dimanche 30 décembre 2007

Colonie française du Tchad : Exfiltration autoritaire des six Français condamnés pour tentative d’enlèvement d’enfants

Dimanche 30 décembre 2007
Colonie française du Tchad : Exfiltration autoritaire des six Français condamnés pour tentative d’enlèvement d’enfants
Colonie française du Tchad : Exfiltration autoritaire des six Français condamnés pour tentative d’enlèvement d’enfants

28/12/2007

Le rideau s’est finalement levé sur le leurre qui se jouait entre Abéché, N’djamena au Tchad et Paris depuis le 25 novembre, sur fond d’affaire dite Arche de Zoé. Suite à l’interception in extremis ce jour-là par les autorités tchadiennes de neufs français qui avaient mis en œuvre une opération d’enlèvement d’enfants tchadiens en vue, apparemment de les faire adopter en France au titre d’orphelins du Darfour, après une sanction clémente et une absolution commandée de «journalistes», les Français condamnés ont regagné leur pays le 28 décembre 2007. Le lendemain de leur condamnation à huit ans de travaux forcés, alors qu’ils encouraient des peines se fixant entre cinq et vingt ans. Comme l’avait promis le président Sarkozy qui ne s’était embarrassé d’aucune préséance diplomatique en affirmant que «même s’ils ont fait quelque chose de mal» les Français reviendraient en France, disant autrement le privilège d’être français en Afrique. Traduisons notamment la supériorité de la nationalité française en Afrique sur les lois locales.

L’opération hautaine et autoritaire a consisté à demander officiellement le transfèrement des Français condamnés en France le jour même de leur condamnation par la justice tchadienne qui s’est empressée on ne sait (?) pour quelles raisons de s’exécuter. Disparus les donneurs de leçons qui tancent les Africains incapables de respecter les lois, incapables de faire autre chose que des arrangements sur le dos des procédures légales, rationnelles, démocratiques. Disparus les haut-parleurs qui prêchent la séparation des pouvoirs, et même les simulacres ridicules de la défense des membres de l’expédition qui tenta d’enlever des enfants africains on ne sait à quelle fin. Tout cela a été balayé par une grossière opération fleurant bon des godillots et les pratiques du protectorat français du Soudan.

Il ne peut s’agir de transfèrement comme disent et essaient d’accréditer les médias racistes en ce sens qu’ils conçoivent et véhiculent l’imbécillité intellectuelle et démocratique d’une justice pour les Blancs et une pour les Noirs. Le transfèrement est un changement de lieu d’emprisonnement et implicitement suppose que la peine en sa nature et son exécution soit la même. A l’instar des transferts pour raisons diverses (sécurité, risque d’évasion, …) de détenus d’une prison à un centre carcéral jugé plus approprié. Les médias mentent effrontément et sans contradiction, il ne s’agit que victimes nègres, enfants et parents douteux, pis nègres d’Afrique, d’un pays pauvre et co-administré par la douce et humaniste France…

Il ne peut s’agir dans cette opération pseudo judiciaire d’extradition puisque comme le rappelait le juriste Armand Adotevi «Aux termes de l’article 49 C de l’Accord en matière judiciaire, il est précisé ce que ci-après : « … l’extradition est refusée … -c) Si les infractions ont été commises en tout ou partie sur le territoire de l’État requis … ».Nul ne pouvant valablement arguer de ce que l’infraction n’a pas été commise en tout ou partie sur le territoire Tchadien, la demande de la Partie État Française à l’Accord ne pourra prospérer.»
Il ne saurait y avoir d’extradition sous le couvert de l’Accord judiciaire de 1976. Quelle base légale a donc servi au faux «transfèrement» des six condamnés français du Tchad ? Une seule, le rapport de type colonial qui lie l’ancienne puissance tutélaire à un Etat qu’elle n’a cessé de manipuler et gérer en fonction de ses intérêts depuis quarante ans. La France a décidé que les Français seraient sortis du Tchad quels que fussent leurs faits, méfaits et crimes, le Tchad, petite province exotique s’est exécuté. On ne parle plus de souveraineté, au lieu de farce, de plaisanterie qui n’en fini plus de durer.
Le signal est limpide. A l’instar de milliers d’affaires de nature criminelle impliquant des Français en Afrique, pédophilie, prostitutions hétérosexuelles et viols homosexuels, le principe demeure de l’intouchabilité des Blancs en Afrique (ex-) colonisée, sauf exception. La médiatisation de l’Affaire dite Arche de Zoé sur des aspects qui évitaient soigneusement les questions gênantes telles que les soutiens hauts placés voire enracinés dans l’industrie pharmaceutique -confère nos articles précédents- de ces «travailleurs humanitaires» un peu spéciaux ont été d’un commun accord entre la puissance tutélaire et sa colonie évacués.

Aurait-il pu en aller différemment quand on sait que le régime tchadien de M. Deby ne tient que grâce à l’appui militaire et en forces spéciales de la Françafrique qui l’avait installé au pouvoir à la fin 90, contre l’ancien homme de la France Hissein Habré ? Régime abreuvé de pétrole qui s’éternise d’élections imaginaires en tripatouillage de la constitution, la Françafrique avait pour seule contrainte à canaliser la colère populaire, les réactions anti-françaises et dans une certaine mesure les opérations humanitaires au Darfour, relevant elles aussi de la géopolitique. En offrant aux politiques tchadiens de jouer momentanément leur partition sur la souveraineté de la justice et en faisant miroiter à des familles financièrement exsangues la promesse de plus de 60 000 euros la pilule s’est transformée en opportunité. Le sol africain reste ainsi lieu de viol, de vol, de prédation consacrée et chacun le saura. Les grands humanistes, les écorchés de l’Etat de droit avalent leurs cuillères et vont à la soupe, dans l’ouverture à tout rompre... Aux Africains et aux nègres du monde de tirer les leçons qui s’imposent.


Lire nos précédents articles :

- Tentative d’enlèvement de 103 Enfants Africains : Peine clémente en attendant les arrangements …
- La France et la fable des droits de l’homme, Par Armand Adotevi
- Le député tchadien Ngarléjy Yorongar interpelle le président Nicolas Sarkozy : Qu’y a t-il derrière l’Affaire Arche de Zoé
- Tentative d’enlèvement de 103 enfants africains : Afrique empire colonial perpétuel ? par Armand Adotevi
- Colonie française du Tchad : Retour cavalier des Européens impliqués dans le trafic de 103 enfants
- Tchad : 103 enfants africains victimes d’une tentative d’enlèvement par la Françafrique humanitaire
Afrikara

Le fichier des étrangers expulsables suscite toujours l'inquiétude des associations

Dimanche 30 décembre 2007
Le fichier des étrangers expulsables suscite toujours l'inquiétude des associations
Le fichier des étrangers expulsables suscite toujours l'inquiétude des associations
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 30.12.07 | 20h23 • Mis à jour le 30.12.07 | 20h24

e fichier Eloi est de retour. Cette base de données des étrangers expulsables avait été créée par le ministère de l'intérieur en juillet 2006. Mais, à la suite d'un recours d'associations, le fichier avait été annulée par le Conseil d'Etat en mars 2007, qui avait estimé qu'il devait donner lieu à un décret et passer par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).


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Le décret contenant la nouvelle mouture du fichier Eloi a été publié au Journal officiel dimanche 30 décembre. Il crée un fichier automatisé de "données à caractère personnel relatives aux étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement" pour permettre "le suivi et la mise en oeuvre" de ces mêmes mesures.Dans sa nouvelle version, le fichier permettra toujours d'enregistrer une multitude de données sur un étranger expulsable : état-civil, identité des parents et des enfants, langues parlées, état de la procédure le concernant ou "nécessité d'une surveillance particulière au regard de l'ordre public." Le fichier sera accessible aux agents des services centraux du ministère de l'intérieur, des services préfectoraux et des services de gendarmerie ou de police "spécialement habilités".



Le gouvernement n'a pas encore atteint les objectifs qu'il s'était fixé en matière d'expulsions : 21 000 expulsions étaient effectives fin novembre sur les 25 000 fixées au titre de l'année 2007, ce qui est inférieur de 500 à la même période sur l'année 2006.



"FLICAGE DES SANS-PAPIERS"

Le décret ne fait plus mention de l'enregistrement des données relatives aux visiteurs d'une personne placée en rétention administrative, l'une des mesures les plus critiquées à l'époque par les associations. Si certaines données seront conservées seulement "trois mois après la date de l'éloignement effectif", celles concernant l'identité ou la filiation pourront être conservées trois ans.





Si les associations, que le ministère assure avoir régulièrement consulté, voient quelques avancées, elles restent très critiques. Pour le directeur général de France Terre d'Asile, Pierre Henry, le fichier s'inscrit encore "dans une philosophie 'Big Brother et Père Fouettard' qui tend à faire de l'immigration une question d'affrontement permanent".

Le président de la Ligue des droits de l'Homme, Jean-Pierre Dubois a estimé qu'"il y a de sérieux progrès", "mais il demeure qu'on est dans un fichage des sans-papiers comme s'il s'agissait de délinquants". Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a qualifié d'"extrêmement dangereux" le fichier Eloi, déplorant notamment qu'il permette le "flicage" des personnes venant en aide aux sans papiers.

Français tués en Mauritanie: le suspect arrêté au Mali est "intéressant"

International
Français tués en Mauritanie: le suspect arrêté au Mali est "intéressant"
29/12/2007 Commentaires [ 13 ] E-mail Imprimer

Un homme "de type maghrébin" arrêté vendredi au Mali dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de quatre touristes français le 24 décembre en Mauritanie constitue une "piste intéressante", a-t-on appris samedi à Bamako de source policière.

"Il vient d'être transféré à Bamako. C'est une piste intéressante. Nous sommes en train de recouper les informations avec les services de sécurité mauritaniens", a déclaré à l'AFP un responsable de la police malienne s'exprimant sous couvert de l'anonymat.



"En tout cas, si nous avons jugé nécessaire de transférer cette personne à Bamako, c'est que c'est une piste intéressante, très intéressante", a-t-il ajouté.

"A ce stade de l'enquête, nous pouvons dire que c'est un maillon salafiste que nous avons entre les mains et qui peut conduire vers le meurtre des Français", a-t-il conclu.

Ce suspect avait été arrêté à Douentza, dans le nord du Mali, et "portait sur lui un pistolet automatique, une grenade et un téléphone satellitaire", selon une source sécuritaire locale.

Selon cette source, le suspect âgé de 35 ans a été interpellé en possession d'une carte d'identité malienne au nom de Mohamed Ould Ahmed et d'un passeport algérien au nom de Belkassim Zaïoudi. "Il nous a dit qu'il est un moudjahidine", avait précisé la source.

Quatre touristes français ont été tués et un cinquième blessé par balles le 24 décembre par trois hommes armés dans le sud-est de la Mauritanie. Les assaillants avaient ensuite pris la fuite vers le Sénégal.

