dimanche 30 septembre 2007

Le Mali sacré champion d'Afrique

Dakar, 30 sept (APS) - Le Mali a été sacré champion d'Afrique lors de la finale du 20-ème Championnat d'Afrique des nations de basket féminin, suite à sa victoire (63-56) sur le Sénégal, lors de la finale jouée dimanche à Dakar.

Les Aigles du Mali menaient déjà devant le Sénégal (31-22 ) à la mi-temps de la rencontre qui s'est déroulée devant un nombreux public.

Les Maliennes ont mené au score du début à la fin de la partie.

APS (SENEGAL)
ASSEMBLEE NATIONALE
Le RPM sort du bureau de l’AN
politique
Les Echos
2007-09-28, 09:30:23 GMT




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« L’opposition orpheline du RPM » titrions-nous hier. Ce n’était pas une volonté de notre part de désinformer nos fidèles lecteurs et lectrices parce qu’au même moment, le RPM publiait dans « Info-Matin » une déclaration, où il réaffirme son appartenance à l’opposition. En réalité, le même communiqué a été déposé à notre rédaction quand le journal était déjà sous presse.



L’article intitulé « l’opposition orpheline du RPM » est donc le résultat d’une analyse des faits qui se sont déroulés pendant la mise en place des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale le lundi 24 septembre 2007 et de la déclaration de la politique des dits groupes qui s’en est suivie.



La déclaration publiée dans « Info-Matin » où le journal affirme : « une copie a été déposée hier (mercredi) dans notre rédaction » n’est malheuresement pas parvenue à notre rédaction, et votre fidèle serviteur n’a pu non plus prendre connaissance de cette déclaration qui aurait, évidemment davantage éclairée sa lanterne. Dans sa déclaration d’hier, le RPM a enfin affiché clairement sa position en décidant de ne plus sièger au sein du bureau de l’Assemblée nationale.



Le (RPM) qui occupait le poste de la 6e vice-présidence à l’Assemblée nationale a décidé du sort de son membre du bureau, l’honorable Abdramane Sylla. Les raisons évoquées par le parti du Tisserand sont : l’exclusion du groupe parlementaire Parena-Sadi du bureau de l’Assemblée nationale et la présence dans celui-ci de deux groupes dont le nombre de députés est inférieur à celui Parena-Sadi.



En effet, le groupe parlementaire Parena-Sadi dispose de 9 députés à l’Assemblée nationale contre 8 pour le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et 7 pour le Cnid-Fyt. Ces deux derniers groupes occupent respectivement dans le bureau de l’Assemblée nationale les postes de la 7e et 8e vice-président.



Le Rassemblement pour le Mali « ne se satisfait pas de cette situation qu’il juge inacepatable, à tout point de vue et la dénonce ». Mais, le RPM ne claque pas définitivement la porte du bureau de l’Assemblée nationale. « Le RPM ne saurait maintenir sa présence dans le bureau actuel, à moins d’une juste et rapide réparation d’une injustice aussi évidente ».



Ceci signifie que si l’Assemblée nationale venait à accepter la recomposition du bureau en acceptant la présence de Parena-Sadi, le RPM pourrait y retourner. Mais ce n’est pas évident que Dioncounda et ses autres pairs députés acceptent cette démarche.
dimanche 30 septembre 2007
Un gouvernement corrompu

Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) a toujours informé l'opinion Nationale et Internationale quant aux agissements des membres du gouvernement Nigérien, et certains hauts responsables de ce régime dictatorial.

Ainsi le Ministre de l'Intérieur Albadé Abouba, de la Communication Ben Omar, de la Défense Djida Hamadou, le Chef d'Etat-major des Fans Tchanga, le Commandant de zone d'Agadez actuel et précédent, et le gouverneur de la région d'Agadez Abba Malam Boucar et précédent Yahaya Yan Daka pour ne citer que ceux-là, sont tous versés dans un trafic de drogue à travers le Sahara Nigérien, en complicité avec des commerçants Nigériens.

Le MNJ se réconforte que cela ait été démontré et condamné par les autorités d'un Etat voisin, dont le Président a émis son inquiétude à Tandja quant à ces responsables politico militaires qui trouvent dans ce trafic de drogue soutenu par l'armée, les moyens du luxe qu'ils s'offrent.


Mais ce que cet Etat voisin a omis de dire, c'est que Tandja est au sommet de toute cette "mafia".
Donc comment peut-il éradiquer le mal?

Le Peuple Nigérien sait à présent pourquoi le régime de Tandja refuse de trouver une issue favorable au combat qui l'oppose au Combattants de la Justice.

On ne peut pas laisser le pouvoir aux mains d'une horde de prébendiers sans scrupules qui violent les lois Constitutionnelles au seul profit de leurs poches.

A l'arrivée de Tandja au pouvoir, le Niger était l'avant dernier Pays au monde à l'IDH (Indice de Développement Humain), depuis son arrivée nous sommes "derniers", quelle prouesse!


Jusqu'où iront-nous avant la fin de son mandat?

Une question qui mérite d'être meditée par tous les Nigerines.

samedi 29 septembre 2007

Bonjour,
Par ma voix, le SNESUP salue toutes les démarches menées par le camarade Fad (Camarade, car il est en train de faire plus que le travail d'un syndicaliste). En se réjouissant de ces initiatives, le SNESUP soutient totalement tout acte qui va dans le sens de l'épanouissement de l'éducation en général et de l'enseignement supérieur en particulier. Ce vendredi 28 septembre 2007, le secrétaire général du SNESUP, Dr Abdou Mallé organise une réunion extraordinaire du CEN-SNESUP (Comité Exécutif National) autour de ce colloque. Nous sommes résolus d'avoir une un enseignement supérieur digne pour notre cher Mali. Nous sommes convaincu que personne d'autre ne le fera à notre place. Le SNESUP salue tout le réseau pour leur soutien qui nous est très réconfortant.
M. Moussa Tamboura, Secrétaire aux relations extérieures CEN-SNESUP.
Bonjour Monsieur Ag MUPHAH;

Je n'intervient pas assez sur le forum, en vous lisant j'ai eu envi de vous dire merci pour la clarté de votre analyse sur le ''sujet'' car c'est de ça qu'il s'agit et rien d'autre. Quand un probleme est mal posé aucune solution n'aura l'effet recherché et il en est de la situation au NORD.
Aux toutes premières manifestations pour attirer l'attention du Gouvernement sur les problèmes au Nord de notre Pays, tous les fils du Mali ont aquiessé pour dire que c'est louable, c'est légitime. Preuve tous les accords signés et acceptés par tous, pour parvenir à la paix dans notre pays.
Après à mon avis personnel des esprits mal sains se sont emparés du mouvement qui était au départ pour la défense des intérêts de tout le Nord du Mali, pour en extraire des ramifications au service de leurs intérêts égoistes. Les différents gouvernements qui ont hérités du ''sujet'' ont fait l'amalgame (certainement en voulant aller très vite aux actions concrètes de développement) en voulant prendre en charge les différents types de revendications (individuels et du Nord Mali) avec une même ''thérapie''. La suite...., ce n'est pas la seule région de kidal, bien qu'elle soit le terrain des opérations terroristes, qui recolte de ''la tempête'' mais tout le Mali, car la confusion, l"incompréhention, la désolation sont vécues par toutes les filles et tous fils partout au Mali.
Une fois encore merci pour ta contribution qui sans doute a donné plus de lumière sur le ''sujet'' à tous les maliens en particulier à ceux qui ont en charge le dossier.
Fraternellement
Mouslimoune YEHIYA
Bougouni
Sy Ousmane
Directeur du Centre d’Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique
2006-07-31
Malikounda
Malikounda

2006-07-31, 18:30:51 GMT


Directeur du Centre d’Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA),

Coordinateur de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique,

Ancien Chef de la Mission de Décentralisation et des reformes Institutionnelles,

Ancien Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales de la République du Mali







Malikounda : Le principe de la décentralisation avait déjà été retenu dans la Constitution de 22 septembre 1960.

La Première République avait posé les premiers jalons de reforme qui ont été reconduits par la 2è République et la 3è République l'a matérialisé.

On constate aussi que plusieurs pays africains se sont engagés dans cette politique.



Qu'est ce que la Décentralisation ?



Ousmane Sy : Dans les Etats postcoloniaux d'Afrique, la décentralisation est souvent perçue comme une simple reforme administrative qui a pour objet le rapprochement des instances de gestion des affaires publiques le plus proche possible des populations et là où elles vivent.

Mais dans le fond la décentralisation est surtout une reforme politique qui a pour ambition de changer la nature de l'Etat centralisé que le colonisateur a construit et qu'il nous a légué. C'est dans cette logique que nous l'avons conçue et mis en œuvre au Mali.



Donc, à travers la décentralisation, l'Etat accorde une autonomie administrative à d'autres entités du territoire national appelées collectivités décentralisées en leur concédant par la loi des pouvoirs, des ressources (humaines et financières) et un patrimoine propre.



Ces collectivités territoriales ont donc une personnalité juridique distincte de l'Etat et un budget propre et elles s'administrent librement à travers des organes délibérants et exécutifs élus.



Dans la décentralisation, l'Etat à travers ses structures centrales et déconcentrées continue à agir et à exercer un contrôle de légalité sur les décisions et actes de ces collectivités qui peut se faire à priori ou à posteriori.



Au Mali, dès le conception, nous avons assumé la nature politique de la reforme de décentralisation et nous lui avons donné comme objectifs :

1. d'aider à l'approfondissement du processus démocratique en construction par son ancrage dans les réalités locales,
2. de servir de levier pour la promotion du développement local à travers la redynamisation des économies locales et
3. d'aider à la refondation de l'Etat.







Malikounda : Les participants de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 avaient réaffirmé l'exigence de la prise en charge de leur devenir par les populations et souligné l'urgence de la décentralisation.

En tant qu'acteur du mouvement démocratique, vous avez participé à la définition des grands principes de la reforme, à la création de la Mission de Décentralisation, vous avez piloté la mise en œuvre et en votre qualité de Ministre, vous avez procédé à la mise en place des institutions locales et à la définition de leurs instruments d'accompagnement.



Vous voudriez bien à l'intention des Internautes de Malikounda rappeler les défis, retracer le chemin parcouru, les difficultés, les résultats.



Ousmane Sy : Les travaux accomplis et les résultats obtenus sont avant tout, ceux de toute une équipe à laquelle j'étais même si j'en étais le coordinateur.



Cette équipe de la Mission de Décentralisation et du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales a bénéficié à toutes les étapes, de tous les conseils et appuis des plus hautes autorités politiques.



Le plus grand défi que nous nous sommes lancé à nous même en tant qu'acteur du mouvement démocratique et militant de l'ADEMA-PASJ s'est d'abord celui du changement.



Depuis l'indépendance de notre pays, il était évident que du point de vue de l'appareil administratif, nous avons reconduit en mettant des maliens à la place des colonisateurs les structures et les façons de faire de l'administration coloniale.

Au début de l'information sur la reforme, un vieux m'a dit dans un village : « l'indépendance nous a amené la liberté et la décentralisation que vous nous proposez va nous donner la dignité ».



Je peux résumer en deux importants points le chemin parcouru :



1. Faire de tous les maliens des citoyens de la même catégorie c'est-à-dire égaux en droit et en devoir.

Avant la reforme, il y a des maliens qui avaient le statut de citoyen, les urbains et des maliens qui n'étaient que des administrés et qui n'étaient pas suffisamment "adultes" pour se gérer et pour lesquels il faut décider donc qu'il faut commander : ce sont les ruraux.

La reforme de décentralisation a réparé cette discrimination et cette injustice.



2. impliquer enfin les populations maliennes dans la définition de leur espace administratif. Les circonscriptions que nous avions avant la communalisation ont toutes été créées par le colonisateur.

