :

Chargée de mission :
- Mme Konaté Sadio Tounkara, diplômée en administration publique de l'ENA.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ÉCRITES :

AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRE ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE :

Le Conseil des ministres a examiné une communication relative aux conclusions du deuxième sommet Afrique-Union européenne, tenu à Lisbonne les 8 et 9 décembre 2007.

Le deuxième sommet Afrique-Union européenne s'est tenu à Lisbonne (Portugal) les 8 et 9 décembre 2007, sept ans après le premier sommet qui s'était déroulé au Caire. Il a enregistré la présence d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement d'Afrique et d'Europe ainsi que des présidents des commissions de l'Union africaine et de l'Union européenne.

La délégation malienne était conduite par le président de la République, Amadou Toumani Touré. Le sommet a été l'occasion pour les chefs d'État et de gouvernement d'explorer les voies et moyens pouvant permettre de construire un partenariat nouveau et renforcé entre les deux continents, capable de relever les défis du 21è siècle.
A l'issue des débats qui ont porté sur des thèmes tels que la paix et la sécurité ; les migrations ; le commerce ; les infrastructures et le développement, le sommet a approuvé les documents se rapportant au partenariat stratégie Afrique-Union européenne, au premier plan d'action 2008-2010 pour la mise en œuvre du Partenariat stratégique et à la

Déclaration de Lisbonne.

Ces documents réaffirment la volonté des deux continents de construire un partenariat à long terme, fondé sur l'égalité et un consensus au niveau des valeurs, des intérêts communs et des objectifs stratégiques.

A cet effet, un plan comportant des actions prioritaires dans le domaine notamment de la paix et de la sécurité, de la gouvernance démocratique, de l'énergie, des Objectifs du millénaire pour le développement, sera mis en œuvre.
En marge du sommet, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a procédé à la signature du Document stratégique pays avec le Commissaire au développement et à l'aide humanitaire de l'Union européenne. L'enveloppe financière du Programme indicatif national pour le Mali, c'est à dire le concours financier que l'Union européenne se propose d'apporter à notre pays pour la réalisation de nos projets de développement porte sur un montant de 560 millions d'euros, soit 367 milliards de Fcfa environ pour la période 2008-2013.

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Posté par sangohi, le 31 Jan 2008 11:55:47 GMT
Efin, la presidence a eu un secretaire general. Toutes mes felicitations
Mr SISSOKO et bcp de chances
Répondre à < sangohi >

Offensive démocratique du chef de l’Etat : Yayi Boni veut prendre le décret d’application du statut de l’opposition

Jeudi 31 janvier 2008
Offensive démocratique du chef de l’Etat : Yayi Boni veut prendre le décret d’application du statut de l’opposition
Offensive démocratique du chef de l’Etat : Yayi Boni veut prendre le décret d’application du statut de l’opposition 31 janvier 2008

Le décret portant modalités d’application de la loi No 2001-36 du 14 octobre 2002 portant statut de l’opposition longtemps réclamé par certains hommes politiques pour se décider est sur le point d’être pris par le chef de l’Etat. A moins d’un contretemps, le document a de forte chance d’être validé à la prochaine rencontre des ministres du gouvernement du président Yayi Boni.

Les hommes politiques qui ne se retrouvent pas dans les méthodes de gestion du président Yayi Boni et n’ont pas les moyens juridiques pour s’opposer à lui, peuvent désormais se frotter les mains. Le pays sera bientôt doté du décret d’application du statut de l’opposition. Dans l’opinion publique, c’est le retard qu’accuse la prise de ce décret réclamé à cor et à cri qui empêche les députés du groupe de 30 parlementaires et leurs alliés de tenter l’expérience d’une opposition constitutionnelle au président Yayi Boni. En d’autres termes ce sont surtout les leaders des formations politiques comme la Parti du Renouveau Démocratique (Prd), la Renaissance du Bénin (Rb) et dans une moindre mesure leurs collègues du Parti Social Démocrate (Psd) et du Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (Madep) qui paraissent concernés par ce décret actuellement sur la table du Secrétaire Général du Gouvernement et envoyé mardi dernier à tous les président d’institution pour recueillir leur avis avant la prochaine réunion des ministres à Cotonou qui se penchera sur le sujet afin de libérer les partis qui aspirent à une opposition contre le pouvoir du changement. Selon certaines sources parlementaires crédibles, un premier débat a déjà eu lieu sur le décret le lundi 28 janvier entre les membres du gouvernement. Au cours des discussions, certains proches du chef de l’Etat auraient préconisé que le document ne soit pas validé aussi rapidement. Ceux-là auraient émis le vœu que le gouvernement demande d’abord l’avis motivé des responsables d’institution sur le fond du dossier. Les mêmes sources précisent cependant qu’aucune autre modification ne sera apportée à terme au document.
Le fond du dossier

Le décret d’application du statut de l’opposition tel qu’il se présente actuellement concerne les chefs des formations politiques répondant aux critères d’appartenance à l’opposition tels que définis aux articles 6 et 7 de la loi No 2001-36 du 14 octobre 2002 portant statut de l’opposition. L’article 3 du texte fait bénéficier aux chefs de partis de l’opposition des avantages protocolaires comme l’invitation à certaines négociations et aux accords engageant la République du Bénin à l’intérieur comme à l’extérieur à titre d’observateur, l’invitation aux manifestations et réceptions officielles avec rang immédiat juste après les présidents des institutions de la République, l’accueil et l’assistance par les représentations diplomatiques à l’arrivée et au départ dans les pays de leur juridiction autant que faire se peut, les frais de mission pour les sorties officielles tant à l’étranger qu’à l’intérieur du pays, le salon d’honneur, les voyages officiels dans les conditions au moins égales à celles accordées aux membres du gouvernement et le passeport diplomatique. Le chef de file de l’opposition peut, d’initiative, demander à être reçu par le président de la République sur des questions d’intérêt national.
Les autres grands avantages de droit

Le ou les chefs de l’opposition bénéficie (nt) en outre d’un bureau pour servir de siège national, d’un véhicule, d’un chauffeur, d’un agent de sécurité (garde du corps), d’un personnel de maison (gardien, cuisinier, etc.), de frais de représentation (pour les cas ou le parti a des représentations dans d’autres pays), de fonds secrets, d’un logement avec les commodités comme l’eau, le téléphone, l’électricité, etc.), un cabinet composé de conseillers, de chargés de mission, de secrétaires particulier et administratif, d’un directeur de cabinet et de son adjoint et d’un attaché de presse. L’avantage lié à la possession d’un cabinet avec tous ses démembrements est acquis de droit. Toutefois, il sera évalué en numéraire et logé dans un fonds de souveraineté. L’attribution de véhicule de fonction est satisfaite dans les mêmes conditions que les membres du gouvernement. Les frais de missions pour les sorties officielles tant à l’étranger qu’à l’intérieur du pays sont fixés dans les mêmes conditions que ceux octroyés aux membres du gouvernement.
Des avantages alléchants non budgétisés

Si rien ne pourra plus empêcher de doter le pays du décret d’application du statut de l’opposition, il reste les moyens juridiques légaux pour répondre aux engagements financiers de ce choix. Car le budget 2008 voté en décembre dernier n’a pas prévu une situation du genre. Et pour cela, les mêmes sources précisent que le chef de l’Etat en a déjà une haute idée et se donnera les moyens constitutionnels qui s’offrent à lui pour y remédier. Pour certains députés, c’est dans les fonds non répartis que le président Yayi Boni veut payer les avantages liés au statut de l’opposition. Pour d’autres par contre, un collectif budgétaire serait déjà en train d’être préparé pour la cause.

Jean-Christophe Houngbo

REPUBLIQUE DU BENIN

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

DECRET N° Du 2007

Portant Modalités d’application de la Loi n02001·36 du 14 octobre 2002 portant Statut de l’Opposition

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT

Vu la loi n090-032 du 11 décembre 1990, portant Constitution de la République du Bénin ;

Vu la proclamation le 29 mars 2006 par la Cour Constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 19 mars 2006 ;

Vu la Loi n °90-023 du 13 août 1990, portant Charte des partis politiques ;

Vu la Loi n02001-36 du 14 octobre 2002 portant Statut de l’Opposition ;

Vu le décret n °2007 -540 du 02 novembre 2007 portant composition du Gouvernement ;

Vu le décret n °2007-446 du 02 octobre 2007 portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère Chargé des Relations avec les institutions l’arrêté n° MCRI/CAB/SP-C du janvier 2007 portant réorganisation et fonctionnement du Ministère Chargé des Relations avec les Institutions Sur proposition du Ministre Chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement. Le Conseil des Ministres entendu en sa séance du

DECRETE

Chapitre 1er : Des dispositions générales Article 1er Le présent décret fixe les modalités d’application de la loi n02001-36 du 14 octobre 2002 portant Statut de l’Opposition. A ce titre, il définit les modalités d’octroi d’avantages protocolaires et autres aux Chefs de partis de l’Opposition.