Selon les autorités mauritaniennes, deux des trois auteurs de l'attaque contre les Français sont soupçonnés d'appartenir au Groupe salafiste pour la prédication et le

29.12.07 | 18h46



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Vos commentaires
Posté par berthe, le 30 Dec 2007 19:01:27 GMT
Je me demande souvent a quoi sert cette remarque de maliweb ou ce fameux
NB car lorsque je lis des deviations aussi graves que celles proférées
par un individu comme ce djibisilas diarra, je suis vraiment choqué.
Cette rubrique est lue par de centaines de lecteurs du web et c'est
choquant pour eux de tomber sur des commentaires aussi malpolis et,
pire, qui n'ont rien à voir avec le sujet ou l'article. Cet individu est
malade ou il est completement inconscient de la gravité de ses propos.
Je souhaite vraiment qu'il ne soit pas malien car dans nos familles son
attitude est blamable. C'est triste. A maliweb vous devriez introduire
des codes ou formules empechant ce genre d'insultes et de manquement
graves de s'infiltrer. Les balivernes de ce monsieur n'apportent rien de
concret. La liberte d'expression ou d'opinion favorise très souvent des
imbeciles. Dans le cas contraire mieux vaut fermer la rubrique. c'est
mieux

Réponse de < Sérémissa > à < berthe >, le 30 Dec 2007 20:57:54 GMT
Berthe, je suis d'accord avec toi. Moi je suis parmi les recents commentateurs sur maliweb bien que je lis presque tous les courriers depuis longtemps. J'ai mis donc du temps avant de me joindre à ce beau monde du savoir et d'échanges.Chacun peut se tromper dans ses analyses, mais choisir cette page pour insulter les gens pour leurs idées n'instruit pas du tout et relève d'un manque de respect pour soi d'abord et d'une cecité intellectuelle.Le site ne doit pas être fermé, mais filtré par ses administrateurs pour bloquer les interventions de genre obcènes ou choquantes.Nous autres avons envie de lire des courriers basés sur le respect de la diversié et la compréhension de l'autre par de belles expressions et bonnes opinions.Ils sont nombreux les intellectuels sur ce forum qui peuvent éclairer les débats On peut être en désaccord avec quelqu'un mais le faire savoir de façon polie.C'est simplement désobligeant. Restons dignes en toutes circonstances. Que Dieu protège le Mali.
Répondre à < Sérémissa >

Posté par nosrat, le 30 Dec 2007 18:54:07 GMT
La Politique actuelle est totalement faux, c es la folie ou quoi, des
dizaines de personnes a ete tue par des Bandits au lieu d´occuper ca,
ils prefer les francais tue en mauritanie ce quoi ca.
Répondre à < nosrat >
Posté par gammaxulle, le 30 Dec 2007 14:58:04 GMT
le mali ne vaux rien devant mes yeux,le mali se melle de meutre des 4
francais tue en mauritanie, et les soldats tue par le bandit bahanga qui
ne sera jamais portee a la justice.vous arretez a un algerien ou un
arabe ,cet une histoire entre maure et francais ;le mali n'a rein avoir
avc ca .occupee de ce que vous regarde enmemer les otages a la maison,
arretez les bandits ,les voleurs.il faut chercher les gents qui ont
attaquer siradiouba en frontiere guinnee que de se melle de meutre des
francais.et cet acte ne fairas que pousser ces bandit contre le mali et
surtout le nord mali.que dieu nous portege contre.

Réponse de < aita > à < gammaxulle >, le 30 Dec 2007 17:50:24 GMT
Merci gamma..., j'espère que Diby vous a lu!
Répondre à < aita >

Posté par ciswen, le 30 Dec 2007 10:55:48 GMT
Pas besoin de cacher la provenances de cette "personne" ni son
organisation, ses actes barbares sont signés tout comme le matériel
qu'il disposait. Tous les évenements récents dans ces pays, ne sont pas
du hasard .
Répondre à < ciswen >
Posté par Dibysilasdiarra, le 30 Dec 2007 08:02:21 GMT
Il faut faire passer ce suspect au four electrique.Il merite d'etre
entoure par des braises de feu allumees et vives.Il faut donner sa tete
aux cochons pour s'en servir de mets.C'est un criminel.Et il doit servir
de lecon a tous les autres qui croient et pensent que la voie de la
violence soit la meilleure pour atteindre leurs objectifs.Il faut le
torturer et le tuer a petit feu.On ne negocie pas avec de tels
sous-animaux!

Réponse de < aita > à < Koné31 >, le 30 Dec 2007 17:53:22 GMT
Merci mon cher Koné, ce Diby est mégalomaniaque, je crois qu'il se prend pour Dieu lui-même!
Répondre à < aita >
Réponse de < Koné31 > à < aita >, le 30 Dec 2007 17:48:52 GMT
DIBYSILIASDIARRA, On parle de suspect et non de coupable. Donc il faut attendre la fin des enquêtes pour se prononcer. C'est très grâve ce que vous dites.
Réponse de < aita > à < Dibysilasdiarra >, le 30 Dec 2007 17:36:30 GMT
Je crois mon cher que tu as perdu le sens des réalités. C'est toi-même qui a parlé de suspect dans les inepties qui tu balances sur le net! J'ai dit que les blancs chez lesquels tu végètes et devant lesquels tu es si complexé n'exécutent pas des suspects mais des inculpés jugés et condamné s par des magistrats! Tu me fais pitié par tes ménaces et au lieu de parler de mon derrière apitoie-toi sur ton propre cul par lequel certainement tu te fais enculer chaque jour dans ce pays que tu habites et où la bite est tout!
Réponse de < Dibysilasdiarra > à < aita >, le 30 Dec 2007 16:10:34 GMT
Donc Aita tu es partisan des terroristes qui ont tue ces francais? Des francais innocents ont ete tues par tes gens.Tu es dangereux.Et les Francais doivent savoir que cet AITA a de penchants terroristes.Je te trouve dangereux.E tu dois etre pris, traite et appele en audience d'avoir pris le cote de ce suspect terroriste algerien.Des a present tu seras traque avec ta sale haine envers les Francais et pour ta haine terroriste aveugle envers les Occidentaux.Si ce n'est pour ces Blancs, les poux grandiront de ta tete bizarre et les ronces allaient sortir de ton derriere. Tes mots te condamnent.Mais tu es si bete en prenant de tels risques en venant balancer ici ces idees pro-terroristes.Fais attention car aucun terroriste ou pro-terroriste n'echappera au net mondial.On ne negocie pas avec les terroristes.A bas le terrorisme! A bas les pro-terroristes! Vivement une justice pour cette innocente famille francaise.Mes condoleances a ces Francais victimes de la barbarie et a leurs parents!
Réponse de < aita > à < Dibysilasdiarra >, le 30 Dec 2007 10:28:22 GMT
Tu ne te rends pas compte que tu es en train de choquer les gens par ta haine aveugle et ta violence verbale gratuite? Le suspect, toi tu l'as déjà condamné à une mort atroce sans savoir de quoi il s'agit. Aussi, tu fais toujours allusion aux cohons dans tes derives, donc les blancs becs qui t'emploient la-bas t'utilisent dans une porcherie? Ou bien c'est parce que tu t'es trop empiffré de jambon et de saindoux que tu ne dis que des cochonneries?

Posté par jordan45, le 30 Dec 2007 06:46:42 GMT
où sont les enquêtes de nos vaillants soldats enlevés au nord du
mali? où sont les enquetes de l'assassinat du maître alioune blondin
bèye?
Répondre à < jordan45 >

Des rebelles touaregs relâchent 16 militaires maliens

La rébellion touarègue
Des rebelles touaregs relâchent 16 militaires maliens
29/12/2007 Commentaires [ 8 ] E-mail Imprimer

BAMAKO (Reuters) - Des rebelles touaregs ont relâché samedi 16 soldats maliens qu'ils retenaient en otages depuis des mois dans le Sahara, mais ils retiennent encore 19 de leurs camarades, a déclaré un représentant du gouvernement dans le nord du pays.

On s'attendait à la libération d'au moins une partie des captifs à la suite d'une intervention de l'Algérie.

Les soldats ont été remis à des représentants du gouvernement à Tin-Zaouatene, à la frontière nord-est du Mali avec l'Algérie, a dit à Reuters Jean-Pierre Tita, chef de la mission culturelle du gouvernement à Kidal.

Gamer Dicko, version française Nicole Dupont

Reuters - Samedi 29 décembre, 22h25



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Vos commentaires
Posté par dramane, le 30 Dec 2007 14:30:57 GMT
mefions nous de ceux qui se proposent en negociateurs ceux là les meme
qui logent les bases arrière de ces barbares sous pretexte de
revendication, et si toute les ethnies du mali faisait la meme chose ou
allons nous? la regions de kayes par exemple , tous ce qui est là ne
vient pas du gouvernement c est la sueur du front de ses fils qui
abandonnent femmes enfants et parents pour ramener au pays qui ne nous
empeche pas de payer des impots colossaux des fois avec la menace des
gendarmes dans les villages pour un retard de paiement mais nous on a
jamais pris d armes! faites comme nous je vous remerci et comprenez que
le mali ne doit pas toujours accepter les coupsde forces
Répondre à < dramane >
Posté par ciswen, le 30 Dec 2007 10:40:32 GMT
C'est une manière de se faire de la publicité et de faire savoir qu'ils
existent. Cette bande de fénéants à trouvé la un bon moyen de
s'enrichir, une rançon pour 16 soldats, une autre pour les 19 qui reste,
et demain quand les fonds seront en baisse, ils recommenceront avec
d'autres. C'est plus facile qu'a travailler, honte à eux .
Répondre à < ciswen >
Posté par ouadiakaan, le 30 Dec 2007 10:07:38 GMT
Je ne comprend pas pourquoi tout les otages ne sont pas liberés en même
temps. Et sur quoi on se base pour faire la selection de ceux qui
doivent être libres. Pourquoi il retarde la liberation des autres. De
toute façon tant qu'un malien restera en otage le combat restera le
même.

Réponse de < johnkaye > à < ouadiakaan >, le 30 Dec 2007 20:29:50 GMT
Ah Bon ! ouadiakaan, tu veux savoir le pourkoi ? Tu peux appeler Bahanga ou aller le voir ? Au moins Bahanga est serieux dans ce k'il fait. Il n'est pas kon. Il sait ce k'il veut. Il a pris les armes pour ke l'on sache qu'il est au serieux et maintenant on l'a su, du moins les oatges le savent.
Répondre à < johnkaye >

Posté par carlitos, le 30 Dec 2007 08:30:24 GMT
Je pense que la prise d'otages est un bon filon;Ce marché est rentable
au lieu de discuter sans cesse ou de voter pour des pillards des déniers
publics..Comme la razia (enlèvement d'enfants noirs;pour les maintenir
dans l'esclavavge)n'est plus possible chacun devant vivre de son
travail et non de celui des esclaves;on se red compte que certains
adaptent leur mode de vie en se rabatttant sur la PRISE d'OTAGES,pour un
oui ou un non..Mes parents m'ont élévé aux suers de leur front ,les
esclavagistes ont élévé leur famille grace au travail de ces braves gens
appellés ESCLAVES..