Avec la communalisation, nous avons pris la responsabilité politique, malgré les difficultés d'ouvrir le débat sur cette question pour que les villageois décident à travers leurs représentants de se regrouper en commune en définissant eux mêmes les critères dans le respect de la loi, à donner le nom de la commune et le chef lieu de la commune.



Vous imaginez la taille des difficultés que nous avons rencontrées sur notre chemin. La peur du changement, le jeu des préalables, la défense des positions acquises, la difficulté de se projeter dans l'avenir pour son pays et les interrogations sur son propre avenir dans la reforme sont quelques unes des difficultés qu'il a fallu vaincre.



Le résultat dont je suis le plus fier aujourd'hui est l'existence des communes sur l'ensemble du territoire malien; cela paraissait impossible à beaucoup de gens et beaucoup de personnes présidaient la cassure du pays.

Ces communes sont aujourd'hui la base de la construction de la démocratie et du développement. La démocratie comme le développement se construisent de façon pérenne sur des démocraties locales et des économies locales solides.







Malikounda : Au mois de mai 2005, vous avez fait une communication au Haut Conseil des Collectivités.

Pourriez vous rappeler brièvement les activités que mènent cette importante Institution de l'Etat.

Qu'est le Haut Conseil des Collectivités, l'Association des Maires du Mali (AMM), l'Agence Nationale d'Investissement pour les Collectivités Territoriales (ANICT) maillon important dans le développement local ?

Pourriez vous parler de l'organisation de la Journée des Communes ?



Ousmane Sy : Le Haut Conseil des Collectivités (HCC) est une institution constitutionnelle que la conférence nationale a proposé pour matérialiser son souci de l'installation et de la pérennisation de la décentralisation au Mali en recommandant qu'il fallait lever toutes les entraves qui s'opposent à la mise ne place d'une décentralisation effective.

Le HCC est l'institution qui représente et qui veille à l'élaboration de politiques favorables aux collectivités décentralisées au niveau national.



Le HCC n'a pas un pouvoir législatif direct, mais il a un pouvoir consultatif très fort qui peut être présenté comme un pouvoir législatif indirect.

La constitution de 1992 dit que le HCC peut faire des propositions au gouvernement sur ses domaines de compétences et que ce dernier est tenu de les transformer en projet de textes et les déposer sur la table du parlement dans les 15 jours qui suivent. Le HCC ne peut pas être dissous et peux saisir pour annulation toutes décisions du gouvernement.



L'Association des Maires du Mali (AMM), comme son l'on l'indique est une association de défense d'intérêt et de plaidoyer en faveur des municipalités et par elles mêmes.

Donc les municipalités se sont organisées pour faciliter leur travail et s'appuyer mutuellement.



L'Agence Nationale d'Investissement pour les Collectivités Territoriales (ANICT), est une agence créée pour faciliter la mobilisation des ressources et le financement pour les investissements en direction des collectivités décentralisées.

L'ANICT gère le Fonds d'Investissement des Collectivités Territoriales (FICT) qui reçoit des financements de l'Etat et des partenaires extérieurs en vue de financer les investissement dans les collectivités.

L'ANICT est un établissement public dirigé par un Conseil d'Administration composé en majorité par des élus et présidé par le Ministre chargé de l'administration territoriale.



Quant à la journée des Communes, elle avait pour ambition de départ la création dans l'imaginaire des maliennes et des maliens d'un nouveau départ qui symbolise la naissance de ce que le Président Alpha Oumar Konaré a appelé le « Mali nouveau ». C'est aussi une occasion pour que les représentants de toutes les collectivités locales du pays se rencontrent et discutent des problèmes qui leurs sont communs. Au départ l'événement n'a pas été facile à organiser, mais aujourd'hui on peut constater que c'est entré dans les habitudes.







Malikounda : Il est question de Gouvernance, de Gouvernance Démocratique, de Gouvernance Locale.



Ousmane Sy : En parlant de gouvernance, moi je fais référence à des principes et un mode d'organisation de la société qui ont pour objet d'entraîner la participation et la responsabilisation des acteurs publics pour la satisfaction de leurs besoins.

Cette notion est à concevoir à plusieurs échelles, au niveau de la famille, de la collectivité locale, de la région, sur le plan national et international.

Globalement, la gouvernance peut être définie comme la gestion consciente et organisée des structures et institutions dans le but de tenir compte des aspirations et sous le contrôle des populations.

C'est l'art d'articuler la gestion de la chose publique à différentes échelles et l'art d'articuler l'unité et la diversité des acteurs et des territoires.

Le débat actuel sur la gouvernance en Afrique traduit un souci légitime, surtout de la part des pouvoirs publics et de la communauté internationale, d'asseoir et de promouvoir des règles de gestion publique qui soient à la fois efficaces et soucieuses d'une utilisation appropriée des ressources engagées, mesurée par des indicateurs de performance.

Le plus souvent la notion de mauvaise gouvernance est employée pour indexer une défaillance dans les méthodes de gouvernement.

Quant à la notion de « bonne gouvernance », elle se préoccupe principalement du respect des engagements des Etats vis-à-vis des partenaires extérieurs dans un contexte où prédominent des rapports de dépendance.

Mais le débat sur la gouvernance doit être remis à l'endroit : la définition d'instruments de mesure et de suivi ne saurait se substituer à l'identification préalable des changements et des transformations voulues par les protagonistes.

Ainsi, c'est la sphère publique dans son ensemble et non pas seulement l'Etat qui doit faire objet de préoccupation.

L'enjeu n'est pas seulement les relations avec les partenaires extérieurs mais aussi et surtout les relations entres les différents acteurs de la société et des relations entre les sociétés et leurs institutions.

Les approches de « bonne gouvernance » proposées sont généralement une simple énonciation de règles de fonctionnement, généralement tirées de l'expérience des autres pays et qui seraient considérées comme les marques indiscutables de « bonne gouvernance ».



La question de la gouvernance telle que je l'approche vise plutôt des transformations beaucoup plus profondes des attitudes et des références des acteurs, en vue de l'élaboration de nouvelles pratiques en matière de gestion publique, fondées sur des principes connus, reconnus et acceptés par tous les acteurs.



Cela appelle donc, de la part de tous les dépositaires d'enjeux de l'espace public, une volonté et des capacités d'ouverture sur les autres, d'enracinement dans sa propre culture, pour l'enrichir d'apports extérieurs, la remodeler selon les besoins du présent et les exigences du futur.



Au niveau des investigations à mener, il s'agit de savoir ce que l'on doit suivre et mesurer pour savoir où nous en sommes en matière de gouvernance.



A notre avis, les critères essentiels de bonne gouvernance dans une société ou dans un pays doivent être observés sur la manière dont :

 la légalité et la légitimité de l'action publique sont assurées

 la responsabilité dans l'exécution des missions et la redevabilité devant les citoyens sont promues

 la transparence dans la gestion publique, la lisibilité dans l'action des personnes et structures responsables sont assurées

 une bonne régulation des conflits et un arbitrage face aux multiples acteurs et leurs diverses stratégies sont garantis.

Il y a donc des principes de gouvernance qui sont communs et auxquels aspirent toutes les sociétés ; mais il n'y a pas de modèle unique de gouvernance.

Chaque société doit forger son modèle de gouvernance en conformité avec ses référentiels tout en restant ouvert et en dialogue avec reste du monde.







Malikounda : Le Prix International du Roi Baudouin de Belgique pour le développement ?



Ousmane Sy : Ce prix mis en place depuis 1925 est attribué tous les deux ans à une institution ou une personnalité pour son œuvre dans le domaine du développement.



Ce prix m'a été attribué pour les années 2004/2005 pour le travail que j'ai accompli dans le domaine de la décentralisation et l'organisation des élections démocratiques au Mali et de mon engagement sur la refondation de la gouvernance en Afrique.



En ce qui concerne la décentralisation et la bonne organisation des élections de 2002, pour moi le Prix reconnaît le travail et l'engagement de tout le peuple du Mali. Pour moi ce prix est donc surtout une responsabilité dans le sens que nous n'avons plus le droit à l'erreur.







Malikounda : Vous animez le Centre d'Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA)

Vous voudriez bien présenter cette institution, ses objectifs, ses activités…



Ousmane Sy : Le Centre d'Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA) est une centre d'études et de recherches sur les politiques publiques et les institutions que j'ai créé en 2004 pour appuyer les Institutions et les Administrations d'Etats, les Collectivités décentralisées, les Agences de coopération et toutes les Institutions publiques dans les domaines de la formulation et l'analyse des politiques publiques, la mise en place de dispositifs d'observation des politiques et de l'évolution des institutions publiques et la capitalisation des expériences acquises.

CEPIA est un centre indépendant et qui fonctionne sur la base des dossiers que nous montons ou de contrats que des partenaires nous confient. En ce moment CEPIA est entrain de travailler à la mise en place d'un Baromètre de la gouvernance avec l'appui et le partenariat de plusieurs partenaires au développement.







Malikounda Les acteurs de la politique de Décentralisation aussi bien au Mali que dans d'autres pays d'Afrique et du monde seront certainement intéressés par les commentaires, conseils et recommandations de l'homme de terrain que vous êtes



Ousmane Sy : Je voudrais m'appuyer sur mon expérience au Mali et de plus en plus en Afrique pour dire que la décentralisation est une reforme éminemment politique et que sa mise en place exige une grande volonté politique.



Aussi je suis persuadé qu'il n y a pas de modèle unique de décentralisation, chaque pays doit fabriquer son modèle en fonction de ses réalités et de ses objectifs et à son rythme.



Enfin je fais partie des africains qui pensent que l'avenir de notre continent dépendra de notre capacité à promouvoir les dynamiques locales. C'est du local et des dynamiques qui y prendront racine que peuvent venir les réponses à toutes les questions de mutations politiques, économiques et socioculturelles qui interrogent aujourd'hui l'Afrique.
FAD SEYDOU, PROFESSEUR MALIEN EN FINLANDE
« Il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche »
société
Les Echos
2007-09-28, 11:03:19 GMT




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FAD SEYDOU, PROFESSEUR MALIEN EN FINLANDE
« Il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche »
ARRESTATION AU NIGER DU JOURNALISTE MOUSSA KAKA
Valeur perdue ou politisée ?


Le Mali abritera l’année prochaine la 5e édition du Symposium malien sur les sciences appliquées. En vacances au bercail, l’un de ses initiateurs, Fad Seydou, professeur malien de mathématiques en Finlande, nous parle des objectifs de ce symposium et les nombreux projets qu’il nourrit pour l’université malienne. « Il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche », dit-il.



Les Echos : Comment avez-vous eu l’idée de ce symposium ?

Fad Seydou : Depuis 96-97, avec des amis Doulaye Dembélé, Abdoulaye Doucouré, Bakary Sylla, Djeneba Traoré, Mohomodou Houssouba, Aliou Haïdara, Sibiry Traoré tous à l’étranger à l’époque, on a décidé de participer à l’essor de l’université malienne. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de créer le Symposium malien sur les sciences appliquées et nous avons été appuyés par les aînés, en l’occurrence Diola Bagayogo, Dialla Konaté tous professeurs aux USA, Daouda Sangaré en Côte d’Ivoire. Nous avons aussi eu l’appui de la Faculté des sciences et techniques au Mali. Le but de ce symposium est de travailler pour contribuer à rehausser le niveau de l’enseignement supérieur, mais aussi de la recherche. Parce qu’il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche. Ils sont intimement liés.



Pour réussir l’enseignement supérieur, il faut amener les jeunes à réfléchir, à créer, à innover pour faire de la recherche. Il faut aussi former des futurs chercheurs. Notre vision est de travailler pour constituer avec les collègues sur place la masse critique pour le pays. Sans cette masse critique, il n’y aura pas de développement.



Les Echos : Quels sont les acquis des quatre précédentes éditions ?