Article 2 Le présent décret ne s’applique qu’aux Chefs de partis répondant aux critères d’appartenance à l’opposition tels que définis aux articles 6 et 7 de la loi n02001-36 du 14 octobre 2002 portant Statut de l’Opposition.

CHAPITRE : DES AVANTAGES PROTOCOLAIRES

Article 3 Conformément aux dispositions de l’article 15 de la loi n°.’2001-36 du 14 octobre 2002 portant Statut de l’Opposition, le ou les Chef (s) de partis bénéfice (nt) des avantages protocolaires ci-après : * Invitation à certaines négociations et aux accords engageant le Bénin à l’intér1cur ou à l’extérieur à titre d’observateur ; * Le Chef de l’opposition peut d’initiative demander à être reçu par le Président de la République sur des questions d’intérêt national ; * Invitation aux manifestations et réceptions officielles avec rang immédiat juste après les Présidents des institutions de la République ; * Accueil et assistance par nos représentations diplomatiques à l’arrivée et au départ dans les pays de leur juridiction autant que faire se peut ; * Frais de mission pour les sorties officielles tant à l’étranger qu’à l’intérieur du pays ; * Passeport diplomatique ; * Voyages officiels dans les conditions au moins égales à celles accordées aux membres du Gouvernement ; Salon d’honneur

CHAPITRE III : AUTRES AVANTAGES Article 4 Le ou les Chefs de l’Opposition bénéficie (nt) en outre de : * Bureau siège ; * Véhicule (s) * Chauffeur (s) * Agent (s) de sécurité * Personnel de maison (gardien (s), cuisinier (s) ... ) ; * Frais de représentation ; * Fonds secret ; * Logement * T é !éphone, eau, électricité ; * Cabinet (Conseil !ers, Chargé de Mission, Secrétariats Particuliers et Administratifs, Directeur de Cabinet et son Adjoint, Attaché de Presse)

CHAPITRE IV : DES DISPOSITIONS DIVERSES

Article 5 L’avantage lié à la possession d’un Cabinet avec tous ses démembrements est acquis. Toutefois, il sera évalué en numéraire et logé dans un fonds de souveraineté.

Article 6 L’attribution de véhicule de fonction est satisfaite dans les mêmes conditions que pour les membres du Gouvernement. Article7

Les frais de mission pour les sorties officielle tant à l’étranger qu’à l’intérieur du pays sont fixé dans les mêmes conditions que ceux octroyés aux membres du Gouvernement Dans tous les cas, ils ne peuvent être inférieurs à ceux des Ministres. Article 8 Le présent décret sera publié partout où besoin sera et au journal officiel Fait à Cotonou, le 2008 le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement

Dr BONI YAYI Ministre Chargé des Relations avec les Institutions, Porte Parole du Gouvernement Ministre de l’Intérieur de la Sécurité Publique Dr Jean-Alexandre HOUNTONDJI HESSOU T. Félix

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme Ministre des Finances et de l’Economie

Gustave ANANI CASSA Soulé Mana LAWANI
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C’est qui le prochain parrain ?

Jeudi 31 janvier 2008
C’est qui le prochain parrain ?

C’est qui le prochain parrain ?

Derrière chaque marche de soutien au chef de l’Etat se cache un parrain. Disons plutôt plusieurs. Pour la plupart, ils sont très implantés au Palais de la Présidence. C’est dans leurs bureaux que tout est cuisiné avant que le produit fini ne soit porté sur la place publique. La preuve est que ce sont eux qui, après chaque manifestation, restent sur le terrain pour payer les marcheurs, qui eux aussi sont sous la coupe de quelques jeunes mouvanciers qui ne cessent jamais de roder tout autour des murs du Palais de la Marina. En fait, les marches devenues presque quotidiennes sont nées sous l’inspiration des conseillers du Président de la République. Et, à ce sujet, les collaborateurs du locataire de la Marina rivalisent d’initiatives pour susciter les marches de soutien au gouvernement. C’est à ce prix qu’on engendre la confiance du chef de l’Etat. Il parait qu’il en raffole, ces marches. Une autre est en préparation et on se demande déjà qui en est le parrain.


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RENOUVELLEMENT DES MEMBRES DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE : Qui pourra succéder à Conceptia Ouinsou ?

Jeudi 31 janvier 2008
RENOUVELLEMENT DES MEMBRES DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE : Qui pourra succéder à Conceptia Ouinsou ?

Jeudi 31 Janvier 2008

RENOUVELLEMENT DES MEMBRES DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE : Qui pourra succéder à Conceptia Ouinsou ?

Les difficultés politiques actuelles dont beaucoup craignent qu’elles n’aboutissent à la rupture du consensus politique tacite existant depuis l’arrivée au pouvoir du régime du changement en guise d’état de grâce renouvelé, facilité par un ralliement massif à la mouvance présidentielle, annoncent des empoignades épiques. C’est dans ce contexte que l’actuelle cour constitutionnelle vient en fin de mandat. La question des futurs membres principalement la présidence prend alors une dimension inquiétante.




Au-delà de toutes les conjectures, la rupture définitive de ce consensus annoncerait des mois difficiles, particulièrement dans tous les actes qui vont concourir aux désignations des membres des institutions de contre pouvoir. Le pouvoir et la majorité parlementaire devront disputer avec la tendance (Rb, Add, Prd, Madep) qui se réclame depuis la crise née des désignations pour la Cena de la « minorité », sans négliger cette nouvelle donne qui trouble le paysage de la mouvance présidentielle, et qui s’est manifestée par la montée au créneau de 13 députés, et non des moindres, de partis politiques qui se sont joints à la Fcbe(coalition électorale du chef de l’Etat et noyau de sa majorité au parlement). On sait globalement que ceux-ci se plaignaient, dans le mémorandum qu’ils ont publié il y a quelques semaines, de la gestion de la majorité présidentielle au Parlement et leur quasi isolement. Dans quelques mois, l’une des institutions les plus remarquables dans la préservation du consensus politique national, par sa gestion des résultats et des contentieux électoraux, ainsi que ses décisions lors de nombreux recours de personnalités politiques ou de simples citoyens, verra ses membres renouveler. Pendant des crises politiques majeures au Bénin, au moment où le pays s'est trouvé face à des impasses dangereuses la Cour a toujours réussi, non sans quelques critiques, à prendre des décisions qui s’imposent à tous mais auxquelles, dans l’ensemble et pour le bien de tout le pays, les forces politiques ont toujours fini par se plier. Il ne serait pas inutile de prétendre que ce consensus, le fait que le Bénin n’ait sombré dans le chaos comme bien de pays du continent, est la preuve que les membres de cette institution, depuis la présidence d’Elisabeth Pognon à celle de Conceptia Ouinsou, a su préserver son indépendance d’action, pour mieux coller aux principes établis par la Constitution. Dans la classe politique, auprès des juristes et à l’Assemblée nationale certaines de ces décisions ont été critiquées pour leur validité juridique, mais chacun a toujours reconnu la bonne foi et la crédibilité des sages, même s’il s’avère que l’Exécutif a été souvent l’institution qui a le moins respecté les décisions de la Cour. Un aspect qui constitue un danger réel et qui n’a point eu de conséquences parce que les sages ont su chaque fois garder leur réserve. On retiendra aussi que jusque-là les deux présidents de la Cour constitutionnelle ont été des femmes, avec la particularité d’être des Béninoises par alliance. Si le fait d’être femme a été un atout pour calmer les suspicions et admettre que les femmes sont avant tout des personnes de principe, cet aspect leur a donné plus de crédibilité.