Réponse de < tourégao > à < carlitos >, le 30 Dec 2007 12:58:55 GMT
c'est une honte d'appeler ses compatriotes esclaves.
Répondre à < tourégao >

Posté par Nasser, le 30 Dec 2007 04:57:45 GMT
Dieu merci....

Réponse de < Dibysilasdiarra > à < Nasser >, le 30 Dec 2007 07:13:25 GMT
Bon pour un premier depart.
Répondre à < Dibysilasdiarra >

La solidarité africaine

Chroniques
La solidarité africaine
30/12/2007 Commentaires [ 6 ] E-mail Imprimer

Il ne fait pas bon être pauvre dans notre société d’aujourd’hui. Au point qu’on peut se demander parfois si la condition des pauvres, dans une société pauvre n’est pas, sous certains aspects, une malédiction. Certes, dans les sociétés riches modernes et développées, la pauvreté est relative, car le développement économique entraîne l’ensemble de la société et tout le monde en reçoit une part, ne serait-ce que par les biais des services publics.

Les pauvres des sociétés développées sont plus ou moins à l’abri de la faim, et bénéficieraient d’une sécurité minimale et de la redistribution sociale, tandis que dans les pays sous développés, ou en voie de développement, les inégalités sont énormes, et la pauvreté confine à l’absolu. Chez nous, être pauvre ou démuni, ou défavorisé comme on aime relativiser le fléau, doit interpeller notre conscience car il tend vers un modèle que plus personne n’ose évoquer depuis que la pauvreté est devenue une réalité quotidienne. L’immense peuple des pauvres, à qui la rue appartient, y déploie, à travers une multitude d’activités et de services, une ingéniosité, une habileté manuelle et des aptitudes physiques qui surprennent plus d’un.

En Afrique il y a des pauvres qui se démènent pour trouver du travail ou s’adonnent à une occupation : Laveurs de voitures, laveurs de tapis, échangeur de mauvais billets de banque, revendeur de carcasse de véhicules, vendeurs de journaux, de thé servi à chaud, de jus de gingembre, racoleurs de savates, techniciens de surface chez les riches, ramasseurs de plomb, arpenteurs des cotes à la recherche d’objet jetés par les bateaux, ramasseurs d’ordures ménagères etc.… Ceux-ci constituent la catégorie des pauvres débrouillards. Il y a aussi les pauvres démunis qui se laissent choir dans les dispositifs d’assistance. Une femme spécialiste du monde du travail disait que « L’économie dans laquelle ces activités s’insèrent fait une large place au mode de vie pauvre, peut-être la plus grande, ou du moins le faisait, car la mondialisation économique et financière est en train d’absorber à grande vitesse tout ce qui restait des économies domestiques locales ».

Le phénomène tourne même à l'exploitation commerciale des enfants avec ceux qu’on utilise dans le secteur informel (garage auto, briqueterie, ateliers divers…petites AGR). Sans aucune assurance ni aucune autre forme de couverture, ils sons exploités, poussés à l’extrême, lessivés. Chez les mendiants, ils guident des vieux mendiants aveugles ou infirmes, sans aide, lorsqu’ils ne sont pas mendiants eux même. Cette enfance dont l’écrasante majorité vit dans le dénuement total, est vouée à la déperdition et ne peut donc s’éclore. Ils n’ont aucun motif d’espérance. Très souvent sans foyer ni famille, ces enfants fragiles sont réduits à errer dans les rues, la mendicité étant leur seul moyen de survie. Ils se retrouvent sur les grandes artères de la capitale et devant les lieux publics : les mosquées, les hôpitaux, les pharmacies et les carrefours. Les femmes constituent la majorité de ceux qui tendent la main. Le plus souvent, on les voit avec des enfants généralement des jumeaux, assises à même le sol, leur regard inquisiteur se promène sur les visages des passants guettant celui qui dans un sursaut soudain leur jettera une pièce. Dans leur univers, elles sont souvent violées, maltraitées ou abandonnées à la merci de la prostitution des maladies et des excès.

Au sein de ce monde de l’errance et du désespoir, les plus petits savent à peine parler. Toute la journée, arpentant les grandes avenues de nos grandes villes, de nos capitales, ils courent entre les véhicules, s’accrochant aux passants, suppliant, chantant, cherchant à s’attirer un regard compatissant. Ces enfants sont seuls, venus d’horizons divers. Issus de milieux paysans musulmans, ils connaissent les produits toxiques, et la violence aveugle. Mais qui sont-ils ces enfants ? D’où viennent-ils, Où sont leurs parents ? Qui les contrôle ? Qui les « exploite » ? Nous ne porterons pas de jugement, ces colonnes seront insuffisantes. Ces pauvres gamins ne sont que le reflet de notre société et de son développement qui creuse l’écart et entretient les inégalités. Certains me diront que cette horde de gamins mal éduqués et délinquants donne une mauvaise image de notre société et doivent être chassés des endroits publics.

Pensons-nous réellement que ces gamins pauvres abandonnés à eux même peuvent constituer une mauvaise image de nous ? La mauvaise image de nous, ils en sont la conséquence directe. Ils sont les pauvres victimes de notre insouciance, de la mauvaise gestion de nos ressources, de l’injustice, et même de l’arbitraire. Ils n’en sont pas la cause. Regardons ces hommes en haillons, ces femmes ces enfants ces petits corps squelettiques dont le regard nous transperce et heurte notre conscience. Ces zombies sont une partie de nous même. Nous ne sommes pas à l’abri de la situation qu’ils vivent. Elle nous guette tous les jours et nous rend nerveux tendus et décidés à conserver nos acquis et augmenter nos biens. Peine perdue ! car sans être trop fataliste, rien ne peut nous garantir une vie heureuse et d’ailleurs sommes nous si heureux qu’on le prétend ? Non nous ne serons heureux que lorsque nous acceptons de partager dans un élan de solidarité et d’humanisme.

Il existe dans nos sociétés de personnes généreuses, vertueuses et de bonne volonté qui songent fréquemment à donner, à assister un démuni à secourir une veuve ou un orphelin. Ces qualités doivent être louées et renforcées. Nous ne nous occuperons jamais assez de nos pauvres, de nos nécessiteux.

Qu'est-ce que les riches attendent pour donner aux pauvres ? Qu'est-ce que nous attendons nous autres qui ne sommes pas riches ? Qu'est-ce que nous attendons pour nous rendre compte de notre ridicule ? Face aux horreurs de celui qui souffre, la jouissance insouciante de nos biens matériels a de quoi nous révolter. Notre cupidité n’a d’égale que notre peur de perdre. Notre indifférence vis-à-vis de celui qui est entièrement démuni est symptomatique d’une réalité bien plus profonde : La peur de la mort et face à la mort nous sommes tous égaux riches comme pauvres. Elle nous arrachera à ce monde sans que nous puissions nous y soustraire. Notre argent ne nous sera d’aucune utilité. Quel argent nous permettra de souscrire à " une assurance vie ", Aucun ! Aucune évacuation en Europe, aux USA ou ailleurs ne nous arrachera des griffes de la mort.

Quant au don que nous faisons à nos prochains, ce n’est pas de l’assistanat condamné par certains milieux prétendument « éclairés ». Le geste que nous faisons en direction de nos frères et sœurs nécessiteux est dicté par notre conscience, notre devoir moral envers notre prochain. Occupons-nous de nos pauvres. Donnons nos habits en trop, nos sandales en trop, notre nourriture en trop. Donnons la joie par un sourire, un mot amical. Assistons nos voisins démunis et partageons. Respectons leur fierté et n’écorchons pas par un geste maladroit leur dignité. Notre geste perdrait de sa signification et notre bonne intention serait interprétée comme un geste dédaigneux par celui qui reçoit notre don. Sachons donner car donner est un art, une vertu, un moyen d’élévation, de grandeur, de générosité. Nous gagnerons toujours.

Faisons l’effort et nous découvrirons le plaisir de partager. Cher frère, chère sœur, la paire de sandales que vous avez en trop appartient à celui qui n'a rien à se mettre aux pieds. Vos habits en trop appartiennent à celui qui n’a rien à porter. Votre nourriture en trop appartient à votre voisin pauvre. La solidarité étant une caractéristique essentielle de notre quotidien, et celui de ceux qui nous ont précédé ici bas. Nous avons un devoir de conscience à l’égard de nos semblables, soulager leur souffrance et surtout prendre l’habitude d’aider, de partager. Nous gagnerions en grandeur d’âme, en quiétude morale et la satisfaction profonde d’avoir fait sourire un enfant malheureux, d’avoir contribué au bonheur d’un enfant malheureux, au bonheur d’une famille.
Faisons l’effort.

Bonne et heureuse année 2008 !
Mohamed Ould Sidi Mohamed (Moydidi)
Nouakchott – Mauritanie tel 622 31 36



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Vos commentaires
Posté par lefeu, le 30 Dec 2007 19:14:43 GMT
La pauvrete n'est pas une fatalite. C vrai k'on peut mieux faire pour
les pauvres mais il faut reconnaitre ke les gens sont de plus en plus
fatalistes au Mali. La generosite est louable pour autant k'elle ne se
perpetue pas en assistance a vie. Il faut k'on aide les gens dans le
sens de la responsabilite du travail non les encourager a ne rien faire
de leurs dix doigts parce ke la religion, la societe encouragent
l'humanisme et le partage. En 1 mot il faut plus travailler, aider les
gens a etre autonome pas a etre pris en charge continuellement.
Répondre à < lefeu >
Posté par ciswen, le 30 Dec 2007 15:37:48 GMT
La richesse sur cette terre a toujours été mal partagé et force est de
constater que cette distribution était loin d'être équilibré, à ce
demander ce que l'homme est venu y faire car en regardant de près, il
manque toujours quelque chose. A ce jour, plus on fabrique d'un coté,
plus il en manque de l'autre. Trop chaud ,trop froid, trop sec , trop
mouillé, pas de terre pour cultiver etc. Dès le départ, les plus forts
ont volés les faibles et souvent en allant chercher très loin ce qu'il
manquait chez eux. On constate malheureusement que ce cycle ne s'arrête
jamais et que plus les riches entassent, et plus les pauvres sont
démunis. Pire encore, ce sont les riches qui envois les pauvres
s'entretuer , même entre eux, pour des causes purement fantaisistes et
idiotes comme eux mêmes le sont. L'éducation et le savoir pourra peut
être sauver ce monde, mais tant que l'on trouvera plus d'armes que de
pupitres dans certain pays, il faudra y réfléchir, car tous n'est pas
perdu. Bonne année à tous.
Répondre à < ciswen >
Posté par BOCOUM, le 30 Dec 2007 14:41:00 GMT
DEPUIS QUAND LA PROVRETE EST CONSIDERE COMME ETANT UNE MALEDICTION

Réponse de < Zaki > à < agoumour >, le 30 Dec 2007 22:10:33 GMT
Je suis parfaitement d'accord avec Agoumour!
Répondre à < Zaki >
Réponse de < agoumour > à < Dibysilasdiarra >, le 30 Dec 2007 18:04:00 GMT
dibi tu es un disciple du diable et tes commentaires n'apportent rien aux lecteurs de maliweb. Tu es vraiment nuisible à la société, tu es vraiment une calamité et bocoum est un aigri qui ne sait meme pas aligner une phrase en français. pauvres types! vos commentaires sont plus portés vers autre chose, que vers le sujet; ignares !
Réponse de < Dibysilasdiarra > à < BOCOUM >, le 30 Dec 2007 16:23:02 GMT
Bocoum, le ridicule ne tue plus dans ce pays.Tout est ecrit, tout est dit et tout est publie.Je suis d'accord avec vous!