F. S. : En 2000, c’était une rencontre locale. Nous avons surtout travaillé avec les professeurs de la Faculté des sciences et techniques qui nous ont beaucoup aidés, ainsi que le rectorat. En 2002, le symposium a atteint une dimension régionale avec la participation de pays africains. En 2004 et 2006, c’était vraiment une dimension internationale avec beaucoup de très grands chercheurs de par le monde. L’année prochaine, nous allons essayer de faire mieux. Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement de nous asseoir autour des innovations techniques, nous allons aussi développer des collaborations, des bourses, des financements pour la formation des étudiants, des chercheurs.



Les Echos : Vous venez également d’initier une caravane scientifique…

F. S. : Oui. A travers le Symposium malien sur les sciences appliquées et les collaborations avec nos collègues d’ici, nous avons constaté qu’il y a une grande disproportion des effectifs et un grand problème des ressources humaines au Mali. Pour preuve, à la Faculté des sciences juridiques et politiques, il y a environ 18 000 étudiants pour trois professeurs de rang magistral, ça veut dire trois personnes capables d’enseigner des cours magistraux. C’est désastreux ! Nous avons constaté aussi qu’il y a un problème de gestion du flux. Il s’agit de voir qui on peut prendre à l’université et aussi préparer des alternatives comme les écoles supérieures professionnelles, par exemple. Donc, l’objectif de la caravane, c’est d’abord de susciter un éveil scientifique au niveau de la jeunesse malienne, de démystifier la science pour amener beaucoup plus de jeunes vers les séries scientifiques.



Les Echos : Avez-vous d’autres projets en perspective ?

F. S. : Nous comptons organiser très bientôt un colloque sur l’enseignement supérieur au Mali. Comme je l’ai dit, il y a très peu de scientifiques de haut niveau, ce n’est pas bon pour le pays. Nous avons besoin de la science et de la technologie pour nous développer. Il y a en général un problème de ressources humaines et nous devons asseoir une vraie vision stratégique pour l’enseignement supérieur. Si nous avons toutes les matières premières, si nous n’avons pas de scientifiques et d’ingénieurs, nous ne pourrons pas utiliser ces matières premières. La situation est vraiment alarmante. C’est pourquoi, j’ai proposé au président de l’Assemblée d’organiser un colloque sur ce problème de l’enseignement supérieur et de la recherche, c’est quand même le devoir des intellectuels de tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons encore une petite porte de sortie et ensemble nous pouvons trouver des moyens non seulement de sortir de cette crise, mais aussi de résoudre les problèmes à venir en amont.



Les Echos : Avez-vous les moyens de vos ambitions ?

F. S. : Pour le symposium malien, nous avons commencé par des cotisations pour pouvoir faire venir les gens. Nous payons également nos billets d’avion. A partir de 2004, le gouvernement a commencé à prendre en charge l’hébergement et la nourriture des invités. Par rapport à la caravane, c’est 100 % sur fonds propres.





Encadré

FAD SEYDOU

Prouesses d’un Malien, professeur d’université en Finlande



Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’années, dit-on. Ce dicton s’applique bien au jeune Malien Fad Seydou qui enseigne les mathématiques dans une des grandes universités d’Europe du Nord, en l’occurrence l’Université d’Oulu de Finlande.



Parti du lycée de Gao en 1988 avec une bourse du Mali pour l’Université Lomonosov à Moscou, il se rendra après en Finlande pour terminer son Master en 1994. Toujours avide de connaissance, il se spécialisera en mathématiques industrielles aux Pays-Bas, à l’Université Eindhoven de Technologie (UET). Aussitôt il a fini avec l’UET. En 1995, il bénéficiera d’une bourse finlandaise pour faire un doctorat aux USA qu’il obtint en 1997.



« Graine rare », il sera vite embauché, à sa sortie, par l’Université d’Oulu en Finlande où il enseigne aujourd’hui les mathématiques. Parallèlement, il travaille avec des universités américaines et canadiennes.



En vacances au pays, M. Fad tente, tant bien que mal, d’apporter sa contribution à la construction du Mali à travers des actions de bénévolat dans les domaines de la recherche et le développement des sciences à l’université et aux élèves. Son objectif : amener le plus grand nombre d’élèves à embrasser les filières scientifiques.



« Aucun pays ne peut se développer sans les sciences. Or, au Mali, le constat est alarmant, il y a une disproportion énorme entre les filières. Très peu d’étudiants vont étudier les sciences. La Faculté des sciences et techniques se vide pendant que l’ex-Ena compte près de 18 000 étudiants avec seulement trois professeurs de rang magistral » déplore-t-il.



C’est pourquoi, avec un de ses amis camerounais, Jean-Paul Mbelek du Commissariat de l’énergie atomique de France, Seydou vient de boucler une caravane scientifique à l’intérieur du pays pour « susciter un éveil scientifique chez les jeunes élèves et expliquer aux parents, enseignants, l’importance de la science et la nécessité d’y orienter leurs enfants ».



Pour lui, « la science n’est pas la propriété seulement des pays occidentaux. L’avenir de ce pays est dans la main des jeunes. Les dirigeants doivent leur donner ce dont ils ont besoin pour le bien du pays ».



En plus de la caravane, Fad Seydou et certains de ses camarades ont initié depuis 2000, un Symposium malien sur les sciences appliquées dont la 5e édition se tiendra en 2008. En perspective, le jeune professeur compte, bientôt, organiser un colloque sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, en partenariat avec l’Assemblée nationale, le rectorat et les professeurs. Pour atteindre son objectif, Fad Seydou compte sur la jeunesse malienne, un potentiel, dit-il, à utiliser pour le développement du pays.
Le Parti de la Nation Occitane soutien le peuple Amazigh:

AmazighWorld a reçue une lettre de soutien et d’amitié du Parti de la Nation Occitane et du Gouvernement Provisoire Occitan par le biais de son ministre de la culture Mr Jacques Ressaire.
L'Occitanie est la plus grande nation sans Etat d'Europe. Sa langue toujours vivante a donnée la civilisation des troubadours. Le peuple Amazigh d’Afrique du Nord et le peuple Occitan d’Europe partagent les mêmes souffrances des états totalitaires. Le parti PNO s’est engagé en faveur de la décolonisation qui a donné la première indépendance du peuple Amazigh. Aujourd’hui le peuple Amazigh est encore sous domination de l’empire arabe et le peuple Occitan est sous domination française et Italienne. www.p-n-o.org
http://ressaire.over-blog;com.
[Redaction]

Vient de paraître: Le monde arabe existe-t-il?:
Pourquoi éclipse-t-on la civilisation berbère au profit des arabes? L’histoire des peuples berbères, Kabyles, Libyens, Maures, Numides, Gétules, Massyles, Chleuhs, Touareg... a débuté bien avant l’annexion romaine. Le règne de Massinissa et de Massyle n’a rien à envier aux dynasties islamisées maures almoravide et almohade. Du temps du christianisme, avant la colonisation arabo-musulmane, l’Afrique du Nord était prospère, voilà ce que Lucien Oulahbib nous apprend lorsqu’il évoque les papes Victor Ier, Gelasius Ier, Apulée, ou Fronton maître de Marc-Aurèle, Cyprien, Tertullien, Augustin et tant d’autres. L’auteur nous éclaire sur le vrai passé de l’Afrique du Nord ...(...). Docteur en sociologie, essayiste et romancier, Lucien Oulahbib est chargé de cours en sciences politiques à Paris X et à Lyon III. [Lucien Oulahbib]

Maroc, le premier ministre d’arabo-islamisme:
Abbas El Fassi

Mr Abbas El Fassi, Quelques jours avant sa nomination par le Roi du Maroc comme premier ministre, déclare dans une interview accordée au journal La Vie éco du 14/09/2007 au sujet des MRE (les marocains résidents à l’étranger) : « Les MRE, à mon avis, devraient dépendre du Premier ministre, car ils ont autant de problèmes transversaux dont l’enseignement de l’arabe, l ’accès aux imams pendant le Ramadan ..... ». Voila tous ce qui tourne dans la tete du 1er ministre,"l'arabisation et l'islamisation", Tamazight est son ennemi etrenel. ça commence déjà trés mal, Imazighen doivent passer au stade supérieur de la lutte.
[Bouwawal]

Le parti Baath marocain agonise:
Le parti Baath marocaine (USFP) -le plus hostile à l’amazighité- s’est brûlé aux élections législatives marocaines 2007, son chef avait annoncé que son parti aller surprendre les marocains aux élections alors qu’il s’est fait lui-même surpris. De leur part Imazighen ont appelé au boycotte des élections et cette fois ci le Maroc à enregistré son taux de participation le plus bas dans son histoire (37% selon les chiffres officiels) et le parti Baath s’est classé 5ème au lieu du 1er et dans la capitale Amazighe du Souss, Agadir, son score est divisé par 3. Apparemment Saddam, de sa tombe, appelle ses disciples à le rejoindre. A dieu. [Mohamed Elouazguiti]

Algérie: L'islamisme contre l'arabo-islamisme:
Trois quarts d’heure avant le passage du cortège présidentiel, un kamikaze s’est fait explosé sur l’itinéraire du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika en visite à Batna la capitale Amazighe des Aurès. Un kamikaze s’est fait exploser à l’approche du convoi présidentiel. L’attentat a fait 19 morts et plus de soixante blessés. La plupart des victimes sont venus attendre le président A. Bouteflika en visite dans la région. Selon des témoins sur place, un jeune homme d’une trentaine d’années au comportement suspect portant un sac plastique a été repéré par la foule. Alertés, les services de sécurité ont pris en chasse l’individu très nerveux, se sachant démasqué le kamikaze actionna la bombe dissimulé dans le sac. Le projet de Bouteflika de la réconciliation nationale a peut être foiré. Mais comme il est issue d’une idéologie qui ne reconnaît pas l’erreur il n’a qu’a continuer droit au mur. Bonne chance. [Bouwawal]

Maroc, l’arabo-islamisme version moyen orient non souhaité?:
C’est la première fois dans l’histoire du Maroc qu’un haut responsable de l’état marocain se détache clairement du moyen orient. Mr Fouad Ali Al Himma, (2eme homme fort du régime et ami du roi Mohamed VI) dans un débat télévisé à la chaine marocaine 2M hier le 10 septembre 2007 a exprimé clairement cette nouvelle attitude, qu’aucun chef de parti politique arabo-islamiste n’a pu exprimer. Pour nous Imazighen, c’est le début du retour à la raison. Mais espérons que l’acte rejoint la parole. Demain n’est pas loin, sachant que le ministère de l’intérieur a toujours fermé l’œil sur la vente à prix symbolique des livres du wahhabisme devant les mosquées. Mais entre nous le moyen orient n’utilise t-il pas les grands moyens? N’a-t-il pas recruté le ministre même des affaires religieuses marocaines comme directeur de l’institut saoudien au Maroc? Si raison, il y’a c’est pour sécuriser les réseaux de contamination par l’arabo-islamisme made in Middle-Est malgré les nouveaux freins. [Bouwawal]

Les partis politiques arabo-islamistes déracinés de la société marocaine:
Dans un débat télévisé le samedi 8 septembre à la chaîne de TV marocaine 2M sur la crise du taux de participation aux élections législatives 2007 le plus faible dans l’histoire du Maroc (37%), Le politologue marocain Mohamed Tozy a mis l’accent sur l’échec total des partis politiques marocains a ouvrir les vrais sujets comme celui de l’amazighité. On voit sur le terrain un mouvement associatif Amazigh fort qui est allé à faire même des plateformes idéologiques alors que les partis politiques sont absents. &n

Le premier ministre marocain préfère les funérailles d’une chanteuse que des dizaines d’Imazighen tués par la marginalisation:
Le premier ministre marocain Driss Jetou s’est déplacé lui-même aux funérailles de la chanteuse arabe marocaine Raja Belamlih qui a disparue le dimanche 2 aout 2007 après une année et demi de lutte contre le concert. Les deux chaines de télévision nationales se sont toutes focalisés sur l'événement. C’est un message par lequel le ministre veut montrer l’importance que donne son gouvernement à l’art en général et à la musique arabe en particulier. Mais, il y a quelques mois des dizaines d’enfants amazighs meurent chaque jour à Anefgou (région de Khenifra) par la misère et le froid dont son gouvernement est même responsable. Cette affaire avait coulée beaucoup d’ancre dans la presse marocaine et internationale et avait déclenchée des aides d’ONG internationales, et malgré tout notre ministre ne s’est pas donné la peine de visiter ces « citoyens » -excusez le terme-.