Mais beaucoup de personnes pensent que la personnalité forte, la carrure intellectuelle, l’intégrité et le fait qu’elles ne soient point marquées politiquement ou qu’elles n’aient pas donné l’impression de se laisser intimider par le pouvoir politique, à quelque niveau que ce soit, ont été également déterminantes dans cette confiance que les Béninois font à l’institution comme un arbitre du consensus national au-delà même du sentiment fort que le peuple a pour la Constitution du 11 décembre 1990, comme un symbole intouchable. C’est au nom de ce symbole qu’ils se sont toujours pliés volontiers aux décisions de la Cour qui a aussi eu le mérite d’avoir été conduite par des hommes qui ont su rester au-dessus de la mêlée. On mesure donc l’enjeu terrible que constitue le choix des personnalités devant siéger dans la prochaine Cour. Leur choix doit être fait avec la plus grande circonspection, car il engage la stabilité et le caractère apaisé de la démocratie béninoise, fondée sur un consensus difficile à définir mais qui a permis jusque-là , et dans l’ensemble à toute la classe politique d’intégrer le principe du respect des institutions qui régulent la vie politique. La formule consacrée à cet effet s’énonçant ainsi « Vous m’avez nommé, je ne vous connais plus », est le fondement même de l’indépendance de la Cour. Sans cette indépendance qui sera imposée en grande partie par la personnalité de chacun de ses membres, plus particulièrement le président, face aux autorités qui les a nommés, la prochaine Cour constitutionnelle risque fort d’ébranler le fragile consensus à la base de la stabilité que le Bénin connaît. Un enjeu qui interpelle donc tous les Béninois, surtout l'exécutif et la classe politique en général. Il ne s’agit pas d’une institution comme les autres. Elle a une mission très particulière pour l’avenir politique du Bénin et il lui faut des sages à la dimension de ceux que le pays a connus jusque là par leur personnalité, surtout, le président qui devrait avoir la même carrure que Conceptia Ouinsou ou Elisabeth Pognon qui ont laissé un héritage enviable.

Mandat et composition de la Cour

L’article 2 de la loi n° 91-009 du 4 mars 1991 stipule qu’il est pourvu au renouvellement des membres de la Cour 20 jours au moins avant l’expiration de leur fonction. Le président lui, est élu par ses pairs à la majorité des membres présents et votants. Le renouvellement du président se fait 15 jours au moins avant l’expiration de ses fonctions. La prise de fonction de l’actuelle Cour se situe au 7 juin 2003..

C’est l’article 115 de la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du Bénin qui organise la Cour constitutionnelle. La Cour constitutionnelle est composée de sept membres. Quatre sont nommés par le bureau de l’Assemblée nationale et trois par le président de la République pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois:

- Trois de ces membres ainsi nommés sont des magistrats ayant une expérience de quinze années au moins dont deux sont nommés par le bureau de l’Assemblée nationale et un par le président de la République;

-deux sont juristes de haut niveau, professeurs ou praticiens du droit, ayant une expérience de quinze années au moins nommés l’un par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République; -Les deux autres sont des personnalités de grande réputation professionnelle nommées l’une par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République.

Les membres de la Cour constitutionnelle sont nommés pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Aucun membre ne peut siéger plus de dix ans. Quant au renouvellement des membres, il intervient quinze jours au moins avant l’expiration de leur fonction (art. 2 de la loi organique). Ils sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. Ils ne peuvent être poursuivis ou arrêtés sans l’autorisation de la Cour constitutionnelle et du bureau de la Cour suprême siégeant en session conjointe sauf les cas de flagrant délit.

Dans ces cas, le président de la Cour constitutionnelle et le président de la Cour suprême doivent être saisis immédiatement et au plus tard dans les quarante-huit heures.

Les fonctions de membres de la Cour constitutionnelle sont incompatibles avec la qualité de membre de Gouvernement, l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire, de toute autre activité professionnelle ainsi que de toute fonction de représentation nationale, sauf en cas de mise en accusation du président de la République devant la Haute Cour de Justice. Son intérim est alors assuré par le président de la Cour constitutionnelle. Une loi organique détermine l’organisation et le fonctionnement de la Cour constitutionnelle, la procédure suivie devant elle, notamment les délais pour sa saisine de même que les immunités et le régime disciplinaire de ses membres.

Le président de la Cour constitutionnelle est élu par ses pairs pour une durée de cinq ans parmi les magistrats et juristes membres de la Cour.





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mercredi 30 janvier 2008

Selon les prédictions de l'Ifá (l'Etre suprême), 2008 sera donc gouverné par Oggún, dieu de la Guerre et du Fer

Mercredi 30 janvier 2008
Selon les prédictions de l'Ifá (l'Etre suprême), 2008 sera donc gouverné par Oggún, dieu de la Guerre et du Fer


Courrier international - 29 janv. 2008
Article
CUBA - Préparez-vous aux colères du ciel !
Comme chaque année, les prêtres ont annoncé leurs prédictions. Mais en 2008, signe des temps, l'oracle a été dévoilé au cours d'une conférence de presse et les catastrophes prévues sont écologiques, rapporte l'hebdomadaire mexicain Proceso.
DE LA HAVANE

Les babalaos, les prêtres de la santería [une religion syncrétique très pratiquée à Cuba, voir Repères] réunis en tenue blanche traditionnelle, ont présenté le 31 décembre dernier la Lettre de l'année, un édit par lequel ils rendent publiques leurs prédictions pour les douze prochains mois. Mais pour la première fois les membres de la Commission organisatrice de la Lettre de l'année, l'un des deux groupes du pays qui rendent les oracles, ont révélé leurs augures au cours d'une conférence de presse organisée à la maison de la culture de la Vieille Havane. "Cela signifie que nous avons enfin un espace", commente Lázaro Cuesta, membre de la Commission.

Selon les prédictions de l'Ifá (l'Etre suprême), 2008 sera donc gouverné par Oggún, dieu de la Guerre et du Fer, représenté par saint Pierre dans le panthéon chrétien. Oggún sera accompagné de Yemayá, divinité de l'Eau, mère de la religion yoruba et équivalent de la Vierge de Regla pour les chrétiens. Selon Victor Betancourt, l'un des prêtres de cette commission, des catastrophes climatiques se produiront en 2008 – il en a vu le signe annonciateur, Iwori Rete, et c'est la première fois qu'il le rencontre en vingt et un ans de pratique. Il affirme que "le défi à relever ne sera pas politique ou social, mais viendra de la nature". "Les problèmes politiques ont une solution, mais, lorsque le défi est posé par la nature, les choses sont un peu plus difficiles, poursuit-il. L'humanité n'a pas aujourd'hui la capacité ni les moyens d'affronter une catastrophe mondiale."

Les rituels pratiqués par les mille prêtres de la Commission laissent aussi prévoir des maladies cutanées et neurologiques, des dérèglements du système nerveux et une augmentation du nombre de vols avec violences. A en croire les babalaos, les moins de dix-huit ans auront des comportements inappropriés. L'émigration augmentera, ainsi que les déplacements à l'intérieur du pays. Il y aura des problèmes de logement et des usurpations de droits et de fonctions par la violence et la duperie.
Pour Lázaro Cuesta, la Lettre de l'année donne aussi place à des "espérances parce qu'il est possible de prendre des mesures pour éviter les désastres". D'après lui, la présence d'Oggún comme divinité régnante indique que la force de l'intelligence aidera à "vaincre les obstacles et les difficultés".

Le Conseil des prêtres majeurs de l'Ifá de l'Association culturelle yoruba de Cuba a quant à lui publié sa lettre de façon indépendante. Comme la Commission, il prévoit des "changements climatiques" et conseille de "prendre des mesures pour réduire les inondations et les dégâts provoqués par la montée de la mer et ses conséquences". Selon ce groupe, 2008 sera gouverné par le signe Igouri Ogbem, qui certes annonce des difficultés, mais pas "insurmontables".

Ce procédé divinatoire est utilisé depuis des milliers d'années par le peuple yoruba du Nigeria et a été importé en Amérique par les esclaves originaires de cette partie d'Afrique. Cuba est l'un des pays où la religion yoruba est le plus enracinée et où les anciennes traditions sont le mieux conservées.

Au début de l'année, une file de personnes attendaient à la porte de l'Association yoruba de Cuba dans l'espoir d'obtenir une copie de la Lettre de l'année. Car, que ce soit par foi ou par curiosité, de nombreux Cubains (et parmi eux autant d'hommes que de femmes) lisent et relisent la Lettre de l'année. L'intérêt pour les prédictions transcende les frontières entre les ethnies, les religions, les classes sociales et les niveaux d'éducation. "C'est un phénomène social et culturel", explique l'ethnologue cubaine Natalia Bolívar. "C'est quelque chose que nous avons dans le sang, qui nous appartient et que nous offrons au monde, un avertissement sur ce qui peut nous faire du mal."