Sortir les vieux immigrés de la solitude

LE BLOG DE Benoît ILLASSA
C'est d'être inutile, que de n'être utile qu'à soi-même

Dimanche 30 décembre 2007
Sortir les vieux immigrés de la solitude




Sortir les vieux immigrés de la solitude

En France, l’association MAVIS aide cette population si discrète qu’on l’avait presque oubliée.

MAVIS (Médiation. Aide. Vieux. Immigrés. Seuls) s’engage depuis deux ans aux côtés des vieux immigrés de la région nancéenne en France. Elle multiplie les actions pour venir en aide à cette population en détresse, dont les ressources sont souvent inférieures à 500 euros par mois. Reportage.


samedi 29 décembre 2007, par Jalil Oumeddour function fbs_click() {u=location.href;t=document.title;window.open('http://www.facebook.com/sharer.php?u='+encodeURIComponent(u)+'&t='+encodeURIComponent(t),'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');return false;}

Ils sont là, invisibles. Avec le temps, l’âge de la retraite est arrivé, et ils sont restés. Par choix pour certains, la France est devenue leur pays d’adoption. Par obligation, pour d’autres, afin de continuer à percevoir la maigre pension qui les fait vivre. Près de 800 d’entre eux ont été recencés par l’association sur la seule région nancéenne. Dans les chambres qu’ils occupent, dans les foyers Sonacotra, dans les vieux quartiers ou encore dans les maisons de retraites. Une vérité s’est imposée, celle d’hommes vieillissants, seuls et parfois trop fiers, noyés dans leur silence ou brisés par la douleur du souvenir.

Un récit poignant.

L’un d’eux nous raconte : « Je suis en France depuis 1952. Marié, ma femme a toujours vécu là bas avec nos six enfants et malheureusement quatre d’entre eux sont décédés de maladie (…) Il y’a quelques temps déjà, ma femme aussi est morte d’un cancer de la gorge. Je l’avais fait hospitaliser en France mais elle n’a pas survécu à la maladie. Cela fait maintenant vingt ans. Je lui tire mon chapeau, elle était responsable des enfants pour nous deux, je rentrais au pays quand je pouvais, il est vrai que j’envoyais de l’argent, mais l’argent ne fait pas tout. »
JPEG - 31.8 ko
Visages oubliés...

Les immigrants vieillissants constituent, d’une certaine manière, la tranche la plus précaire des classes populaires. Cumulant un ensemble de handicaps liés au traitement dont ils ont fait l’objet tout au long de leur vies. Réduits à une simple force de travail pour laquelle la notion de participation sociale n’avait ni sens ni légitimité. MAVIS s’est donné comme objectif de réparer ce qui est encore réparable et de redonner toute sa légitimité à cette population oubliée.

Les ambitions de MAVIS.

AbdelKader Benadjila membre actif de l’association et ses acolytes ont réussi leur pari, celui de sortir ces personnes âgées de l’isolement des foyers et des maisons de retraites. Il faut savoir qu’il existe encore 8000 chambres de foyers Sonacotra de 4,5 m2 en France, certaines sont encore habités par de vieux immigrés. L’association a également réussi à les aider à recouvrir des droits qu’ils n’avaient jamais sollicités, à leur donner un accès aux soins, à leur offrir de la compagnie et de grandes bouffées d’air à travers diverses activités : cinéma, promenades, concerts…

Parmi les activités de l’association, on compte aussi les cours d’alphabétisation, des cours gratuits de remise à niveau (arabe et français). Du jardinage, 300 m2 de terrains ont été mis à leur disposition pour cultiver des légumes bios qui sont redistribués sous forme de panier, et qui servent également aux journées « cuisines du monde » organisées une fois par mois par l’association. Autre corde à l’arc de MAVIS : les opérations de parrainage, le principe étant d’inviter une personne seule et âgée à venir partager un repas dans une famille, à participer à des sorties, à des loisirs.

L’association répond également à des appels d’urgences. « Un jour, un vieil homme de 72 ans a reçu une menace d’expulsion pour retard de loyer, à la suite de quoi, on lui a couper la lumière. Il est tombé dans les escaliers, s’est fracturé la jambe et ne s’est jamais remis de sa chute. Heureusement, nous étions là pour le soutenir, la machine de la solidarité MAVIS s’est immédiatement mise en place », nous explique Abdelkader qui se félicite des nombreux soutiens qu’a reçu l’entreprise, notamment ceux des pouvoir locaux. « Les élus voient d’un bon œil nos actions pour cette population qui a été longtemps délaissée. » Ainsi, Mohamed Benchaabane membre du service des personnes âgées du conseil général de Meurthe et Moselle est même devenu Président d’honneur de l’association.

Le retour aux sources… 40 ans après.

L’association veut donner cette année à ces vieux immigrés une dernière chance de revoir leur terre natale. C’est ainsi que MAVIS envisage d’accompagner 15 personnes, seules en France depuis plus de 40 ans, coupées de tous liens familiaux, au printemps 2008 pour 15 jours en Algérie. Les pouvoirs locaux de la région nancéenne en accord avec les ministères algériens de l’Emploi et de la Solidarité et des Transports ont déjà donné leur feu vert. L’idée d’un échange avec l’Algérie, qui enverrait des personnes âgées vivants dans des foyers algériens est lancée. Cela devrait se faire en France, à la rentrée 2008. Cet été, AbdelKader Benadjila a été enquêter sur les familles de ces personnes âgées en Algérie, afin de préparer le terrain.

par illassa.benoit publié dans : COUPS DE COEUR
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MESSAGE DES VŒUX DU NOUVEL AN 2008

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Samedi 29 décembre 2007
MESSAGE DES VŒUX DU NOUVEL AN 2008

MESSAGE DES VŒUX DU NOUVEL AN 2008



Chers compatriotes,



Je me permets, en ce nouvel an, de vous souhaiter la bonne année, avec l’espoir que la destinée qui nous est commune en tant que Béninois nous mènera à des horizons plus sereins, faits de santé, de bien-être et de progrès pour tous, non seulement pour 2008, mais également pour les années à venir.



Cette nouvelle année commence au moment où notre pays, le Bénin, est plongé dans une crise politique-économique sans précédent doublée par l’impunité totale pour les pilleurs de la richesse nationale.



Yayi Boni, dans son discours sur l’état de la Nation vient encore une fois d’avouer non seulement son impuissance, mais aussi son incompétence à trouver des solutions aux problèmes auxquels vous faites face chaque mois, chaque semaine, chaque jour et ce depuis 20 mois qu’il est au pouvoir.



Quand celui qui se dit chantre du « changement » et de « l’émergence » en vient à résumer son action avec des mots comme « j’ai parlé , j’ai indiqué la voie, j’ai tracé des sillons », c’est que nous avons atteint le degré zéro de l’incompétence. Pourtant, de mémoire de béninois, aucun Gouvernement n’a jamais compté autant de Docteurs, toutes disciplines confondues !



C’est bien beau de parler, même de marcher, d’indiquer la voie, de tracer des sillons. Encore faut-il pouvoir montrer, concrètement, ce que cette parlotte , ces marches et ses sillons ont changé de positif dans la vie des béninois en 20 mois de pouvoir sans partage.



Chers compatriotes,



En 20 mois de pouvoir, Yayi Boni a certes beaucoup parlé. Ces paroles faites de promesses creuses vous ont toujours laissé les mains et les estomacs vides. Yayi Boni a certes beaucoup indiqué la voie, mais cette voie a toujours été celle du ventre, de la corruption, de la gabegie et du vampirisme d’état.



La Communauté internationale n’a jamais autant injecté de l’argent dans les caisses de l’état béninois. Des obligations qui engagent l’avenir de nos enfants ont été lancées sans vision. Les sillons tracés par Yayi Boni en 20 mois de gestion désastreuse de notre pays ont fait de l’état béninois un état requin. Une requinerie, un bal des vampires où l’on suce sans pitié et sans humanité le sang des Béninois pour une poignée de CFA ensanglantés. Résultat, les Béninois passent aujourd’hui plus de temps dans les églises et autres sectes pour noyer leur chagrin.



Et comme à son habitude, à l’approche des élections (élections municipales de février 2008), Yayi Boni semble soudainement se réveiller de sa léthargie. Il vous promet, encore une fois, monts et merveilles, des système de santé sophistiqués, du travail pour tous, et j’en passe. Comme par miracle, Yayi Boni se dit désormais capable de faire en un an ce qu’il n’a pas pu faire en 20 mois. Comment expliquer que ce soit 20 mois plus tard que Yayi Boni en vienne à se rendre compte que le Béninois n’est ni employé, ni soigné, ni heureux? Comment expliquer qu’en 20 mois, Yayi Boni ne se soit rendu compte que dans son pays les Béninois meurent comme des chiens faute de médicaments dans les hôpitaux et faute de soins de santé digne de ce nom sur toute l’étendue du territoire national?



Chers compatriotes,



Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il faut laisser du temps aux sirènes des change menteurs. Que 20 mois c’est peu! Yayi Boni, ancien DG de la BOAD à Lomé connaissait l’état du Bénin. C’est donc en connaissance de cause qu’il a demandé et obtenu le suffrage de ses concitoyens.



Le 12 mars 1990, Nicéphore SOGLO à qui tout le pays a confié « les travaux d’Hercule » de la période transitoire déclara:

« Nous héritons d’une économie sinistrée, en pleine décomposition. Aucun secteur ne tient plus debout, pas même l’agriculture. La Banque Mondiale estime qu’il faut un minimum de 7 à 10 ans pour restructurer une économie en pleine déconfiture et dont tous les indicateurs ont viré depuis longtemps au rouge. Et l’on ne nous accorde que 11 mois pour essayer de jeter les bases d’un redressement ».