Ban Ki-Moon au Soudan pour accélérer le dossier du Darfour:
Le Secrétaire général de l’ONU s’est rend le lundi 03 sep 2007 à Khartoum, avant de poursuivre son voyage a Darfour . Il doit s’assurer que la Minuad, la force d’interposition mixte ONU-Union Africaine (UA), sera effectivement déployée dans la province du Darfour comme le prévoit la résolution 1769 adoptée le 31 juillet dernier par le Conseil de sécurité. Selon cette résolution, 26 000 hommes devraient être déployés d’ici la mi-2008 dans cette région dévastée par un conflit qui « fait honte à la communauté internationale depuis 4 ans », selon les termes de Ban Ki-Moon. Cette visite intervient sur fond de regain de violences au Darfour entre des forces arabes gouvernementales et pro-gouvernementales, d'un côté, et rebelles africains, de l'autre. Il faut rappeler ici qu’Omar Hassan el-Bechir, le président soudanais, avait juré et en publique (3 fois comme le veut la charia islamique) que le Soudan n’acceptera jamais des forces de l’ONU sur son sol, il n’a aujourd’hui qu’a jeuner 3 jours comme le veut sa religion. En fait c’est le 2eme Saddam, soutenu jusqu’au bout par la ligue arabe qui a fait son communiqué de soutien a leurs frères arabes au pouvoir à Khartoum sans dire un mot sur la tragédie du peuple africain de Darfour. A vrai dire, l’empire arabe commence a s’effondre devant les droits des peuples pris par l’idéologie arabo-islamiste. [Bouwawal]

L’instaurateur de la loi d’interdiction des prénoms Amazighs au Maroc est mort:
Driss Basri, ex-ministre de l’intérieur de Hassan II, est mort le mardi 28 août 2007 dans une clinique en France. Ooriginaire de Settat non loin de la capitale économique du royaume, est un grand hostile à l’amazighité. A son époque l’identité Amazighe du Maroc a été encore massacrée, nous rappelons ici deux événements majeurs : l’arrestation des militants Amazighs de l’association Tilelli en 1994 dans une manifestation pacifique du 1er mai et l’interdiction des prénoms Amazighs aux bureaux des états civils. Mr Basri a eut l’honneur de terminer avec le dernier droit humain qui restait aux Imazighen, c’est celui de donner un prénom Amazigh, à leurs progénitures. Ssi Dris –comme les marocains l’appellent- un des piliers fort de l’idéologie arabo-islamiste voyait les choses autrement : ils leur faut des prénoms arabes, exactement comme avait fait le leader de l’arabo-islamisme Saddam Hussein avec les kurdes en Iraq. Pour se faire, son ministère avait préparé une liste de prénoms arabes bien choisis pour les marocains –selon lui bien sûr- qu’il‘a présenté au parlement – qu’il a toujours confectionné- et cette loi a été votée par sa majorité parlementaire, tous les partis politiques arabo-islamistes sans exception et bien sur aussi ceux qui se présentent comme défenseur de l’amazighité. Toutefois il faut préciser qu’au Maroc la majorité c’est bien inferieur à 20% car le taux de présence au parlement ne dépasse jamais 20% si on exclut le 1er jour d’ouverture. Mais après l’époque Basri est venue l’époque du gouvernement du parti Baath marocain USFP n’a-t-il pas laissé cette loi d’interdiction des prénoms Amazighs à ce jour? Si une raison existe c’est que ce parti partage les mêmes principes avec Ssi Dris, d’ailleurs peut être c’est pourquoi le pouvoir a choisi de l’enterrer à Casablanca et non pas dans sa ville natale de Settat et exactement à coté de la tombe de Abderrahim Bouàbid fondateur du parti Baath marocain USFP. Que le dieu Akouche aie pitié du peuple Amazigh. [Bouwawal]

Chef du parti Baath marocain (USFP) retraité du parlement après avoir exercé 30 ans de député:
Mohamed El Yazghi, chef du parti Baath marocain (USFP) après avoir passé 30 années successive et sans arrêt de vie parlementaire a décidé de se mettre volontairement à la retraite et de ne plus exercer le «métier» de parlementaire -excuser le terme-, En effet cette attitude est la caractéristique principale de l’idéologie du parti Baath d’Iraq et de Syrie, leurs alliés marocains n’ont rien inventé de plus. La seule question qui se présente ici, est comment le régime, qu’a toujours qualifié El Yazghi de fraudeur des élections contre l’opposition -lui et son parti- a pu laisser un opposant, comme lui, régner député pendant 30 ans et ce n’est pas député d’un petit village de l’Atlas mais bien de la capitale Rabat?. Une chose est sûr : les deux (le régime et son opposition) se sont jamais mis en désaccord sur les points suivants : l’arabisation et l’islamisation du peuple marocain et son annexion à l’empire arabe, la violation des droits culturels et linguistiques Amazighs, il y avait uniquement le désaccord sur les postes ministériels dont ils n’ont commencé a en bénéficier qu’a partir de 1997.

Le président de la République Française M. Nicolas Sarkozy déclare son hostilité aux Imazighen:
A l´occasion de sa visite en Algérie, Le président de la république française Nicolas Sarkozy, dans un entretien accordé à des journaux algériens, a déclaré : "il est légitime que l’Algérie affirme son identité arabo-islamique et poursuive ses efforts en matière d’enseignement de la langue arabe. D’ailleurs, nous souhaitons nous-mêmes renforcer l’enseignement de l’arabe en France, qui correspond à une ancienne tradition mais aussi à de vrais besoins".!!! les deux idéologies colonialistes se réconcilient.

Maroc : Ben Barka était un agent de l'Est:
Avant d’être enlevé et de disparaître à Paris en 1965, l’opposant marocain a travaillé pour les services secrets tchécoslovaques. Le journaliste Petr Zidek de Lexpress raconte ce qu’il a découvert dans les archives secrètes conservées à Prague. Révélations sur une autre affaire Ben Barka. [LEXPRESS.fr]

Les msusulmans protestent officiellement contre l’anoblissement de Salman Rushdie par la régne britanique:
Samedi 16 juin 2007, la reine d’Angleterre a décidé de faire chevalier l’auteur des « Versets sataniques ». Automatiquement des manifestations de colère des msusulmans ont eu lieu à Lahore et Karachi contre l’anoblissement par la reine Elisabeth II de l’écrivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie. Lle ministère pakistanais des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur britannique à Islamabad pour lui remettre une protestation officielle contre "le manque total de sensibilité" de Londres dans cette affaire. Et le ministre pakistanais de Affaires religieuses, Ejaz ul-Haq, a estimé que « si quelqu’un faisait exploser une bombe sur son corps, il aurait raison de le faire ». Il faut rappeler que jugeant cet ouvrage "blasphématoire" pour l'islam et le prophète Mahomet, l'ancien guide suprême de la Révolution islamique iranienne, feu l'ayatollah Khomeini, avait lancé en février 1989 une "fatwa" condamnant à mort le romancier. Une « fatwa » qui avait obligé Salman Rushdie, aujourd’hui âgé de 60 ans, de vivre dans la clandestinité pendant des années. Mais la question quis se pose est pourquoi les musulmans révoltent contre les peintres et ecrivains alors qu'ils baissent les armes devant les religieux chrétiens arabes Egyptiens qui critiquent l’Islam et le mette en cause meme le coran chaque jour sur la chaîne TV chrétienne ALHAYATE. Et même les grands leaders comme AlQaradaoui et les Oulémas d’Al Azhar refusent à la fois le débat et la révolte !! [Bouwawal]

L'Arabie Saoudite ne veut plus les gens de son empire arabe.:
L'Arabie saoudite vient d'annoncer qu'elle interdit le visa pour les gens moins de 40 ans .Cette decision concerne 9 pays dont l'Egypt, la somalie,.....De ce fait le regime saoudien refuse de recevoir des gens aux qui il exporte depuis 14 siecles la religion, l'ideologie et la langue arabe!
[Aksil Amagous]

"Le siège de la présidence palestinienne est en train d'être dépecé":
"Le centre de Gaza est le théâtre d'une gigantesque opération de pillage", raconte Benjamin Barthe. Dans le bureau de Mahmoud Abbas, l'envoyé spécial du "Monde" à Gaza a croisé "un milicien barbu qui se pavanait dans le fauteuil du chef de l'Etat".(Source journal le monde d'aujourd'hui 15-06-2007) [Journal le monde]

Les arabo-baahtistes marocains provoquent Imazighen:
C'est le travail que les arabo-baathistes marocains ont fait dans une des universités marocaines pour provoquer le mouvement culturel Amazigh (MCA). Un drapeau Israélien et en face un drapeau Amazigh avec un signe égale entre les deux. Pour dire que les Amazighs constitue un ennemie au même rang que l’état d’Israël. Un « pense » panarabiste qui s’appelle Othmane Saadi a bien écrit le 11 Février 1996 dans le journal marocain « Anoual » de la section Baathe de Saddam Hussein "Apres la suppression du mot arabe "Ssalam" du salut, le berbérisme en Algérie est plus dangereux que les juifs, pour la langue arabe et l'Islam (voir plus en détail les propos de ce terroriste)". Mais dans tout cela, les Amazighs ont bien besoin d’une protection contre ces agresseurs ? [Bouwawal]

Libération provisoire des militants Amazighs du MCA d'Agadir:
Les étudiants universitaires Amazighs du MCA détenus à Agadir suite à l’accrochage avec la mouvance panarabiste, ont été provisoirement libéré le 07/06/2007 par les la cour d’Appel d’Agadir. Il faut rappeler que le tribunal de première instance à déjà jugés ces jeunes à environ 2 mois de prison ferme chacun. les autres militants de Meknes sont encore dans les prisons de Meknes. [Bouwawal]

Les Présidentielles Françaises dévoilent l’amazighophobie du gouvernement arabe au Maroc:
Vu le nombre important des marocains résidents en France, la société nationale de la radio et la télévision a envoyé des équipes de ses différents studios: arabe, français et espagnol –sauf le mini-studio amazigh- pour couvrir les présidentielles françaises 2007. Le gouvernement arabe au Maroc a-t-il peur d’entendre François Bayrou dire : »je soutien les Amazighs dans leur lutte car c’est un peuple sans état ». François Bayrou a bien résumé le drame des Amazighs dans leur propre terre. [Bouwawal]

Le Parti Démocratique Amazigh Marocain PDAM proteste devant l'ambassade de Libye à Rabat:

Plusieurs militants amazighs ont récemment organisé un sit-in devant l'ambassade de Libye à Rabat pour condamner les propos du Président libyen qui avait appelé à la répression du mouvement amazigh. Le chef du parti politique Mr Ahmed Adghirni à remis une lettre de protestation a l'ambassade libyen au Maroc.
Le massacre des Touareg continue

Une matinée du mois de mai 1991, des groupes de Touareg sont arrêtés puis exécutés publiquement sur ordre d'un responsable militaire à Tombouctou au Mali. Les familles des victimes sont retenues en otage par l'armée pendant plus d’une année entière. Ce massacre de Tombouctou fut l'un des événements meurtriers qui a le plus marqué les Touareg, alors que la résistance et la lutte pour obtenir la reconnaissance de leur dignité et de leurs droits remontaient déjà à plusieurs années.

Qui sont les Touareg?