Pour l'anthropologue et historienne María I. Faguaga, "la Lettre de l'année fait partie intégrante de la culture cubaine et montre le caractère pragmatique de tous ceux qui sont nés dans ce pays. La majorité de la population cubaine tient compte de ces prophéties."
Raquel Sierra
Proceso


© Courrier international 2008 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076

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Etat de la gouvernance au Bénin : Les mauvaises pratiques politiques sous le changement

Mercredi 30 janvier 2008
Etat de la gouvernance au Bénin : Les mauvaises pratiques politiques sous le changement
30 janvier 2008 - Etat de la gouvernance au Bénin : Les mauvaises pratiques politiques sous le changement

Rien n’a positivement changé en ce qui concerne le débat politique au Bénin sous le changement. Au contraire, les anciennes pratiques s’enracinent et d’autres tares se développent. Les espoirs s’étiolent et l’échec de la présente expérience sera une remise en cause de plusieurs acquis fondamentaux. Les Béninois sont déçus des comportements politiques actuels au Bénin. En lieu et place de l’assainissement promis par le Chef du régime actuel, c’est plutôt d’autres tares qui se développent. C’est sous le présent régime qu’on a surpris des émissaires du camp présidentiel assiéger la Céna pour obtenir des avantages avec le bureau d’âge. C’est sous ce régime que des députés ont été interdits de vote et on a établi des procurations en leurs noms à l’Assemblée nationale. C’est sous ce même régime que le Chef de l’Etat a battu campagne pour une liste à la députation. C’est encore sous ce régime que les militaires ont été introduits dans certaines activités des élections autres que la sécurité et la défense. C’est enfin sous ce régime que le pouvoir judiciaire a ouvertement crié à l’immixtion de l’Exécutif dans le judiciaire avec un bras de fer tranché in fine par la Cour Constitutionnelle en faveur des acteurs de la justice. Quelques exemples qui montrent que la situation se détériore au lieu de s’améliorer. Finalement on se demande si le Bénin n’a pas choisi de noircir encore quelques pages de son processus démocratique qui fait depuis quelque temps la fierté des Béninois et qui est bien apprécié à travers le monde. La hargne qui se développe contre les acteurs politiques fait que le ring du débat politique est laissé au régime qui en fait sa bamboula pensant qu’il fait du bon travail. La promesse n’a pas été tenue et l’on constate avec amertume que l’environnement actuel fait de nouveaux riches sur le dos du pays avec une volonté de voir disparaître l’existant. C’est une situation qui doit interpeller les démocrates béninois sinon le Bénin sera, à terme, obligé d’aller à une conférence nationale bis. Mais ce qui l’y conduira n’est certainement pas souhaitable. Car, les grognes se développent et celles qui s’annoncent sont peut-être les signes avant coureurs de quelque chose de plus grave.

Euloge Badou
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Parole aux frères « patriotes »

Mercredi 30 janvier 2008
Parole aux frères « patriotes »

Parole aux confrères « patriotes »

mardi 29 janvier 2008

Arimi CHOUBADE

Rédigé le 30 janvier 2008


Comme on peut s’en douter, les confrères « patriotes » se délectent de la démonstration de biceps de la part du pouvoir. De la fin de la récréation, se surprend à écrire un confrère pour justifier la minable prestation télévisée d’un porte-parole du chef de l’Etat en mal d’efficacité et de crédibilité. De la même veine que la bande d’écrivaillons qui se délectent par avance du cataclysme qui s’annonce sur leurs collègues dont l’impertinence récurrente empêche le régime à jouer au prédateur impuni des libertés fondamentales.

L’objectif de cette chronique n’est pas de leur faire la morale sur le devoir de solidarité vis à vis d’une corporation menacée de toute part. Leur prédisposition actuelle ne permet pas d’être perméable à un tel discours. Employés pour la plupart par des promoteurs dont l’unique agenda reste l’abêtissement de l’opinion publique. Le changement s’est donné les moyens de créer ses propres organes. Le contraire aurait étonné dans un contexte d’inflation des dépenses extrabudgétaires ouvrant grandement les portes de la spéculation, du blanchiment, des paradis fiscaux et des dissimulations de deniers publics.

A la publication des résultats du recul démocratique au Bénin en matière de liberté de presse par Reporters sans frontières, certains confrères ont embouché la trompette du manque de professionnalisme des journalistes. Comme si les critères d’appréciation obéissaient à des considérations liées à la qualité des productions. Les animateurs les mieux formés des professions liées aux médias au Bénin sont passés par des écoles à l’étranger. La logique aurait voulu que ces détenteurs du savoir journalistique détiennent la palme en matière de liberté de presse si tant est que le professionnalisme constitue un rempart pour les apprentis dictateurs et autres laudateurs invétérés. Les bons classements du quartier latin de l’Afrique dépendaient plus à l’environnement politique qui a changé depuis 2006 avec les conséquences que l’on sait.

Au commencement étaient les libertés. Sans elles, Lionel Agbo aurait continué à savourer son « exil » doré européen et le changement ne serait jamais intervenu en 2006. Au lieu de se contenter de jouir des fruits de luttes faites par les autres, l’avocat de la marina s’active à animer une réécriture de l’histoire politique du Bénin. Dans le mauvais sens. Car les mauvais points enregistrés par la presse béninoise sur le plan international ne sont rien d’autres que des camouflets pour celui considéré comme le garant du respect des libertés fondamentales, le docteur Yayi Boni.

Le providentiel projet de loi sur la suppression des peines privatives de liberté en matière de délit de presse ou l’augmentation de l’aide de l’Etat à la presse privée ? Du grain à moudre pour la propagande. Quelle que soit la colère du docteur-président, il a compris lui-même comment c’est compliqué dans un pays comme le Bénin de dormir tranquille avec un journaliste derrière les barreaux. Les cas de Adéchian et de Adjèvi restent vivaces dans les mémoires. Il y a un an, lors de la présentation de vœux aux journalistes au palais de la Marina, le maître des lieux trouvait nos visages tristes. Aujourd’hui, ils lui paraissent dangereux. Comprenne qui pourra.

On ne fera pas l’injure à un brillant avocat et à un docteur émérite d’enseigner les contraintes de la vie publique.

Comment ne pas se souvenir des avertissements de l’honorable Rosine Soglo : Ne nous faites jamais regretter Kérékou !




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GREVES PERSISTANTES DANS L’ADMINISTRATION : Les dangers d’un enlisement

Mercredi 30 janvier 2008
GREVES PERSISTANTES DANS L’ADMINISTRATION : Les dangers d’un enlisement
Mercredi 30 Janvier 2008

GREVES PERSISTANTES DANS L’ADMINISTRATION : Les dangers d’un enlisement

Les grèves observées dans certains secteurs de l’administration, ces dernières semaines, semblent être vécues par le gouvernement comme une menace à la stabilité du pays au point où il donne l’impression d’être ébranlé. Il a pourtant les atouts nécessaires pour faire face à cette situation qui n’est pas insurmontable.




Il est établi que les périodes des élections constituent des moments difficiles pour les pouvoirs en place. En effet, c’est souvent le moment privilégié pour les partenaires sociaux pour faire valoir leurs revendications et attirer avec insistance l’attention de l’opinion publique sur leurs préoccupations. Les grèves persistantes enregistrées, depuis un moment, dans l’administration publique n’échappent certainement pas à ce constat. Cependant, il ne faut pas banaliser les revendications des travailleurs, notamment celles des enseignants et des médecins hospitaliers. Les premiers avaient accordé, à la veille de la rentrée d’octobre dernier, un ultimatum de trois mois au gouvernement pour réagir positivement par rapport à leurs revendications qui tiennent, pour l’essentiel, à la revalorisation de la fonction enseignante. Il semble que le gouvernement n’ait pas su, selon les syndicats, prendre les dispositions utiles pour les rassurer de sa disponibilité à satisfaire leurs revendications. En ce qui concerne, les médecins hospitaliers, ils sont véritablement fondés à exiger de meilleures conditions de travail dans les centres hospitaliers du pays. Ces centres « manquent de tout », constatent les hospitaliers. La belle illustration de cette déchéance connue de tous les patients est la situation du centre national et hospitalier de Cotonou qui a la triste réputation d’être considéré comme un « mouroir ». Cet état de chose a du reste été déploré, notamment lors des états généraux de la santé organisés récemment à Cotonou.