Comme Hercule, Nicéphore Soglo réussira la mission en très peu de temps. Cela lui vaudra d’être élu Premier Président de la troisième République du Bénin.



Chers compatriotes,



Depuis sa création, la Cour Constitutionnelle de notre pays n’a jamais autant censuré les décisions du Gouvernement. C’est une preuve de l’incompétence notoire des gens qui rédigent des actes dans la précipitation éhontée. C’est dire aussi que la volonté dictatoriale des princes qui nous gouvernent existe bel et bien.



Les rapports d’audit de plus de 8000 pages ont épinglé plusieurs personnalités sans qu’on ne sache à ce jour ce qu’on en a fait. Des cadres notoirement corrompus sont laissés en liberté et peuvent organiser la disparition des preuves et jouir paisiblement des biens acquis illégalement avec les deniers de nous tous.



Deux Députés accusés des faits très grave continuent de siéger à l’Assemblée Nationale alors qu’ils ont été élu sur la liste du Parti-Etat FCBE. Dans un pays civilisé, ils auraient démissionné d’eux-mêmes pour assurer la défense de leur honorabilité. Quitte à réintégrer l’hémicycle une fois lavés de tout soupçon.



Chers compatriotes,



M’adressant enfin à vous peuple béninois, je vous rappelle de ne jamais oublier que vous êtes le souverain primaire, donc source de toute légitimité, et que vous devez résister par tous les moyens contre toute dictature d’où qu’elle vienne susceptible de compromettre les acquis de la Conférence Nationale des Forces Vives de février 1990.



« Le désordre est apparu sur terre et en mer du fait des agissements des humains. Dieu fera expier aux hommes une partie de leurs méfaits: peut-être reviendront-ils de leurs erreurs ? ».





Encore une fois, bonne et heureuse année 2008.



Que Dieu bénisse le peuple béninois et la République.



Fait à CRETEIL, le 29 Décembre 2007



Benoît ILLASSA

Ad augusta per angusta !!!
Le Saint Coran, Sourate 30 - Verset 41.
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Samedi 29 décembre 2007
MESSAGE SUR L’ETAT DE LA NATION DE SON EXCELLENCPRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, E, DOCTEUR BONI YAYI, CHEF DU GOUVERNEMENT.
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date de publication: 29-12-2007


REPUBLIQUE DU BENIN



PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE





message sur l’état de la nation
de son excellence, docteur Boni YAYI,
Président de la République, chef de l’Etat,
Chef du Gouvernement







Assemblée Nationale,
Porto-Novo, 28 décembre 2007

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Madame le Président de la Cour Constitutionnelle,
Monsieur le Président de la Cour Suprême,
Madame le Président de la Haute Cour de Justice,
Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,
Monsieur le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication,
Monsieur le Grand Chancelier de l’Ordre National du Bénin,
Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,
Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Béninoises,
Mesdames et Messieurs les Sages et Notables de la ville de Porto-Novo,
Mesdames et Messieurs,

En prenant la parole devant votre Auguste Assemblée, mes premiers mots iront d’abord à vous, Monsieur le Président, et à travers vous, aux Honorables députés, pour vous remercier de votre accueil chaleureux et vous faire part aussi de ma fierté de me retrouver avec vous, au siège de l’une des hautes institutions de la République, la nôtre, dans cette historique ville de Porto-Novo, capitale politique de notre pays, le Bénin.

Avec tous les égards dus à leur rang, je voudrais aussi saluer la présence de toutes les éminentes personnalités venues rehausser l’éclat de l’évènement qui nous réunit en ces lieux.

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République, notables et sages de la ville de Porto-Novo, Chefs des Confessions religieuses, je vous prie d’accepter les sentiments de reconnaissance de toute la Nation pour votre soutien constant à notre démocratie.

C’est avec une mention que je salue et remercie au nom de la Nation les partenaires au développement représentés ici par leurs Chefs de mission diplomatique et représentants des organisations internationales pour leur amour, leur détermination à appuyer nos efforts en vue de la réalisation dans notre pays des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,

Malgré les aléas de l’histoire, le peuple béninois a toujours aspiré au plus profond de son cœur, à la paix, à la tolérance et à la cohésion nationale. C’est fort de ces aspirations qu’il souhaite voir s’établir entre toutes les Institutions de la République, un climat de dialogue permanent en vue de leur fonctionnement harmonieux, gage de la stabilité politique et du développement socio-économique de notre chère et commune patrie, le Bénin.

A travers vos propos, j’ai perçu, Monsieur le Président, la disponibilité manifeste de la Représentation Nationale, partagée aussi par mon Gouvernement, d’œuvrer à la préservation de ce dialogue qui représente à mes yeux, le meilleur rempart de notre jeune démocratie, dont vous contribuez à la consolidation. A cet égard, je voudrais saisir cette opportunité pour vous renouveler les remerciements et les encouragements de nos concitoyens, ainsi que ceux de mon Gouvernement, pour votre esprit de patriotisme et de responsabilité dans l’accomplissement de votre mission au sein de cet hémicycle.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, notre loi fondamentale stipule, en son article 72, que « le Président de la République adresse une fois par an, un message à l’Assemblée Nationale sur l’état de la Nation ». C’est donc dans le strict respect de cette disposition constitutionnelle que je me retrouve, aujourd’hui 28 décembre 2007, devant votre Auguste Assemblée, pour échanger avec vous, sur des questions touchant à l’avenir de notre pays. Comme j’ai eu à le faire à la même période de l’année dernière.

A travers cette disposition constitutionnelle que je viens d’évoquer, le législateur a sans doute voulu suggérer trois grands principes fondamentaux de bonne gouvernance auxquels mon Gouvernement reste attaché. Il s’agit de la transparence, de l’obligation de résultat et de la reddition des comptes.

C’est donc avec plaisir et avec toute la solennité requise que je viens m’acquitter de ce devoir, en vous présentant les principaux résultats auxquels nous sommes parvenus au cours de ces douze derniers mois, ainsi que les perspectives pour l’année nouvelle qui s’annonce.

Le Gouvernement et moi-même, sommes engagés à travailler sans relâche pour une prospérité partagée dans notre pays, afin d’accroître le bien-être social des béninoises et des béninois. Cet engagement est traduit par notre volonté résolue et notre détermination à relever les défis de l’accélération de la création de la richesse et du développement en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations, afin de construire « une société où hommes, femmes et enfants vivent heureux et en paix, dans une nation véritablement démocratique, unie et solidaire, partenaire visible et reconnu dans l’œuvre de progrès des nations du monde ».

Dans cette perspective, plusieurs activités ont été conduites au cours de l’année 2007, dans différents domaines.


Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
Les « Orientations Stratégiques de Développement du Bénin 2006- 2011 » ont servi de trame à l’action du Gouvernement au cours de l’année 2007.

Un volet important de ces orientations stratégiques a trait au renforcement de la démocratie et à la consolidation de l’Etat de droit, lesquels ont été au cœur des préoccupations de mon Gouvernement.

Ainsi, avec le concours de nos partenaires au développement, des actions ont été menées en vue du renforcement institutionnel et humain des cours et tribunaux, de la modernisation du cadre juridique national, de l’humanisation des conditions de détention carcérale et de la protection des droits des enfants.

Nous devons aussi nous réjouir de l’organisation, sans accroc et dans la paix, des cinquièmes élections législatives de l’ère du renouveau démocratique. J’ai le ferme espoir que les prochaines élections locales de février 2008 seront encore l’occasion de l’affirmation de notre attachement à la paix et à la sauvegarde de l’unité et de la cohésion nationales.

Soucieux de rester à l’écoute des populations béninoises pour mieux les servir, le gouvernement a décidé d’inscrire ses actions dans le cadre de la gouvernance concertée, c’est-à-dire dans le cadre d’un dialogue fécond, d’une concertation aussi large que possible. Ce système d’échanges devrait permettre de recueillir les propositions des populations béninoises ainsi que des acteurs de la vie publique sur les mesures propres à satisfaire leurs aspirations légitimes à une bonne gouvernance dans les domaines économique, social, administratif et culturel. La gouvernance concertée ne porte pas atteinte à l’exercice normal des compétences des organes de l’Etat, des institutions de la République, de la société civile et des partenaires sociaux. Elle encourage plutôt leur synergie et leur complémentarité. En ce sens, elle renforce la démocratie et la paix.

Dans le cadre de la reconstruction d’une administration publique, moderne de développement, au service de l’intérêt général et de l’entreprise, les actions du Gouvernement se sont inscrites dans la volonté de promouvoir la bonne gouvernance par une réforme en profondeur de l’Administration publique. Celle-ci est en effet caractérisée par la faiblesse de son rendement, la perte des valeurs républicaines, le phénomène de la corruption et la méfiance du citoyen vis-à-vis du service public.

Les actions lancées au cours de l’année concernent l’amélioration de la performance de l’Administration, la promotion de la culture d’une administration républicaine, la rationalisation des structures et de l’organisation administratives, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, la circulation et la conservation de l’information ainsi que l’amélioration de la qualité des services aux usagers.

En vue de renforcer la crédibilité du processus électoral, le Gouvernement a initié, en prélude à la confection d’une Liste Electorale Permanente Informatisée, le Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) dont la mise en œuvre, débutée en octobre 2006, s’est poursuivie au cours du premier trimestre de l’année 2007. Le RAVEC a ainsi permis, par le système des audiences foraines, de délivrer des actes d’état civil à une frange importante de la population.

Le premier trimestre de l’année 2007 avait permis au projet RAVEC de délivrer 29 764 actes de naissance aux écoliers en classe d’examen CEP qui n’en possèdent pas. Une estimation faite permet d’affirmer qu’à la date d’aujourd’hui, 336 003 béninoises et béninois ont bénéficié d’actes de naissance délivrés en audiences foraines, soit environ 14 % de réalisation.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Au plan de l’assainissement du cadre macroéconomique et du maintien de sa stabilité, l’assainissement budgétaire s’est poursuivi. Les mesures prises, notamment pour améliorer la gestion des finances publiques, ont permis d’accroître les réalisations de l’Administration financière de 23%.

Ces mesures se rapportent à l’élargissement de l’assiette fiscale par l’intensification de l’immatriculation des moyennes entreprises, la mise en œuvre effective de l’identifiant fiscal unique et l’informatisation des centres des Impôts des moyennes entreprises. Elles concernent également le renforcement de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale par un suivi post-dédouanement plus rigoureux des marchandises ayant fait l’objet d’exonération.

Par ailleurs, des efforts soutenus ont été déployés afin de contenir et d’améliorer la qualité de la dépense publique. L’apurement de l’ensemble des arriérés de paiement dus aux fournisseurs et prestataires de biens et services fait de notre Etat, l’un des rares Etats dans le monde sans dette à l’égard du secteur privé. Ces efforts ont permis de reconstituer la trésorerie des entreprises et de relancer l’activité économique.