Population d'environ un million de personnes, nomades ancestraux de l'Afrique Saharienne et du Sahel (en 1780, ils avaient notamment installé une capitale à Agadès dans le Niger actuel) et qui, depuis l'établissement de frontières entre plusieurs Etats, ont été en partie sédentarisés principalement au Niger et au Mali. Les Touareg sont les "Berbères du Sud", dont la langue est Tamacheq et l'écriture le Tifinagh.

Ils font partie intégrante de la grande famille Tamazight, "Berbères de l'Afrique", au même titre que ceux de Mauritanie, du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, de Libye…
Charles de Foucault, "l'ermite du Hoggar", qui a été leur ami pendant plus de dix ans, ainsi que bien d'autres personnes illustres qui les ont rencontrés, ont toujours rendu hommage à ces "Hommes Bleus" pour leur courage et la qualité sacrée de leur hospitalité.

En 1963, leur premier soulèvement contre le pouvoir central de Bamako est réprimé durement par le régime de Keita avec l'aide de celui de Ben Bella en Algérie. Les historiens confirment que cette répression a fait plusieurs milliers de morts dans l'indifférence la plus totale, y compris celle de la France, pourtant très au fait de la situation particulière des Touareg…. Et à ce jour, aucun responsable politique ou militaire n'a été condamné pour son implication dans ces massacres!

Depuis 1991, en l'absence de reconnaissance véritable de leur statut et de toute justice sociale pour eux, malgré plusieurs accords de paix signés entre les gouvernements du Niger et du Mali avec le front unifié des Touareg, les discriminations, révoltes et répression persistent (depuis cette date plus de 1 000 morts et 200 000 réfugiés). Aujourd'hui, les Etats-Unis d'Amérique se préoccupent du problème "Touareg", et renforcent leur présence militaire dans la région, annoncée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Depuis 1992, les USA collaborent, au travers d'accords de coopération, avec plusieurs pays du Maghreb et du Sahel, notamment le Niger et le Mali, où ils dispensent formation et assistance aux forces armées de ces pays. Trois cents Maliens ont déjà été formés à la lutte anti-terroriste.

Les Touareg seraient-ils la cible et ainsi les victimes de certains pays africains, en étant considérés comme terroristes, afin de les réduire ? Ou bien les importantes richesses pétrolières du Sahara seraient-elles le véritable enjeu?
Dans un document de septembre 2007, le Congrès Mondial Amazigh "les Berbères" relève : "L'action militaire de ces dernières semaines qui comprend l'implantation de mines aux alentours de la ville d'Ifreouane, aura des conséquences terribles pour la population civile du Nord du Niger, mettant en danger la vie des femmes, des enfants et des personnes âgées. Déjà, plusieurs efforts humanitaires internationaux sont en cours, tels que celui de la fondation "France Liberté" de Danielle Mitterrand".

Ce dernier soulèvement des Touareg au Nord du Niger, qui ne veulent que la paix et la justice sociale, l'arrêt de toutes discriminations et la reconnaissance de leur statut spécifique, n'est que la conséquence du non-respect par les gouvernements en place des accords déjà signés précédemment. Les Touareg, ces Imazighens "berbères" veulent garder leurs racines, leur histoire, leur passé illustre et leur culture pour les transmettre à leurs enfants et construire leur avenir eux-mêmes…
C'est maintenant, comme cela l'est aujourd'hui pour les populations du Darfour, de la responsabilité des Nations Unies et de tous les êtres humains, d'aider à la sauvegarde des Touareg, à la reconnaissance de leur culture et de leur pleine citoyenneté à laquelle ils ont droit dans les pays où ils résident.

Source :
Date : 2007-09-28
vendredi 28 septembre 2007
Mise au point

Tamgak, le 29 septembre 2007

Tout homme de bonne foi aura constaté la promptitude et la dextérité avec laquelle Tandja, son gouvernement, l’oligarchie politico-affairiste et tous les suivistes des prédateurs des biens du Peuple nigérien, tous ces prestidigitateurs de la trame de Ben Omar, s’évertuent à créer la confusion quant aux nobles objectifs de notre lutte : c’est encore à ce jeu d’équilibrisme qui ne trompe plus personne que s’adonneront, le lundi 1er octobre 2007 de à 10 à 12 heures, devant l’Union Internationale des journalistes Africains (UIJA), ceux pour qui le ridicule ne signifie rien !

C’est ainsi que, les prétendus «Ministre de la Communication de la République du Niger», «Ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs de la République du Niger», l‘«Ambassadeur représentant permanent de la République du Niger auprès de l’UNESCO» et l‘«Ambassadeur de la République du Niger en France», respectivement M. Mohamed BEN OMAR, M. Oumarou HADARY, M. Inoussa OUSSEINI, M. Adamou SEYDOU s’évertueront, sans le moindre scrupule, à Paris, au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère, à tourner le dos au Peuple Nigérien tout entier pour défendre les prébendiers au pouvoir dans notre pays dans une soi-disant «analyse des autorités nigériennes de la situation au Nord-Niger».

Il est évident qu’il faudrait être sans conscience et insensible aux malheurs des populations nigériennes, donc auteur au même titre que Tandja, des crimes perpétrés dans notre pays pour avoir le courage de la bassesse de vouloir convaincre une presse avertie de la malgouvernance que subit un pays qui ne la mérite pas : qui oserait regarder, sans sourciller, un journaliste conscient de la réalité et des malheurs que subissent quotidiennement, depuis plus de 40 ans, nos concitoyens et vouloir faire de lui un complice de ses crimes si ce n’est un homme dépourvu de toute hauteur patriotique ?
Comment un homme coupable de complicité ou mieux, instigateur, du bâillonnement de la Presse et de la séquestration des journalistes dès qu’ils sont à sa portée oserait-il soutenir le regard de ceux-ci et aller jusqu’à chercher à faire d’eux les vecteurs de la destruction des idéaux pour un monde meilleur pour lesquels ils s’engagent, si ce n’est que cet homme est le monstre de la pire espèce qui n’a pas sa place parmi les dirigeants de ce siècle !

Nul ne saurait, quelle que soit son machiavélisme, tromper ni le Peuple nigérien ni l’opinion internationale dans la situation actuelle que traverse notre pays.
En effet le monde entier a relevé les manœuvres mesquines quant à toutes les tentatives de ces individus (ces pieuvres, ces sangsues auteurs de l’asphyxie du Niger depuis les indépendances) qui essaient, par tous les moyens, de pervertir l’essence de notre soulèvement populaire par toutes sortes de perfidie visant à faire croire aux nigériens et aux peuples épris de Justice et de bonne gouvernance que notre objectif vise à nous placer comme l’interlocuteur des amis et partenaires de notre pays dans leurs relations avec le Niger, notamment dans le domaine des ressources minières.

Nous rappelons ici, que ceci n’est pas notre objectif.
Notre lutte est d’ordre strictement interne : ce sont les aspirations du Peuple face à la malgouvernance nationale.

De ce fait, notre ennemi n'est ni l'Etat ni une quelconque composante ethnique du Peuple Nigérien. C'est plutôt le système de gouvernance au Niger et tous les politiciens prébendiers et prédateurs des biens de la nation ; ceux qui gouvernent le pays en martyrisant l'ensemble des citoyens.

Le but principal de notre mouvement est de rétablir un système équitable au Niger : il ne s'agit pas de nous poser en négociateur des prix des ressources nigériennes face aux partenaires du Niger mais d’amener à assurer une gestion saine de la partie qui revient à la nation. Il s’agit notamment d'une rétribution correcte des régions desquelles sont extraites les ressources du sous-sol nigérien (il s'agit de l'Ouest, c'est-à-dire Tillabery avec l'or, comme de l'Est, avec le pétrole, ainsi que du Nord avec l'uranium) mais aussi d’une redistribution juste à l'ensemble de toutes les autres régions du pays, de la partie de ces ressources qui va au niveau central.

Notre devoir est également d'établir tout nigérien dans toute sa dignité et ses droits élémentaires, inaliénables, partout où il se trouve dans notre pays : le nigérien doit manger à sa faim, boire à sa soif, être soigné quand il est malade, être traité correctement par toute autorité censée le servir sans qu'il soit (comme c'est le cas depuis toujours dans notre pays) obligé de corrompre, corrompre et toujours corrompre pour chaque acte (même le plus élémentaire de ses droits), qu'il entreprend ; avoir à sa disposition un système judiciaire équitable et non un système judiciaire de l’espèce de celui actuellement en cours, celui-là qui ne sert que les riches et les trafiquants de drogue et d'influence de tout genre qui spolient la nation nigérienne de ses ressources et de tous ses biens.

C’est cette lutte dont rien ne saura nous détourner que nous menons au MNJ.

Le Mouvement.

vendredi 28 septembre 2007

Flash sur le nouveau premier ministre Modibo Sidibé

Nouveau Premier ministre
Qui est Modibo Sidibé ?
malikounda
Malikounda
2007-09-28, 17:27:14 GMT




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Modibé Sidibé vient d'être nommé premier ministre
ADAMA SANGARE, MAIRE DE BAMAKO


Après la démission d’Ousmane Issoufi Maiga, le Président de la République, Amadou Toumani Touré vient de nommer par décret présidentiel le secrétaire général de la présidence et Inspecteur général de police, Modibo Sidibé, en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga qui avait présenté jeudi sa démission. La nomination au poste de Premier ministre de ce juriste de 55 ans, un proche du président Amadou Toumani Touré, intervient deux mois après des élections législatives largement remportées par la mouvance présidentielle.

Directeur de cabinet du président Amadou Toumani Touré, sous la Transition (mars 1991 - juin 1992) il entrera au premier gouvernement du président Alpha Oumar Konaré comme ministre de la Santé et des Affaires sociales. Puis il deviendra ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale jusqu'au terme du second quinquennat du président Konaré. Au retour d’ATT au pouvoir en juin 2002, le voici promu Ministre Secrétaire général de la présidence de la République , poste qu'il aura occupé jusqu'à sa nomination comme Premier ministre. L’homme est censé bien connaître les grands dossiers de la nation pour avoir occupé les grands postes de la République. Le nouveau PM se distingue par sa discrétion, son sérieux dans le travail. C’est ce qui lui a permis sans doute de se maintenir pendant tout ce temps en qualité de secrétaire général de la présidence de la République. Le fait qu’il soit réservé est compréhensible, puisqu’il est policier de son état et n’a auparavant pas été versé dans la vie politique.

Aussi, on ne peut parler de ses démêlées avec des acteurs politiques, toute chose qui révèle une importance capitale, puisqu’on ne peut établir des liens apparent entre lui et un quelconque parti politique.

Il devra mettre dans les tous prochains jours un nouveau gouvernement.
Mali: le secrétaire général de la présidence nommé Premier ministre

© AFP
Le Premier ministre malien Modibo Sidibé à la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu en 1999, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères
© AFP/Archives Matt Campbell
BAMAKO (AFP) - vendredi 28 septembre 2007 - 18h30 - Le secrétaire général de la présidence malienne Modibo Sidibé a été nommé vendredi Premier ministre par le chef de l'état malien Amadou Toumani Touré, en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga qui avait présenté jeudi sa démission, indique la présidence.

"Vu la Constitution malienne, le président de la République a nommé Modibo Sidibé Premier ministre", précise un bref communiqué de la présidence.

La nomination au poste de Premier ministre de ce juriste de 55 ans, un proche du président Amadou Toumani Touré, intervient deux mois après des élections législatives largement remportées par la mouvance présidentielle.
RPM souhaite une «saine» information

Le groupe parlementaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Kéita, a demandé une "saine" information des élus nationaux sur les dimensions et les difficultés rencontrées dans la gestion du conflit qui secoue le Nord du Mali, ainsi qu’une information accrue de la communauté internationale sur les pratiques inhumaines commises par les rebelles armés.