Somme toute, les revendications des travailleurs sont justes et légitimes. Mais dans le même temps, les travailleurs sont certainement conscients de ce que les ressources dont dispose l’Etat ne sont pas extensibles à l’infinie et qu’il n’est pas possible de les satisfaire toutes à la fois. Sans doute, ils attendent du pouvoir un début de satisfaction et la garantie que les problèmes posés seront réglés progressivement. C’est cette quête, presque constante aux travailleurs un peu partout dans le monde, qu’il faut satisfaire. Il semble ainsi totalement inimaginable que des grèves, quelle que soit leur ampleur, dans le contexte actuel de démocratie, soient destinées à déstabiliser un régime au point de le renverser. C’est pourquoi le gouvernement devra nécessairement avoir la disponibilité nécessaire pour renouer le fil du dialogue avec les leaders syndicaux en vue de dénouer la crise. A cet égard, le médiateur de la présidence de la République et le haut commissariat pour la gouvernance concertée pourraient être mis à contribution pour aider le chef de l’Etat à créer les conditions d’un dialogue franc et constructif. Mieux, le chef de l’Etat pourrait rencontrer les leaders syndicaux pour les rassurer, une fois encore, de sa disponibilité à faire face aux cris de détresse des travailleurs qui n’ont certainement aucune visée politique ou politicienne, contrairement à certaines déclarations. Il serait par conséquent suicidaire de laisser la situation pourrir, notamment pour l’économie du pays en plein redressement, et l’avenir de l’éducation qui a un grand besoin de stabilité pour ne pas nuire à la qualité de l’enseignement donné aux élèves. Elle pourrait conduire à une situation difficile et ingérable dans un contexte politique électoral particulier marqué pour le moment par l’impasse.



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Boni Yayi n’a pas offert l’impunité aux journalistes !

Mercredi 30 janvier 2008
Boni Yayi n’a pas offert l’impunité aux journalistes !

Mercredi 30 Janvier 2008

Boni Yayi n’a pas offert l’impunité aux journalistes !






Stratégiquement, à moins que ce soit une coïncidence, Boni Yayi vient de calmer le jeu avec la presse après l’intervention musclée de son porte-parole. Il est vrai que la plupart des journaux comprenant l’indignation légitime du chef de l’Etat, n’ont guère apprécié la sommation de Lionel Agbo, venant de surcroît d’un excellent avocat et défenseur acharné de la justice et des droits du citoyen. Quelle mouche l’avait piqué ! se sont étonnés ceux qui ont toujours admiré sa défense de certaines valeurs démocratiques. La colère est toujours mauvaise conseillère ! Mais on peut se réjouir de ce que cette méprise ait abouti à quelque chose d’inattendu et heureux de la part du président de la République : la suppression des peines privatives de liberté pour les délits de presse. C’est encore la preuve qu’entre les médias, la communication en général et lui il y a comme une histoire d’amour passionnée. Et comme dans toutes les passions, on reste très exigeant vis-à-vis de ceux qu’on aime… quelques fois la colère pointe… Et c’est merveilleux de l’avoir oublié aussitôt. De ce point de vue, la presse elle-même a sûrement déjà pardonné. Sur le sujet, on n’imagine quelle avancée, ou plutôt quelle marche forcée, cet événement soudain a fait accomplir à la presse béninoise! Dans cette affaire de revendication pour la dépénalisation des délits de presse, si certains ont été enthousiastes et militants pour que la législation fasse rapidement le saut, d’autres professionnels conseillaient la prudence, n’ayant pas encore trouvé la parade efficace à mettre en place pour que les brebis galeuses et récidivistes ne considèrent pas la dépénalisation comme la porte ouverte à l’impunité et à l’irresponsabilité morale et sociale.

D’autant que la presse est un instrument délicat à utiliser et que devant sa puissance expressive, rien ne résiste, surtout pas l’individu seul. La presse peut faire mal, peut tuer même, involontairement, mais elle fait aussi du bien par sa quête de la vérité. Un métier difficile en somme, qu’on ne peut exercer qu’avec professionnalisme et un bagage culturel et intellectuel confortable. Il y a des limites que la formation et la culture seules permettent de mieux appréhender. Car le travail de la vérité ne saurait être exercé par le premier venu, par n’importe quel troubadour, héraut ou saltimbanque. Malgré ses vicissitudes et ses dérives dénoncées par le public parfois, le métier de journaliste reste noble. Le bon journalisme ne se contente plus seulement de la dénonciation, du voyeurisme et du sensationnel sur des sujets scabreux, les chiens écrasés et les cancans, il devient de plus en plus spécialisé, et joue donc un rôle d’interface indispensable dans la société moderne. Par conséquent, tout en se réjouissant de la bonne nouvelle du gouvernement, tous les journalistes étaient hier conscients que l’Etat, en promettant de faire sauter le verrou de la prison, prenait à témoin le public. Ce qu’adviendra de la presse désormais sera du ressort du jugement de la corporation elle-même. Le journaliste n’a de meilleurs juges que ses confrères et la corporation elle-même, respectueux des normes professionnelles, de la déontologie du métier et de l’éthique sociale. Mais la loi veillera au grain contre toutes les dérives, nonobstant l’amélioration de la législation sur les délits de presse que le nouveau projet de loi introduira. Et pour ne pas reprendre d’une main ce que la société veut offrir aux journalistes béninois par ce projet du gouvernement, il serait indiqué que sa première mouture soit élaborée, en collaboration avec les acteurs de la profession : journalistes, associations professionnelles ou de consommateurs des médias, et juristes. Car, même si les journalistes seront exemptés des peines de prison, pour délit commis par voie de presse, la question de la lourdeur des amendes pénales et les dommages-intérêts destructeurs des entreprises de presse écrite comme audiovisuelle reste posée. Ces sanctions peuvent s’avérer plus nocives encore pour la liberté de la presse : la répression par l’argent qui entraîne l’entreprise à mettre la clé sous le paillasson. Un projet de loi à suivre donc de près.



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L’ancien député Robert Cakpo élève Boni Yayi au rang de divin

Mercredi 30 janvier 2008
L’ancien député Robert Cakpo élève Boni Yayi au rang de divin

CHRONIQUE DU JOUR
Le Dieu de Cakpo

30 janvier 2008

par Sulpice O. Gbaguidi

"Même Dieu ne peut pas faire mieux... Il est mieux que Dieu lui-même" déclare pompeusement l’ancien député Robert Cakpo qui élève Boni Yayi au rang du divin. Dans ces envolées drôlement absurdes le fanfaron minimise la force de la prière puisque dit-il " si on fait la prière, il faut attendre quelques heures." Ainsi, Boni Yayi est plus que déifié. Voilà donc un Dieu vivant à la Marina. Robert Cakpo s’est enveloppé dans les dérives verbales avec une telle emphase qu’il a franchi les frontières du tolérable.

Le puérilisme est un mal qui s’est abattu sur les partisans zélés du chef de l’Etat. L’ancien député ne s’est pas embarrassé de scrupule pour couvrir Boni Yayi d’éloges insensés comme les cantiques consacrés à Dionysos. Comparer Boni Yayi à Dieu était déjà une aberration. Dire qu’il est mieux que Dieu lui-même, relève d’une pure folie des passions. Robert Cakpo vient simplement d’offenser Dieu et ce blasphème, délibérément injecté pour plaire au président de la république est inopportun. Comment un homme peut-il en arriver à de telles énormités ? L’ancien député a sans doute offusqué la mouvance religieuse proche du chef de l’Etat. ’’As-tu vu un homme pressé de parler ? Il y a plus à espérer d’un sot que de lui’’ disent les Saintes Ecritures. Et l’écrivain mystique allemand Thomas Kempis renchérit sagement en indiquant qu’ " il est aisé de ne point dire un mot que de dire plus de mots qu’il ne convient". Malheureusement, la nature abrite encore des gens qui commencent par parler avant de trouver quelque chose à dire. Mais à force de dégoiser dans un esprit illogique, des démagogues finissent par s’offrir en spectacle.