Au titre de la promotion du renouveau économique, notamment à travers la mise en place d’un environnement économique et institutionnel de norme internationale et la diversification de la production, en particulier dans le monde rural, des résultats significatifs sont constatés.

En effet, la croissance économique s’est consolidée en 2007, avec un taux de croissance réel du produit intérieur brut estimé à 5,3%, contre 3,8% en 2006 et 2,9 % en 2005.

Cette dynamique économique a été favorisée par une abondance des récoltes et un raffermissement de la demande intérieure de biens d’équipement et de consommation impulsés par les grands travaux d’infrastructures et l’accroissement des revenus des travailleurs. Cette dynamique économique a été aussi soutenue par les financements mis en place par les banques qui se sont accrus de plus de 8 % entre 2006 et 2007. Les dépôts collectés par ces établissements de crédit ont connu une augmentation de 44% favorisant ainsi le financement des investissements. Cette tendance pourra aussi impulser le financement des PME et PMI avec la création du Fonds de Promotion de l’Entreprise et l’Emploi des Jeunes. Le renforcement du Fonds National de Garantie (FONAGA) favorisera également l’accès au crédit et aux moyens de production des jeunes sans emploi.

La production cotonnière attendue à environ 320 000 tonnes de coton graine serait en hausse de 27% par rapport au niveau de la campagne 2006/2007. Cet accroissement de la production s’explique par l’augmentation des superficies emblavées, un meilleur encadrement des producteurs, la mise en place à bonne date des intrants agricoles de qualité, la poursuite de l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des capacités des structures de coordination.

S’agissant du secteur secondaire, les activités se sont accrues de 5% par rapport à 2006 sous l’impulsion de la production manufacturière et des industries extractives.
La croissance du produit intérieur brut est aussi tirée par le secteur des Bâtiments et Travaux Publics dont les activités ont connu un regain grâce au démarrage des travaux de construction de plusieurs infrastructures socio-économiques comme notamment les échangeurs, les villas privées de type présidentiel, les routes, les centres de santé ainsi que les salles de classe.

Par ailleurs, le Gouvernement a entrepris d’accélérer les réformes structurelles, en fixant à cet égard un calendrier pour la réalisation de la réforme des entreprises publiques. Au nombre de ces réformes, on peut citer notamment :

* la réforme du Port Autonome de Cotonou à travers la poursuite de la réhabilitation des infrastructures portuaires, le renforcement de la capacité d’accueil du Port, la restructuration de ses services, la restauration de sa compétitivité et sa mise en concession ;
* la réflexion sur la réforme globale du secteur coton ;
* l’installation le 02 mars 2007 de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications qui a déjà procédé à la mise aux normes de tous les opérateurs et à l’élaboration des textes réglementaires devant régir le secteur ;
* l’assainissement de la Société Béninoise d’Energie Electrique et la réforme du secteur de l’énergie ;
* la mise en place du Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI) pour susciter l’investissement, qui s’est réuni deux fois au cours de cette année, en février et en décembre.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

J’ai la forte conviction que la construction du Bénin émergent ne sera possible et durable que si elle tire son inspiration de notre culture, véritable socle sur lequel doit s’ériger et s’entretenir l’identité de notre peuple.

En effet, notre culture doit être au cœur des grands projets de notre pays. A cet égard, le Gouvernement vient d’organiser un Forum national sur la culture en vue de l’adoption d’un document consensuel, désormais boussole de notre conscience collective.

Je voudrais insister particulièrement sur la promotion de nos langues nationales. Le remaniement technique du 2 novembre 2007 a consacré la création du Ministère de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales. Nos langues, reçues et entendues dès le sein maternel, dès les neuf premiers mois de notre vie, sont l’écho et le reflet de notre âme. Elles sont porteuses, chacune et toutes ensemble, de notre identité nationale. Notre projet de renaissance ne peut ignorer ce fait majeur des sciences humaines.

A l’heure du changement et de la quête active de l’émergence de notre pays, la création de ce ministère est inspirée de l’action que nous devons mener ensemble en vue du développement authentique et durable de notre pays.
Pour faire du Bénin une grande destination, son potentiel naturel, culturel, historique et religieux doit dorénavant être mis en valeur. C’est dans cette logique qu’il faut comprendre la décision de mon Gouvernement de renforcer les capacités d’intervention du Fonds d’Aide à la Culture, par une dotation au titre du budget 2008, d’un montant d’un (1) milliard de FCFA.

C’est aussi dans cette perspective que s’inscrivent les différents partenariats public privé initiés avec des promoteurs connus au plan international pour la construction d’hôtels de luxe à Cotonou et à Porto-Novo, pour développer dans notre pays un tourisme d’affaires et de congrès ainsi qu’un tourisme d’agrément. Le Salon international du tourisme, de l’écotourisme et de l’hôtellerie de Cotonou qui a démarré le 27 décembre 2007 permet ainsi de donner plus de visibilité et de rayonnement à notre tourisme.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
Le Gouvernement accorde une importance particulière au développement des infrastructures de qualité, nécessaires à l’amélioration de la compétitivité et à l’accroissement des investissements privés.

A cet égard, nous avons lancé un vaste programme d’amélioration et de densification des infrastructures et équipements de transport à travers la modernisation du réseau routier, l’ouverture de grands chantiers de construction d’ouvrages spécifiques et d’échangeurs. L’entretien du réseau routier bitumé et en terre retient également toute notre attention, ainsi que la construction et la réhabilitation des pistes rurales pour le désenclavement des localités et des zones de production. Dans le sous-secteur des transports aériens, les travaux de réhabilitation et d’agrandissement de l’aéroport international de Cotonou, pour le conformer aux normes internationales, ont démarré.
Nous avons également finalisé la stratégie de développement du secteur de l’électricité. L’objectif est de faire du Bénin un pays producteur et exportateur d’énergie électrique. Plusieurs actions concourent à la réalisation de cet objectif, notamment l’interconnexion Transmission Company of Nigeria (TCN) – Communauté Electrique du Bénin (CEB), livrant 80 mégawatts à partir du Nigeria, l’achat en cours d’une centrale à gaz de 80 mégawatts, le projet d’installation d’une centrale à gaz de 400 mégawatts par le West African Power Pool et l’installation, en cours de négociation, de 100 mégawatts par les producteurs privés.

Le Gouvernement s’est également employé à assainir le secteur des télécommunications et des GSM pour en faire un secteur compétitif et pourvoyeur de ressources financières. A cet effet, il a été procédé au démantèlement des installations illégales des opérateurs GSM et autres prestataires de services de télécommunications. De même, de nouveaux cahiers des charges et conventions pour l’octroi des licences aux opérateurs GSM ont été élaborés.

Ainsi, à la date d’aujourd’hui, après une crise majeure ayant entraîné une longue période de perturbation dans le secteur, tous les opérateurs GSM ont finalement signé les nouvelles conventions et libéré au profit du budget national, les premières tranches du prix de la licence, pour un montant global de 61,5 milliards de FCFA.
C’est le lieu de saluer le soutien déterminant, la patience, et l’indulgence de toutes les populations et des consommateurs qui ont souffert de cette crise. Je renouvelle mes profonds remerciements à toutes les structures de l’Etat et organisations de la société civile qui ont diversement et inlassablement œuvré et contribué au dénouement heureux de cette situation.

En outre, le Gouvernement a entrepris d’assurer la couverture radiophonique et télévisuelle intégrale du territoire national à travers d’une part la réhabilitation des installations existantes de l’ORTB et, d’autre part, la réalisation, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, du programme de couverture intégrale du territoire national par la radio et la télévision d’un montant de 17,3 milliards de FCFA.

Quant au renforcement du capital humain pour améliorer la productivité de l’économie nationale, les efforts du Gouvernement ont porté essentiellement sur l’amélioration des conditions des ménages pauvres et les interventions fortes dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
En effet, en vue de permettre aux ménages pauvres, en particulier les femmes, de bénéficier d’un appui financier pour le développement d’activités génératrices de revenus et réduire ainsi les poches de pauvreté en zone rurale, le programme de micro crédit aux plus pauvres a été mis en oeuvre. Dans ce cadre, plus de dix (10) milliards de francs CFA ont été mobilisés en faveur des couches les plus démunies de la population, avec une réelle satisfaction exprimée par les bénéficiaires que j’ai pu rencontrer sur toute l’étendue du territoire national.

Conscient de la nécessité de donner une impulsion nouvelle au secteur de l’éducation, le Gouvernement s’est investi dans la crise du système éducatif et dans la résolution des nombreux problèmes auxquels il se trouve confronté. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation et des recommandations du forum national sur le secteur de l’éducation, les actions majeures ont porté sur la réalisation d’infrastructures scolaires et universitaires ainsi que l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
A ce titre, plus de 2.000 salles de classe en matériaux définitifs et 500 salles de classe en matériaux ligneux ont été construites.

Les conditions de travail au sein de la communauté universitaire se sont améliorées par la construction et l’équipement d’infrastructures pédagogiques, amphithéâtres et laboratoires, d’infrastructures administratives et sociales constituées de résidences universitaires dans les Universités d’Abomey-Calavi et de Parakou, l’acquisition de bus et de minibus pour renforcer le parc de transport des étudiants et du personnel.

Les conditions pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement sont créées, notamment la subvention de l’Etat aux écoles, la régularisation progressive de la situation des contractuels locaux, le reversement dans le corps des agents permanents de l’Etat de tous les contractuels ayant moins de quarante ans lors de la signature de leurs premiers contrats, la formation initiale de plus de 3.500 enseignants contractuels recrutés en mars et en septembre 2007, la formation initiale de 4.000 enseignants communautaires des 12 départements, ainsi que l’amélioration du contenu des programmes d’études.

Par ailleurs, pour accompagner la décision relative à la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, le Gouvernement vient d’initier le Programme spécial de construction de 6.000 salles de classe. Toutes les dispositions techniques et financières sont en cours en vue du démarrage effectif des travaux.

Enfin, pour soutenir l’ensemble de ces actions en faveur de l’éducation et de la santé de notre jeunesse, le Gouvernement a instauré le service militaire d’intérêt national. Ainsi, 3.000 jeunes béninois sont dans les casernes pour forger leur esprit patriotique, leur sens civique du devoir et remplir leurs obligations envers notre pays, pour la construction et la consolidation de l’unité nationale.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Le Gouvernement a également engagé des actions pour le renforcement des services de santé. Ainsi de 2006 à 2007, la construction de 26 centres de santé d’arrondissement, de 02 hôpitaux de zone et le renforcement des capacités de l’hôpital d’instruction des Armées ont été initiés. Il en est de même de la modernisation des équipements médicaux notamment au CNHU de Cotonou, du recrutement et de la formation du personnel de santé publique, de la densification de la lutte contre le paludisme et les maladies endémiques, de la maîtrise de la prévalence du VIH/SIDA, de l’amélioration de l’assistance aux personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Au titre de la lutte contre le paludisme, une campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée a été organisée avec succès sur toute l’étendue du territoire national, associée à un déparasitage et à la distribution de vitamine A aux enfants de 0 à 5 ans. Près d’un million huit cent mille (1.800.000) moustiquaires imprégnées ont été distribuées à plus de 95% des enfants de 0 à 5 ans. Le coût global de ces activités combinées est estimé à 7,5 milliards de FCFA.