Dans une déclaration publiée à l’occasion de la rentrée de la 4ème législature (2007-2012), le RPM invite à une union de tout le pays autour de l’armée nationale et à la recherche d’un large consensus national sur la question du Nord impliquant toutes les sensibilités du pays.

Au sujet de l’école malienne, le RPM estime que sa gestion nécessite un débat de fond et qu’elle doit faire l’objet d’une vigoureuse prise en main nécessitant l’application de mesures douloureuses par des cadres patriotes et expérimentés.

"Il serait souhaitable que le nouveau gouvernement soumette à l’Assemblée nationale des mesures concrètes permettant de sortir très rapidement l’école de sa léthargie", conclut la déclaration.

APP Bamako - 26/09/2007
Birmanie : La police menace de tirer à vue à Rangoun par Aung Hla Tun

RANGOUN (Reuters) - Après avoir dispersé une nouvelle manifestation d’un millier d’opposants près de la pagode de Sule, dans le centre de Rangoun, soldats et policiers birmans ont sillonné les rues pour ordonner par haut-parleurs aux manifestants de rentrer chez eux, menaçant sinon de tirer à vue. Des témoins ont rapporté que la foule, à qui les militaires avaient laissé dix minutes pour obtempérer, s’était dispersée à la suite de ces menaces, face à des policiers qui faisaient un bruit assourdissant en frappant leurs boucliers de leurs matraques pour impressionner leurs adversaires.

Des coups de feu ont ensuite été entendus près de la gare centrale. Les forces de l’ordre avaient auparavant chargé les manifestants qui scandaient des slogans contre le pouvoir militaire et leur lançaient des pierres et des bouteilles non loin de la pagode de Sule, devant laquelle s’achevaient les manifestations de ces derniers jours. Des coups de feu ont retenti et un manifestant s’est effondré, ont rapporté des témoins. On ignore si l’homme a été atteint par une balle ou par une grenade fumigène et quelle est la gravité de ses blessures. Les affrontements ont commencé quand trois camions remplis de soldats ont remonté la route qui conduit à la pagode, où la foule manifestait de nouveau malgré les mises en garde de la junte. Les manifestants ont laissé passer les véhicules, sur lesquels ils ont lancé ensuite tout ce qu’ils avaient sous la main. Les soldats ont riposté en tirant des fumigènes, puis des coups de feu ont éclaté et les manifestants ont fui dans plusieurs directions.

RAIDS ET ARRESTATIONS DANS DES MONASTÈRES

Un groupe d’environ 200 opposants s’est retiré deux cents mètres en arrière et s’est remis à scander des slogans contre le régime, exigeant la fin des arrestations de bonzes et la libération des détenus politiques. Ils ont également dénoncé la vie chère. La pagode de Sule est interdite d’accès par la police, qui a dressé des barrages à plusieurs carrefours de la ville. Mercredi, les affrontements ont fait cinq morts parmi les manifestants, selon l’opposition, un seul, selon les autorités. Aux premières heures de jeudi, les forces de sécurité birmanes ont lancé des opérations à l’intérieur d’au moins quatre monastères du Myanmar et arrêté par centaines des bonzes impliqués dans les manifestations contre la dictature militaire.

Au moins 200 moines bouddhistes, accusés de coordonner les manifestations, ont été arrêtés lors de coups de filet menés par des militaires dans deux monastères de Rangoun. Dans le nord-est du pays, l’armée a lancé des raids contre au moins deux autres monastères. Autour de 500 moines ont été arrêtés au monastère de Mogaung et 150 autres au monastère de Ngwe Kyaryan, selon des témoins. La junte birmane a accusé jeudi les médias étrangers de diffuser des mensonges dans le but d’attiser les tensions. "Certains médias occidentaux et anti-gouvernementaux diffusent des informations dénaturées pour provoquer de nouvelles manifestations", écrit dans son éditorial le quotidien officiel "Nouvelle Lumière du Myanmar".

PÉKIN APPELLE TOUTES LES PARTIES À LA RETENUE

"Maintenant, la majorité des gens qui veulent mener une vie tranquille et sont favorables à une transition pacifique vers la démocratie souffrent de plus en plus des conséquences néfastes de ces manifestations", ajoute-t-il. Sur le plan diplomatique, la Chine a appelé à la retenue toutes les parties. "En tant que pays voisin, la Chine est extrêmement préoccupée par la situation au Myanmar", a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, lors d’une conférence de presse. "Nous espérons que toutes les parties feront preuve de retenue et apporteront les réponses appropriées aux problèmes qui se posent, afin que ces problèmes ne s’aggravent et ne s’étendent pas, afin qu’ils n’affectent pas la stabilité du Myanmar et encore moins la paix et la stabilité régionales", a-t-elle ajouté.

A Tokyo, l’ambassadeur du Myanmar va être convoqué au ministère japonais des Affaires étrangères où une protestation officielle lui sera remise après les raids des forces de sécurité birmanes dans les monastères, a-t-on appris de source gouvernementale. La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a parlé mercredi d’une "tragédie" birmane et a exhorté les généraux à permettre qu’un émissaire de l’Onu se rende à Rangoun et rencontre Aung San Suu Kyi, chef de file de l’opposition, qui est en détention. Le Conseil de sécurité des Nations unies a aussi pressé mercredi soir la junte d’autoriser la visite d’un émissaire, mais la Chine, qui dispose d’un droit de veto, a rejeté d’entrée de jeu l’idée de sanctions ou d’une condamnation du recours à la force par la junte face aux manifestants.

Les 15 membres du Conseil, par conséquent, n’ont pas publié de communiqué officiel de condamnation de la répression, comme l’ont fait individuellement les Etats-Unis et les Européens. Les Etats-Unis et l’Union européenne avaient demandé au Conseil de sécurité d’envisager des sanctions contre la dictature et exigé que la junte engage le dialogue avec Aung San Suu Kyi et les minorités ethniques du pays. mois-ci. Les membres du Conseil "ont salué la décision du secrétaire général de dépêcher d’urgence son émissaire spécial dans la région et soulignent l’importance de voir M. Ibrahim Gambari reçu dès que possible par les autorités du Myanmar", a ajouté l’ambassadeur de France.

Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a déclaré qu’Ibrahim Gambari, sous-secrétaire général et émissaire spécial pour le Myanmar, partirait sans attendre pour la région et attendrait que la junte lui permette d’entrer dans le pays.

27 septembre 2007
USA : Le Pentagone réclame 190 milliards de dollars pour la guerre en Irak et en Afghanistan

Le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, a demandé, mercredi 26 septembre, au Congrès près de 190 milliards de dollars (134,32 milliards d’euros) pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008, soit 42 milliards (29,7 milliards d’euros) de plus que prévu. M. Gates sollicitait mercredi cette rallonge devant la commission des finances du Sénat, dans un contexte de regain de violences en Irak qui a fait plus de 70 morts en trois jours, dont au moins 36 au cours de la seule journée de mercredi.

S’il était accepté, ce budget pour l’année fiscale 2008 (qui commence en octobre) serait le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans à la "guerre contre le terrorisme". L’estimation budgétaire initiale de l’administration Bush s’élevait en février à 141,7 milliards de dollars (100,2 milliards d’euros), auxquels s’est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards de dollars (3,75 milliards d’euros), pour des véhicules blindés résistant aux mines (MRAP, Mine Resistant Ambush Protected), a rappelé M. Gates.

"Je sais que l’Irak et les autres choix difficiles auxquels l’Amérique est confrontée continueront d’être une source de frictions au sein du Congrès, entre le Congrès et le président", et, plus largement, l’objet "d’un débat dans l’opinion", explique M. Gates. Mais, a ajouté le secrétaire à la défense, chacun reconnaît "l’honneur, le courage et le grand sens du devoir dont nos forces" ont fait preuve "depuis le 11 septembre" 2001.

42 MILLIARDS DE DOLLARS SUPPLÉMENTAIRES

Ce budget, rallongé de 42 milliards de dollars, doit financer les renforts envoyés en Irak en début d’année et permettre l’achat d’armements plus performants pour protéger les troupes. "Onze milliards de dollars seront consacrés à l’achat de 7 000 nouveaux MRAP, en sus des 8 000 déjà demandés", a souligné le secrétaire à la défense. Neuf milliards seront investis dans les équipements et la technologie nécessaires aux futures opérations de combat, six milliards seront consacrés à l’entraînement et l’équipement des troupes, un milliard servira à améliorer les installations américaines dans la région, et un milliard à entraîner les forces de sécurité irakiennes.

Le président démocrate de la commission sénatoriale des finances, Robert Byrd, a vertement critiqué cette demande de rallonge. "Si le Congrès approuvait la demande de budget révisé du président, le financement total de la guerre en Irak dépasserait les 600 milliards - 600 milliards [424,2 milliards d’euros] !", s’est-il indigné. Quelque 165 000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak, soit environ vingt brigades. Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a récemment annoncé son intention de réduire le nombre des troupes à 130 000 d’ici à juillet 2008, soit quinze brigades. Le financement des guerres en Afghanistan et en Irak est séparé du budget régulier de la défense américaine, pour lequel l’administration Bush a demandé au Congrès 481,4 milliards de dollars au titre de 2008.
Iran : Echange virulent entre Rice et Lavrov sur l’Iran

NEW YORK (Reuters) - La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont eu un échange de mots virulent à propos de sanctions contre l’Iran lors d’une réunion du G8, rapportent des participants. "Il y a eu un échange très direct entre Sergueï et Condi", a déclaré un responsable européen présent lors de ce déjeuner des ministres des Affaires étrangères du Groupe des Huit. Washington et Paris poussent en faveur d’un renforcement des sanctions contre Téhéran qui refuse de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium, que l’Occident soupçonne de pouvoir servir à des fins militaires.

Moscou s’oppose à de nouvelles sanctions, en faisant valoir que l’Iran coopère avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Lavrov, indiquent les participants, s’est montré particulièrement cinglant sur l’éventualité de sanctions occidentales hors du cadre des Nations unies en cas de blocage au Conseil de sécurité.

A la question de savoir si la réunion avait permis des progrès sur le dossier iranien, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s’est esclaffé: "Je ne dirais pas exactement ça, non." Le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Mark Malloch-Brown, en charge de l’Afrique, de l’Asie et des Nations unies, a évoqué un ton "assez dur".
Soudan : Le Darfour et le droit d’ingérence

Le Conseil de sécurité a donné, mardi, à l’unanimité de ses 15 membres, son feu vert au déploiement de soldats de l’Union européenne au Tchad et en Centrafrique pour protéger les populations touchées dans ces pays par le conflit du Darfour. Une crise qualifiée cette semaine encore de « génocide », à la tribune des Nations unies, par le président américain George W. Bush, qui a appelé le gouvernement et les rebelles soudanais à un cessez-le-feu. Cette décision s’inscrit dans le droit-fil des mesures prises depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour bannir et sanctionner toute forme de génocide et de crime contre l’humanité.

Plus de dix ans après les massacres du Rwanda, cette région de l’ouest du Soudan est devenue un véritable test pour les Etats-Unis et les autres grandes puissances de ce qui s’impose de plus en plus comme un droit d’ingérence humanitaire. Mais cette volonté unanime d’agir cache mal cependant les rivalités, notamment entre les Etats-Unis et la Chine, en Afrique de l’Est.

Sur le fond, les causes du conflit au Darfour sont pourtant directement liées à une lutte clanique et tribale dépassant les frontières du Soudan et touchant le Tchad et le Centrafrique. L’intervention du gouvernement soudanais est cependant capitale. Khartoum a ainsi mené une offensive militaire contre la rébellion lancée par l’Armée de libération du Soudan (ALS) et appuyée ensuite par le Mouvement Justice et Egalité (MJE). Une offensive qui s’est traduite également par une « guerre par procuration ».