Mais Boni Yayi a-t-il vraiment besoin de la parade des mouches du coche pour gouverner ? Robert Cakpo a fait preuve d’une incroyable bassesse et ses déclarations sont si dangereuses qu’il ferait mieux de vite se confesser à Dieu en vue d’espérer la rédemption. " Dieu, dit-on, ne veut pas la mort du pécheur". Le chef de l’Etat, lui-même chrétien fervent, ne saurait accepter cette déviance verbale qui conteste la notoriété du Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre. S’il est vrai que l’humanité pécheresse ne cesse incongrûment de transgresser la loi divine, la glissade infamante de l’ancien député sonne comme une plaisanterie de mauvais goût et une manifestation de l’athéisme. Il va falloir que le chef de l’Etat, dont on connaît le respect et la crainte de Dieu, éloigne de son pouvoir, les transfuges mal éclairés et aveuglés par la fascination du pouvoir. La politique ne devrait pas autoriser des propos délirants et bêtifiants car en mettant le président Boni Yayi sur le piédestal divin, Robert Cakpo fait visiblement diversion. Sa démarche vise à flatter le chef de l’Etat pour l’aspirer. La stratégie est connue de tous. Elle est la chose la mieux partagée dans le monde des aventuriers politiques. On peut se faire grenouille et coasser ou éléphant et barrir ou même renard et glapir. L’essentiel est de vénérer le chef de l’Etat et vivre sous son parapluie. Des loups vêtus de peau d’agneau gravitent autour du chef de l’Etat et se bousculent. Mais Robert Cakpo devrait éviter d’offrir cette dangereuse faribole qui met à nu ses agitations. Boni Yayi n’est pas Dieu et ne saurait l’être. Le régime du changement ne saurait semer le culte de la personnalité et la quête de l’émergence ne peut s’accommoder de propos vils et de blasphèmes érigés en instrument de combat politique. Et si Robert Cakpo avait fait des déclarations contraires à son intime conviction ? Boni Yayi doit se méfier de ces fans politiques qui poussent comme des champignons et qui l’adulent et l’adorent dans une hypocrisie nocive.

Robert Cakpo est une grosse déception et je crois avec Mahama Gandhi qu’ "il vaut mieux mettre son cœur dans la prière sans trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son cœur". L’ancien député est prévenu. Mais il bénéficie toutefois de l’excuse de l’ignorance. Cakpo ne sait pas ce qu’est Dieu et son athéisme l’amène à une prostitution morale. Décidément la faim fait délirer l’homme.

Sulpice O. Gbaguidi

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Les sept critères de choix des candidats Fcbe

Mercredi 30 janvier 2008
Les sept critères de choix des candidats Fcbe
Préparatifs des communales 2008
Les sept critères de choix des candidats Fcbe

Ainsi, tout candidat potentiel doit être de la mouvance présidentielle, partager la vision du chef de l’Etat, le Dr Thomas Boni Yayi ; il doit être reconnu comme acteur ou animateur de la vie politique et être en train de travailler sur le terrain pour le compte de la Fcbe ; être fidèle à sa base et n’avoir pas été un transhumant politique ; être de bonne moralité ; être proposé par les cellules de base et celles d’arrondissement ; être proche de la population, partager ses problèmes, ses difficultés et aspirations ; acquérir de ce fait, une popularité conférant un fief ; vivre dans la localité ou y avoir vécu en tant que natif et enfin disposer et justifier de moyens financiers et matériels conséquents.

Angelo DOSSOUMOU, 30 janvier 2008
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Crise dans la mouvance présidentielle au parlement:Déjà 48 députés pour l’opposition

Mercredi 30 janvier 2008
Crise dans la mouvance présidentielle au parlement:Déjà 48 députés pour l’opposition

Crise dans la mouvance présidentielle au parlement:Déjà 48 députés pour l’opposition 30 janvier 2008

La descente aux enfers se poursuit au sein de la mouvance mécanique présidentielle. Après l’élection du bureau de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et les derniers développements de l’actualité politique nationale, ce qu’il convient d’appeler désormais ex-minorité parlementaire a déjà à son actif au moins 48 députés pour la suite du combat.

La minorité parlementaire qui peut désormais se frotter les mains, a plus que jamais le vent en poupe. Réduite au silence absolu à cause de la valeur de ses 30 députés, ce groupe politique activement contrôlé par les formations de l’opposition comme le Parti du Renouveau Démocratique (Prd), la Renaissance du Bénin (Rb) et le Parti Social Démocrate (Psd) a fini par retourner la situation à son profit. Ce sont d’abord les éléments du groupe des 13 députés de l’honorable Issa Salifou qui semblent avoir été les premiers à pactiser avec l’opposition. Et avec leurs 15 députés, ils ont porté rapidement le nombre des éléments anti-cauris à 43. Et on parle de plus en plus d’un autre groupe de 05 députés qui frappent sérieusement à la porte de l’opposition pour renforcer ses positions. Selon des sources parlementaires crédibles, ce groupe de 05 regroupe les quatre parlementaires de la liste Force Clé et leur seul collègue du parti Rpr, Valentin Aditi Houdé. En tout, 48 parlementaires seraient solidement acquis à la cause de l’opposition qui était jusque là mise en minorité et écartée de toutes les grandes tractations parlementaires. Et puis, on apprend des mêmes sources que la mouvance parlementaire hétéroclite autour du chef de l’Etat ne serait pas encore au bout de ses peines. D’autres grands députés élus sur la liste Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) seraient également sur le point de claquer la porte à la mouvance pour, dit-on, faire aussi chemin avec les formations taxées de l’opposition mais qui ont réussi, après une longue période de traversée du désert, à accorder leurs violons, harmoniser leurs points de vue et s’entendre sur une stratégie qui a plu aux autres qui commencent par se rallier au groupe. C’est après la publication du mémorandum du groupe des 13 députés mais aussi et surtout la débâcle de la nuit du mardi à mercredi dernier à l’issue de laquelle un bureau anti-cauris dirigé contre toute attente par le syndicaliste Pascal Todjinou et installé en l’absence des sénateurs de la mouvance que les positions ont commencé par se clarifier. Tous les mécontents du changement, pour une raison ou une autre, ont décidé désormais de prendre leur destin en main. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, on confirme que l’état de grâce est vraiment terminé et la situation actuelle annonce d’autres grands rebondissements qui pourraient bien faire mal dans l’entourage du chef de l’Etat et de tous ceux qui attendent profiter de la liste unique gouvernementale pour se faire élire conseillers et plus tard maires de communes.

Jean-Christophe Houngbo
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Benin: Conseil extraordinaire des ministres: plusieurs nominations prononcées.

Mercredi 30 janvier 2008
Conseil extraordinaire des ministres:Plusieurs nominations prononcées
Conseil extraordinaire des ministres:Plusieurs nominations prononcées 30 janvier 2008

Réunion en session extraordinaire le lundi 28 janvier dernier, le conseil des ministres a pris d’importantes mesures relatives à l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs. Plusieurs nominations ont été également prononcées. Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire le lundi 28 janvier 2008, sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a examiné et adopté deux communications du Ministre de l’Economie et des Finances, relatives : l’une à la revalorisation de la Fonction enseignante et l’autre concernant la titrisation de la dette salariale. Dès son avènement en avril 2006, le Gouvernement du Changement, après un examen de la situation salariale des Agents Permanents de l’Etat au Bénin s’est convaincu de l’impérieuse nécessité d’améliorer progressivement les conditions de vie des travailleurs en tenant compte des performances économiques du pays, des contraintes budgétaires et de l’exigence de la maîtrise de la masse salariale. Dans ce cadre sont intervenues différentes mesures prises en faveur desdits Agents, au nombre desquelles il convient de citer notamment :

la régularisation du statut juridique des différents types d’agents occasionnels de l’Administration publique en général et dans l’enseignement en particulier ;