Pour ce qui est du SIDA, notre pays le Bénin fait partie des pays à épidémie de faible prévalence mais généralisée. Cette prévalence a évolué de façon rapide passant de 0,3 % en 1992 à 4,1 % en 2001. Les efforts fournis à travers la mise en place d’un cadre institutionnel multisectoriel de coordination, l’accélération de la prévention, le dépistage gratuit, la prise en charge gratuite par les antiretroviraux ont permis de baisser cette prévalence et de la stabiliser autour de 2 % jusqu’en 2005, puis à 1,2 % dans la population générale selon la dernière enquête démographique et de santé réalisée en 2006. Mais, notre pays n’est pas à l’abri d’une explosion de l’épidémie si les efforts de lutte ne sont pas soutenus et intensifiés.

En matière de lutte contre le VIH et le SIDA, la vision de notre pays le Bénin est celle d’une Nation Unie, engagée avec un leadership au plus haut niveau et décidée à réduire davantage la prévalence de cette maladie et ses conséquences sur le développement social et économique pour un Bénin émergent. Ceci impose la forte implication de toutes les composantes de la Nation et de tous les acteurs, la mobilisation et l’utilisation judicieuse des ressources aussi bien intérieures qu’extérieures.

Le Comité National de Lutte contre le SIDA que je préside sera renforcé et veillera à traduire cette vision en actions afin de protéger les générations présentes et futures et d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH. Pour ce faire, il importe d’impliquer le secteur public à travers tous les ministères et les institutions, le secteur privé, la société civile et les organisations communautaires.

Nous devons nous mobiliser tous ensemble pour que dans les cinq prochaines années, cette vision puisse se concrétiser à travers la mise en œuvre effective du plan stratégique de lutte contre le VIH, le SIDA et les infections sexuellement transmissibles, plan stratégique 2007-2011 que j’ai lancé officiellement, le 15 novembre 2007. Il vise l’accès universel à la prévention, aux soins, au traitement et au soutien, et permettra, d’éviter de nouvelles infections, de sauver la vie des personnes qui seraient décédées du SIDA.

L’organisation des états généraux de la santé du 21 au 24 novembre 2007 a permis, au secteur de mener des réflexions profondes sur les problèmes majeurs ayant trait aux domaines ci-après :

* la vision et les modalités de gestion prospective du secteur de la santé ;
* la gouvernance dans le secteur de la santé ;
* la qualité des soins administrés dans les formations sanitaires au profit des malades de toutes les catégories ;
* le renforcement des capacités des formations sanitaires en infrastructures et en équipements ;
* la valorisation des ressources humaines du secteur de la santé et surtout la motivation du personnel à exercer dans les zones déshéritées.

Enfin, au cours du second semestre de l’année, la hausse généralisée des prix des produits de grande consommation a vivement préoccupé mon Gouvernement. Dès lors, des mesures spécifiques d’ordre fiscal, se traduisant concrètement par le renoncement à des recettes douanières ou des subventions de l’Etat, ont dû être récemment prises en faveur des produits pétroliers, de l’électricité et des principaux produits de première nécessité. Du reste, ces mesures visent à réduire les prix desdits produits sur les marchés, afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Dans le cadre du développement équilibré et durable de l’espace national à travers le développement à la base, le Gouvernement s’est employé à rendre nos centres urbains et espaces ruraux plus attractifs.

Par ailleurs, le Gouvernement a fait voter par l’Assemblée Nationale un texte sur la sécurisation et la fiabilisation de la propriété foncière, seul gage pour le développement local et régional.

Quant aux espaces frontaliers, ils font l’objet d’un programme d’aménagement systématique par la mise en place d’infrastructures et d’équipements d’utilité publique et de développement. C’est ici l’occasion de rendre un hommage mérité aux forces de sécurité et de défense qui ont contribué efficacement, non seulement à sécuriser nos frontières, mais aussi, à s’investir dans les tâches de développement, en particulier la construction d’infrastructures sociales, routières, scolaires et sanitaires.

Les Forces Armées Béninoises, dont les conditions de travail et les capacités opérationnelles sont en amélioration, sont appelées à devenir une véritable armée de développement, contribuant par ailleurs à faire rayonner notre pays à l’extérieur. Tout en assurant quotidiennement leur mission de défense et de sécurité pour permettre à nos institutions de fonctionner harmonieusement, nos Forces Armées s’acquittent merveilleusement de cette tâche comme elles l’ont fait, par leur ferme engagement aux côtés du Gouvernement, pour apporter assistance aux communautés en détresse lors des dernières inondations à Cotonou et ses environs.

Désormais, les relations « Armée – Nation - Développement » constituent dorénavant une réalité vivante au sein de notre pays, le Bénin.

Pour tenir compte du souhait ardent des populations de nos villes et campagnes de prendre en charge leur destin et de vivre la démocratie à la base, mon Gouvernement a pris des initiatives en matière de décentralisation et de démocratie à la base. A cet effet, plusieurs séances de concertation ont eu lieu entre l’Etat et les communautés à la base, notamment l’organisation de six fora interdépartementaux et du forum national sur le bilan de la réforme de l’Administration territoriale qui s’est déroulé du 26 au 28 novembre 2007 à Cotonou.

Ce forum national a regroupé environ trois cent cinquante participants. Il constitue la seconde assise majeure de notre processus de décentralisation, après la tenue du 07 au 10 janvier 1993, des Etats généraux de l’Administration territoriale. Il a permis de diagnostiquer sans complaisance la jeune décentralisation béninoise, d’en identifier les forces et les faiblesses et surtout de faire à l’ensemble des acteurs, des recommandations fortes que le Gouvernement examinera et traduira en actions concrètes dès l’année 2008.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Somme toute, je puis affirmer que mon Gouvernement s’est attelé au cours de l’année qui s’achève à respecter l’équilibre entre les institutions de l’Etat et à favoriser leur fonctionnement harmonieux. C’est donc pour moi, le lieu de me féliciter ici du rôle très important joué par chacune d’elles pour le renforcement de la démocratie et le développement du pays.

S’agissant ainsi par exemple de l’Assemblée Nationale, il est heureux de constater que plusieurs projets de lois et accords ont reçu l’autorisation de ratification. Il s’agit, entre autres,

* du projet de révision du code électoral qui prévoit le couplage des élections au Bénin d’ici à 2011. Ce projet de loi participe des efforts notables déployés, dès le lendemain de la Conférence des forces vives de la Nation, pour rendre le processus électoral plus transparent et plus crédible ;
* du projet de loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;
* du projet de loi portant règles particulières pour l’élection des conseillers communaux en République du Bénin ;
* du projet de loi portant institution du service militaire d’intérêt national. Cette loi vise à instaurer le sens du patriotisme et de la fierté au niveau des primo demandeurs d’emploi sortis des écoles et centres de formation professionnelle ;
* du projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ;
* du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et le Fonds Africain de Développement dans le cadre du financement du projet d’appui à la filière coton ;
* du projet de loi portant statut des agents travaillant dans les collectivités locales.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Dans le domaine des relations extérieures, mon Gouvernement s’est employé à consolider les relations de notre pays avec ses voisins immédiats, persuadé qu’il ne peut y avoir de développement sans la paix. Ainsi, grâce au soutien du Gouvernement de la République Fédérale du Nigeria, nous avons conclu le 13 février 2007, l’Accord créant la zone de coprospérité qui regroupe le Togo, le Ghana, le Nigeria et le Bénin. Au-delà d’une simple politique de bon voisinage, il s’agit de sceller les destins de nos pays pour une prospérité partagée. L’une des retombées de cet accord de coprospérité est la connexion entre les réseaux électriques de nos pays.

Avec la République française, notre pays a procédé, le 28 novembre 2007, à Cotonou, à la signature de l’Accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et le co-développement. Cet accord suscite certes interrogations et doutes au sein de nos populations, mais il me paraît équilibré. En effet, il crée les bases juridiques pour l’admission en France de nos ressortissants en même temps qu’il ouvre des perspectives pour leur réinsertion au Bénin à leur retour. Cet accord sera incessamment introduit au Parlement pour ratification.

Par ailleurs, trois ans après l’adhésion de notre pays au Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), nous avons accueilli, du 4 juillet au 8 août 2007, la délégation du panel des éminentes personnalités du MAEP pour une évaluation externe. Je félicite le peuple béninois pour l’achèvement de ce processus. Il est pour nous, un précieux instrument de construction d’une nation unie et prospère. En votre nom à tous, je présenterai à mes pairs, à l’occasion de la 10ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine prévue à Addis-Abeba du 30 janvier au 2 février 2008, le rapport issu de cette évaluation.

Au demeurant, toutes les actions entreprises dans le cadre des relations internationales depuis mon accession au pouvoir, sont destinées à consolider nos relations avec nos partenaires traditionnels et à élargir le champ de notre diplomatie, pour en faire une diplomatie de développement.

A cet effet, je voudrais redire ici, à tous nos partenaires au développement, la gratitude du peuple béninois pour leur soutien et leur appui constant à nos actions en vue de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. L’émergence de notre pays nécessite que la diplomatie soit un centre de profit pour le bonheur de notre Peuple.

Enfin, à tous nos compatriotes vivant à l’extérieur, qui font partie intégrante de notre communauté nationale, je ne puis m’empêcher d’avoir une pensée particulière. Mon Gouvernement a conçu et mis en œuvre un programme d’information et de communication en leur direction.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

La réalisation de ces quelques actions que je viens de citer parmi tant d’autres n’a été possible que grâce à la promotion du dialogue social et de la participation des différentes composantes de la Nation au processus de développement, initié dans le cadre de la gouvernance concertée.

A cet effet, pour approfondir les grandes questions qui intéressent la Nation, j’ai mis en place plusieurs groupes de réflexion et plusieurs fora ont été tenus. Je voudrais citer :

* les travaux du Comité de réflexion des Sages sur la réforme des institutions ;
* les travaux du groupe de réflexion sur l’énergie ;
* les travaux du groupe de réflexion sur le potentiel minier au Bénin,
* le forum sur l’éducation ;
* le forum sur l’emploi des jeunes ;
* les états généraux de la santé ;
* le forum sur la décentralisation et le transfert des compétences, etc.

Par ailleurs, conscient que la promotion du dialogue politique et social participe du renforcement de la gouvernance concertée, gage de paix et facteur essentiel du développement, le Gouvernement a poursuivi des concertations avec les différentes confédérations syndicales et a procédé à l’installation de l’Organe Présidentiel de Médiation.