Les milices arabes, connues sous le nom de « Janjawid » (hommes armés à cheval), ont eu tout loisir de s’attaquer librement aux villages en y commettant des atrocités contre les populations civiles, parfois avec le soutien de l’armée soudanaise. Pour sa part, le Tchad a dû faire face à un afflux de quelque 236.000 réfugiés soudanais, s’ajoutant aux 173.000 déplacés en raison du conflit. Le Centrafrique est dans une situation similaire, avec plus de 10.000 réfugiés et 200.000 déplacés. La perméabilité de la frontière entre le Soudan et le Tchad, conséquence d’un découpage datant d’une mission franco-britannique en 1924, a permis une « contamination » de la crise dans ce pays à travers des milices claniques mettant en péril le régime du président tchadien Idriss Deby.

Mais au-delà de la région, la façon dont la crise sera résolue pèsera lourdement pour juger de la véritable réforme de l’ONU, de la capacité de son nouveau secrétaire général Ban Ki-moon et de ses objectifs en matière de maintien de la paix dans le monde. Paradoxe du nouveau siècle : autant les Etats-Unis, considérés comme les libérateurs de l’Europe du joug nazi, sont en train d’échouer dans leurs efforts de reconstruction en Afghanistan et en Irak, autant les Nations unies ont remporté quelques succès récents dans leur tentative de stabilisation de plusieurs pays, comme le note dans une récente étude la firme américaine Rand. Actuellement, plus de 100.000 Casques bleus sont déployés dans le monde. Seule l’armée américaine, avec quelque 170.000 militaires sur des théâtres d’opération extérieure, essentiellement en Irak, dépasse ce chiffre.

L’implication pour le Darfour des grandes puissances et des Nations unies, qui devraient également mettre en place à l’intérieur du Darfour avec l’Union africaine une force « hybride » de maintien de la paix, entraîne une autre conséquence immédiate. Si ce conflit devait perdurer à l’ouest, le très fragile accord sur l’autonomie du Sud-Soudan intervenu entre le gouvernement de Khartoum et l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) au terme d’une guerre civile qui, selon les estimations, aurait fait 2 millions de morts depuis l’indépendance du Soudan en 1956, serait vraisemblablement remis en cause.

Mais il n’y a pas que des raisons humanitaires qui poussent les grandes puissances à s’impliquer. Le Soudan fait aujourd’hui partie du nouveau « grand jeu » mondial à côté du Moyen-Orient : celui de la lutte pour l’accès aux réserves énergétiques. Cette fois-ci, la crise fait directement entrer en scène la Chine. Celle-ci achète environ 80 % de la production pétrolière soudanaise, représentant près de 7 % de ses importations de brut.

D’après une étude réalisée par David Mascré, de l’université Paris-V, et publiée récemment par l’Institut Thomas-More, sur les quinze plus importantes sociétés étrangères présentes au Soudan, treize sont chinoises, et la seule China National Petroleum aurait investi quelque 3 milliards de dollars dans le plus important projet à l’étranger de la République populaire pour le développement du champ pétrolier de Muglad et d’un oléoduc long de 1.500 kilomètres. Cette présence chinoise est d’autant mieux accueillie par le régime d’Omar al-Bashir que l’aide de Pékin ne comporte pas des conditions similaires à celles des organisations internationales. Cette avancée chinoise a été facilitée par le fait que Khartoum est soumis à un dur régime de sanctions depuis une dizaine d’années de la part des Etats-Unis. Des sanctions qui ont d’ailleurs contraint les grandes compagnies américaines et européennes à quitter le pays.

Jusqu’au printemps dernier, la Chine a fait de la résistance au Conseil de sécurité des Nations unies face aux pressions américaines, britanniques et françaises pour forcer Khartoum à accepter le déploiement d’une force des Nations unies en soutien de l’actuelle opération de maintien de la paix de l’Union africaine, comme le prévoyait l’accord de mai 2006 conclu par Khartoum et l’un des groupes en rébellion du Darfour. Mais la nomination d’un émissaire chinois pour le Soudan, Zhai Jun, a marqué au printemps dernier un tournant. Ce tournant s’est même concrétisé par la participation de la Chine à côté des Etats-Unis à la conférence organisée par Paris sur le Darfour.

Car au-delà des couloirs du palais de verre de l’ONU à New York, une autre partie se joue pour la Chine : l’organisation des jeux Olympiques de Pékin en 2008. Sans aucun doute, la campagne initiée par l’actrice américaine Mia Farrow - « Les JO du Génocide » - et relayée par des ONG, a contribué à obliger Pékin à agir auprès de son allié. Ces pressions ont eu un premier effet : celle de préparer le déploiement de près de 17.000 Casques bleus pour renforcer les troupes africaines, mal équipées, et celle d’ouvrir la petite porte à une reprise des pourparlers entre Khartoum et les groupes rebelles du Darfour non signataires de l’accord de 2006.

Mais une nouvelle fois, la lenteur de la réaction internationale face au conflit du Darfour a laissé s’accomplir de nouveaux crimes contre l’humanité. La question est toujours de savoir quand le « plus jamais cela » de l’après-guerre mondiale sera réellement appliqué. Au Darfour, il s’agit depuis 2003 de plus de 200.000 morts et de plus de 2 millions de déplacés. Et dans le monde depuis cinquante ans, les atrocités contre les peuples - génocide et nettoyage ethnique - ont coûté la vie à plus de 20 millions de personnes. Triste bilan.
Nord Mali: Notre armée peut- elle faire face à cette rébellion?

Le septentrion malien vit dans une insécurité presque totale depuis le lendemain de la cérémonie de la flamme de la paix qui avait eu lieu en mars 1996 à Tombouctou. D’année en année, les attaques se multiplient souvent avec mort d’hommes. Le phénomène a pris de l’ampleur depuis l’attaque de nos bases militaires à Kidal et à Ménaka par la bande armée de Fagaga, Ag Bibi,Iyad et Bahanga. Cette attaque avait défrayé la chronique. Les autorités maliennes ont préféré une sortie de crise par la signature d’un accord en Alger le 4 juillet 2006 entre elles et l’Alliance du 23 mai sous l’égide des autorités algériennes.

De nombreuses voix (hommes politiques, intellectuels, militaires et même les analphabètes) ont vivement condamné ledit accord. De contenu presque vide, selon les mauvaises langues.

Quelques mois après la signature de l’accord d’Alger, les rebelles ont commencé à dénoncer sur les antennes des radios étrangères le non respect des clauses de l’accord.

Pour se faire attendre, les rebelles en complicité avec des mercenaires et surtout soutenus par des groupes extrémistes frappent fort en assiégeant Tinzawatène. Ils se sont dotés des armes sophistiqués et d’une nouvelle stratégie " les mines anti-personnel pour mener à bien leur combat contre l’Etat malien. Ils sont prêts à tout et ne respectent aucune loi.

Ces attaques ont occasionné la mort de nos militaires et la prise en otage de plusieurs d’entre eux. Certains sont libérés avec des blessures graves dont nous ignorons la nature. La situation est grave que l’on ne puisse l’imaginer. Les autorités ne veulent pas du tout riposter pour des raisons obscures.

La raison de leurs attaques est connue. Ils veulent tout simplement mettre en place une autre République dénommée" la République de l’Azawade". Notre armée est-t-elle capable de faire face à la rébellion au Nord? Avons -nous des armes pour faire face à la bande de Bahanga? A quoi a servi l’unité spéciale Méhariste ?

Cette rébellion est différente de cette des années 90, car c’est nos bases militaires qui sont attaquées. L’Etat a le devoir de sauvegarder l’intégrité territoriale. Plus 200 milliards ont été mobilisés par l’Union Européenne pour l’instauration de la paix dans le nord Mali.

Moustapha GUITTEYE

24 septembre 2007.
Nord Mali: Les nouvelles exigences des bandits

Les bandits, qui se sont révélés à la face du monde par la prise des otages et la pose des mines anti- personnel au nord de notre pays, commencent à lâcher du lest. Et cela depuis que les médiations ont commencé sous l’égide de l’Algérie et des notables et élus de la région de Kidal. Les terroristes, dirigés par Bahanga et Fagaga, exigeraient, pour la libération des autres otages et la reconnaissance de leur mouvement dont le nom reste encore secret, la création de la commune de Almoussarat, la nomination de trois officiers supérieurs à des postes de commandement dans les régions nord, la relève du gouverneur de Kidal, deux postes ministériels.

Pour Bahanga et consorts, la libération de 7 otages dont 2 militaires le vendredi dernier n’est qu’un clin d’œil en un mot un signe de respect à l’ endroit des notables de Kidal et de l’Algérie dont ils réclament ardemment sa médiation.

Pour l’instant, les rebelles observent leur trêve qu’ils comptent respecter jusqu’à la fin du mois de ramadan. Et d’ici là, ils souhaitent avoir une réponse satisfaisante à leurs exigences. Sinon les actions de prise d’otages et de pose de mine vont se poursuivre.

Selon nos sources, la nouvelle commune qui portera le nom de Almoussarat est une doléance de Bahanga. C’est dans cet esprit qu’il a attaqué le poste militaire de Tinzawatène le 11 mai dernier. Mais mal lui en a pris. Il n’a pas pu prendre le poste d’où son repli en Algérie. Et dès lors, l’annonce de la création de la commune dont il se proposait d’être le maire était mise en veilleuse.

Mais avec les attaques du 26 et 27 août dernier par son groupe dont ils ont enlevé des militaires et des civils, le dossier de la commune refait surface. Cette commune, dont nous ignorons les limites territoriales, est, selon beaucoup de gens que nous nous avons interrogés, une région frontalière avec l’Algérie, zone par excellence de trafic d’armes, de drogue et des produits de première nécessité en provenance du pays de Boutéflika.

La deuxième exigence des bandits serait la nomination de trois officiers supérieurs à des postes de commandement dans les régions nord. Cette nouvelle aurait été reçue comme un coup de massue. Selon nos sources, les noms des trois officiers seraient cités dans un rapport qui a atterri sur la table d’un de nos généraux ministre.

Dans le milieu militaire, on s’étonne du choix des trois officiers. Pour certains, ils seraient liés au réseau de trafic au nord. Pour d’autres, les bandits veulent créer la zizanie dans les rangs de l’armée qui a plus que besoin de cohésion pour débarrasser notre territoire de terroristes.

Avec l’imminence du remaniement ministériel, ils demandent deux postes dans le nouveau gouvernement. La relève du gouverneur de Kidal est une vieille exigence. Elle date du 23 mai 2006. Cette année, les mêmes individus avaient participé au sac des camps de Kidal et de Ménaka. Et ils avaient posé comme une des conditions au retour de la paix dans la région la nomination d’un nouveau gouverneur.

Malheureusement pour eux, ils n’ont pas eu gain de cause. Entre temps un accord est signé à Alger entre le gouvernement du Mali et les insurgés regroupés au sein de l’Alliance démocratique pour le changement. L’accord prenait tout en compte. Sauf les problèmes d’intérêt personnel. Ce qui fera dire à un observateur que le problème est loin d’être réglé. On peut dire que ces exigences sont de nature à ne pas calmer la situation.

Yoro SOW

24 septembre 2007.
Assarid Ag Imbarcawane se prononce sur la république de tumoujgha : «Une République ne se décrète pas sur Internet»

Depuis la proclamation de la République Touareg, dénommée Tumujgha, le 20 septembre, par des bandits armés du Niger et du Mali, les Touaregs du Mali se sont démarqués de cette aberration. Après, Nock Ag Athia, chef de fraction de Tienkour, député à l’Assemblée nationale, élu à Diré, c’est au tour du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Assarid Ag Imbarcawane de dénoncer, en termes sans équivoque, la soit disant république de Tumujgha dont la création a été annoncée le 20 septembre dernier sur internet.

«Les auteurs de cette république bidon ne peuvent engager aucun Touareg. C’est un tract qu’ils ont publié sur internet. Ceux qui l’ont fait ne sont pas courageux. Une République ne se décrète pas sur Internet. Les Touaregs du Mali ne peuvent pas adhérer à une autre république différente du Mali. Ils sont membres à part entière de la nation malienne», a déclaré l’élu de Gao, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.