l’apurement progressif des arriérés salariaux, c’est-à-dire de la dette salariale issue du déblocage des effets financiers des avancements et promotions des personnels de l’Etat en général avec une priorité accordée aux personnels enseignants ; la revalorisation à trois reprises de la valeur du point indiciaire pour un total cumulé de 12 % en 2007 et 2008 ; la gratuité de l’enseignement maternel et primaire. La revalorisation de la fonction enseignante procède de cette volonté commune des acteurs de l’éducation et du Gouvernement d’offrir aux enseignants les meilleures conditions de vie et de travail. Il importe de rappeler qu’à l’issue du forum national sur le secteur de l’éducation tenu à Cotonou, du 12 au 16 février 2007, les représentants des enseignants ont formulé des revendications sous forme de recommandations en neuf points dont l’incidence financière évaluée à cent neuf milliards trois cent quarante cinq millions cinq cent quatre-vingt dix-neuf mille deux cent soixante (109.345.599.260) francs CFA se décompose comme ci-après :
- une prime d’admission à la retraite de 2.000.000 de Fcfa par enseignant partant ;
- une prime de première installation de six cent mille (600.000) par enseignant ;
- l’apurement des arriérés salariaux ;
- l’application d’un pourcentage variant de 28 à 35 % du salaire indiciaire brut aux enseignants hors classe ;
- la majoration de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante à hauteur de 25 % du salaire indiciaire brut ;
- la revalorisation de l’indemnité de logement à hauteur de 30 % ;
- le paiement de l’indemnité de transport à tous les enseignants ;
- l’indexation du salaire des enseignants par application d’un coefficient de 1,50 au salaire indiciaire brut ;
- le paiement d’une assurance-maladie de 25.000 Fcfa par mois ou à défaut, la mise en place d’une Mutuelle de santé. Face aux revendications d’une telle ampleur et mettant en jeu d’énormes demandes de financement, une Commission interministérielle a été instituée pour étudier tous les contours de cette plate-forme revendicative et proposer au Gouvernement des options réalistes et réalisables. Suite à l’évaluation des propositions de ladite Commission par le Ministre de l’Economie et des Finances à travers la présente communication, le Conseil des Ministres, tenant compte des performances actuelles de l’économie béninoise, des contraintes budgétaires et de l’exigence de maîtrise de la masse salariale, a marqué son accord pour la majoration de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante à concurrence de 25 % du salaire indiciaire brut des enseignants bénéficiaires. Cette majoration sera applicable au second semestre de l’année 2008 après l’adoption du collectif budgétaire au titre dudit exercice. Cette mesure vient renforcer d’autres mesures et décisions déjà prises par le Gouvernement dans le cadre de la rénovation des infrastructures scolaires et la formation des enseignants. A titre d’exemple, il faut souligner qu’au cours de l’année 2007, outre le recrutement de sept mille (7000) enseignants de tous ordres qui ont bénéficié d’une formation appropriée, le Gouvernement a également décidé de la construction de six mille (6000) salles de classe en matériaux définitifs pour un montant de plus de 60 milliards de francs Cfa. Parmi ces autres mesures prises depuis l’avènement du Gouvernement du Changement en faveur du secteur de l’Education, il convient de rappeler :
- la prise en charge par l’Etat du salaire des enseignants communautaires et des contractuels locaux ainsi que la régularisation de leur statut juridique qui fait désormais d’eux des contractuels de l’Etat ;
- la formation pédagogique continue des enseignants ;
- le paiement de diverses primes et indemnités catégorielles aux enseignants avant la rentrée 2007-2008 ;
- l’organisation de visites médicales au profit des enseignants ;
- la construction et l’équipement en matériels et mobilier d’un nombre considérable de salles de classe aussi bien en matériaux provisoires nécessités par l’urgence de la situation qu’en matériaux définitifs à travers tout le territoire national etc… Dans le souci constant d’offrir les meilleures conditions de vie aux Agents Permanents de l’Etat, le Gouvernement a également décidé d’accélérer la mise en œuvre du mécanisme de titrisation de la dette salariale convenue avec les Centrales Syndicales lors des dernières négociations sociales. A cet effet, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances pour faire vérifier et contrôler les créances restant dues à chaque Agent suite au paiement de la deuxième tranche de 500.000 F, et pour mettre au point un mécanisme approprié d’émission de titres sécurisés avec l’aide d’une société de gestion et d’intermédiation qui sera retenue après appel d’offres international. Par cette action, le Gouvernement réaffirme sa ferme détermination à éteindre sa dette salariale qui s’élève aujourd’hui à 150 milliards de francs CFA et permettre ainsi aux travailleurs de jouir des fruits de leurs efforts. Aussi, le Conseil des Ministres exhorte-t-il les Agents Permanents de l’Etat, détenteurs de ces créances salariales à faire toujours montre de compréhension et de collaboration.

Le Conseil des Ministres a par ailleurs donné des instructions au Ministre de l’Economie et des Finances, au Ministre du Travail et de la Fonction Publique et au Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle aux fins :

- d’étudier et de faire des propositions au Gouvernement sur la possibilité d’allouer à très court terme, une indemnité de transport à l’ensemble des Agents Permanents de l’Etat ;
- d’accélérer les travaux de la Commission interministérielle chargée d’étudier la question récurrente des primes dans la fonction publique et d’en rendre compte au Conseil des Ministres dans les meilleurs délais. A travers toutes ces mesures, le Gouvernement entend améliorer les conditions de vie et de travail des agents de l’Etat en général et des enseignants en particulier et en appelle à leur sens civique et patriotique pour créer un climat social apaisé avec des périodes de stabilité nécessaires à la conduite harmonieuse et sereine de ses actions de développement économique et social.

Le Conseil des Ministres a également examiné plusieurs autres dossiers à savoir :

- une communication relative à la mise en place de la Commission Nationale d’Ethique et de Transparence qui vise le renforcement de l’éthique et de la transparence dans notre pays. Dans ce cadre, des instructions ont été données au Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle, au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, au Ministre du Travail et de la Fonction Publique et au Ministre de l’Economie et des Finances pour approfondir la réflexion en vue des propositions à faire au Gouvernement pour des décisions ultérieures ;
- une communication du Ministre de la Santé relative au compte rendu des travaux de la Commission chargée de l’étude des revendications du Collectif des praticiens hospitaliers. En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a décidé du remboursement des arriérés de primes et d’indemnités dûs auxdits agents de santé. En conséquence, des instructions ont été données au Ministre de l’Economie et des Finances et au Ministre de la Santé en vue :
- d’apurer diligemment ces arriérés évalués à cent soixante millions huit cent deux mille vingt (160.802.020) francs Cfa ;
- d’actualiser l’évaluation des dépenses d’investissement en tenant compte des conclusions des récents Etats Généraux de la Santé ;
- de prendre en charge ces dépenses d’investissement sur le collectif budgétaire, exercice 2008 ;
- de prendre prioritairement en charge les dépenses liées aux consommables médicaux par un réaménagement interne des crédits inscrits dans le budget gestion 2008 afin de permettre aux hôpitaux de fonctionner normalement.

Au cours de la même séance, le Conseil des Ministres s’est préoccupé de la nécessaire professionnalisation des hommes des médias publics et privés et a instruit :

- d’une part, le Ministre de l’Economie et des Finances pour mettre, dans les plus brefs délais, à la disposition de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, l’aide à la presse privée dont le montant au titre de l’année 2008 s’élève à 350 millions de Fcfa et
- d’autre part, le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication pour proposer au Conseil des ministres un projet de Loi sur la dépénalisation des délits de presse et pour inviter les professionnels des médias à plus de responsabilité et de professionnalisme pour tenir compte des exigences liées à cette dépénalisation, à la consolidation de la démocratie béninoise à l’intérieur du pays ainsi qu’à son rayonnement à l’extérieur. Le Conseil des Ministres a, en outre, autorisé la visite au Bénin, le samedi 16 février 2008, de son Excellence, Monsieur Georges W. BUSH, Président des Etats-Unis d’Amérique.

Enfin, les nominations et remises à disposition ci-après ont été prononcées :
N o m i n a t i o n s à la Cour suprême

Sur proposition du Président de la Cour suprême et après avis du Conseil supérieur de la Magistrature en sa séance du 26 janvier 2008 :

- Conseiller : Monsieur Guy Ogoubiyi

Au Ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme

Sur proposition du Ministre et après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature en sa séance du 26 janvier 2008 :

- Avocat général près la Cour suprême : Monsieur Codjovi Cyriaque Dogué

Au Cabinet du Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme

- Madame Geneviève Nadjo Boko

Cour d’appel de Cotonou

- Président:Madame Dieudonnée Amélie Amoussou Assionvi

- Conseiller : Monsieur Gérard Onésime Madodé

- Procureur Général : Monsieur Constant Georges Amoussou

Tribunal de Première Instance de Cotonou

- Juge : Madame Anasthasie Noutaïs Guézo
- Juge : Monsieur Mardochée M.V. Kilanyossi

Cour d’appel d’Abomey

- Président : Monsieur Jean Stanislas Sant’Anna

- Procureur Général : Monsieur Valentin A. Faladé

Cour d’appel de Parakou
- Procureur Général : Monsieur Pascal Dakin

au Ministère de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales Sur proposition du Ministre :

- Directeur de Cabinet : Monsieur Hokpo Latifou au Ministère Délégué auprès du Président de la République, Chargé des Transports et des Travaux Publics

Sur proposition du Ministre :

- Directeur de Cabinet : Monsieur Donné Amouzou

- Directeur Adjoint de Cabinet : Monsieur Achille Dessou

- Inspecteur Général du Ministère : Monsieur Hêmianon Kakpo

- Conseiller Technique aux Travaux Publics : Monsieur Nassirou Séibou Ouaké

- Conseiller Technique au Transport Maritime

et au Guichet Unique : Madame Rahanatou Aboudou épouse Anki Dosso

- Conseiller Technique au Financement et à la Coordination des Projets : Monsieur Emmanuel Kombiéni