La nécessaire opérationnalisation de la stratégie de la gouvernance concertée suppose qu’elle s’inscrive dans un cadre institutionnel approprié. Il a été récemment créé un Haut Commissariat à la Gouvernance Concertée dont les objectifs sont :

* d’une part, de rechercher par la concertation, le dialogue et les échanges entre les forces vives de la Nation, les acteurs de la vie publique et les Présidents des Institutions de la République, les voies et moyens de parvenir à une meilleure appropriation, par les populations béninoises, des principes d’une bonne gouvernance ;
* et d’autre part, faire émerger une vision concertée et partagée de la bonne gouvernance, gage de l’unité nationale et du développement économique et social.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Malgré l’importance et la pertinence des actions réalisées au cours de l’exercice 2007, nous ne devons pas perdre de vue les nombreux défis qui nous interpellent. Le Budget National, Gestion 2008 que votre auguste Assemblée vient d’adopter s’inscrit dans cette dynamique.

Ainsi, l’année 2008 sera essentiellement consacrée à la consolidation des acquis et à l’amélioration de la compétitivité de l’économie en vue de réduire considérablement les disparités sociales et spatiales.

La réalisation d’infrastructures socio-économiques est un préalable majeur à la dynamique nouvelle de développement. C’est pourquoi le gouvernement intensifiera la politique des grands travaux d’infrastructures productives, à travers notamment la constitution d’une épine dorsale de transports comprenant la réhabilitation complète de la voie ferrée Cotonou-Parakou, la construction d’un aéroport de classe internationale, la construction d’un second port en eau profonde ainsi que la réhabilitation et la mise aux normes de l’aérodrome de Parakou.

Compte tenu de tout ce qui précède, le Gouvernement s’engage au titre de l’année 2008 à :

* mettre en œuvre les conclusions et recommandations issues des grandes rencontres organisées en 2007, sans oublier notamment la détermination du Gouvernement de travailler à la valorisation de la rémunération des travailleurs et la création de l’emploi des jeunes et des femmes ;
* engager la réforme des Institutions à la lumière de la réflexion du Comité des Sages ;
* poursuivre les réformes structurelles, notamment la réforme des entreprises publiques ;
* concrétiser la mise en œuvre de la stratégie de diversification agricole par l’organisation d’autres filières agricoles intégrées, l’aménagement des riches vallées de l’Ouémé, du Mono et du Niger, l’appui à la mécanisation agricole et à l’installation de petites unités agroalimentaires ainsi que l’aménagement d’infrastructures de maîtrise de l’eau ;
* améliorer la réglementation économique dans le sens d’une expansion du secteur des entreprises, créateur de richesse ;
* intensifier la politique d’investissements publics et privés ;
* poursuivre l’électrification rurale tout en renforçant la dynamique énergie électrique et développement ;
* accélérer l’alimentation de nos villes et campagnes en eau potable.
* Renforcer la stratégie en vue de l’accès pour tous à l’éducation et à la santé ;
* Renforcer la stratégie de la décentralisation et de l’aménagement du territoire.

Dans ce contexte, notre peuple et son Gouvernement seront mobilisés comme un seul homme, pour organiser, accueillir ou participer, avec enthousiasme et fierté, à certains grands évènements au cours de l’année 2008 tels que :

* les élections municipales, communales et locales sur toute l’étendue du territoire national, destinées à renforcer et asseoir la démocratie et le développement à la base ;
* le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEN-SAD pour lequel l’adhésion de toutes les béninoises et de tous les béninois est requise pour faire de la manifestation, un événement digne de la dimension que le pays veut se donner ;
* la participation à la CAN 2008 au Ghana de notre équipe nationale de football, les Ecureuils ;
* et bien d’autres évènements qui verront le jour au fil des semaines et des mois à venir.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Comme vous le constatez, cette année nous avons choisi d’innover la présentation de l’action gouvernementale en insistant sur les grandes orientations et les stratégies mises en œuvre. Les réalisations concrètes, secteur par secteur sont consignées dans un document qui sera incessamment mis à la disposition de l’institution parlementaire, de la communauté internationale et du public.

Si nous nous efforçons d’œuvrer chacun au niveau où il se trouve pour faire du Bénin un pays émergent, c’est en dernière analyse parce que nous sommes tous mus par la même fibre patriotique.

Ainsi, plus nous nous sentirons individuellement et collectivement concernés par le développement de notre chère patrie le Bénin et nous y travaillons avec conscience, dévouement et abnégation, plus rapidement nous arriverons à nous sortir du sous-développement et de la pauvreté.

C’est donc confiant en notre capacité commune à transcender nos divergences mineures, pour nous consacrer ensemble aux nobles tâches de développement national que je voudrais, pour finir, en cette fin d’année, formuler du fond du cœur, pour chacun et pour tous, mes meilleurs vœux de Santé, de Paix, de Bonheur et de Prospérité.

Vive le Bénin en route pour l’émergence !
Vive la République !
Je vous remercie.
par illassa.benoit publié dans : Politique Béninoise
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Afrique du Sud : L’Autodéfense chez les Blancs, reportage raciste au journal de France 2

Vendredi 28 décembre 2007
Afrique du Sud : L’Autodéfense chez les Blancs, reportage raciste au journal de France 2
Afrique du Sud : L’Autodéfense chez les Blancs, reportage raciste au journal de France 2
22/12/2007

Jeudi 20 décembre 2007, le journal télévisé de 20 heures, présenté par David Pujadas a donné l’occasion au journaliste et à la chaîne publique d’étaler ses élans colonostalgiques par rapport au régime d’Apartheid qui a sévi en Afrique du sud des décennies durant.
Intitulé «Afrique du Sud : L’Autodéfense chez les Blancs», le sujet démarré à 20h19mn07, d’une durée d’un peu plus de 2 minutes allait instruire le procès du rêve de la nation arc-en-ciel, de ses «ratés» d’une façon aussi déséquilibrée, expéditive que racialement orientée.
Prenant appui sur un groupuscule de Blancs s’exerçant au tir et à l’autodéfense, le sujet n’a donné la parole qu’à ceux qui regrettait l’ancien régime au moins pour son ordre [?], des Blancs. Des personnes disant craindre la criminalité en Afrique du Sud, se montrant apeurées, s’affirmant recluses, ont fait bander l’audimat sur un public frénétiquement tanné dans le même sens du préjugé ces temps derniers. L’accroche suprême annonçait l’apocalypse, 1 millions de Sud-Africains Blancs qui auraient quitté le pays depuis la démocratie… Fuir la démocratie quand on est un Blanc, ex-privilégié ou tortionnaire en Afrique devient une vertu sur le service public français !

Le sujet court et bricolé ment sans honte par omission en laissant supposer que la criminalité et la violence sont uniquement liés au changement de régime, celui qui a installé des Noirs au pouvoir politique … à la place des intouchables blancs. Aucun recul ne perturbe France 2 par l’intermédiaire de son présentateur vedette ni des chroniqueurs, et on laisse de côté le fait que la violence et la criminalité étaient déjà à un niveau très élevé pendant l’«âge d’or» de l’Apartheid.

La présentation de la criminalité laisse de plus entendre que seuls les Blancs en sont les victimes alors que qu’une minorité de ces crimes touches les Blancs. Gros comme un camion que tout journaliste normal aurait déniché, le contre argument de la mort de Lucky Dube, le rasta reggæ man sud-africain noir, un des plus célèbres en Afrique, assassiné en octobre 2007 à Johannesburg aurait aidé à tempérer les ardeurs des commentateurs épidermiques. Si tant est que le souci de la réalité factuelle les eut effleuré.

La population des fermiers est passée (aucun témoignage diffusé), ou s’est faite passer pour sinistrée, traquée dans cette chasse au Blanc qui ne dit pas son nom. Aucun chiffre officiel ni officieux. Des anecdotes racistes en lieu et place de journalisme, de restauration de faits sur foi d’éléments les plus solides possibles, en attirant l’attention sur les doutes, les limites de l’art. Rien de tout cela, on ne doute pas du penchant des Noirs au crime, en l’espèce pour casser du Blanc par pure jalousie. Que fait l’Onu, et Bush il dormirait peut-être ?
La vérité est que selon les chiffres gouvernementaux repris par une coalition de partis proches des fermiers blancs réclamant le retour à la peine de mort abolie par le pouvoir Mandela, il y a entre 18 000 et 20 000 meurtres chaque année en Afrique du sud. La tendance serait plutôt revenue aux 18 000 en 2005 comparativement aux 21 000 de 2002.
L’agence IPS [12.06.06] de Johannesburg rapportait les propos de Pieter Uys porte-parole du Freedom Front Plus, coalition de partis nostalgiques et hégémoniques Afrikaner : «Au cours des cinq dernières années, nous avons eu 4 126 attaques contre des fermes ; 562 fermiers (blancs) ont été tués». Or sur la base des 18 000 assassinats annuels pris en considération par Uys, cela fait à peine 0,62% de meurtres (sur cinq ans) qui concerneraient les fermiers blancs. Il était en effet urgent de leur consacrer exclusivement un reportage au 20 heures de France 2, en heure d’écoute maximale, sans contradiction ni Noirs parasites, la majorité la plus durement frappée par les meurtres et violences.

La question des fermiers expédiée sous le chapitre poussif, implicite d’une jalousie imaginaire et atavique de Noirs salivant devant la richesse de ces Blancs qui se lèvent tôt et travaillent durs, évitant lubricité et répétition des cycles de la nature …, méritait un regard un tant soi peu plus professionnel. Les fermiers blancs descendent des colons qui ont constitué la colonie d’Afrique du Sud et qui ont fourni les appuis, cadres humains et financiers à l’Apartheid dont ils furent les bénéficiaires en premier. «Leurs» possessions par conséquent sont issues directement ou indirectement de ces expropriations et accaparements coloniaux. C’est pour cela que toute guerre de libération se fonde sur la répartition juste des terres, la fameuse réforme agraire que tous les pays occidentaux et hégémoniques font systématiquement échouer dans les procès de décolonisation. La promesse de démocratie, la fin de l’Apartheid, c’est en priorité la politisation de l’accès aux ressources publiques pour tous, Blancs et Noirs. Or la réforme agraire traîne en Afrique du Sud et le chômage fait des ravages chez les jeunes. Ce ne serait que légitime que les Sud-Africains noirs fassent pression pour obtenir une redistribution des terres équitable, et leur impatience plus de dix ans après l’avènement de la nouvelle république ne pourrait être considérée comme excessive. N’en déplaise à la chaîne publique française si attachée aux droits des Blancs en Afrique et à la défense, armes aux poings, de leur trésor de guerre coloniale.


Voir le journal de 20 heures du 20.12.07 : http://jt.france2.fr/20h/index-fr.php?jt=1
Akam Akamayong
par illassa.benoit publié dans : POLITIQUE FRANCAISE