«Pour créer une république au nom des Touaregs, le minimum de sérieux voudrait qu’on consulte les communautés des différentes zones géographiques. Les Touaregs ne sont pas les seuls à habiter les zones concernées. Ils sont à Tombouctou, Gao, Douentza. C’est illogique de vouloir créer une république au nom des Touaregs. Les initiateurs de cette fantomatique république n’ont pas eu le courage de citer le Hogar, le sud algérien où habitent les Touaregs. Nous nous battrons de toutes nos forces pour faire échec aux ennemis du Mali, aux ennemis de la communauté Touareg, à tous ceux qui, par une manière ou une autre, tente de discréditer les Touaregs et de les mettre en mal avec les autres communautés avec lesquelles, ils vivent paisiblement depuis des siècles», a laissé entendre Assarid Ag Imbarcawane.

Assarid Ag Imbarcawane estime que la proclamation de la république de Tumujgha «est une diversion et ne doit pas être prise en considération, a fortiori engager quelque Touareg que ce soit. Historiquement et géographiquement, la création d’une telle république est impossIble. A la lecture du document faisant étant de Tumujgha, je me suis rendu compte que les rédacteurs ne connaissent pas là où habitent les Touaregs. Je trouve que c’est un non-événement. C’est pourquoi, je souhaite que la presse et l’opinion publique n’accordent aucun crédit à cette république fantaisiste. Nous n’accepterons aucune velléité de partition de notre cher pays. Nos pères et grands pères avaient refusé l’OCRS. Ils sont restés Maliens jusqu’à leur mort. Nous également, nous sommes Maliens, nous le resterons éternellement».

Par ailleurs, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale soutient que le Mali est une véritable démocratie où tout le monde peut s’exprimer librement, compétir aux différents scrutins sans entraves. «Les armes ne régleront absolument rien. Il faut se mettre dans le cadre des institutions de la République et se battre démocratiquement pour s’imposer et s’affirmer. Il n’y a aucun sujet tabou. Les minorités ont leur place au Mali et sont bien respectées. Mais, il faut de la valeur intrinsèque pour que les uns et les autres puissent prétendre à certaines responsabilités. Le Nord est certainement handicapé par la nature. Il y a des efforts réels en cours de la part du gouvernement tendant à améliorer les conditions de vie des populations. Mais pour que cela puisse se réaliser, il faut obligatoirement la paix, sans laquelle, il n’y a aucun développement. La création d’une hypothétique république touareg n’est pas la solution du septentrion malien», a conclu Assarid Ag Imbarcawane.

Chahana Takiou

27 septembre 2007.
DÉMISSION DU GOUVERNEMENT
l'Essor n°16042 du - 2007-09-28 08:00:00


Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre


La nouvelle est tombée hier en milieu de journée : le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga a présenté la démission du gouvernement au président de la République Amadou Toumani Touré qui l'a acceptée. C'est un communiqué de la présidence de la République qui l'a annoncée.

"Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a reçu en audience, ce jour 27 septembre 2007, Ousmane Issoufi Maïga, Premier ministre, chef du gouvernement. Au cours de l'audience, le Premier ministre a présenté la démission du

gouvernement au président de la République qui l'a acceptée. Le président de la République a remercié et félicité le Premier ministre et l'ensemble de son équipe pour le travail accompli", voilà la teneur du communiqué.
A la suite de cette démission, le chef de l'État a adressé un message de remerciement au Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga. "Au moment où vous quittez les responsabilités que je vous ai confiées, je tiens à vous remercier chaleureusement pour le travail accompli à la tête du gouvernement, depuis un peu plus de trois ans", indique le texte.
"En même temps que l'ensemble de nos compatriotes, je retiendrai l'intense activité déployée par le gouvernement que vous avez dirigé pour la satisfaction des besoins et attentes des Maliennes et des Maliens", poursuit, le message qui ajoute : "dans un contexte particulièrement difficile, vous avez su, à la tête du gouvernement, conduire avec courage et détermination, de nombreuses actions contribuant au bien-être de nos concitoyens".
"Dans cette œuvre patriotique commune, je mesure aussi la part qui revient à chaque ministre. Je vous demande de transmettre à chacune et à chacun, les remerciements. Une nouvelle étape de l'action gouvernementale s'ouvre avec ce nouveau mandat. Je suis persuadé qu'elle saura largement tirer profit des acquis de votre équipe", précise le président de la République.
Rappelons que Ousmane Issoufi Maïga avait été nommé au poste de Premier ministre le 29 avril 2004. Le 9 juin dernier, au lendemain de l'investiture du président Touré pour son second mandat, le chef du gouvernement lui avait présenté sa démission dans le respect de la tradition républicaine. Le président de la République avait alors demandé au gouvernement "de poursuivre la réalisation de ses actions dans les différents domaines de la vie de la nation" en insistant notamment sur l'organisation des élections législatives, l'approvisionnement en produits de première nécessite, la stabilité des prix, la bonne tenue des finances publiques, le dialogue social avec les partenaires sociaux et le respect des engagements avec les partenaires techniques et financiers.
Cher Assadeck, cher(e)s toutes et tous,



Avant toute chose, merci pour cette brillante analyse. J’aimerais à mon tour apporter quelques toutes petites réflexions sur le sujet. J’ai personnellement quelques points que je souhaiterais aborder autour de ce sujet qui nous (pré) occupe tous. Il y a bien des réalités dont on ne peut échapper, dont on ne doit s’échapper quelque soit nos appartenances et nos convictions. Ce sujet est bien une de ces réalités.





Ce n’est pas sans raison, que j’ai préféré mentionné le terme « sujet » plutôt que celui du « problème du nord » ou du « problème touareg » par « le sujet » ; et ceci pour la simple raison que je ne sais plus de quoi en parle. Je ne me retrouve plus lorsque je lis la presse, nos échanges sur le forum, les débats, etc.



Comment en sommes-nous arrivés à donner de multiples appellations à un seul et même problème ? Tantôt, il s’agit du « problème du nord », tantôt c’est « le problème touareg ».



Il en va bien entendu de même pour les « acteurs » de ce « sujet », tantôt ce sont des « bandits (armés) », tantôt des « terroristes », tantôt des « rebelles », etc.



Parlons-nous tous de la même chose avec un langage différent ? Bien entendu ! Cela va de soi ! Donc il n’y a pas de souci….pourrait-on dire ! Il ne s’agit que d’une question de langage et de mots…là n’est pas le véritable problème !!! Justement peut-être bien que non... les mots ont un poids…significatif et peuvent souvent mal poser le problème.



Personnellement, je pense que le problème dont nous parlons a été mal posé, par les autorités, par la presse, etc. et cela peut être dangereux au niveau de l’opinion publique et avoir des conséquences néfastes, quand un problème est mal posé la confusion est très rapide dans les esprits. Encore une fois le poids des mots…



à il ne s’agit pas d’un « problème du Nord » (référence géographique du problème), pour la simple raison que le Nord du Mali est constitué de 3 régions administratives et que le problème actuel dont il est question ne concerne qu’une seule région, celle de Kidal. Les régions de Tombouctou et de Gao ne font pas partie du problème actuel, en tout cas elles n’en sont pas actrices et manifestent même officiellement leur désaccord par rapport à ce qui se passe actuellement à Kidal. En 1991, il s’agissait effectivement d’un problème du Nord mais pas cette fois-ci.



à il ne s’agit pas non plus d’un « problème touareg » (référence ethnique du problème), pour la simple raison que la très grande majorité des touareg de tous bords et de toutes tribus et clans, y compris les notables des communautés touareg, ont clairement fait savoir qu’elles n’approuvaient aucunement ce qui s’est passé et se passent à Kidal.



Peut-être s’agit du problème de Kidal mais je ne crois pas qu’une poignée de personnes non reconnues et sans aucune légitimité (sauf bien entendu celle que leur ont accordé les autorités à travers la signature de l’accord d’Alger) au sein même de leur région et partout ailleurs puissent légitimement parler (ou plutôt devrais-je dire « enlevé et tuer des honnêtes citoyens maliens» !!!) au nom de toute une région. Non, je ne crois pas qu’il s’agisse du problème de Kidal !



à Par ailleurs, qui sont ces gens ? Des rebelles ? Des bandits ? Des terroristes ? Je crois qu’objectivement ce ne sont ni plus, ni moins que des bandits (malfaiteurs, hors la loi et dangereux au départ et encore aujourd’hui) qui ont eu un moment un statut de rebelles (au moment des accords d’Alger) et qui ont toujours utilisé des méthodes terroristes (actions violentes dont le retentissement psychologique entre autre dépasse largement le cercle des victimes directes pour inclure le groupe qu’ils disent représenter !) !



Personnellement, je pense qu’il ne s’agit ni d’un « problème du Nord », ni d’un « problème touareg ».



Nous faisons tout simplement face à des « bandits qui sévissent dans la région de Kidal » qu profitent de la confusion (que nous créons nous-mêmes !) et des liens simplistes qu’on fait d’une part entre eux et leur région et leur communauté d’origine et d’autre part entre leurs actions de banditisme et la rébellion des années 1990 pour acquérir une certaine légitimité.



Un problème sans solution est un problème mal posé ! Et je pense que ce problème des bandits qui sévissent dans la région de Kidal est confondu avec le problème du Nord qui doit, en effet, comme l’a dit Assadeck et d’autres sur ce forum, traiter pour que nous ne revivions plus jamais ce qui s’est passé dans les années 1990. Mais je ne suis pas d’avis qu’il faille traiter le problème actuel sous le grand chapeau du problème du Nord. Alors on pourrait se demander comment il faut traiter le problème actuel auquel nous faisons face à Kidal ? La réponse est simple, je crois : comment traite-t-on le problème de banditisme armé dans les autres villes du Mali ? Des rebellions complexes se traitent à coup d’accords et de dialogue mais je n’ai jamais vu un problème de banditisme se résoudre en s’asseyant autour d’une table et en discutant avec les bandits. Soyons sérieux, un instant !



Dès le premier jour où j’ai appris que l’Etat avait signé des accords à Alger avec la « bande à Bahanga » j’avais compris que nous avions opté de confondre deux problèmes tout à fait différents et que nous étions entrain de donner une légitimité politique et internationale à des individus qui n’en avaient aucune auprès de qui que ce soit, à commencer par leur propre communauté et leur propre région. A Alger, on a semé le vent avec ce groupe, de retour à Kidal Ils nous font aujourd’hui récolter la tempête… C’est presque dans l’ordre naturel des choses…



Si je ne me trompe (si c’est le cas, merci de me faire signe !), il me semble que le Pacte National est toujours en vigueur et que la très grande majorité des signataires est toujours « à bord ». Si la réponse est oui, il y a quelque chose que je ne comprends décidément pas !!! Quelle est la valeur d’un accord qui sort du cadre du pacte national ? Combien d’accords et de pactes allons-nous superposer les uns sur les autres ? Devra-t-on signer un accord chaque fois que des individus jugeront utiles de s’armer et de s’adonner à du banditisme ? Il ne s’agit plus ici uniquement de la question du problème des bandits de Kidal mais de celle de la responsabilité de l’Etat dans : 1) le choix de ces actions et 2) la façon dont elle pose le problème.



En ce qui concerne le second point, « la façon dont on pose le problème », l’Etat n’est pas le seul responsable, nous le sommes tous. Et dans tout ce que j’ai lu jusqu’ici sur le forum, dans la presse, etc. sur ce sujet, je n’ai réellement retenu que trois mots qui avaient plus de poids que tout ce qui a pu être écrit et dit jusqu’ici et qui à mon avis doivent être le fil conducteur de toutes nos pensées et de toutes nos actions : « Un Peuple- Un But- Une Foi ».



Frateramicalement,



Elmehdi Ag Muphtah