- Conseiller Technique Juridique : Monsieur Honoré Douna

- Conseiller Technique aux Transports Terrestres et Aérien : Monsieur Elie H. Alokpo

- Directeur des Ressources Financières et du Matériel : Monsieur Francis E. Aguénoukoun

- Directeur des Ressources Humaines : Monsieur David Odushina

- Directeur Général des Travaux Publics : Monsieur Michel D. Atadjo

- Directeur Général de la Compagnie Béninoise de Navigation Maritime : Monsieur Calixte A. Tossou

- Directeur du Centre National de Sécurité Routière : Monsieur Fidèle C. Milohin

- Directeur Général des Transports Terrestres : Monsieur Albert Abloutan
- Directeur de la Marine Marchande : Monsieur Charles W. Affouda

- Directeur Départemental des Transports et des Travaux Publics de l’Alibori et du Borgou : Monsieur Abdoulaye Garba

- Directeur Départemental des Transports et des Travaux Publics de l’Atacora et de la Donga : Monsieur Albert Avocègamou

- Directeur Départemental des Transports et des Travaux Publics du Mono et du Couffo : Monsieur Waidi Lassissi-Yessoufou

- Directeur Départemental des Transports et des Travaux Publics de l’Ouémé et du Plateau : Monsieur Etienne G. Wotto

- Directeur Départemental des Transports et des Travaux Publics du Zou et des Collines : Monsieur Claude Bertin S. Wankpo
au Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Réforme Foncière et de la Lutte contre l’Erosion Côtière

Sur proposition du Ministre :

- Directeur de Cabinet : Monsieur Joseph Ketchion

- Directeur Adjoint de Cabinet : Monsieur Didier R. Sacramento

- Conseiller Technique Juridique : Monsieur Lucien Babagbéto
- Conseiller Technique à l’Habitat : Monsieur Valentin Abogounrin

- Conseiller Technique à la Réforme Foncière : Monsieur Zéphirin Allognon

- Conseiller Technique Chargé des structures déconcentrées : Madame Evelyne C. Gomina, née Fassinou

- Conseiller Technique à l’Urbanisme et à l’Assainissement : Monsieur Christian Sossou

- Secrétaire Général du Ministère : Monsieur Illiassou Assouma

- Inspecteur Général du Ministère : Monsieur Pascal Ahoyo

- Directeur des Ressources Humaines : Monsieur Pierre Bonou

- Directeur de la Programmation et de la Prospective : Monsieur Patrick Amoussou-Guenou

- Directeur Général de l’Urbanisme et de la Réforme Foncière : Monsieur Séïdou Mako Imorou

- Directeur Général Adjoint de l’Urbanisme et de la Réforme Foncière : Monsieur Abel Dieudonné Coffi Fannou

- Directeur Général de l’Habitat et de la Construction : Monsieur René Adisso

- Directeur de la Lutte contre l’Erosion Côtière : Monsieur André Déguénon

- Directeur de la Réforme Foncière et de la Cartographie : Monsieur Romain Tognifodé

- Directeur de l’Habitat et de la Promotion Immobilière : Monsieur Hippolyte Kpèdotossi

- Directeur Général de l’Institut Géographique National : Monsieur Appolinaire Dah Dossounon

- Directeur Départemental de l’Habitat et de l’Urbanisme Atlantique-Littoral : Monsieur Etienne Tchobo

- Directeur Départemental de l’Habitat et de l’Urbanisme Atacora –Donga : Monsieur Kassa Metiki

- Directeur Départemental de l’Habitat et de l’Urbanisme Borgou-Alibori : Monsieur Liamidi Bossoukpè

- Directeur Départemental de l’Habitat et de l’Urbanisme Mono-Couffo : Monsieur Bernadin Cocou Kakpo

- Directeur Départemental de l’Habitat et de l’Urbanisme Ouémé-Plateau : Monsieur Coffi Houandossi

- Directeur Départemental de l’Habitat et de l’Urbanisme Zou-Collines : Monsieur Crespin Mensah

Remises à disposition

Les Agents permanents de l’Etat dont les noms suivent sont remis à la disposition des Ministères ci-après :

Ministère du Travail et de la Fonction Publique

- Madame Ramatou Odjo-Oba épouse Osséni

- Monsieur Latifou Idohou-Arokoho

Ministère Chargé de la Prospective, du Développement et de l’Evaluation de l’Action Publique
- Monsieur Benoît Domingo

Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle
- MadameYvette Kpongnonhou.

Cotonou, le 28 janvier 2008

Le Premier Secrétaire Général

Adjoint du Gouvernement, Ibraïma Soulémane
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Insolite : Afin qu’ils volent encore plus haut, un déficient mental offre 185 F CFA aux Aigles du Mali

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Insolite : Afin qu’ils volent encore plus haut, un déficient mental offre 185 F CFA aux Aigles du Mali
Aurore, 29/01/2008 Commentaires [ 8 ] E-mail Imprimer

« Nous sommes tous égaux en patriotisme», c’est bien ce qu’a voulu dire ce citoyen malien malheureusement handicapé par sa déficience mentale, en faisant un geste, ô combien symbolique à nos représentants à la Coupe d’Afrique des Nations de Football Ghana 2008.

Plus connu sous le nom de ZAM, ce compatriote défavorisé par sa maladie a, comme tout le monde, ses moments de lucidité. Aussi, ses fibres patriotiques vibrent au même rythme que celles des autres. Ce qui explique ce geste : une contribution de 185 F CFA aux Aigles du Mali. Naturellement, ce fonds est très important pour lui puisque c’est le prix d’au moins quatre mèches de cigarettes. C’est aussi une partie non négligeable de sa quête journalière composée d’une pièce de 100, 25 et 10 F CFA. C’est dire combien est grande renonciation.

Il a remis la somme à une de ses vieilles connaissances le 14 janvier dernier pour le dépôt à la Banque (BDM laquelle, sans tergiverser, a encaissé et rempli toutes les formalités, à savoir, rédiger et délivrer un bordereau de versement espèce portant le N° 153861.



185 F CFA, un montant inférieur au coût de l’opération bancaire. Pourquoi donc une Banque, censée faire du profit a accepté faire le jeu serait-on tenté de demander. Mamadou Coulibaly, chargé de communication répond : «vous savez, la BDM est d’abord une banque citoyenne. Et il s’agit d’un geste citoyen. Il n’y a pas de raison que nous récusons une contribution même inférieure à tel montant». Sans commentaire !

B.S. Diarra


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Vos commentaires
Posté par zousmane, le 29 Jan 2008 16:26:32 GMT
un "petit geste" pour de grands effets. que du bonheur
Répondre à < zousmane >
Posté par Tatakoko, le 29 Jan 2008 15:35:14 GMT
mais 100f + 25f + 10f = 138f et non 185f , il fo former les journalistes
en arithmétique

Réponse de < tienfola > à < manau >, le 30 Jan 2008 11:20:29 GMT
pour tatakoko c'est plus grave que pour le journaliste parceque il n'a pas pu trouvé l'addition de 100+25+10 c'est decevant.......... que DIEU nous aide
Répondre à < tienfola >
Réponse de < manau > à < kantus >, le 30 Jan 2008 06:36:34 GMT
merci kantus car il ya certaine personne qui pense que l"erreur n'est pas humain merci encore
Réponse de < adisan > à < kantus >, le 30 Jan 2008 06:32:47 GMT
oui comme tu l'as dis il a du se tromper comme le prof d'arithme aussi ! c'est le contenu le plus important !!
Réponse de < kantus > à < Tatakoko >, le 29 Jan 2008 15:48:37 GMT
djo le total fai 135 au lieu de 138 com tu l'a écri,je pense que le journaliste a du se tromper en metan un 8 à la place du 3...Je pense que le contenu de l'article est plu importan que c detail. ok prof d'arithmétique

Posté par aidadiop, le 29 Jan 2008 14:43:39 GMT
Un gest tres emouvant qui plus qu'une coupe d' afrique remportee. Et si
profite de ces sommes collectees , finira mal.
Répondre à < aidadiop >
Posté par bassaro, le 29 Jan 2008 14:22:33 GMT
Je pense que vous devez porter cette info à nos aigles, c'est vraiment
une source supplèmentaire de motivation et de surpasse
patriotique. Bonne chance aux aigles
Répondre à < bassaro >